"Les Mondes de Ralph" : bas mondes

ECRANS | De Rich Moore (USA, 1h41) animation

François Cau | Lundi 3 décembre 2012

En perdant son savoir-faire dans l'animation traditionnelle, Disney a perdu aussi ce qui fit de chaque film un événement. Malgré les efforts de John Lasseter, tête de Pixar désormais chez Mickey, la prouesse technique comme gage de virtuosité et de connaissance a disparu. Ainsi encore des Mondes de Ralph, où des personnages de jeu vidéo, l'un un méchant rétro façon Donkey Kong en 8bits, l'autre une héroïne buggée d'un jeu de course girly, collaborent dans l'espoir de s'intégrer socialement.

L'idée d'un croisement entre Toy Story et la culture jeu vidéo (le film multiplie les références) avait tout pour plaire. Hélas, le concept s'effondre dans une intrigue recyclée que jamais la laideur de l'ensemble ne sauve. Entre une héroïne au look d'icône de sonnerie pour téléphone portable, des univers graphiquement peu inspirés et un moralisme de spot McDo, la vulgarité plane. Un bref regard en arrière suffit pour voir que Disney ne sait décidément plus faire de belles choses.

Jérôme Dittmar

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Comment avez-vous eu l’idée de projeter Ralph dans l’Internet ? Phil Johnston : Elle est venue au-dessus de mon bureau. Nous venions d’avoir un bébé avec ma femme et elle s’est fait avoir par une arnaque sur Internet par un type qui vendait de la viande en ligne. À ce moment-là, on a réalisé que ça arrivait à tout le monde. Et on a imaginé ce qu’il pouvait se passer si jamais Ralph était obligé d’aller dans Internet, s’il se faisait arnaquer, jusqu’où ça pourrait nous mener… Rich Moore : Ça a juste commencé avec l’idée d’aller dans Internet, sans histoire ; à partir de là, on a commencé à travailler. L’Internet que vous montrez est un océan de marques. Comment avez-vous fait pour obtenir l’autorisation de les utiliser ? RM : On n’avait pas besoin de demander. Aux États-Unis, il existe dans le droit le "fair-use" qui dit que tant que l’on ne dénigre pas ou que l’on ne détourne pas la marque, on peut l’utiliser dans un film. Ainsi,

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