Robin, créateur d'un jeu de société, a besoin d'aide

Loisirs | Animateur socioculturel, Robin Piarulli crée des jeux depuis qu’il est môme. Il a lancé sur Kickstarter la campagne de financement participatif de son premier jeu de société : Silbury. Une référence à la série Kaamelott ? Oui : son univers imprègne le jeu, avec druides, légendes, potions magiques et coups tordus.

Jérémy Tronc | Jeudi 8 avril 2021

Que ce soit pour occuper sa petite sœur ou « pour faire marrer les copains », Robin Piarulli a commencé à créer des jeux dès l'âge de 5 ans. Animateur socio-culturel, sa vocation l'aide beaucoup dans le cadre de ses missions auprès des enfants dans les quartiers populaires. « J'ai continué à créer des jeux jusqu'à ce qu'on me dise qu'ils étaient vachement bien. Pour lancer Silbury, je suis simplement parti d'un jeu que j'ai imaginé il y a un peu plus de deux ans, fruit de mon imaginaire et de mes influences. »

Entre l'idée et le lancement du financement sur Kickstarter, un peu plus de deux ans se sont écoulés. « Il y a eu beaucoup de versions pendant cette période. En fonction de l'avis des testeurs, j'ai dû procéder à de nombreux rééquilibrages et à des modifications du gameplay. Cela a abouti à une version bêta que l'on a de nouveau beaucoup modifiée quand on a finalement décidé d'éditer le jeu. En pensant aux futurs joueurs, j'ai encore retravaillé l'ergonomie du jeu pour le rendre plus accessible. »

Souhaitant maîtriser le processus de création de A à Z « parce que cela rend l'histoire plus passionnante », et produire en France pour des questions éthiques et écologiques, Robin a opté pour un financement participatif via la plateforme Kickstarter. « C'est sur cette plateforme que l'on a le plus de chance de financer son jeu. On y trouve la majorité des joueurs qui achètent des jeux par ce biais ». À moins d'un mois de la fin de la campagne, la cagnotte est à un peu plus de 50% de l'objectif et Robin a bon espoir qu'elle aboutisse. « Si ça ne fonctionne pas, je choisirai peut-être une autre voie. Par ailleurs, si l'objectif est atteint, j'ai encore une dizaine de projets de jeux à financer ! Et je pourrai sortir une version anglaise. »

Côté mécanique, Robin Piarulli s'est inspiré de l'awalé, jeu traditionnel africain de semis et de récolte, et du jeu de société Huns, basé sur le draft de dés (chaque joueur choisit un dé parmi ceux lancés sur la table). « Je ne voulais pas créer un jeu à solution complète qui ne mobilise que de la stratégie. Avec les dés, on retrouve une part de hasard qui, pour moi, apporte du fun et du frisson pendant les parties. »

Avec ses druides, ses potions magiques, ses plantes et sa forêt fantastique, Silbury s'inspire des univers d'Astérix et Obélix et de Kaamelott, en piochant dans l'imaginaire médiéval-fantastique. Le jeu impose une forte interaction entre les joueurs, « et pas forcément de bon aloi, met en garde Robin. Il ne faut pas être trop mauvais perdant, il y a des sales coups, on se vole dans les plumes ».De quoi nous donner hâte de le tester !


Une affaire de potions...

Le solstice d'été approche. Pour célébrer l'événement, les druides du comté se retrouvent autour de la colline de Silbury et se défient dans un grand tournoi de préparation de potions. Chacun souhaite ardemment faire la démonstration de son savoir, de sa sagesse et de sa puissance auprès du grand druide, seul juge de la compétition. Comme le veut la tradition, seul le vainqueur deviendra le disciple du grand druide. En échange d'un tel honneur, tous les coups sont permis !

Silbury. Jouable dès 10 ans. Pour 2 à 4 joueurs et des parties de 30 à 45 minutes.

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"David Lynch : The Art Life" : il était une icône

ECRANS | De Jon Nguyen, Olivia Neergaard-Holm et Rick Barnes (E-U, 1h30) documentaire

Julien Homère | Mardi 14 février 2017

Inutile de présenter le cinéaste David Lynch, auteur de films cultes et de chefs-d’œuvre célébrés. Pourtant, c’est bien de cet homme que Jon Nguyen (qui avait déjà coproduit un documentaire en 2007 à propos d’Inland Empire), Olivia Neergaard-Holm et Rick Barnes ont décidé de peindre le portrait. La qualité de ce long monologue du créateur iconoclaste réside dans le témoignage. The Art Life raconte Lynch, de son enfance à Washington, D.C jusqu’à la conception d’Eraserhead en Californie. On ne peut pas dire que le film présente un point de vue neuf. Si la réflexion sur l’homme est inexistante, le projet se justifie par des vidéos prises sur le vif où l’artiste peint, sculpte, scie et modèle. Vrai cadeau aux fans, Lynch se raconte dans la plus grande intimité, avec le spectateur pour seul confident. À voir pour tous ceux qui veulent comprendre la construction d’une icône.

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