Grenoble : attention, chantiers

CONNAITRE | Théâtre / Enjeu décisif de l’orientation de la ville en termes de politique culturelle, le devenir du Théâtre 145 ne manque pas de centraliser toutes les inquiétudes quant à la sauvegarde d’une certaine conception de la démocratisation culturelle… François Cau

François Cau | Lundi 12 avril 2010

Rappel pour les distraits : en décembre prochain, la convention entre les Barbarins Fourchus et la Ville de Grenoble, qui confiait aux premiers la gestion et l'animation du Théâtre 145, prendra fin. Les artistes, après avoir encaissé le coup, ont bien volontiers admis que le renouvellement, au bout de dix années d'activité, pouvait avoir du bon. Via leur réunion publique du 18 mars dernier, les joyeux cabotins ont bien pris soin de ne pas personnaliser le débat : comme l'a exprimé en introduction l'aîné de la bande, Lino, en bondissant d'un fauteuil roulant avec un panache certain, les Barbarins sont réputés pour leur caractère inoxydable. Non, ce qui les inquiète, eux et bon nombre d'habitués du lieu, c'est le maintien de leur travail de médiation au sein du quartier Berriat St-Bruno, dont la qualité a d'ailleurs été reconnue par la Ville. Via des ateliers, rencontres, animations pour tout public (telles que les bals ou les cinémas de quartier), les Barbarins ont réussi à décomplexer ceux qui n'auraient jamais franchi les portes du théâtre en s'imaginant à tort que cette culture n'est pas pour eux. Un travail dont les Barbarins n'ont pas manqué de souligner l'importance toujours prégnante dans ce même quartier lors de leurs rencontres avec la municipalité, laquelle a d'ailleurs abondé en ce sens. Cet objectif rentre, paradoxalement pourrait-on dire, en parfaite symbiose avec ceux fixés par l'adjointe à la Culture Eliane Baracetti pour son mandat…

Le colosse s'érode

«La politique culturelle de Grenoble a connu un tel rayonnement qu'elle a attiré énormément de partenariats croisés avec le Conseil Général, l'Etat… Des énergies formidables, qui ont cependant fait de la ville un colosse aux pieds d'argile ; c'est un château de cartes, si les partenaires se retirent pour tout ou partie, tout peut s'écrouler, y compris pour les équipements municipaux. C'est pour ça que je ne serai pas une grande constructrice, ma priorité est de consolider l'existant. Dans cet esprit, nous voulons aussi mettre fin à cette idée qu'il y aurait des lieux élitaires et d'autres qui mènent une action sur le terrain. Comme je le dis, Picasso appartient à tout le monde». Dans le même ordre d'idées, sont également évoqués par l'adjointe une plus grande circulation des publics, un accès généralisé au foisonnement artistique de la ville… Bref, des convictions défendues par les actuels tauliers du 145. Interrogée sur leur projet, Eliane Baracetti évoque l'expansion culturelle qu'a connue le quartier Berriat St-Bruno dans la décennie écoulée, et pose la question d'actions similaires, pourquoi pas avec le concours des Barbarins, dans d'autres quartiers «moins dotés culturellement» - les intéressés ayant souligné qu'un tel boulot était de longue haleine, qu'il leur avait fallu plusieurs années pour le mener à bien... Et l'adjointe de préciser, après mutine insistance de notre part, le projet envisagé pour le lieu.

Pourquoi pas…

Tout cela étant en cours d'analyse et de concertation, le conditionnel est de mise : le but serait d'offrir un éventail de lieux théâtraux aussi varié et complémentaire localement que dans les domaines de la musique et de la danse. Payant les pots cassés de la fermeture du Rio, «les compagnies locales n'ont pas de juste milieu entre des représentations au Théâtre de Création et la MC2». Partant, l'idée serait de redéfinir le pôle théâtre de la ville, de faire du 145 un lieu qui permettrait aux jeunes compagnies de monter leur création dans des conditions plus souples (avec des temps de résidence accrus, qui permettraient des échanges avec le public), avec notamment le soutien logistique des ateliers costumes et décors du Théâtre de Grenoble, mais également de promouvoir une plus grande diversité de l'existant. «Pourquoi pas Serge Papagalli dans une petite forme au Théâtre de Création ?», en effet, pourquoi pas. Eliane Baracetti se défend de fait de vouloir concocter un paysage en escalier, où les débutants iraient au Théâtre de Création, puis au 145 s'ils ont été sages, et enfin à la MC2 s'ils ont vraiment été très, très gentils. Nope, le but de la manœuvre serait d'ouvrir encore plus les lieux, d'y impliquer des artistes potentiellement regroupés en collectif pour la programmation, mais «ce projet prend du temps, je ne veux pas précipiter les choses». L'adjointe s'accompagne dans sa réflexion du concours de Valère Bertrand, créateur du Pot-au-Noir, avec la volonté de créer une impulsion rappelant la convivialité de ce lieu retranché du Triève… Si l'on attend de voir la concrétisation de cette idée, on peut toujours graver dans le marbre (enfin presque) la volonté affichée par l'adjointe : «c'est un lieu qui doit vivre, une maison des artistes qui doit avoir une âme, dont les compagnies puissent s'emparer. Un théâtre qui soit encore plus ouvert, dont les habitants ne seraient pas orphelins».

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Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

Spectacle | C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est coutumier. Soit un Freaks'Kabarett(o) initié par Cherry Chérie (collectif grenoblois qui « donne les moyens à l’effeuillage burlesque d’exister au cœur des montagnes alpines ») et pensé, donc, avec les Barbarins – et l’asso Versants Queer, qui sera de la partie. Au programme ? « Siamois, femmes à deux têtes, à barbe, homme à trois jambes, dresseuse et son animal, clown maléfique, charmeur de serpent, barbapapa géante, monsieur Loyal, femme araignée, homme poisson, animal de cirque, homme fort, créatures en tous genres... » comme l’écrit Cherry Chérie sur le programme. « Le temps d’une soirée, sortez du moule, partez à l’aventure ! » Tout ça dans cette géniale Salle noire, sorte d’immense b

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De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Concert | Jeudi 18 et vendredi 19 octobre, De Féline, alias Delfino, artiste aux multiples casquettes cofondateur du fameux collectif grenoblois Les Barbarins fourchus, dévoilera son premier album solo "High Down Kisses" à la Salle noire. On l'a rencontré en amont.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Tantôt chanteur, poète, écrivain, conteur, illustrateur, céramiste… Pas simple de mettre De Féline (François de son prénom) dans une case tant il est multigenre. Cette fois-ci, le membre fondateur de la compagnie Les Barbarins fourchus, regroupant des artistes de tous bords, se produira en mode musicien à la Salle noire, lieu original du quartier Bouchayer-Viallet que le collectif a repris en 2011. L’artiste de 54 ans, habitué au travail de groupe, livrera alors pour la première fois son album solo High Down Kisses sorti le mois dernier. « C’est un travail que je n’avais jamais fait ! Avec Les Barbarins, on est toujours très nombreux à prendre des décisions. Là, on était que deux. » En effet, bien que 19 musiciens aient participé à l’album (« des amis issus de différents groupes croisés sur ma route »)

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Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

ACTUS | À la rentrée, le Grand Angle de Voiron, salle de spectacle généraliste rayonnant sur un bassin de population très large, aura un nouveau directeur ou une nouvelle directrice, l’actuelle Éliane Baracetti partant à la retraite « en principe » en novembre. L’occasion d’un rapide bilan avec cette figure de la culture locale passée par diverses salles de l’agglo et, également, la politique.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

En 2014, on apprenait qu’Éliane Baracetti était nommée directrice du Grand Angle de Voiron, alors qu’elle était encore adjointe à la culture du maire de Grenoble de l’époque Michel Destot. Un retour « logique » dans le monde culturel pour celle qui, avant d’entrer en politique, dirigeait la Rampe d’Échirolles (et qui, encore avant, avait travaillé à la MC2). « J’ai vraiment apprécié de retrouver mon métier favori que j’avais quitté temporairement pour la politique. Et je l’ai retrouvé dans un cadre formidable avec une équipe elle aussi formidable et impliquée. Je suis donc contente de finir ma longue carrière de cette manière-là. » « Le panel le plus large possible » Sauf que le Grand Angle n’est pas la Rampe, avec un volet de programmation beaucoup plus large faisant se côtoyer, dans une immense salle (jusqu’à 2 400 places), Calypso Rose, Francis Huster, Michel Leeb, Muriel Robin, Claire Diterzi, le Cirque plume ou encore des artistes plus confidentiels pour en citer certains de cette dernière saison, ce qui a dû lui changer. « La programmation est très large simplement parce que le territoire est différent. »

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The Rocky Horror Électro Show

Ciné-spectacle | Jeudi 1er et vendredi 2 février, les Barbarins fourchus vont proposer un drôle de spectacle autour du film culte qu'est le "Rocky Horror Picture Show". Voilà qui donne très envie...

Aurélien Martinez | Lundi 29 janvier 2018

The Rocky Horror Électro Show

« Un exutoire total » : voilà comment Jean Guillaud des Barbarins fourchus présente la nouvelle création de la compagnie grenobloise pensée avec « des musiciens, des comédiens, des circassiens ou encore une danseuse ». Tout ce beau monde étant réunis pour porter haut les couleurs du film musical culte The Rocky Horror Picture Show, « ode à la tolérance et la liberté sexuelle » sortie en 1975 et que quelques compagnies ont adoptée depuis pour en faire un véritable show interactif où des fans rejouent les répliques et musiques du film devant un public qui les connaît toutes par cœur. Mais avec les Barbarins, on ne sera pas dans « le simple copier-coller » comme cela peut se faire à New York ou Londres, mais face à « un ciné-spectacle, même si l’expression ne sonne pas très bien ». « Le film est là tout le long en personnage principal, mais on intervient beaucoup dessus. Donc pour des puristes du film, ou ceux qui sont fans des shows qui existent depuis les années 1980, ça risque d’être déconcertant ! On propose plutôt une sorte de film parallèle qui, par moments, s’emboite parfaitement avec l’original, e

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Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

CONNAITRE | « Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Ce week-end, Échirolles sera en mode

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d’Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines. Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l’on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.

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Votons Barbarins !

reprise | Les fameux Barbarins fourchus, du nom de ce collectif artistique bien connu à Grenoble, seront jeudi 27 avril à la Nef pour un cinéma de quartier atypique et bien d'actualité. Avec notamment sur l'écran, un film du bien barré Jean-Pierre Mocky...

Vincent Raymond | Lundi 24 avril 2017

Votons Barbarins !

Le 7 mai, vous aurez à accomplir votre devoir civique à l’occasion du second tour de la présidentielle. Auparavant, octroyez-vous un temps de décontraction citoyenne en assistant à la réunion publique organisée le jeudi 27 avril par les Barbarins fourchus dans le cadre du rendez-vous cinéphile "Un fauteuil pour deux" du journaliste Manuel Houssais. Leur profession de foi conjointe est des plus séduisantes, puisqu’elle propose de renouer (pour une séance exceptionnelle à la Nef) avec l’esprit des cinémas de quartier : de l’ouvreuse aux chocolats glacés en passant par les attractions, bandes-annonces, actualités et courts-métrages. Clou du programme, un grand film constitue l’apogée spectaculaire de cette soirée de gala. Et pour coller à notre actualité particulièrement portée sur la chose politique, c’est une comédie dramatico-satirique qui a été choisie : Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) de Jean-Pierre Mocky. Adaptation du premier volet d’un diptyque de son vieux complice Frédéric Dard, ce film-chorale narre les désarrois d’Horace Tumelat (Victor Lanoux, glabre et sobre), chef de parti politique en pleine ascension

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Urban Shaman : free (spirit) music

MUSIQUES | De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours (...)

Charline Corubolo | Mardi 8 mars 2016

Urban Shaman : free (spirit) music

De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours de Babel 2015, et sur commande des collectifs Dyade et Barbarins fourchus, The Johnny Staccato Band et le Trio Kerkennah ont uni leurs cordes, vocales et instrumentales, pour offrir un grand bal des exilés, dans lequel les atmosphères s'hybrident pour mieux dévoiler chaque nuance, chaque propos. Du jazz au blues en passant par des mélodies indiennes teintées de notes électro, Urban Shaman ne fait pas qu'explorer les musiques à travers le monde et les âges : le spectacle sonde également les âmes, d'ici et d'ailleurs, toutes un peu isolées dans nos sociétés contemporaines. Les références politiques se mêlent au fil spirituel qui lie la musique aux images projetées. Et bien que nous n'ayons pas assisté à la représentation de l'année dernière, les extraits visionnés nous mènent droit à la Salle noire vendredi 11 et samedi 12 mars pour vivre l'expérience en direct et découvrir le shaman moderne qui est en nous.

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Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

ACTUS | Ce dimanche, si vous restez en robe de chambre pour le concert proposé par les Barbarins fourchus, ce n'est pas si grave. Car l'essentiel est de venir afin de (re)découvrir cette proposition décalée centrée sur la musique classique. Pour l'occasion et pour le numéro 1000 du PB, rencontre à la Salle noire avec Delfino, membre fondateur de la compagnie, afin de causer musique, Barbarins et avenir. Propos recueillis pas Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 19 janvier 2016

Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

Dimanche 24 janvier a lieu la 24e édition de Musique (en robe) de chambre. Qui organise cet événement ? Delfino : Les Barbarins fourchus, à l'initiative de Sergio Zamparo, un des musiciens porteurs de la compagnie qui a une formation classique du conservatoire de Turin. On a rencontré il y a déjà quelques années les gens du conservatoire de Grenoble. L'idée était de faire découvrir la scène à de jeunes musiciens et surtout d'essayer de populariser la musique classique sous toutes ses formes possibles et imaginables : l'accordéon classique, les cuivres, les percussions. Ça change à chaque fois... Comment sont conçues ses propositions ? Au sein des Barbarins, on a monté un petit orchestre qui s'appelle le Quasi Quatuor. On raconte des "bêtises" autour de la musique classique et des compositeurs ; et en même temps on joue. Ce quatuor est présent une fois à deux fois par an [il ne le sera pas ce dimanche – NDLR]. Sinon, ce sont vraiment des rencontres avec les élèves du conservatoire. Les professeurs les accompagnent parfois, car pour eux aussi c'est souvent la première fois qu'ils mon

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Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

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La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

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Noël rock’n’roll

CONNAITRE | Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Noël rock’n’roll

Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de pluridisciplinarité. Et cette année encore, il y a aura de tout pendant ces trois jours (les 11, 12 et 13 décembre, aux Salles noire et blanche) : un apéro, des spectacles, des courts-métrages, ainsi que plusieurs concerts. Dont un des Barbarins fourchus intitulé The Shaggy Barbares. À l'occasion d'une répétition publique dans leur Salle noire, nous avons pu en découvrir un aperçu. Librement inspiré de l'histoire mythique du groupe The Shaggs dont on se faisait écho la semaine dernière dans le Petit Bulletin (l’un des pires groupes de l’histoire du rock – mais « meilleur que les Beatles » selon Zappa !), le nouveau projet des Barbarins divulgue un son rock gravé au fer rouge par une voix suave qui manie aussi bien l'anglais que le français. En pleine recherche d'épuration musicale, le groupe grenoblois lui aussi mythique n'en perd pas son mordant légendaire en s’aventurant au cœur des années

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Éliane Baracetti, « marin à la marine »

ACTUS | Suite au départ à la retraite de Janine Goubet, Éliane Baracetti a été nommée en février dernier à la tête du Grand Angle, immense salle (jusqu’à 2 400 places) située à Voiron. L’ancienne directrice de la Rampe d’Échirolles (entre 2001 et 2008) revient donc à ses premières amours après un passage par la case politique – elle a été, entre 2008 et 2014, élue à la culture de l’ancien maire de Grenoble Michel Destot. Rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 14 octobre 2014

Éliane Baracetti, « marin à la marine »

Vous arrivez à la tête du Grand Angle, salle iséroise particulièrement centrée sur l’éclectisme... Éliane Baracetti : Je n’emploierais pas le mot éclectisme. Il me dérange parce que ça fait un peu bazar à la bonne franquette. Le Grand Angle est plutôt une salle pluridisciplinaire, avec une grande diversité. Historiquement, il a toujours fait le grand écart, et de manière réussie, entre les têtes d’affiche, la partie plus showbiz, et un vrai travail, digne du service public de la culture, de soutien et d’accompagnement de spectacles peut-être moins évidents. En tant que nouvelle directrice, je m’inscris dans la continuité de cette ligne. Au-delà de la continuité, quelles sont les spécificités de votre projet ? J’ai vraiment défendu l’idée de croisement des langages artistiques. Je ne suis pas pour le cloisonnement théâtre, danse, musique, humour... Bien sûr, ce n’est pas une révolution, des artistes se préoccupent depuis bien longtemps de ces questions, mais c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et qui a toute sa place dans une salle pluridisciplinaire. Sinon, je voudrais avoir à l’année des artistes com

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Stéréotypes pour tous

CONNAITRE | Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Stéréotypes pour tous

Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans de cacahuètes et de bière. Un tableau digne d’un sketch de Florence Foresti que les Barbarins fourchus reprennent à leur compte pour la deuxième année consécutive dans leur fameuse Fête du cinéma de quartier, sur deux jours. Avec « une soirée mecs » et une « soirée gonzesses », pour jouer de toutes les possibilités offertes par la situation, tant dans la déco, les animations, la nourriture... Et surtout niveau cinéma, avec des films soumis aux votes des spectateurs via des catégories. Exemple, côté masculin : « Hé les mecs ! Vous verrez sûrement un film avec Schwarzy, Stallone, Chuck Norris, Bruce Lee, Mel Gibson, Charles Bronson ou Steve McQueen… » L’an passé, hasard du calendrier, l’auteur de ces lignes s’était retrouvé en pleine soirée gonzesses –

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Quatre contre quatre

MUSIQUES | L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 février 2014

Quatre contre quatre

L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que les Barbarins fourchus s’en vont parcourir le bitume lillois en jouant au chapeau devant des terrasses de café, ils rencontrent le Arnaud Van Lancker Quartet qui fait de même. Une confrontation grenoblo-lilloise qui aurait pu virer à la baston pour une histoire de territoire, mais qui dévia très vite vers une rencontre artistique entre, d’un côté, la chanson rock électro des premiers, et de l'autre, la musique klezmer et tzigane des seconds. Rencontre qui débouchera, après plusieurs approches, sur un grand concert prévu samedi 8 février à la Source. Au programme, des morceaux des deux formations réorchestrés pour l’occasion, et bien sûr des nouveautés. « On va jouer sur nos deux univers, sur l’ancien et le nouveau. » Sur scène, les deux gangs (Ghenga !, le nom du projet, veut dire gang en italien) seront chacun composés de quatre membres pour ce que les Barbarins définissent comme un « cassage de frontières ». Musical bien sûr le cassage. AM

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Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

ACTUS | En avril dernier, la Ville de Grenoble lançait une grande procédure d’appels à projets pour les deux structures municipales que sont le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, géré depuis plus de 25 ans par Diden Berramdane, et le Petit Théâtre, camp de base du Créarc de Fernand Garnier depuis 1976. Résultat des courses : Diden s’en va, remplacé par le musicien Antonio Placer, alors que le Créarc reste dans le jeu. On fait le point avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 17 janvier 2014

Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

L’idée allait de soi : réinterroger les projets en place depuis un bail dans deux théâtres grenoblois situés près du quartier Notre-Dame. Après avoir ouvert les candidatures, la mairie a reçu six dossiers pour le Petit Théâtre et sept pour Sainte-Marie-d’en-Bas. Alors que le Créarc a bruyamment exprimé son mécontentement quant à son avenir incertain, on a paradoxalement peu entendu le fort en gueule Diden Berramdane. Qui cédera finalement sa place en septembre 2015. « Tout s’est fort bien passé » avec lui nous assure Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la mairie de Grenoble, évoquant le fait que le metteur en scène est en âge de bénéficier de ses droits à la retraite. « Rendons d’ailleurs hommage au travail qu’il a effectué. » OK. À la rentrée 2015 (et non 2014 comme annoncé auparavant – « il faut laisser du temps d’installation, on n’est pas dans de l’événementiel »), le nouveau maître des lieux sera le musicien Antonio Placer (« Galicien exilé en France » dixit sa bio), avec son association grenobloise Alma musique. « Antonio Placer est un artiste musicien, mais il n’a pas du tout centré son projet sur la musique stricto se

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Gloire à l’empire Barbarins

MUSIQUES | Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 novembre 2013

Gloire à l’empire Barbarins

Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique classique avec les Barbarins fourchus (leurs originaux Dimanches en robe de chambre, dont le prochain sera le 8 décembre)... Et maintenant, viens te frotter au rock avec le tout frais Cararock des Barbarins fourchus, dont la première édition est prévue vendredi 29 et samedi 30 novembre à 20h à la Salle noire. « Le rock’n’roll a changé notre vie, il est inscrit dans notre ADN » dixit le Barbarin Delfino, qui organise le tout, et qui sera aussi sur scène avec son « rock club projet » Minio & De Féline, aux côtés d’autres formations très rock –  Sista Chance, Dirty Primitive et Cincinnati Slim. Un événement voulu « sans fioritures », au service de cette « musique intemporelle ». Même si, avec les Barbarins, la forme joue toujours un rôle aussi important que le fond, leurs soirées étant souvent de grands moments... très rock ! Aurélien Martinez

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Au théâtre demain

ACTUS | La saison dernière, la Ville de Grenoble a décidé de lancer un appel à projets pour le Petit théâtre, camp de base actuel du Créarc de Fernand Garnier, et le Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, aux mains de Diden Berramdane. Pour en savoir plus, rencontre avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

Au théâtre demain

En 2010, vous déclariez dans nos colonnes : « Je ne serai pas une grande constructrice, ma priorité est de consolider l’existant. » Ces deux appels à projets (au Petit théâtre et au Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas) sont-ils dans la lignée de votre politique dit du « théâtre en réseau », dont l’acte emblématique a été la naissance du Tricycle ?Éliane Baracetti : Le Tricycle et les théâtres dont on va parler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Depuis 2008, personne ne l’ignore, il y a partout des gros problèmes financiers – ce n’est pas propre à la Ville de Grenoble. Je trouvais donc qu’il était plus important de soutenir ce qui existait déjà plutôt que de partir dans des folies de constructions et de nouveaux projets – des investissements qui auraient demandé de nouveaux budgets de fonctionnement. Donc voilà pourquoi je disais que je ne serai pas une grande constructrice. Pour le Théâtre 145, devenu depuis le Tr

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Les filles à la vanille, les garçons au citron

CONNAITRE | Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films (...)

Laetitia Giry | Lundi 27 mai 2013

Les filles à la vanille, les garçons au citron

Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films d’hommes » et une « films de gonzesses », des cacahuètes accompagnées de sandwichs pâté-jambon d’un côté, des crudités de l’autre… Voilà qui pourrait faire hurler les bien-penseurs ! Mais, foutredieu, tout cela n’est qu’une couverture, un jeu subtil avec les stéréotypes des genres. Arrivé en salle, le public devra choisir un thème parmi une liste et sera peut-être surpris du résultat, car on nous a soufflé que « ce qui est annoncé n’est pas forcément ce que l’on va voir ». Par exemple, voter pour l’ami Schwarzy n’ouvrirait pas la porte à un Terminator mais plutôt à un film comme Jumeaux (ceci n’est que supputation, hein !). Pour mieux jauger l’intensité de la fête, des chiffres : huit films, quatre par soir, diffusés deux par deux (la Salle noire se dédouble pour l’occasion), suivis quand ils se terminent par une ambiance kermesse avec des stands animés par les fameux Barbarins – babyfoot, poker, co

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L’Ampérage tient à ses nuits

ACTUS | Le mois dernier, la préfecture de l’Isère a tranché : l’Ampérage doit dorénavant fermer ses portes à une heure du matin (contre cinq heures auparavant). Une décision que déplore l’équipe dirigeante, qui veut que le lieu reste une salle de diffusion dédiée aux pratiques culturelles nocturnes. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 13 mai 2013

L’Ampérage tient à ses nuits

L’Ampérage fait partie des endroits où l’on peut écouter de la musique jusqu’à très tard. « C’est un lieu ouvert avec une programmation faite exclusivement par des associations » nous explique sa directrice Laurence Tadjine, qui se félicite ainsi de proposer des concerts et soirées variés de qualité. Car à l’Ampérage, le public (28 000 spectateurs l’an passé) vient avant tout pour les artistes, à la différence de certaines boîtes de nuit fréquentées pour l’ambiance, qu’importe le son. Que la préfecture demande donc à l’Ampérage d’arrêter ses soirées à une heure du matin comme une salle de spectacle lambda, expliquant que seules les discothèques peuvent ouvrir si tard, sidère les dirigeants de l’Ampérage, qui déplorent ce coup asséné aux pratiques culturelles nocturnes. Pour Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage, « la législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque. » Il se fait ainsi le por

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Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

ACTUS | Ça bouge dans le milieu théâtral : l’historique Centre dramatique national des Alpes, aujourd’hui dirigé par Jacques Osinski, va disparaitre en 2014, absorbé par la MC2 qui l’accueille dans ses murs. Une fusion décidée par la mairie de Grenoble et, surtout, le ministère de la culture, que Michel Orier, ancien directeur de la MC2, a rejoint l’été dernier. Une décision et un casting qui, forcément, interrogent. Retour sur une mort annoncée, avec les principaux acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Lundi 4 mars 2013

Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes

Cette semaine, le metteur en scène Jacques Osinski, directeur du Centre dramatique national des Alpes depuis 2008, dévoilera, sur le plateau de la MC2, son nouveau spectacle Orage, d’après le texte d’August Strinberg. Mais l’actualité de l’homme est ailleurs : le 15 février dernier, il a appris qu’il ne serait pas reconduit à la tête du CDNA (il postulait pour un troisième mandat de trois ans), ce dernier allant tout simplement disparaître, avalé par la MC2 qui l’héberge dans ses murs (avec le Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski). Une décision visiblement ancienne puisqu’actée en août dernier, par la ministre de la culture et le maire de Grenoble. Et une décision qui questionne beaucoup, à Paris comme à Grenoble. Issus des politiques de décentralisation menées depuis cinqua

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Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

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Enfourcher les étoiles

MUSIQUES | Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et (...)

Laetitia Giry | Jeudi 1 novembre 2012

Enfourcher les étoiles

Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et samedi 10 novembre à 20h30. Double concert pour ce Méchant amour festif et sombre, orchestré de mains de maîtres (et autoproduit au passage), dense à souhait : claviers, percussions, trompette, mais aussi orgue hammond et mandoline électrique viennent donner chair musical à des mélodies étonnantes. Le tout se resserre en cocon autour de la grosse voix de Delfino, qui récite et qui narre des textes non moins denses que les notes, arpèges et accords qui les bichonnent. « Mille étoiles exploseront dans vos yeux mouillés de larmes noires », comme dit le morceau un peu plus rude que les autres, Jolly Roger… On espère bien que ces mêmes étoiles, inquiétantes donc fécondes, brilleront dans les yeux attendris du public ! LG

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Après l’an 1

ACTUS | Cela fait maintenant un an que les incontournables Barbarins Fourchus ont quitté le Théâtre 145 pour la Salle noire. Ils entament aujourd’hui leur deuxième saison dans leur nouvelle maison qu’ils souhaitent la plus ouverte possible. État des lieux en leur compagnie. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 15 octobre 2012

Après l’an 1

La Salle noire, donc. Rue Ampère, dans les anciennes usines Cémoi. À quelques mètres du Théâtre 145 certes, mais dans une ambiance totalement différente. Ici, les nouveaux immeubles côtoient les bureaux impersonnels : ce n’est plus le cours Berriat. « On a vécu ce déménagement avec une certaine peur » nous explique Sergio Zamparo. « On est arrivés à la Salle noire après deux années de combat par rapport à notre délogement du 145 [la Mairie avait besoin des murs pour le pôle de création théâtral qu’est devenu le Tricycle – NdlR]. L’idée était de poursuivre le travail qu’on avait effectué au 145 : les rencontres avec le public, les bals populaires, le cinéma de quartier... Un travail qui avait commencé à porter ses fruits au moment où l’on partait ! » Mais La Salle noire, « ça ne veut pas forcément dire recommencer à zéro. Le fait par exemple que l’on ne soit plus dans un théâtre mais dans une salle, ça change, et en bien ». Car l’éclectisme des Barbarins se trouve décuplé dans cet espace modulable à l’extrême, qui p

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Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

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Classique mais pas ordinaire

MUSIQUES | Depuis deux ans, les Barbarins Fourchus et le Conservatoire de Grenoble ont mis en place une nouvelle façon d’appréhender en concert la musique classique. Aperçu sur cette démarche riche d’échanges. RLR

Régis Le Ruyet | Lundi 19 mars 2012

Classique mais pas ordinaire

L’aventure de Musique (en Robe) de Chambre commence à l’automne 2010. Lorsque Serge Zamparo, compositeur des Barbarins Fourchus a l’idée d’une formule conviviale autour de la musique classique. Une proposition qui rompt en douceur avec la présentation « sérieuse », qui séduit ses camarades et le Conservatoire de Grenoble. Pour chacune des parties, c’est l’occasion de sortir des conduites ordinaires. Conjuguant leurs savoir-faire, professeurs et élèves se mobilisent pour établir des programmes sur lesquels les Barbarins vont appliquer leur esprit fourchu pour désacraliser les codes de la représentation classique. C’est ainsi que les comédiens viennent pimenter la séance d’écoute par des lectures de textes et des virgules poétiques, autant de préliminaires complémentaires et divertissants qui rompent le cérémoniale du concert. De plus, pour produire un effet cabaret, le public est attablé et chaleureusement accueilli par la compagnie avec croissants et café et lors de la représentation les jeunes spectateurs peuvent même circuler entre les tables, pour peu qu'ils ne dérangent pas trop la séance. Des concerts programmés le dimanche matin et en moyenne deu

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Drapeau noir

MUSIQUES | Les Barbarins Fourchus fêtent ce week-end l’inauguration de la Salle Noire, clôturant ainsi le feuilleton à rebondissements des négociations de leur départ du Théâtre 145. Sur place, on a rencontré Delfino, voix et âme barbarine. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Drapeau noir

Petit Bulletin : Vos longues discussions avec la municipalité ont finalement abouti… Delfino : En fait, je ne sais toujours pas si c’est signé. Le deal, c’est qu’on va être gestionnaire pour trois ans de cette salle qui devient notre outil de travail, qu’on va essayer de rendre vivant en accueillant d’autres compagnies. Mais après, on a très peu de moyens, on ne peut plus mettre de techniciens à disposition. On va revenir à nos créations, et à des propositions qu’on faisait plus à nos débuts, des apéros-concerts, des petits cabarets, on poursuit aussi nos partenariats avec le festival de la Marionnette, ça se met en place doucement. Et qu’en est-il des ateliers que vous aviez développés dans le quartier ? Ça continue, c’est justement pour ça qu’on voulait rester dans ce coin. Pendant dix piges, on s’est efforcés d’ouvrir ce Théâtre 145 sur l’extérieur, de le rendre vivant et pas seulement quand il y avait un spectacle. Il faut qu’on fasse vivre ce nouveau lieu. On n’est pas loin, on a fait 200 mètres. On se retrouve dans un quartier… on pourrait être à Lille, ce sont les mêmes bâtiments, les mêmes bétonneurs, les mêmes ar

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Et c’est parti…

SCENES | Samedi soir aura lieu l’évènement que tout le milieu théâtral grenoblois attend fébrilement (certains avec bienveillance, d’autres avec méfiance) depuis que (...)

François Cau | Lundi 19 septembre 2011

Et c’est parti…

Samedi soir aura lieu l’évènement que tout le milieu théâtral grenoblois attend fébrilement (certains avec bienveillance, d’autres avec méfiance) depuis que le projet a été impulsé par la mairie il y a de ça plus d’un an : la soirée d'ouverture du Tricycle, collectif d’artistes regroupant Serge Papagalli, Valère Bertrand, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et (le beaucoup plus jeune que les quatre autres) Gregory Faive. Une association qui s’est vue confier la programmation du nouveau pôle théâtral regroupant le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche (ex Théâtre de création). Leur positionnement ? Le « mais pas que ». Comprendre que l’on croisera principalement des Grenoblois, « mais pas que »… ; principalement des jeunes créateurs, « mais pas que »… ; principalement du théâtre, « mais pas que »… Le tout dans le but de « requestionner la production et le soutien à la création » au sein d’une scène locale qui, au fil des années, en a vu de belles (depuis la fermeture du Rio jusqu’aux récentes coupes budgétaires). Dans le but de dynamiser et pérenniser les forces en présence, l’équipe aux commandes (qui n’a pas vocation à squatter le plateau

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Tricycle et chuchotements

ACTUS | Au sortir d’un an et demi de réflexions, concertations et autres négociations effrénées, le voile se lève enfin sur le pôle théâtral baptisé le Tricycle. Ses maîtres d’œuvre nous ont présenté un projet annoncé comme «militant» - c’est tout le mal qu’on lui souhaite. François Cau

Christophe Chabert | Lundi 18 avril 2011

Tricycle et chuchotements

Il y a quinze jours, la convention d’objectifs du Tricycle a été validée en conseil municipal, sa ratification par toutes les parties (dont le Maire) devrait intervenir dans les jours qui viennent. Et la foule en délire de s’exclamer «génial ! mais what the fuck ?». Eh bien il s’agit tout simplement de la réponse, enfin formulée clairement, à la question de savoir ce qu’il allait advenir du Théâtre 145 et du Théâtre de création (pour ce qui est de l’avenir des Barbarins et de leur projet autour du quartier, rendez-vous dans les semaines à venir, mais les perspectives sont a priori bien moins sombres que redoutées). À partir de la saison prochaine (dès le 23 ou 24 septembre, avec peut-être un événement pour marquer le coup mais rien n’est moins sûr), un collectif d’artistes présidé par Serge Papagalli et comptant dans ses rangs Valère Bertrand, Gilles Arbona, Gregory Faive et Bernard Falconnet va gérer un nouveau pôle théâtral constitué des deux équipements précités. La même foule en délire de s’écrier «Mais s’il y a deux lieux et qu’ils sont cinq, pourquoi le collectif s’appelle le Tricycle ?». Parce qu’à la base, il y avait également la Salle Noire dans le lot et, com

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« Il faut partager les outils »

CONNAITRE | Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la Mairie de Grenoble, a entre autres impulsé ce projet de refonte du paysage théâtral grenoblois. On l’a rencontrée. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Lundi 18 avril 2011

« Il faut partager les outils »

Vous retrouvez-vous dans le projet final porté par le Tricycle, projet qui a évolué depuis le début ?Eliane Baracetti : Sur le fond des choses, il n’a pas tellement changé. Il s’agit toujours de mettre sur pied un dispositif pour aider le mieux et le plus possible la vie théâtrale dans cette ville. On retrouve donc bien la mise à disposition de plateaux, on retrouve bien une aide financière, on retrouve bien des moyens humains ou matériels – les ateliers décors et costumes. Ce projet a aussi une autre visée…Il s’agit d’arrêter ce jeu de chaises musicales, très douloureux à chaque fois. De ne plus confier les clés à une compagnie en se demandant trois ans après si on va les lui confier à nouveau. Les compagnies sont toujours heureuses de rentrer dans un théâtre, et c’est normal, mais c’est bien légitime à un moment donné de leur demander de rendre les clés : il faut partager les outils. Donc la meilleure façon que nous avons trouvée est de confier les clés non plus à une compagnie, mais à un collectif d’artistes, qui pourra évoluer comme il l’entend : il y aura des gens qui arriveront, d’autres qui partiront –

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La majorité pas du tout silencieuse

MUSIQUES | Pour leurs 18 ans, c’est décidé, les Barbarins Fourchus vont aller en boîte de nuit, faire la tournée des rades, boire de l’alcool, fumer des cigarettes, et apporter leur contribution à la vie politique. Comme avant, en somme, mais mieux. FC

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

La majorité pas du tout silencieuse

Dans les arts vivants (et même chez certains morts), il est une constante, un absolu derrière lequel court la majeure partie de ceux qui ont choisi la vie de saltimbanques dans le sens noble du terme : l’esprit de troupe. Une émulation collective où chacun peut amener sa pierre à l’édifice d’une œuvre en perpétuelle construction, où les individualités peuvent s’exprimer, quitte à suivre leur propre voie parallèle, et enrichir le groupe de leurs expériences de traverse. Dans le landernau culturel local, ne cherchez pas, les meilleurs représentants de ce Graal pas si abstrait demeurent les Barbarins Fourchus. Depuis 18 piges, ces drôles de lascars venus de tous les horizons artistiques (mais pas que) mènent leur barque musicale en bons capitaines de bateaux ivres, avec l’alcool particulièrement joyeux. On les a vus folâtrer dans les domaines de la chanson française, de la poésie, du rock, du jazz, du théâtre, avec des fortunes diverses mais avec toujours cette même volonté d’explorer leurs envies, et surtout de les faire partager. Et leur gestion du Théâtre 145 depuis plus d’une dizaine d’années a largement fait écho à leur louable démarche artistique. Révolutionnaires ?

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« Que le meilleur gagne »

MUSIQUES | Eliane Baracetti, adjointe à la Culture à la Mairie de Grenoble, répond à nos questions concernant la future Salle des Musiques Actuelles. Propos recueillis par SD

Laetitia Giry | Vendredi 13 juin 2008

« Que le meilleur gagne »

Pourriez-vous présenter les équipes candidates à la gestion de la future salle des musiques actuelles?Eliane Baracetti : Je ne peux pas vous les présenter, car je ne peux pas vous dire ce qu’il y a dans leurs dossiers. Nous avons trois équipes. Au plan local, il y a MixLab et PMI, et une autre équipe extérieure, Bleue Marine. Mais ces noms sont connus, vous en avez même parlé dans vos colonnes. Sur quels critères le lauréat sera-t-il choisi ?Tout est important dans l’installation d’une équipe dans une salle. C’est très complexe. J’allais dire, il faut que ce soit la meilleure équipe qui gagne. Mais il y a bien des points sur lesquels vous allez être particulièrement regardant…Il y a le projet artistique et culturel, les éléments financiers, les aspects gestions. C’est assez synthétique et réducteur, mais en gros, c’est cela. Quand devraient débuter les travaux ?Actuellement, nous sommes dans la période d'Avant Projet Sommaire. Puis, nous rentrerons dans la période d’Avant Projet Définitif. Il y aura ensuite un appel d’offre. En principe, on avait prévu une ouvertur

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«Grenoble n’est pas élitiste»

CONNAITRE | Eliane Baracetti, la nouvelle adjointe à la culture à la Mairie de Grenoble, s’exprime sur les dossiers en cours. Propos recueillis par François Cau

Laetitia Giry | Lundi 21 avril 2008

«Grenoble n’est pas élitiste»

Concernant le chantier de l'éducation artistique, quelles seraient les priorités : encouragement aux pratiques artistiques, pédagogie ?Eliane Baracetti : Les deux. Les pistes que semblent vouloir prendre l'Etat, particulièrement le couple Albanel-Darcos, soit l'enseignement des arts, c'est bien, mais pas suffisant. Un enseignement des arts, s'il n'est pas accompagné d'une navette avec le monde des arts, c'est-à-dire d’allées et venues entre le monde scolaire et le fait d'aller dans lieux dévolus aux arts, théâtres, bibliothèques, musées, ne suffit pas. Sans compter que la pratique artistique est importante aussi. Si on ne fait que de l'enseignement, on retombera dans l'élitisme, parce que l'on sait bien que tous les enfants ne sont pas égaux face à la connaissance des contextes culturels. Concernant l'éducation artistique, je dois encore faire un état des lieux. Mais j'espère que l'on saura défendre ces trois aspects : l'enseignement des arts (qui sera porté par l'Etat puisque cela va s'instaurer dans les écoles et les collèges entre 2009 et 2010), la sortie dans les lieux d'arts, avec du lien sans être dans de la consommation, et encourag

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