"M" : un film initial signé Sara Forestier

ECRANS | Elle est bègue ; il n’ose lui avouer qu’il ne sait pas lire. Malgré une foule de barrières, ils vont tenter de s’aimer. Pour sa première réalisation de long-métrage, Sara Forestier opte pour la complexité d’une romance abrupte nourrie de réel, de vécu et de non-dit. De beaux débuts.

Vincent Raymond | Lundi 13 novembre 2017

Photo : Ad Vitam


Les gens lisses sont sans histoire. Pas les discrets. En dépit de quelques exubérantes spontanéités télévisuelles lors de remises de trophées ou d'une altercation avec un partenaire ayant conduit à son éviction d'un tournage, Sara Forestier appartient sans équivoque à cette seconde catégorie d'individus – rien de commun donc avec ces "it-girls" précieuses usant de tous les canaux médiatiques pour étaler leur ridicule suffisance.

La preuve ? Elle n'a pas converti sa consécration dans Le Nom des gens (2010) en un passeport pour les premiers plans (et le tout-venant), ralentissant même la cadence pour choisir des rôles parfois plus succincts mais avec du jeu et de l'enjeu (La Tête haute). Mais aussi, on le comprend enfin, pour peaufiner l'écriture et la réalisation de son premier long-métrage succédant à trois courts ; démontrant au passage que devenir cinéaste pour elle n'a rien d'une toquade.

Aime le mot dit

Le changement d'état, de statut, par l'accomplissement artistique est précisément l'un des sujets de M : Lila, lycéenne brillante mais renfermée du fait de son bégaiement, gagne de la confiance en soi et se met à écrire lorsque Mo, un électron libre, s'intéresse à elle. Or si Lila peine à parler, Mo cache son illettrisme.

Cet argument de l'incommunicabilité aurait pu donner lieu ailleurs à une comédie sentimentale redoutable ; Sara Forestier se démarque ici du gag pataud pour creuser les drames ayant mené ses personnages à ces destins si tourmentés. Leurs vies lestées d'absences sont denses, leur histoire intime apparaît aussi heurtée que sensuelle – rarement le désir féminin aura été montré aussi crûment, et cependant dans son naturel le plus humide.

À la fois autrice et comédienne, Forestier ne vampirise pourtant pas le film, mesurant la présence de son personnage à l'écran, avec cette même justesse qui rend la trentenaire crédible dans la peau d'une ado de 17 ans. Cet art d'allier contraires et contrastes se retrouve dans sa capacité à former une œuvre cohérente parsemée d'icônes du chaos (Jean-Pierre Léaud en père démissionnaire, Christophe à B.O.) : sous la rigueur, la sauvagerie couve et avec elle l'âpreté des enfances mal aimées, des banlieues boiteuses, des économies parallèles, du déterminisme… Tout un contexte embrassé sans pathos et décrit à mots couverts. Mais d'une voix déjà assurée.

M
de et avec Sara Forestier (Fr., 1h 38) avec également Redouanne Harjane, Jean-Pierre Léaud, Liv Andren, Nicolas Vaude…


M

De Sara Forestier (Fr, 1h38) avec Sara Forestier, Redouanne Harjane... Mo est beau, charismatique, et a le goût de l'adrénaline. Il fait des courses clandestines. Lorsqu'il rencontre Lila, jeune fille bègue et timide, c'est le coup de foudre. Il va immédiatement la prendre sous son aile. Mais Lila est loin d'imaginer que Mo porte un secret : il ne sait pas lire.
Les Alizés 214 avenue Franklin Roosevelt Bron
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Reportage | Confrontées à la fermeture de leur musée depuis fin octobre, les équipes du musée de l’Ancien Évêché, situé place Notre-Dame, à Grenoble, continuent de faire vivre leurs projets, en attendant la réouverture.

Sandy Plas | Mardi 20 avril 2021

Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Dans la galerie des Évêques, au rez-de-chaussée du musée de l’Ancien Évêché, les bruits de pas des visiteurs ont laissé place depuis plusieurs mois au silence. Un étage plus haut, l’exposition Histoire de savoir(s), sur l’Université Grenoble Alpes, attend patiemment la réouverture du musée. Prête à accueillir le public depuis le 28 janvier, elle reste plongée dans le noir avant, enfin, le moment de son inauguration. « Un musée sans visiteur, c’est impensable », souffle Sylvie Vincent, conservateur en chef du patrimoine au musée depuis septembre 2020. Fermé depuis le 29 octobre, l'établissement a vu son nombre de visiteurs chuter au rythme des différents confinements. De 90 000 visiteurs en temps normal, la fréquentation atteignait timidement les 42 000 entrées l’an dernier. Alors, face à la situation inédite d’un musée dont les portes demeurent fermées, les six membres de l’équipe tentent de rester mobilisés : « C’est essentiel de maintenir la cohésion de l’équipe et de continuer à aller vers le public, sous d’autres formes », explique Sylvie Vincent, qui se r

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Une occupation au Magasin ?

Mobilisation | Fermé de longue date, le Magasin des Horizons suscite l’intérêt d’un collectif, qui défend l’idée de le rouvrir pour « un CDD choisi » d’un mois. Les conditions d’une telle présence durable faisaient toujours l’objet de discussions dimanche 18 avril, à la mi-journée.

Martin de Kerimel | Dimanche 18 avril 2021

Une occupation au Magasin ?

Ils ont relevé une partie du communiqué cosigné par l’État, la Région Auvergne Rhône-Alpes, le Département de l’Isère et la Ville de Grenoble, le 10 mars dernier. Ce jour-là, les quatre institutions admettaient que le Magasin des Horizons traversait « une période délicate », liée d’après elles à la crise sanitaire et au départ de sa directrice, Béatrice Josse. Samedi 17 avril, en milieu d’après-midi, c’est devant un Magasin toujours fermé qu’un collectif s’est réuni, au terme du parcours d’une Vélorution ayant rassemblé plusieurs centaines de personnes mobilisées contre « l’urbanisation agressive ». Sans lien autre que de circonstance, l’autre groupe qui s’est détaché a permis la réouverture ponctuelle du centre d’art et témoigné de sa volonté de l’occuper pendant un mois. Pour cela, il s’est donc appuyé sur la conclusion du texte institutionnel publié plusieurs semaines auparavant : « Un temps de réflexion et de concertation doit être accordé à la préparation de cette nouvelle étape afin que celle-ci puisse s’ouvrir dans les meilleures conditions, dans l’intérêt de la mission de service public, des artistes, de leurs publics et du personnel qui c

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Curiosités grenobloises à proximité

ESCAPADES | Un guide de Grenoble, un ordinateur, une connexion internet haut débit, un appareil photo et un vieux VTT : voilà tout l'équipement utilisé pour la réalisation de ce premier article d’une petite série. Objectif : mettre en lumière des curiosités historiques méconnues de Grenoble et des environs, dans un rayon de 10 kilomètres.

Jérémy Tronc | Samedi 17 avril 2021

Curiosités grenobloises à proximité

Un deuxième téléphérique à la Bastille ? Quand on se trouve sur le parking de la Bastille, ou sur la terrasse sommitale, on peut apercevoir, en levant les yeux au nord, en direction du mont Jalla, des murs en ruines. Ceux-ci n’appartiennent pas aux fortifications de la Bastille. En fait, ce sont des vestiges des gares amonts du premier téléphérique industriel au monde, construit en 1875. Il fut exploité pour descendre dans la vallée le minerai extrait du mont Jalla, servant à la fabrication du ciment. Seuls les blocs issus des galeries les plus hautes étaient descendus par ce téléphérique de 300 m de dénivelé, jusqu’à la cimenterie. À la fin de l’exploitation, la mine comptabilisait, de 215m à 630m d’altitude, 67 galeries représentant au total une longueur de 120 km. Le Mont Jalla est donc un vrai gruyère ! De fascinantes photos des galeries sont d'ailleurs visibles sur Internet. Des traces de la grande crue de 1859 ? Il ne s’agit heureusem

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Le souvenir des danseurs d'hier

Mémoire | Le Musée de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble, se tient prêt à ouvrir sa nouvelle exposition, consacrée aux bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale. En attendant le feu vert, il poursuit sa collecte participative lancée fin janvier.

Martin de Kerimel | Vendredi 9 avril 2021

Le souvenir des danseurs d'hier

Alice Buffet, directrice de l’établissement de la rue Hébert, l’assure : c’est une coïncidence, si, à l’heure où les lieux de culture et de spectacle sont fermés partout en France, son équipe et elle espèrent bientôt montrer qu’entre mai 1940 et avril 1945, les Françaises et Français se sont vus interdire de danser. On se souviendra que, frustrés, certains décidèrent d’organiser ou de participer à des bals clandestins. Une expo sur ce thème devait débuter vendredi 9 avril : il faudra attendre que le Musée rouvre pour la voir – elle est programmée jusqu’au 3 janvier prochain. « Inédite, elle est le fruit d’un travail partagé avec des partenaires comme le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains de l’Université Paris 1 Sorbonne, l’INA et le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne ». Alice Buffet explique que danser était très populaire avant-guerre, avec l’arrivée de nouveaux styles et un développement des danses de couple. « Ce sera ensuite jugé comme contraire à la morale et allant à l’encontre du redressement national ». Et puni comme tel. « Paperasserie » Alice Buffet annonce une exposition visuelle et sonore.

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Teddy Beat, troisième sexe

Bande dessinée | Troisième volet des aventures de l’ourson lubrique imaginé en 2011 par l’auteur grenoblois Morgan Navarro, Teddy Beat : Sex Change voit notre protagoniste changer de sexe dans le seul but d’expérimenter la jouissance féminine. Tout un programme… qu’on vous détaille avant la séance de dédicace de l’auteur ce jeudi 8 avril à la librairie Les Modernes.

Damien Grimbert | Mercredi 7 avril 2021

Teddy Beat, troisième sexe

C’est une période chargée pour Morgan Navarro : après les deux tomes de Ma vie de réac en 2016 et 2018, il sortait au printemps 2020 Stop Work (éditions Dargaud) en collaboration avec Jacky Schwartzmann qui posait un regard acerbe sur les mutations du monde de l’entreprise moderne, et Le Président (éditions Les Arènes) en collaboration avec Philippe Moreau-Chevrolet, dystopie politique qui imaginait l’accession à la Présidence de la République de Cyril Hanouna en 2022. Avec la sortie de Teddy Beat : Sex Change, on peut littéralement parler d’un triple retour : à son éditeur historique, Les Requins Marteaux, maison d’édition bordelaise spécialisée en bande dessinée alternative au sein de laquelle il avait fait ses premiers pas, à la géniale collection "érotico-comico-expérimentale

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

 Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat » et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an dernier : celle de l'ouverture qui accueillera le petit fiancé de Jazz à Vienne, Jamie Cullum, et

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Ukumatik, duo solidaire

Concert | Motivés par l’Hexagone et en partenariat avec l’association Cultures du Cœur, Florent Diara et Mathias Chanon-Varreau, alias Ukumatik, ont réalisé une mini-tournée solidaire dans l’agglo, juste avant la mise en place des nouvelles restrictions sanitaires. Une idée qu’on espère voir reprise (et amplifiée) dès que possible.

Martin de Kerimel | Mardi 6 avril 2021

Ukumatik, duo solidaire

« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » On n’est pas sûr que, dans l’imaginaire collectif, cette tirade chevaleresque issu du roman Le Bossu, ait encore toute sa place. Qu’importe : au Petit Bulletin, on trouve sympa que les artistes, quand ils ne se produisent pas sur scène, puissent aller au-devant des autres… et y compris de celles et ceux qui ne baignent pas dans un environnement culturel quotidien. Notre tout dernier coup de cœur va à une idée efficace pour dissiper un peu de la morosité ambiante : celle de l’Hexagone, à Meylan, qui a permis à Florent Diara et Mathias Chanon-Varreau, duo de musiciens ukulélé / percussions, de jouer devant des patients du service d’accueil de jour La Monta à Saint-Égrève, de jeunes allophones au lycée Mounier de Grenoble, et d’autres personnes logées au centre d’hébergement d’urgence Le Habert Saint-Paul ou à la structure Lits d’accueil médicalisées de la Villeneuve Grenoble, notamment. Le fruit aussi d’un partenariat avec l’association Cultures du Cœur. « Un peu d’amour » Six mini-concerts ont eu lieu en deux jours, les 1er et 2 avril. De vrais moments de plaisir partagé.

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Le petit monde de Lilo

Street art | Ils fleurissent sur les murs de Grenoble depuis quelques mois, discrets et poétiques. Dans un monde qu'un virus force trop souvent à se replier sur lui-même, les collages de Lilo déploient un imaginaire et invitent au plaisir de la contemplation. Et si vous partiez à leur rencontre pendant ce long week-end ?

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Le petit monde de Lilo

Il suffit parfois de peu de choses pour égayer une journée. C’est en se promenant au hasard des rues grenobloises que nous avons croisé le chemin du Petit peuple de l’ombre. Quelques-uns de ses membres nous attendaient sur un mur de la ville. Groupés, mais si petits qu’ils auraient bien pu passer inaperçus. Ils nous ont toutefois inspiré une forme de sympathie instantanée. Et, en s’approchant, on a remarqué une signature : elle nous a appris qu'ils se rassemblaient aussi sur une page Instagram ! Lilo, leur discrète créatrice, donne encore quelques cours de dessin, notamment à des enfants. Pour elle, cette nouvelle aventure a démarré en juin dernier. « J’ai toujours adoré le street art. J’ai pris des millions de photos sur ce sujet depuis des années et j’ai eu envie de faire quelque chose moi-même, sans savoir quoi. Le confinement de l’année dernière a été l’élément déclencheur : il m’a motivée à redessiner pour moi. » « Un message pour la planète » Peut-être avez-vous déjà déc

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Le temps de l’essentiel, en numérique !

Événement | Grenoble présente, du 1er au 4 avril, la troisième édition de la Biennale des villes en transition. Le programme riche de 135 événements est construit selon quatre axes : les transitions démocratiques, sociales, économiques et environnementales. Une édition maintenue, malgré les incertitudes et les difficultés liées à la Covid, mais fortement "numérisée".

Jérémy Tronc | Jeudi 1 avril 2021

Le temps de l’essentiel, en numérique !

Avec cette troisième édition de la biennale des villes en transition, Grenoble veut se focaliser sur "l’essentiel", le fil rouge de la programmation. « Parce qu’on vit dans une période pleine d’incertitudes, que le chemin que l’on va parcourir n’est pas encore identifié, on s’est demandé ce que nous aimerions mettre d’essentiel dans un sac à dos pour partir sur ce chemin et construire la société de demain. Cela implique de se questionner sur ce que l’on peut laisser de côté, sur ce que l’on peut transformer et si l’on va dans la bonne direction », explique Maud Wadelec, conseillère municipale de Grenoble et déléguée aux réseaux des villes en transition. Ces quatre jours de rencontres, d’ateliers, de tables-rondes, de conférences et d’expositions mobilisent de nombreux partenaires et intervenants, issus en partie de la société civile. « C’est dans notre logique politique et nos convictions de se dire que chaque habitant est capable d’initier des transitions, d'être moteur et d'apporter sa pierre à l’édifice selon son expertise et ses centres d’intérêt. » Pour cette édition 2021, l’événement sollicite des personnalités reconnues et des parrains prestigi

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Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Découverte | Changement de programme. À défaut de pouvoir jouer son spectacle immersif tiré de la BD éponyme de Mathieu Bablet, Christelle Derré, directrice artistique du collectif poitevin Or Normes, est venue à l’Hexagone de Meylan lundi 29 et mardi 30 mars, à la rencontre d’étudiants. Des échanges fructueux dont elle nous a parlé dans la foulée.

Martin de Kerimel | Mercredi 31 mars 2021

Échanges dans l'orbite de Shangri-La

Souvenez-vous… ou fouillez nos archives : au Petit Bulletin, en octobre dernier, nous vous avions parlé de la nouvelle BD de Mathieu Bablet, Carbone et Silicium. Le jeune auteur nous avait alors expliqué qu’il avait dû prendre du recul après le succès de son précédent album, Shangri-La, en lice au Festival international d’Angoulême et vendu à plus de 100 000 exemplaires. On a vite fait le rapprochement quand le même titre est réapparu du côté de l’Hexagone, coproducteur et promoteur d’un concert visuel et immersif inspiré de l’ouvrage. L’univers SF de Mathieu Bablet est si puissant que l’on regrette que les dates prévues à Meylan aient été annulées cette année. Ce maudit coronavirus ! Une œuvre recomposée En attendant, c’est avec une sincère curiosité que l’on a discuté avec Christelle Derré, la directrice artistique d’Or Normes, le collectif à l’origine du spectacle. Faute de jouer, la jeune femme a rencontré des collég

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Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

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"The Last Tree" : auprès de son arbre

ECRANS | Deux ans après sa présentation au festival de Sundance, le film de Shola Amoo arrive enfin sur les (petits) écrans français. Une modeste consolation pour cette histoire illustrant malgré elle un concept à la mode depuis qu’il a été dévoyé par la politique : la résilience.

Vincent Raymond | Mercredi 14 avril 2021

Trois moments décisifs de de la vie de Femi. D’abord l’enfance à la campagne chez Mary, mère nourricière, jusqu’à ce que sa mère biologique vienne le récupérer pour vivre dans une HLM londonienne. Puis l’adolescence au lycée, entre rébellion, petite délinquance et aspiration à une autre vie. Enfin le début d’âge adulte, avec la rencontre avec son père… Jolie découverte que ce film partiellement autobiographique parvenant à dépasser d’inévitables clichés par ses instants de grâce et une mise en scène immersive, au plus près de son personnage, ainsi que des séquences d’un lyrisme visuel et musical rappelant Terrence Malick ou Benh Zeitlin, faisant contrepoint avec la violence psychologique (ou physique) ambiante. Cette alternance savamment maîtrisée donne sa profondeur à The Last Tree. Débutant par la violence d'un arrachage affectif (Femi est ôté d’une famille d’accueil où il est choyé pour atterrir dans un cité blême auprès d’une mère célibataire peu démonstrative), le film raconte à travers de multiples digressions son ré-enracinement. On retr

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À la rencontre de l’autre

Danse | Danseuses et chorégraphes, Myriam Lefkowitz et Catalina Insignares viennent de passer trois semaines en résidence à Grenoble à l’invitation du Pacifique, centre de développement chorégraphique national. Elles ont travaillé avec des migrants autour de la Facultad, un ensemble de propositions artistiques qu’elles ont élaboré. Leur démarche : placer l’attention à l’autre au cœur de la création.

Martin de Kerimel | Lundi 29 mars 2021

À la rencontre de l’autre

Pour elles, la danse ne se limite pas à une pratique artistique sur scène. Myriam Lefkowitz s’interroge sur les questions d’attention et de perception et travaille notamment sur des dispositifs immersifs, pour favoriser la relation directe entre les spectateurs et les interprètes. Catalina Insignares, elle aussi, aime questionner la relation des artistes à la société. La permanence qu’elles viennent d’organiser dans un appartement du quartier de l’Abbaye, à Grenoble, les a placées en contact direct avec plusieurs dizaines de personnes exilées, ainsi qu’avec d’autres, issues du monde associatif, qui les accompagnent, les écoutent et les soutiennent. L’idée : expérimenter des pratiques qui, par nature, nécessitent la mise en place d’une relation à l’autre. Marches urbaines les yeux fermés, danse de mains, dialogues basés sur l’imaginaire et les ressentis… un ensemble de démarches mis au service de la rencontre, sans intention d’en tirer un spectacle. « Déségrégation » Cette résidence à Grenoble était également, pour les deux jeunes femmes, une expérience personnelle.

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Un petit miracle télévisé

Danse | "Miracles", le très beau dernier spectacle de Bouba Landrille Tchouda, est un peu sorti de l’ombre, il y a deux grosses semaines, à l’occasion d’une représentation professionnelle à la MC2. Toujours coupés du public, le chorégraphe grenoblois et ses danseurs seront les invités d’un programme télévisé lundi 29 mars.

Martin de Kerimel | Samedi 27 mars 2021

Un petit miracle télévisé

« Nous avions réussi à créer Miracles après le deuxième confinement. Une série de représentations devait suivre. Tout est tombé à l’eau et, malgré un bon accueil de la presse nationale, nous nous retrouvons avec une pièce que personne n’a vue. Nous sommes privés de ce que j’aime : présenter nos spectacles au plus grand nombre. » Ainsi nous parlait Bouba Landrille Tchouda au début du mois de février dernier, frustré de devoir subir la crise sanitaire et renoncer à présenter son travail dans des conditions "normales". Bien que les choses n’aient pas évolué sur ce point, le chorégraphe grenoblois sera mis en avant lundi 29 mars, à la télévision. Avec sa compagnie, Malka, il sera l’un des invités de Culturebox l’émission, le programme de la chaîne éphémère, animé par Daphné Bürki et Raphäl Yem à partir de 20h10. D’après nos informations, cela permettra de montrer un extrait de Miracles. « Une danse sous influence » Cette pièce met

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Bertrand Tavernier est mort

Disparition | On vient d’apprendre la disparition à 79 ans du cinéaste, scénariste et producteur Bertrand Tavernier, par ailleurs président de l’Institut Lumière, à Lyon, depuis sa création en 1982. Une perte immense.

Vincent Raymond | Jeudi 25 mars 2021

Bertrand Tavernier est mort

Né à Lyon en 1941, celui qui fut attaché de presse et critique avant de s'emparer de la caméra en 1964 pour son premier court-métrage, puis en 1973 pour son premier long L'Horloger de Saint-Paul, aura signé une des œuvres les plus prolifiques et éclectiques du cinéma français contemporain. Sans pour autant renier ses précurseurs à la différence de la génération précédente – Bertrand Tavernier n'hésitera pas à travailler avec les scénaristes Aurenche et Bost conspués par la Nouvelle Vague. Touchant à tous les styles, du polar à l'anticipation en passant par le documentaire ; manifestant en homme engagé son amour pour le rétablissement de la justice sociale (L. 627, Histoires de vies brisées…), le jazz (Autour de minuit), le cinéma (l'extraordinaire Laissez-Passer, Voyage à travers le cinéma Français), sa filmographie est émaillée de nombreux prix : il fut le premier récipiendaire du César du réalisateur en 1976 pour Que la fête commence et le remportera à nouveau en 1997 pour

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"Je m’appelle humain" : apaisée Joséphine

ECRANS | Grande plume de la poésie innue, Joséphine Bacon fait l’objet d’un portrait documentaire encapsulant une part de l’âme de sa culture. À découvrir en exclusivité en VOD, pour le moment.

Vincent Raymond | Mercredi 14 avril 2021

Québec, de nos jours. Poétesse reconnue et célébrée pour son écriture bilingue (en français et en innu-aimun, la langue des Premiers peuples du Canada), Joséphine Bacon évoque devant la caméra de Kim O’Bomsawin son parcours, de son passage au pensionnat à sa jeunesse semi beatnik à Montréal. Et comment, en maintenant vivace le souvenir de sa culture ancestrale faite d’oralité et de coutumes, elle a su en perpétuer l’essence à travers ses écrits… Paysages inspirants, lumière magique, palette harmonieuse… L’image de ce premier film est souvent flatteuse. Kim O’Bomsawin, pour son premier long-métrage, soigne son double sujet : le peuple Innu, survivant malgré l’entreprise d’acculturation destructrice menée par le gouvernement canadien depuis des décennies, et surtout Joséphine Bacon. D’ailleurs, si la réalisatrice ne convoque que si peu d’archives pour illustrer les souvenirs de sa charismatique interlocutrice, c’est sans doute par manque de matériau d’époque, témoignant du peu de cas accordé aux "Américains natifs". Parqués dans des réserves ou arrachés à leur famille, ils sont spoliés de leur identité quand ce n’est

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Quel horizon pour le Magasin ?

Enquête | Toujours fermé à ce jour, le Magasin des Horizons fait l’objet de rumeurs alarmantes. Si ses tutelles publiques disent vouloir continuer à le soutenir, il est difficile de savoir de quoi son avenir sera fait. Une situation inquiétante que nous avons tenté de décrypter.

Martin de Kerimel | Lundi 22 mars 2021

Quel horizon pour le Magasin ?

La fermeture des musées du fait de la crise sanitaire a pu un temps nous laisser penser que le Magasin des Horizons, présenté comme un centre d’art, subissait le même triste sort. Des sources concordantes nous ont assuré que sa situation était plus complexe. De fait, après avoir demandé des informations à la Ville de Grenoble, nous avons appris que la directrice, Béatrice Josse, était désormais partie, au terme d’une fin de parcours chaotique : nommée en mars 2016, elle était absente depuis plus d'un an. Plusieurs membres de l’équipe ont également connu des périodes d’arrêt et/ou quitté leur poste après avoir été déclarés inaptes. Vendredi 19 mars, Anne-Marie Charbonneaux, présidente du conseil d’administration de l’association liée au Magasin, nous a assuré qu’il en restait quatre, au chômage partiel. Le tout contre neuf équivalents temps plein au départ, selon nos informations. Une première salariée avait pourtant alerté le conseil d’administration sur des difficultés dès novembre 2019, avant d’être relayée, notamment par un syndicat qui a adressé des courriers aux administrateurs en février et juin l’année dernière. Des délégués du personnel et un médecin du travail

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Une colère sociale encore contenue ?

Printemps culturel | Samedi 20 mars au matin, au cinquième jour d’occupation de la MC2, un nouveau rassemblement a été organisé sur son parvis, dans le calme. On y a vérifié que le gouvernement était attendu sur la réouverture des lieux de spectacle, mais pas seulement. Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui, acteurs du monde culturel, élus ou citoyens solidaires, se sont réunis, pour prendre le pouls du mouvement.

La rédaction | Samedi 20 mars 2021

Une colère sociale encore contenue ?

Compte-rendu : Martin de Kerimel Témoignages : Hugo Verit et Martin de Kerimel Ce qui s’est passé samedi… Descendus du tram, nous sommes arrivés à la MC2 un peu avant 11h, sous un vent glacial. Un rassemblement devait y démarrer à l’heure pile, à l’appel du Syndeac et de l’Association des Scènes nationales, mais il n’y avait alors pas grand-monde dehors. Encore peu de fleurs visibles, également, alors même qu’il avait été proposé aux participants d’en apporter pour défendre un « printemps inexorable », évoqué en son temps par le poète chilien Pablo Neruda. La MC2 étant occupée, ses portes étaient ouvertes. Il nous a suffi d’entrer pour constater que c’est là, dans un premier temps, que les personnes mobilisées avaient décidé de se réunir. La foule s’est progressivement densifiée. Avec le froid et les contraintes sanitaires, le nombre des présents nous est apparu encore modeste à l’échelle de l’agglo grenobloise… Vers 11h20, en ressortant de la MC2, on est entré dans le vif du sujet. Artistiquement, d’abord, avec une courte performance d’acrobates en équilibre les uns sur les autres, puis un

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Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

ECRANS | Temporairement privé de salle, le Festival du film italien de Voiron se réinvente en ligne en consacrant une mini-rétrospective à un grand maître transalpin, Luigi Comencini.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

Comme nous vous l’annoncions le mois dernier, l’association Amitié Voiron Bassano planchait une parade numérique pour permettre à ses fidèles de célébrer, fût-ce à distance, un printemps italien cinéphile. Les conditions n’étant pas réunies pour que le traditionnel festival se déroule sur les écrans du cinéma PASSr’L, c’est donc de chez soi que chacune et chacun visionneront la programmation de ce rendez-vous concocté en partenariat avec le réseau des bibliothèques du Pays Voironnais : six films ont en effet été sélectionnés pour être consultables en ligne jusqu’au 15 avril — en attendant (espérant) une édition plus “normale“ et partagée en septembre. Six œuvres prélevés dans l’abondante filmographie du prolifique Luigi Comencini (1916-2007), et qui forment donc ici une manière d’hommage. Six fois Luigi Annonçons-le d’emblée : il ne s’agit pas d

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Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

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Et maintenant, la MC2 !

Mobilisation | Douze jours après le Théâtre de l’Odéon, à Paris, la MC2 a rejoint, mardi 16 mars à la mi-journée, la liste des théâtres occupés en France. Le mouvement, qui associe des artistes, des techniciens et des étudiants, s’organise pour durer. Jusqu’à quand ? Sur place, personne n'a encore pu répondre à cette question.

Martin de Kerimel | Mardi 16 mars 2021

Et maintenant, la MC2 !

De la musique. Des gens assis sur les marches. En haut, des banderoles encore vierges de tout message et d'autres en cours de fabrication. Il y avait plusieurs dizaines de personnes mardi 16 mars, à 14h30, sur le parvis de la MC2, et au moins le même nombre dans le hall, à l’intérieur. « Vers midi, nous étions encore 300 ou 400 », nous a assuré une représentante syndicale sur place. Parmi ceux-là, des représentants des syndicats, donc, CGT, Syndeac, Synavi, mais aussi des artistes indépendants et des étudiants, tous déterminés, semble-t-il, à occuper les lieux de manière durable. Avec quel objectif ? « Celui de peser sur le gouvernement », nous a répondu un autre syndicaliste présent. Pour obtenir quoi ? À ce stade, il est difficile de donner une liste exhaustive des revendications, mais, évidemment, la plupart tournent autour de la situation des acteurs de la culture. Réouverture des salles de spectacle, mise en place de protocoles sanitaires adaptés, organisation d’assises au niveau régional, création de droits sociaux nouveaux et/ou prolongation

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Les fantômes du Congo

Photo | De 2014 à 2019, le photographe William Dupuy a arpenté les confins de la République démocratique du Congo à la rencontre des enfants soldats. Une plongée dans l’enfer des conflits inter-ethniques dont le regard hagard des protagonistes témoigne de la détresse, souvent inconsciente, qui les hante. Une exposition à découvrir au Studio Spiral.

Benjamin Bardinet | Vendredi 19 mars 2021

Les fantômes du Congo

Sous un ciel encombré de nuages teintés d’un gris électrique, une luxuriante végétation vert sombre recouvre le doux relief de collines dont les lignes sinueuses se perdent dans le lointain. L’ambiance singulière qui se dégage du paysage que dévoile le cliché introductif de l’exposition de William Dupuy a autant pour but de témoigner des caractéristiques géographiques du Nord Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, que de nous plonger dans l’étrange atmosphère de cette contrée en proie à de multiples conflits. Une dimension fantasmatique que William Dupuy amplifie en re-baptisant ce territoire Neverland en référence à Peter Pan, car, tout comme la fameuse île issue de l’imaginaire de J.M. Barrie, cette région abrite un grand nombre "d’enfants perdus". En effet, embrigadés dès leur plus jeune âge, les enfants-soldats du Nord Kivu s’engagent dans de multiples micro-conflits qui les dépassent et dont ils ne savent généralement pas grand-chose, si ce n’est que s’ils ne tuent pas l’ennemi qui leur est désigné, c’est eux qui seront tués. Totalement désœuvrés et déscolarisés (les rares instituteur.trices encore en place expliquent généralement

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Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Rencontre | Reconnu comme l'un des pionniers de la bande dessinée contemporaine et autobiographique, Edmond Baudoin est en résidence à Grenoble depuis trois mois sur invitation du réseau de bibliothèques, dans le cadre du Printemps du livre. Avec son pinceau et sa bouteille d’encre de Chine, il parcourt les rues de la ville pour dessiner des portraits au hasard de ses rencontres. Ce projet, nommé "Grenoble en portrait(s)", fera l’objet d’une exposition et sans doute d’un livre. Nous avons pu le rencontrer, un peu trop rapidement, et lui poser quelques questions. Une parole parfois espiègle, toujours humble et pourtant si riche.

Jérémy Tronc | Vendredi 12 mars 2021

 Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Comment vous y prenez-vous pour réaliser les portraits des habitants ? Il me suffit de me mettre devant les personnes, quand elles ont enlevé leur masque, et de dessiner. En même temps, je leur pose une question et je discute avec elles. Le portrait que je tire est ensuite échangé contre la réponse à ma question. Je ne le garde pas pour moi : je l’offre. Pas tout de suite : les bibliothèques ont l’intention de monter une exposition avec l’ensemble de mes dessins. Je m’applique le plus possible pour mes portraits mais j’en rate parfois. Les personnes ne m’en veulent pas. Comme pour Picasso, quand ce n’est pas exactement le visage de la personne, ce sera ce visage ! Vous êtes donc allé à la rencontre des personnes dans la rue ? Avec les cafés et les restaurants fermés, c’est difficile. D’habitude, je me mets dans un restaurant et je dessine la personne qui est en face, si elle accepte. C’est facile. Mais j’ai aussi fait des visites dans des endroits qui aident les gens, comme l’association Point d’eau pour les migrants, et là c’était simple d’enlever le masque. Des gens viennent chez moi quand je les invite ou c’est moi qui

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Troisième Bureau entretient la flamme

Théâtre | Le comité de lecture du collectif artistique grenoblois a publié, fin février, la liste des textes qu’il a retenus pour cette année. L’occasion pour nous de solliciter Bernard Garnier, coordinateur artistique, afin de faire un point complet sur son fonctionnement et son actualité, en attendant les prochaines représentations publiques.

Martin de Kerimel | Vendredi 12 mars 2021

Troisième Bureau entretient la flamme

Quelle présentation feriez-vous de Troisième Bureau ? Bernard Garnier : Le collectif a été créé il y a une vingtaine d’années, autour principalement de professionnels du théâtre (comédiens, metteurs en scène, auteurs, scénographes… entre autres). Au départ, il y a un constat : les écritures théâtrales contemporaines restent peu représentées sur les scènes des théâtres subventionnés. Nous aimons jouer les classiques, mais disons que le théâtre contemporain a une manière d’interroger le monde autrement, avec une langue d’aujourd’hui. C’est son intérêt et sa force. Comment travaillez-vous ? Très modestement, notre idée est de mener un travail de groupe en parallèle des projets personnels de chacun, afin de pouvoir faire découvrir ces œuvres au milieu professionnel et de les partager avec le public. Avec Troisième Bureau, nous avons commencé à lire ensemble des pièces contemporaines et à nous réunir pour en discuter. Nous avons ensuite mis en place un certain nombre d’actions, la plus emblématique étant sans doute le festival Regards croisés, qui invite chaque année des auteurs et autrices pour des lectures, rencontres, ateli

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La Casemate, Wikipédia et les femmes scientifiques

Événement | Jusqu’au 14 mars, la Casemate organise un nouvel éditathon ouvert à tous. Le but : enrichir les pages Wikipédia de biographies de femmes scientifiques. À vos ordinateurs : on vous explique tout !

Jérémy Tronc | Jeudi 11 mars 2021

La Casemate, Wikipédia et les femmes scientifiques

En 2016, Wikipédia en français comptait 450 000 biographies d’hommes, contre 75 000 de femmes (soit 14% de femmes). Cette proportion est encore inférieure quand il s’agit de femmes scientifiques (8 à 10%). Alors comment rééquilibrer le contenu ? Depuis cinq ans, la Casemate propose une solution en marge de la journée internationale pour le droit des femmes : un éditathon, c’est-à-dire une opération d’enrichissement des pages et de correction des biographies déjà en ligne. « Une session de formation à distance permet toujours d’apporter les prérequis et le mode opératoire aux volontaires débutants », explique Jeany Jean-Baptiste, directrice de la Casemate. Les participants contribuent ensuite sur l’encyclopédie en ligne selon le thème fixé. Ils peuvent créer un article, en traduire un depuis un Wikipédia étranger, en corriger ou enrichir un existant, ajouter des sources, légender des photos déjà en ligne, en trouver de nouvelles libres de droit. À Grenoble, le thème "Femmes des sciences de la terre" a été retenu. À Toulouse, les athlètes informatiques se penchent sur les "Femmes de l’intelligence artificielle". Une petite compétition entre les deux vi

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« Comprendre les sciences, c’est comprendre le monde dans lequel on vit »

Sciences | L’association La Casemate, centre de culture scientifique fondé en 1979, s’est transformée en établissement public de coopération culturelle (EPCC). Elle intégrera le nouveau Centre de sciences de Pont-de-Claix l’année prochaine. Nous sommes allés interroger sa nouvelle présidente et sa directrice pour savoir ce qui allait changer et si l’indépendance serait toujours de mise sous une gouvernance très politique.

Jérémy Tronc | Jeudi 11 mars 2021

« Comprendre les sciences, c’est comprendre le monde dans lequel on vit »

Après cinq ans de gestation, l’établissement public de coopération culturelle La Casemate est officiellement né le 1er janvier dernier. Avec la MC2 Grenoble, c’est le deuxième EPCC sur le territoire et l’un des tous premiers en France à vocation scientifique. Le premier conseil d’administration de la nouvelle structure s’est tenu le 13 janvier, avec un duo féminin à sa tête. Sa présidente, Corine Lemariey, est adjointe au maire de Varces et conseillère métropolitaine déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations. Jeany Jean-Baptiste, en poste depuis trois ans, reste directrice de l’établissement, auquel sera rattaché le centre de sciences de Pont-de-Claix dont l’ouverture est prévue fin 2022. Qu’est-ce qui va changer pour la Casemate ? Quels sont les enjeux de cette nouvelle structure ? Comment va-t-elle fonctionner ? Réponses de la directrice et de la présidente. Corine Lemariey, qu’est-ce qui vous a amené à ces nouvelles fonctions ? C. L. : Je suis élue et adjointe au maire de Varces-Allières-et-Risset depuis un certain nombre d’années et je suis conseillère métro

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La Bibliothèque d’étude et du patrimoine dévoile ses collections

CONNAITRE | Trois mois après sa réouverture au public, l'établissement grenoblois accueille une première exposition consacrée à la diversité de ses collections patrimoniales. Un patchwork d’objets présentés à travers l’histoire de certaines architectures grenobloises.

Hugo Verit | Samedi 6 mars 2021

La Bibliothèque d’étude et du patrimoine dévoile ses collections

Simplicité et efficacité. Voilà qui résume bien l’exposition inaugurale de la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP) tout juste rénovée, à découvrir dès samedi 6 mars et jusqu’au 31 juillet prochain. Son titre, De pierres & de papiers, bâtir nos patrimoines, n’a strictement rien de métaphorique : le parcours est une présentation « partielle et partiale » de la richesse et de la diversité des collections patrimoniales de la BEP – le papier donc – à travers l’histoire de plusieurs éléments architecturaux et urbains de Grenoble – la pierre, vous l’aurez compris. L’exposition se découpe en sept thématiques qui, il faut le reconnaître, ne surprendront pas les plus fins connaisseurs de l’histoire locale. Fortifications, ancien musée de peinture, Jardin de ville, Jardin des dauphins, Champollion, parlement… Que des grands classiques de la grenoblologie. Tableaux, cartes postales, livres... En revanche, les œuvres présentées suffisent, en elles-mêmes, à rendre le parcours très intéressant. Des tableaux, croquis, plans, cartes postales, affiches, l

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Eptagon, à la croisée des genres

MUSIQUES | Collectif artistique grenoblois aux frontières d’une vaste gamme d’influences musicales (métal extrême, ambient, drone, musiques électroniques…), Eptagon dévoilera ce vendredi un imposant double album, "a.va.lon", ainsi qu’une série de performances inédites en streaming. L’occasion rêvée de mettre leur travail en lumière.

Damien Grimbert | Mercredi 3 mars 2021

Eptagon, à la croisée des genres

Fondé en 2016, le collectif Eptagon se crée à ses débuts dans un cadre assez informel, autour d’une petite demi-douzaine de groupes et de quelques artistes individuels. Leur point commun : un amour partagé pour le métal extrême, mais également une volonté de ne pas hésiter à s’en détacher occasionnellement pour explorer d’autres horizons musicaux. Une singularité qui va s’accentuer encore lorsque fin 2018, le collectif accède à une résidence de longue durée au Ciel, qui lui permet de bénéficier d’un espace de création partagé au sein de la structure. Un véritable coup d’accélérateur pour Eptagon, qui voit ses rangs s’agrandir (ce sont désormais pas moins de 25 personnes et plus d’une douzaine de projets stables qui gravitent au sein du collectif) mais également se diversifier avec l’arrivée de vidéastes et d’artistes numériques. Aux côtés de formations musicales déjà bien établies (Maïeutiste, Epitaphe, Barus, Demenseed…) se greffent ainsi de nouveaux projets artistiques (Orcae, Jonas François, Nicolas Gaillardon…) qui vont permettre aux membres du collectif d’explorer d’autres gammes esthétiques, aussi différentes que complémentaires de leur style de prédilection : am

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Petits écrans et hautes montagnes

Télé | L’automne dernier, on aurait à coup sûr aimé découvrir les films des Rencontres CinéMontagne autrement que lors d’un rendez-vous digitalisé ! En attendant l’annonce de l’édition 2021, on pourra toujours voir quelques films de montagne sur TéléGrenoble au cours de la soirée du dimanche 28 février.

Martin de Kerimel | Dimanche 28 février 2021

Petits écrans et hautes montagnes

Au mois de novembre dernier, leurs organisateurs espéraient pouvoir accueillir quelque 20 000 curieux au Palais des Sports de Grenoble et dans toute une série de salles partenaires. Patatras ! La faute encore à ce maudit coronavirus, il n’en a rien été : les 22e Rencontres CinéMontagne, elles aussi, ont dû se contenter d’une édition virtuelle – sans la moindre petite rencontre « en présentiel ». Vous avez tout raté et vous auriez envie de rattraper le coup ? Un bon tuyau : TéléGrenoble diffuse plusieurs films de montagne, regroupés sous le titre Libre comme l’air, dimanche 28 février, à 21h. On y découvrira Aconcagua (notre photo), le récit d’un homme parti traverser la Cordillère des Andes… en parapente et bivouac ! Sous d’autres latitudes, on fera également connaissance avec Aziz Elmssaid, un jeune pêcheur marocain devenu l’un des meilleurs pilotes de vol de proximité, le long des falaises d’Aglou, ainsi qu’avec des enfants malgaches, eux aussi parapentistes, et qui pourraient avoir trouvé dans la pratique de ce sport extrême une manière de créer leur propre emploi ! Enfin, le programme se complètera avec It’s a bird thing, un fi

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Quand le travail de Yoann Bourgeois fait polémique

ACTUS | Début février, le circassien et chorégraphe Yoann Bourgeois, codirecteur depuis 2016 du centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), a été mis en cause dans une vidéo anonyme laissant entendre qu’il aurait pu plagier d’autres artistes. On a cherché à en savoir plus en contactant les principaux intéressés, qui appellent pour la plupart à une remise en question profonde du milieu des arts de cirque. Quant à Yoann Bourgeois, après avoir longuement hésité, il a finalement décliné notre proposition d’interview.

Aurélien Martinez | Vendredi 26 février 2021

Quand le travail de Yoann Bourgeois fait polémique

Revenons dans le passé pour commencer. Depuis une dizaine d’années à Grenoble (c’est là qu’il a implanté sa compagnie en 2010), on suit avec délectation et fascination l’éclosion artistique de Yoann Bourgeois, homme de cirque (il est passé par le prestigieux Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne) et de danse (il a notamment collaboré plusieurs années avec la chorégraphe Maguy Marin) devenu, au fil des ans et des créations, l’une des figures phares du nouveau cirque français. On se souvient ainsi, une fin de journée de l’été 2010, être monté à la Bastille, fort militaire surplombant Grenoble, pour découvrir son impressionnant Cavale dans lequel, en compagnie de l’acrobate Lucien Reynès, il défiait magnifiquement la gravité avec un escalier, un trampoline et le panorama urbain en toile de fond (des extraits sont disponibles en ligne). « Dans le cirque, je suis intéressé par le fait de rendre perceptibles

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Un musée vu de l'intérieur

ARTS | Si le public devra encore attendre quelques mois pour y être convié, le Musée Champollion rythme la vie de nombreuses personnes depuis déjà un bon moment ! Nous avons rencontré deux des parties prenantes d'un chantier plein de surprises, impatientes, elles aussi, de voir l'établissement ouvrir enfin.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Un musée vu de l'intérieur

Caroline Dugand, conservatrice du Musée Champollion : « Nous allons passer à une phase concrète » L’équipe du Musée Champollion va désormais s’installer en ses murs. Comment cela va-t-il se passer ? Cela va représenter un grand changement pour nous ! Jusqu’à présent, nous préparions le projet scientifique et culturel, autour des demandes de prêt d’œuvres et de la restauration de certaines d’entre elles, ainsi que l’installation de la muséographie. Nous allons désormais passer à une phase concrète, en nous installant dans nos bureaux. Il faut faire revenir sur site le fonds Champollion, actuellement dans des réserves externalisées, sortir les œuvres des conditionnements où elles attendent depuis plusieurs années pour les préparer à l’accrochage dans le musée. Il faut également accueillir les dépôts des autres musées, en coordonnant l’arrivée des œuvres et en organisant un planning des taches pour leur installation. Un travail à mener dans une maison qui ne sera pas strictement identique à celle que les frères Champollion ont connue… En effet. Le bâtiment est ici classé au titre des monuments historiques. Il a f

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Ouverture programmée chez Champollion !

Musée | Du neuf au sujet du Musée Champollion de Vif : toujours en chantier, l’établissement a reçu la visite d’élus conduits par Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère, venu annoncer une ouverture possible le 29 mai prochain. Nous étions là aussi pour en savoir plus.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Ouverture programmée chez Champollion !

Impossible d’y échapper : à l’entrée du vaste domaine qui accueillera bientôt le Musée Champollion, une pancarte signalait encore, jeudi 25 février, une livraison du bâtiment… au printemps 2020 ! La crise sanitaire est passée par là et a retardé le chantier de ce qui sera prochainement le onzième Musée du Département de l’Isère. Vous êtes impatients de le visiter et de mieux connaître le parcours de Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes de l’Égypte antique en 1822 ? Ce devrait être possible dans un peu plus de trois mois. En fixant au 29 mai la date d’ouverture au public, le président du Conseil départemental de l’Isère est resté prudent derrière son masque et a aussitôt précisé que cette échéance serait tenue si les conditions sanitaires le permettaient. En réponse à l’une de nos consœurs, il s’est fait une joie de préciser que l’accès au Musée serait gratuit pour tout le monde, que ce soit pour l’exposition permanente ou les expositions temporaires qui rythmeront la vie de ce nouvel établissement. Une longue histoire à raconter Pour l’heure, le chantier est encore en cours, mais le plus gros du travail est achevé. Au total, pas moins d

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Boire et déboires des micro-brasseurs grenoblois

GUIDE URBAIN | Le marché des bières artisanales n’est plus ce qu’il fut depuis que le coronavirus dicte ses périodes d’ouverture aux bars et aux restaurants. Les micro-brasseurs locaux, touchés mais pas coulés, préfèrent voir le verre à moitié plein et fondent leurs espoirs sur une évolution positive de la situation sanitaire et le beau temps qui annonce de nouvelles soirées mousse. En attendant, la vente à emporter les aide à passer cette période compliquée. Après notre épisode 1 au Ptit Labo, on vous donne d’autres bons tuyaux.

Jérémy Tronc | Jeudi 25 février 2021

Boire et déboires des micro-brasseurs grenoblois

Chez Docteur D : le malade boosté par Vitamine C À la fois brasseur et bar, comme le Ptit Labo, Docteur D écoulait l’intégralité de sa production dans la vente de bière à la pression. La fermeture de son établissement l’a obligé à trouver un système D pour liquider ses brassins et faire face aux charges de son commerce. Damien Veau, le gérant, a investi dans une unité d’encanettage afin de pouvoir proposer de la vente à emporter. « Les canettes conservent mieux les propriétés organoleptiques de la bière et le bilan écologique est meilleur que le verre, même recyclé », assure Damien, qui s’est associé au studio graphique grenoblois Vitamine C pour créer les étiquettes correspondant aux différentes recettes. La vente à emporter lui permet de maintenir une toute petite partie de son activité. « J’ai brassé seulement deux fois depuis le deuxième confinement. Cela correspond à une chute de 90% de ma production habituelle ». Heureusement, les habitués du bar sont restés fidèles à l’enseigne. « Certains clients viennent clairement pour me soutenir. C’est un achat solidaire mais ils sont aussi contents de pouvoir faire déguster mes bières à des non-habi

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Émergences "recrute" encore

SCENES | La Ville de Grenoble en appelle à la jeunesse : jusqu’au 26 février, les jeunes de l’agglo, âgés de 15 à 25 ans, peuvent s’inscrire pour participer à la septième édition d’Émergences, qui doit les conduire sur la scène de la MC2. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 23 février 2021

Émergences

Et de sept ! Après deux éditions 2020, la première 100% confinée en mai, la seconde achevée en octobre au Théâtre Prémol, Émergences fait son retour dans le calendrier événementiel grenoblois. Non sans un certain lyrisme, un communiqué de la Ville évoque « le début d’une aventure pour tout jeune qui souhaite prendre la parole sur les thématiques des villes en transition et le contexte sanitaire actuel. Émergences les invite à s’exprimer, à oser, à se révéler et à user de la liberté de parole. » Comment cela fonctionne-t-il ? D’abord en s’inscrivant en ligne, sur la page dédiée. Ensuite, en mars, des master class leur seront proposées en visioconférence, à raison d’environ deux heures par semaine. Ils pourront ainsi s’initier à différentes techniques d’expression orale et d’éloquence (discours, plaidoirie, débat, chant, slam, rap et poésie). Une fois cette étape numérique franchie, plusieurs autres rendez-vous sont prévus, avec notamment une première restitution des mas

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La Source s'écoule toujours

Spectacles en ligne | Depuis quelque mois, malgré la situation sanitaire, la Source continue de proposer résidences et événements (pour la plupart en livestream), pour combler un tant soit peu notre irréductible besoin de consolation. Et voici que la dernière salve en date s'avance pour les prochaines semaines !

Stéphane Duchêne | Mercredi 17 février 2021

La Source s'écoule toujours

ÀÀ vos agendas : le programme débute très vite, dès ce jeudi 18 février, à 18h30, avec la sortie de résidence des P'tits Maux des Mômes, un spectacle jeune public de la Cie Poêle à Gratter. Une résidence durant laquelle la compagnie a proposé des ateliers musicaux à destination des enfants du Centre de loisirs de Fontaine. Sur scène, et donc à travers le filtre du livestream, on retrouve trois musiciens pour un spectacle participatif né de leurs expériences dans le milieu scolaire et de la petite enfance. Les mardi 23 et mercredi 14 février, à 19h, sonnera l'heure des auditions régionales des iNOUïS du printemps de Bourges, un événement réservé aux professionnels de la profession (il s'agit comme indiqué d'auditions) mais retransmis sur Sol FM, qui proposera également des interviews des artistes. Les huit artistes régionaux présélectionnés par l'antenne régionale des iNOUïS seront comme d'usage répartis en deux groupes sur les deux soirs : le rappeur Richi, la protée lyonnaise Thaïs Lona, le Brésilien d'origine Joao Selva et la magnifique gouaille gone de

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Cinq minutes en attendant

Danse | Le Pacifique, le Centre de développement chorégraphique de Grenoble, propose à toute personne intéressée de retrouver son équipe en extérieur, chaque jour ouvrable à 12h30, pour un court instant de danse collective. C’est parti pour durer tant que les salles de spectacle n’auront pas rouvert !

Martin de Kerimel | Mercredi 17 février 2021

Cinq minutes en attendant

Les femmes n’avaient pas toutes la souplesse de Karen Lynn Gorney, ni les hommes le déhanché de John Travolta. Pas sûr d’ailleurs que tout ce petit monde ait vu La fièvre du samedi soir. C’est pourtant sur Stayin’ alive, le classique des Bee Gees au titre explicite, qu’une vingtaine de personnes (masquées) est venue danser lundi 15 février, en face des locaux du Pacifique, chemin des Alpins, à Grenoble. Derrière cette initiative, l’envie est d’apporter de la joie en cette période privée de spectacles culturels (chorégraphiques et musicaux, notamment) en intérieur. De quoi oublier les quelques imperfections techniques – celles des autres et les siennes, tant qu’à faire – pour se dégourdir les jambes et, du même coup, les neurones. Sous le soleil, exactement ? Lors de ce premier mini-rassemblement inattendu, le Pacifique a pu compter sur une météo impeccable. L’opération est partie pour avoir lieu par tous les temps, chaque jour du lundi au vendredi, toujours à 12h30, tant que les salles de spectacle resteront portes closes. Le Centre de développement chorégraphique espère convai

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Des nouvelles de la nuit grenobloise

Enquête | Près d’un an après le début de la pandémie (et leur fermeture consécutive), on est allé prendre quelques nouvelles de deux acteurs majeurs de la nuit grenobloise, l’Ampérage et le Drak-Art, qui animent d’ordinaire le quartier Chorier-Berriat.

Hugo Verit | Mardi 16 février 2021

Des nouvelles de la nuit grenobloise

L’Ampérage s’ouvre aux résidences L’Ampérage, qui accueille soirées et concerts organisés par de nombreuses associations, vient de passer une année blanche, sans l’ombre d’un événement. Néanmoins, l’équipe garde le moral et communique beaucoup sur les réseaux sociaux, à travers plusieurs séries de vidéos : "Allo les orgas ?" (interviews des différentes structures qui produisent à l’Ampérage), "Première scène" (puisque c’est souvent sur cette scène que les musiciens de la cuvette font leurs premiers pas) et "Ampélove" (évocation par les artistes, les organisateurs et le public des meilleurs moments passés à l’Ampérage). Depuis peu, quelques notes de musique résonnent à nouveau dans les lieux : « Nous mettons actuellement notre plateau à la disposition des résidences artistiques et formations, toujours dans le respect des contraintes, détaille Antoine Nemoz, chargé de communication. Nous gardons aussi la perspective de reprendre une activité de diffusion en jauge réduite et assise, celle-ci étant soumise à deux conditions indissociables : l’obtention des aides allouées aux jauges réduites et l’autorisation de réouverture des salles de spectacle p

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Rachid Ouramdane en partance vers Chaillot

Danse | L’actuel codirecteur du CCN2, avec Yoann Bourgeois, vient d’être nommé à la tête du Théâtre national de la danse – Chaillot. Il prendra ses fonctions au début du mois d’avril prochain. Nous l’avons interrogé sur son bilan à Grenoble et la manière dont il envisage son nouveau poste.

Martin de Kerimel | Lundi 15 février 2021

Rachid Ouramdane en partance vers Chaillot

Comment traversez-vous cette période de crise sanitaire ? Rachid Ouramdane : Cette période a fait naître une profonde réflexion sur comment agir artistiquement et à la tête d’une institution, pour aller à la rencontre du public et faire en sorte que les choses ne s’arrêtent pas. Cela a demandé une vigilance quotidienne pour tenter d’apporter des solutions. Subir aurait été la pire des choses. En tant que directeur, je me suis évidemment soucié de mon équipe : il a fallu agir avec les nouveaux protocoles et comprendre ces informations qui nous éclairaient au fur et à mesure sur le risque. Cela a conduit à réorganiser notre travail. J’ai envie de continuer à me projeter sur le futur. Il faut croire en tout ce qui a été mis en place du point de vue sanitaire, en l’efficacité des vaccins, et espérer qu’à un moment donné, on pourra retrouver le public. Je pense qu’il faudra alors avoir la sagesse de s’appuyer sur ce qui a pu s’inventer pendant cette période particulière. Je pense à toutes les initiatives en lien avec le numérique, les petits formats, l’art en plein air. Des choses que l’on faisait déjà au CCN2, mais qui se sont accen

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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En attendant le public... (épisode 2)

SCENES | L'équipe du Petit Bulletin est repartie à la rencontre des compagnies de théâtre et de danse pour recueillir leurs impressions sur la crise sanitaire et l'évolution de leur travail au quotidien. Cinq d'entre elles nous ont répondu pour témoigner de leurs incertitudes persistantes, mais aussi, parfois, d'un relatif optimisme.

La rédaction | Vendredi 5 février 2021

En attendant le public... (épisode 2)

Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est aussi difficile pour moi de dire que c’est difficile parce que je sais que beaucoup d’autres sont plus impactés que nous au CCN2, qui sommes une institution assez solide économiquement. Même si, bien sûr, notre économie repose beaucoup sur la diffusion – on tournait énormément –, presque totalement à l’arrêt depuis un an. » Pour Yoann Bourgeois, codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (en binôme avec Rachid Ouramdane), cette crise sanitaire a chamboulé énormément de choses, notamment au niveau artistique puisque trois de ses créations sont en suspens : Hurricane, pour le ballet de l’Opéra de Göteborg en Suède, répétée entre janvier et mars 2020 mais qui n’a pu pour l’instant être jouée que le soir de la première en mars (on devrait cependant la voir la saison prochaine à la MC2) ; I wonder where the dreams I don't remember go, pour la fameuse

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Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

ECRANS | D’habitude, lorsque débutent les vacances d’hiver, l’année cinéma est déjà bien entamée : les premiers festivals ont eu lieu et les suivants annoncent la couleur (ou du moins leur programmation). La fermeture des salles change la donne, mais ne signifie pas l’effacement de la saison : durant cette période d’hibernation forcée, le printemps des écrans se prépare. Panorama*…

Vincent Raymond | Lundi 8 février 2021

Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

Jamais, en 125 ans d’histoire cinématographique, les salles n’auront été aussi longtemps fermées. Dimanche 7 février, cela a fait exactement 100 jours depuis le 30 octobre que les cinémas ont été contraints de baisser les rideaux, soit un jour de plus que lors du premier confinement, entre les 14 mars et 22 juin 2020. Si l’on mesure notre rage de spectateur, on imagine la souffrance des exploitants, programmateurs et organisateurs de festivals incapables de se projeter — sans mauvais jeu de mots — dans l’immédiat et forcés de composer au jour le jour. Pour certains, l’attente aura été fatale : le Festival de l’Alpe d’Huez a ainsi jeté l’éponge. Devant initialement se dérouler fin janvier, sa 24e édition avait un temps envisagé se décaler du 23 au 28 mars avant de renoncer, en accordant toutefois un "label" aux films qu’elle avait sélectionnés, comme Cannes l’an passé. Pas de quoi rire pour les rois de la comédie en altitude. En salle ou en ligne ? Suivant dans le calendrier, Voir Ensemble, le rendez-vous à destination du jeune public

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Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

ACTUS | Une demi-tonne de déchets est en moyenne produite par an et par habitant dans la Métropole grenobloise. C’est beaucoup trop pour Grenoble Alpes Métropole qui multiplie les initiatives afin de diminuer considérablement ce chiffre d’ici 2030. Les enjeux sont écologiques, sanitaires et économiques, et tout le monde peut y contribuer. Explications.

Article Partenaire | Mercredi 3 février 2021

Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par heure ! Quelle que soit la manière dont on aborde les données sur la production de déchets sur notre territoire, elles devraient interpeller chaque habitant. Depuis 2000, leur quantité augmente au même rythme que le PIB. Essayer d’infléchir cette courbe est-ce pour autant une cause perdue ? Certainement pas. Depuis 2016, Grenoble Alpes Métropole est parvenu à faire réduire le volume de déchets collectés de 7%. C’est bien mais insuffisant selon la Métropole : « La collecte, le tri, le recyclage des déchets posent de vrais problèmes écologiques et économiques. Cela génère des nuisances, des consommations importantes d’énergie. C’est aussi un coût élevé pour la collectivité et les citoyens. ». Le montant annuel du service public pour l’enlèvement et le traitement des déchets s’élève à 59 millions d’euros, soit 131 euros par an et par habitant. La poubelle grise dans le collimateur Alo

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Annulation de la saison du Déclic à Claix : « On permet au public et aux artistes de se projeter dans le temps »

Crise du coronavirus | Fin janvier, l’équipe aux commandes de la salle de spectacle Le Déclic à Claix a officialisé la décision d’annuler sa fin de saison 2020/2021, « avec regrets » comme elle l’a écrit dans un communiqué envoyé au public. Pour en savoir plus, on a passé un coup de fil à Magali Paret-Solet, directrice des affaires culturelles de la Ville de Claix, en charge notamment de la programmation du Déclic.

Aurélien Martinez | Mardi 2 février 2021

Annulation de la saison du Déclic à Claix : « On permet au public et aux artistes de se projeter dans le temps »

Pourquoi avoir pris la décision d’annuler tous les spectacles programmés au Déclic jusqu’en juin ? Magali Paret-Solet : C’est une proposition que l’on a soumise à l’équipe municipale [le Déclic est piloté par des agents municipaux – NDLR] à la suite des annonces gouvernementales de début janvier qui confirmaient la fermeture des salles de spectacle sans calendrier de réouverture. Dans le même temps, la métropole grenobloise demandait expressément aux collectivités de rester sur un seuil d’alerte important. En croisant tous ces paramètres, on s’est dit que l’annulation de la saison était la meilleure solution. Pourquoi la meilleure ? Parce qu’on permet au public de se projeter dans le temps. D’ailleurs, les retours des spectateurs sont très positifs. Ils nous disent : « Enfin, quelqu’un qui prend une décision ! » Et on permet également aux artistes de voir sur le plus long terme. Précédemment, nous étions sur une position attentiste insoutenable pour eux comme pour nous, notamment au niveau budgétaire. Et puis, surtout, quand on va d’annulation en annulation sur des délais très cou

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La compagnie Bardanes passe des planches aux écrans

Web-série | Rassemblant des étudiants, des travailleurs et des demandeurs d’emploi, la compagnie étudiante Bardanes a dévoilé il y a quelques semaines les premiers épisodes de sa web-série, en attendant de retrouver les salles de spectacle.

Sandy Plas | Mercredi 3 février 2021

La compagnie Bardanes passe des planches aux écrans

Ils ne peuvent plus monter sur scène, alors ils ont décidé d’investir les réseaux sociaux, en créant pour la première fois une série. Les membres de la compagnie Bardanes, une asso étudiante créée en 2017, sont ainsi passés des planches à la vidéo il y a quelques semaines, pour continuer à jouer, coûte que coûte. « L’an dernier, nous avions dû annuler nos représentations la veille de la première, à cause du confinement. Quand on a vu que cette année, il serait certainement compliqué de faire du théâtre, on a décidé de créer une série », explique Léa Barnel, membre de la compagnie et auteure de la série. Les Seigneurs, du nom de cette création en 10 épisodes, est visible depuis quelques semaines sur la page Facebook de la compagnie, ainsi que sur son compte Instagram et sa page Youtube. L’histoire plonge dans un monde dévasté par les épidémies et les catastrophes naturelles, face auquel les survivants ont été forcés de s

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Le Musée de la Résistance espère des dons

Mémoire | L’établissement grenoblois lance, auprès du grand public, une grande collecte d’objets et documents. Son objectif : enrichir et développer ses collections. Chacun peut aussi proposer ses services pour participer à cette démarche historique en tant qu’ambassadeur. On vous explique.

Martin de Kerimel | Samedi 30 janvier 2021

Le Musée de la Résistance espère des dons

Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 objets et documents en sa possession. On pourrait dès lors s’étonner qu’il espère en obtenir d’autres aujourd’hui dans le cadre d’une collecte participative, ouverte à toutes et tous. Ce serait oublier que l’établissement n’a pas pour seule vocation de présenter ses trésors au plus grand nombre : en coulisse, il mène aussi des missions de conservation et de recherche historique. La plus grosse partie de la collection grenobloise actuelle concerne l’histoire de la Résistance combattante et celle des déportations. L’équipe du Musée espère pouvoir élargir le spectre et recherche donc des objets et documents illustratifs de la vie quotidienne, de l’histoire des prisonniers de guerre, des premières années du conflit (1939-1942) et de ce qui se passait en Nord-Isère. Sans exclusive : toute proposition de don sera étudiée. La campagne de communication autour de la collecte donne une (petite) idée d’objets déjà présents dans les collections : un ours en peluche offert à une petite fille au matin de Noël 1943, une paire de chaussu

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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