Aux Délices perchés, « les végans libertaires fréquentent les chasseurs de droite ! »

Festival | Le festival pluridisciplinaire Les Délices perchés, lancé l'an passé à Notre-Dame-de-Mésage, près de Vizille, réaffirme pour sa deuxième édition son envie de proposer un événement éclectique et exigeant. On en a parlé avec une partie de l’équipe bénévole.

Alice Colmart | Mardi 18 juin 2019

Photo : Nadine Barbançon


La chapelle de Notre-Dame-de-Mésage, la forêt de Notre-Dame-de-Mésage, la place de la mairie de Notre-Dame-De-Mésage… Autant de lieux qu'investira le festival Les Délices perchés pendant toute une journée. Pour l'équipe, dont une partie a grandi dans cette commune du Sud-Isère, l'idée est de « redynamiser ce village dortoir et faire vivre ce lieu de notre enfance » comme l'explique Vincent Tournoud, un ancien du festival Les Détours de Babel maintenant lancé dans cette aventure qui a vu le jour l'an passé.

« C'est un nouveau truc dans le paysage. Alors, c'est sûr, au village, il y a les pour et les contre. Mais globalement, les gens apprécient car c'est avant tout un festival de partage. L'année dernière, après le dernier spectacle, tout le monde s'est spontanément levé et a commencé à ranger les chaises. C'était émouvant de voir que les spectateurs s'étaient appropriés la chose. Maintenant, c'est devenu le gros événement culturel du coin ! » En témoignent d'ailleurs les chiffres de fréquentation de la première édition, au-delà des espérances. « On avait prévu un événement pour 500, 600 personnes, il y a eu environ 1500 personnes ! »

« On ne veut pas faire la fête du saucisson »

Autre satisfaction de l'équipe : avoir réussi à réunir des personnes de différents horizons. « Aux Délices perchés, les végans libertaires fréquentent les chasseurs de droite. Ça plaît à tous grâce à l'exigence de la programmation. On ne veut pas faire la fête du saucisson ! » Au programme donc, des spectacles (gratuits ou à prix libre) menés par des artistes professionnels comme la cie Laissons de côté trois musicologues foutraques qui partent de la préhistoire jusqu'à la musique moderne pour théâtraliser l'histoire de la musique » – photo) ou encore les musiciens de Madalitso Band deux artistes qui viennent du Malawi, qui ont été repérés dans un festival en Afrique et tournent maintenant sur beaucoup de scènes européennes »).

À noter encore le spectacle très jeune public Mamie Clapotis de la cie L'étoile et les fils « qui mêle conte, chant et marionnettes » ou encore la proposition de la Compagnie des Gentils avec un karaoké participatif géant. Ça promet !

Les Délices perchés
À Notre-Dame-de-Mésage samedi 22 juin à partir de 10h

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Les Délices Perchés : « On souhaite que le festival soit un lieu d’expérimentation »

Festival | La première édition des Délices Perchés, festival pluridisciplinaire « de spectacle, de cuisine et de lumière », s'installe samedi 16 et dimanche 17 juin à Notre-Dame-de-Mésage, près de Vizille. Avec, dans ses bagages, un programme riche, alléchant et décalé. Mais encore ?

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Les Délices Perchés : « On souhaite que le festival soit un lieu d’expérimentation »

« Mixer la population familiale, locale, et le public citadin », tel est l’objectif que s’est fixé l’équipe du festival Les Délices Perchés qui se déroulera samedi 16 et dimanche 17 juin dans la petite commune de Notre-Dame-de-Mésage, dans le sud grenoblois. « Avec notre bande de potes, on a choisi ce lieu parce qu’il est splendide mais aussi symbolique, certains d’entre nous ayant grandi ici. Beaucoup viennent du milieu du spectacle et pratiquent des arts différents. Alors on a décidé de faire quelque chose à notre image, en croisant plusieurs disciplines » résume Vincent Tournoud, un ancien du festival Les Détours de Babel maintenant lancé dans cette aventure. Ainsi, une douzaine de spectacles (gratuits ou à prix libre) réunissant 80 artistes conteurs, musiciens, comédiens, choristes et autres sont prévus. Parmi eux, « les fortement décalés » (et bien connus à Grenoble) musiciens du Big Ukulélé Syndicate (photo) qui viendront enflammer le parvis de la mairie à l’occasion d’un bal costumé ; ou encore les conteurs de la cie Ithér

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« La musique savante n’est pas réservée à une élite »

ACTUS | Les Détours de Babel, ce n’est pas seulement un festival musical. C’est aussi un grand nombre de rencontres culturelles, débats, conférences et ateliers pédagogiques. Depuis deux ans, Vincent Tournoud est chargé d’actions culturelles, relations avec les publics et partenariats pour le festival. L’objectif est notamment d'ouvrir les portes au grand public. Rencontre. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Guillaume Renouard | Lundi 31 mars 2014

« La musique savante n’est pas réservée à une élite »

Ateliers de découverte, conférences, débats, sorties scolaires… Quel est le but de ce programme ? Vincent Tournoud : Pendant le festival, nous proposons un certain nombre de rendez-vous culturels, qui permettent soit d’aller plus loin sur une thématique abordée par un concert, soit de rendre plus accessibles les prestations du festival. Pour ce qui concerne le premier objectif, nous organisons par exemple un colloque sur l’énergie sonore. Et pour le second, nous faisons notre possible pour attiser la curiosité du public. La curiosité ? Oui, étant donné que le festival est tourné vers la musique de création, la plupart des concerts n’ont jamais été joués ailleurs. Les spectateurs n’ont donc aucune idée de ce qu’ils vont voir, ce qui peut en freiner plus d’un. Nous tâchons de faire en sorte que ce caractère inédit suscite la curiosité et non l’appréhension. Comment familiariser le grand public avec ce type de musique ? Nous organison

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