À la rencontre de l'autre

Danse | Danseuses et chorégraphes, Myriam Lefkowitz et Catalina Insignares viennent de passer trois semaines en résidence à Grenoble à l’invitation du Pacifique, centre de développement chorégraphique national. Elles ont travaillé avec des migrants autour de la Facultad, un ensemble de propositions artistiques qu’elles ont élaboré. Leur démarche : placer l’attention à l’autre au cœur de la création.

Martin de Kerimel | Lundi 29 mars 2021

Photo : (c) Moritz Kuestner, Festival Theaterformen, 2017


Pour elles, la danse ne se limite pas à une pratique artistique sur scène. Myriam Lefkowitz s'interroge sur les questions d'attention et de perception et travaille notamment sur des dispositifs immersifs, pour favoriser la relation directe entre les spectateurs et les interprètes. Catalina Insignares, elle aussi, aime questionner la relation des artistes à la société. La permanence qu'elles viennent d'organiser dans un appartement du quartier de l'Abbaye, à Grenoble, les a placées en contact direct avec plusieurs dizaines de personnes exilées, ainsi qu'avec d'autres, issues du monde associatif, qui les accompagnent, les écoutent et les soutiennent. L'idée : expérimenter des pratiques qui, par nature, nécessitent la mise en place d'une relation à l'autre. Marches urbaines les yeux fermés, danse de mains, dialogues basés sur l'imaginaire et les ressentis… un ensemble de démarches mis au service de la rencontre, sans intention d'en tirer un spectacle.

« Déségrégation »

Cette résidence à Grenoble était également, pour les deux jeunes femmes, une expérience personnelle. « Une première, raconte Myriam. Les rencontres avec les autres ne sont pas toujours faciles. On a fait face à des personnes qui, par exemple, passeraient difficilement la porte du Pacifique. » Catalina parle de déségrégation : « Les gens vers lesquels nous nous tournons font partie du dispositif. La Facultad est un peu une sorte d'école que l'on met en place, tous ensemble. C'est important qu'elle puisse prendre diverses formes et ne soit pas qu'un geste poétique, thérapeutique ou politique. Ces personnes nous apprennent aussi ce que peut être une relation à l'autre, y compris aux absents, mais l'intimité de chacun est respectée. » Elle l'est d'autant plus quand, en face, les personnes participantes vivent une situation de souffrance. « Pour elles, la question de l'expression artistique n'est pas du tout évidente, souligne Myriam. On fait appel à leur imagination, mais on leur explique que nous ne sommes pas chamanes ou sorcières, en train d'activer des choses irréelles avec des pouvoirs. »

« Entre-deux »

La Facultad s'étant déroulée dans un lieu neutre, dépourvu de toute dimension culturelle, Catalina se dit très satisfaite : « Nous ne voulions ni un endroit qui soit déjà une institution artistique, ni un lieu d'accueil pour les personnes auxquelles nous nous sommes adressées. L'idée était de rester dans un entre-deux. » Son seul petit regret : ne pas avoir pu présenter leur démarche lors d'ateliers grand public au Pacifique, la situation sanitaire obligeant le centre de développement chorégraphique à renoncer à cette partie du programme initialement prévu. Elle est très heureuse en revanche d'avoir pu travailler avec des migrants : « D'abord, si l'on ne veut pas que nos pratiques s'adressent toujours aux mêmes, il faut tendre la main un peu plus et avoir ce geste d'invitation radicale. Ensuite, on constate que ces personnes ont déjà leurs propres outils imaginaires et sensoriels pour supporter la distance et communiquer avec les leurs. Elles ont dès lors beaucoup à nous apprendre ! »

Myriam insiste sur un point : « Celles et ceux qui poussent la porte de la Facultad sont contents, curieux ou intrigués à l'idée de nous rencontrer. Ils ne viennent pas parce qu'ils ressentent un besoin du fait qu'ils sont migrants. Ce que l'on fait ensemble peut avoir un effet de soin ou d'aide, mais il y a d'abord un désir commun de s'interroger sur ce qui se joue quand on n'utilise pas nos sensations, nos mémoires ou nos corps de la même manière que d'habitude. » La Facultad va désormais poursuivre son chemin hors de Grenoble et devrait être accueillie par Bétonsalon, un centre d'art et de recherche parisien, pendant toute une année. On en reparlera peut-être.

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Cinq minutes en attendant

Danse | Le Pacifique, le Centre de développement chorégraphique de Grenoble, propose à toute personne intéressée de retrouver son équipe en extérieur, chaque jour ouvrable à 12h30, pour un court instant de danse collective. C’est parti pour durer tant que les salles de spectacle n’auront pas rouvert !

Martin de Kerimel | Mercredi 17 février 2021

Cinq minutes en attendant

Les femmes n’avaient pas toutes la souplesse de Karen Lynn Gorney, ni les hommes le déhanché de John Travolta. Pas sûr d’ailleurs que tout ce petit monde ait vu La fièvre du samedi soir. C’est pourtant sur Stayin’ alive, le classique des Bee Gees au titre explicite, qu’une vingtaine de personnes (masquées) est venue danser lundi 15 février, en face des locaux du Pacifique, chemin des Alpins, à Grenoble. Derrière cette initiative, l’envie est d’apporter de la joie en cette période privée de spectacles culturels (chorégraphiques et musicaux, notamment) en intérieur. De quoi oublier les quelques imperfections techniques – celles des autres et les siennes, tant qu’à faire – pour se dégourdir les jambes et, du même coup, les neurones. Sous le soleil, exactement ? Lors de ce premier mini-rassemblement inattendu, le Pacifique a pu compter sur une météo impeccable. L’opération est partie pour avoir lieu par tous les temps, chaque jour du lundi au vendredi, toujours à 12h30, tant que les salles de spectacle resteront portes closes. Le Centre de développement chorégraphique espère convai

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Voyez comme on danse

Rencontre | Déjà hôte des artistes Aline Fayard et Rémy Héritier, le Pacifique accueille Mathilde Monfreux dès le 11 mars. La danseuse, chorégraphe et performeuse va proposer des ateliers autour de la question du soin. Nous l’avons rencontrée.

Martin de Kerimel | Mardi 10 mars 2020

Voyez comme on danse

Éveiller le corps grâce à l’imaginaire. Lui redonner la parole. Décaler le regard que chacun porte sur soi-même. Ce sont quelques-uns des objectifs d’une série d’ateliers organisés au Pacifique, le centre de développement chorégraphique national. Dans trois projets, la structure collabore avec ses partenaires de l’Espace de vie sociale, de la Bibliothèque Alliance, de la Papothèque et de l’Accorderie. Elle cherche également à mobiliser plus largement, en ouvrant certaines journées d’ateliers à toutes les personnes intéressées. Mathilde Monfreux est la troisième artiste invitée à entrer dans la danse. Elle s’en réjouit et explicite pleinement sa démarche : « Pour moi, cette expérience – Le corps comme relation – consiste à travailler sur le soin que l’on peut avoir pour soi-même, pour les autres et pour son environnement. L’idée de soin comprend une notion de réversibilité. En lien avec l’improvisation, la danse permet un dialogue constant entre nos mondes intérieur et extérieur. » Toucher, être touché En tout, la danseuse et chorégraphe animera quatre rencontres "grand public", les 11 mars, 6 mai, 24 et 26 juin. Elle proposera aux particip

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La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

ACTUS | Nous étions à la conférence de presse organisée jeudi 14 mars au Magasin des horizons.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

« On a voulu concrétiser quelque chose qui se passe déjà » : voilà comment Camille Planeix, coordinatrice du Magasin des horizons, explique le pourquoi du comment de la petite conférence de presse organisée la semaine dernière dans une des salles du centre d’art pour lancer officiellement la « coalition pluri·elles et opérationn·elles » baptisée La Trilogie. Un regroupement composé du Magasin des horizons, du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et du Centre de développement chorégraphique national de Grenoble le Pacifique. Soit trois structures qui ont vu leur direction changer en 2016, et qui se sont alors rapidement rapprochées. « Jusque-là, c’était très intuitif » a expliqué Erell Melscoët, directrice du pôle territoire du CCN2. On peut par exemple parler des Grands Rassemblements du CCN2, auxquels le Magasin et le Pacifique ont été associés. « Maintenant, on assume publiquement et plus clairement ce trio. »

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Marie Roche : « La danse est un langage universel »

ACTUS | Depuis septembre 2016, le Pacifique, lieu grenoblois dédié à la danse, est dirigé par Marie Roche. On l’a rencontrée pour faire un rapide bilan après deux ans et quelques mois d’exercice.

Aurélien Martinez | Mardi 15 janvier 2019

Marie Roche : « La danse est un langage universel »

« Je suis arrivée avec un projet qui était principalement d’ouvrir ce lieu au public et de le faire connaître. C’est un grand défi, ça prend du temps, mais on l’a réussi en partie je pense : beaucoup de gens d’horizons très divers viennent aujourd’hui au Pacifique. » Deux ans et quelques mois après sa prise de fonction à la tête de ce centre de développement chorégraphique national créé à Grenoble par la chorégraphe Christiane Blaise, Marie Roche semble satisfaite. Notamment des nombreux partenariats tissés avec différentes structures de l’agglo (la Rampe, l’Hexagone, la Cinémathèque…), dont deux avec lesquelles elles collaborent régulièrement : le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane et le centre d’art le Magasin des horizons piloté par Béat

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Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

nouvelle tête / danse | Depuis la rentrée, le Pacifique, centre de développement chorégraphique situé dans le sud de Grenoble, a une nouvelle directrice, la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main l’an passé. Rencontre avec Marie Roche, 42 ans, pour en savoir un peu plus sur son projet.

Aurélien Martinez | Mardi 11 octobre 2016

Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

« J’ai beaucoup de gratitude envers Christiane Blaise pour avoir créé [en 2004] ce lieu magnifique. Le secteur de la danse lui doit beaucoup. Maintenant, l’histoire continue… » On a interviewé Marie Roche, fraîchement nommée directrice du Pacifique, dans son nouveau bureau, au cœur de cet équipement dédié à la danse et plus particulièrement à l’accompagnement des artistes – un travail principalement de l’ombre donc. « J’ai toujours trouvé que les centres de développement chorégraphique étaient des outils passionnants, comme ce sont des structures légères très proches des artistes. » Si c’est la première fois que Marie Roche se retrouve à la tête d’une structure de la sorte, cette prise de fonction s’inscrit dans la continuité de son parcours débuté par des études sur la danse à Paris et continué, après diverses expériences, par la fondation en 2009 d’un bureau de production à Dijon qui accompagnait les compagnies chorégraphiques. « La question de la présence artistique sur le territoire m’intéresse depuis longtemps. » Vers un Pacifique « plus ouvert » Et

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Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

ACTUS | La fondatrice du Pacifique, centre de développement chorégraphique basé à Grenoble, part vers de nouvelles aventures. L'association recherche celui ou celle qui lui succédera.

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

Le Pacifique, centre de développement chorégraphique (CDC) implanté dans le sud de Grenoble, va changer de main. En effet, Christiane Blaise, l’ancienne chorégraphe qui l’a fondé en 2004 après plus de vingt-cinq ans de parcours artistique, part « vers de nouvelles aventures ». Lesquelles ? « Je n’ai rien prévu ! Il faut savoir se détacher au bon moment. J’attends que l’imagination me bouscule encore. C’est mon goût pour l’improvisation. » Un nouveau directeur ou une nouvelle directrice prendra le relai au 1er septembre à la tête de ce lieu atypique pensé comme une maison pour les artistes ouverte au public sur certains temps – il faut d’ailleurs s’y rendre rien que pour le bâtiment en lui-même, on ne peut plus réussi. « J’ai imaginé le Pacifique, je l’ai entièrement créé, je l’ai construit pour qu’il devienne un outil public avec des missions d’intérêt général. Un lieu de résidence qui, aujourd’hui, est complet et entièrement remboursé » – il appartient à l’association qui le porte. « Place à quelqu’un d’autre qui va continuer la mission ou inventer autre chose. » Un quelqu’un d’autre qui, comme le stipu

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Boum annuelle

SCENES | Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 15 novembre 2013

Boum annuelle

Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle carrière : ses parents (le Pacifique à Grenoble et la Maison de la danse à Lyon) avaient bien fait les choses en 2009 pour annoncer sa venue au monde, en convoquant une quinzaine de parrains (des théâtres, des centres chorégraphiques, ...) à venir présenter en tout douze compagnies au public et à un jury. Une fête organisée le temps de deux soirées à l’Hexagone de Meylan, pendant lesquelles on a pu se confronter à différents univers. Quatre ans plus tard, après des éditions organisées dans diverses salles de la région, retour à l’Hexagone, avec sensiblement le même principe (même s’il y a un peu de plus de partenaires venus se greffer sur la photo de famille). À savoir deux soirées où onze pièces en tout (dont une jeune public cette fois-ci) seront soumises aux votes du jury et du public, afin de permettre la reconnaissance

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[re]connaissance pratique

SCENES | Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

[re]connaissance pratique

Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, pour une proclamation des résultats à 23h. Tarifs : 6 euros la soirée, 10 euros pour les deux. Restauration rapide et buvette sur place. Les compagnies sélectionnées : David Gernez, Lucie Augeai –  compagnie Adequate [86] ; Christian et François Ben Aïm – compagnie CFB451 [94] ; Nicolas Hubert – compagnie Epiderme [38] ; Olé Khamchanla – compagnie Kham [69] ; Laurent Falguieras – compagnie Pic la Poule [86] ; Panagiota Kalimani, Filipe Lourenço, Emilio Urbina, Rafael Pardillo – The Plant Collective [18] ; Cyril Viallon – compagnie Caryatides [59] ; Kevin Jean [75] ; Marie Cambois [54] ; Hervé Maigret – compagnie ngc25 [44] ; Bintou Dembélé – compagnie La Rualité [75] ; Noé Soulier – Compagnie WP Zimmer [BE] Le jury : Michèle Paradon, directrice artistique de l’Arsenal-Metz (présidente du jury) ; Françoise Rougier, experte en danse ; Gie Baguet, directeur du Frans brood Productions (Belgique) ; Laura Etxebarria, directrice artistique de la Sala la fundicion

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À vos marques, prêts, votez !

SCENES | Montrer ce qu’il se fait aujourd’hui en France au niveau chorégraphique : tel est le pari du concours [re]connaissance, qui en est à sa quatrième édition. Ce week-end, sur deux soirs, le public pourra ainsi découvrir douze compagnies différentes et, cerise sur le gâteau, voter pour celle qu’il préfère. C’est beau la démocratie ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

À vos marques, prêts, votez !

La danse, c’est sympa, mais c’est quand même compliqué. Compliqué pour les compagnies, car la plupart ne tournent pas beaucoup ; voire pas du tout. Et du coup, par ricochet, compliqué pour le public, qui n’arrive pas toujours à trouver des spectacles aux esthétiques variées – sauf si, bien sûr, on habite dans une grande ville. En 2009, nous avions donc vu d’un bon œil le projet impulsé par le Pacifique de Grenoble et la Maison de la danse de Lyon. Ensemble, les deux structures avaient créé le concours [re]connaissance. Le principe ? Sur deux soirs, douze compagnies présentaient un extrait d’une pièce récente (ou la pièce en entier si elle n’excédait pas 25 minutes), et un jury de professionnels décernait deux prix à leurs favorites. Quant aux spectateurs, ils avaient leur mot à dire avec le prix du public. Une fois les choix dévoilés, le processus s’enclenchait pour les trois lauréates, avec une tournée assurée dans la plupart des lieux partenaires (quatorze à l’époque) : une belle exposition. La première édition s’était tenue à l’Hexagone de Meylan, devant une sal

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Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | La danse est un champ artistique riche, varié, protéiforme, enthousiasmant, innovant… Les salles grenobloises arrivent-elles à transmettre au public ces différents élans créatifs ? Tentative de réponse en compagnie de quelques pontes locaux.

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

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La danse dans tous ses états

SCENES | Offrir une plus grande visibilité aux nouvelles propositions chorégraphiques : voilà la mission à laquelle s’attelle ce week-end le concours Reconnaissance impulsé par le Pacifique (Grenoble) et la Maison de la danse (Lyon). Sur deux soirées, on pourra ainsi découvrir une douzaine d’extraits et de formes courtes. Un pari intéressant qu’on ne manquera pas de suivre avec intérêt. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 20 novembre 2009

La danse dans tous ses états

Elles sont douze, belles, jeunes et fringantes. Pleines d’envie et de désirs, roulant des mécaniques pour nous séduire, nous retourner, nous percuter. En moins de trente minutes, elle nous dévoileront chacune une forme courte ou un extrait censé représenter au mieux leur univers chorégraphique. Elles, ce sont les compagnies participant au concours Reconnaissance : un événement original qui s’aventure sur des sentiers en voie de défrichement, en présentant, sur deux soirées, une succession de douze pièces courtes de talents chorégraphiques confirmés mais en mal de reconnaissance (cinq le vendredi, sept le samedi) ; le tout à un tarif défiant toute concurrence (six euros la soirée, dix les deux). Concernant les compagnies programmées, elles sont issues des quatre coins de la France, et de Suisse pour l’une d’entre elles : on ne les connaît pas toutes ; alors certes, il y aura sûrement des rendus moins forts que d’autres, ou plus bancals, mais la forme du concours limite les risques en additionnant les propositions. Et la nature même de ces propositions ajoute de la spontanéité à l’ensemble : comme la nouvelle en littérature ou le court-métrage en cinéma, la forme courte en danse p

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Le pacifique déchaîné

SCENES | Événement / On vous l’accorde, le titre est un peu facile, mais résume en même temps bien l’état d’esprit qui devrait régner ce jeudi à l’occasion de la nouvelle (...)

| Mercredi 26 septembre 2007

Le pacifique déchaîné

Événement / On vous l’accorde, le titre est un peu facile, mais résume en même temps bien l’état d’esprit qui devrait régner ce jeudi à l’occasion de la nouvelle inauguration du lieu. “Nouvelle inauguration” ? Quelques explications s’imposent : inauguré en 2004 à l’occasion des 20 ans de la compagnie Christiane Blaise, le lieu dédié à la danse contemporaine et basé dans une ancienne usine réhabilitée pour l’occasion, deviendra officiellement Centre de Développement Chorégraphique ce jeudi. Rejoignant ainsi un réseau de 8 autres centres répartis dans toute la France (et à Ouagadougou pour l’un d’entre eux), le Pacifique poussera ainsi plus en amont les initiatives déjà entamées dans le lieu en se consacrant à plein temps à l’accompagnement des compagnies (prêt des studios, production et coproduction de projets…), à leur mise en visibilité (par le biais de différents réseaux de diffusion), à la formation (cours et masterclasses à destination des danseurs professionnels), à la diffusion des projets (auprès des professionnels, mais également du grand public par le biais des Alertes dont on a déjà pu apprécier la pertinence) et enfin au développement de la culture chorégraphique aupr

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