Cinéma en plein air : notre sélection de films à (re)voir cet été à Grenoble et aux alentours

ECRANS | L'été, les écrans géants fleurissent en ville pour proposer aux citadins en mal d'évasion des voyages cinématographiques à la fraîche. Petit sélection maison de ce qu'à la nuit tombée, nous pourrons voir de meilleur en juillet et en août à Grenoble et aux alentours.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Parvana

Attention, objet précieux. Déguisée en garçon, une jeune fille défie les Talibans dans cette œuvre animée signée Nora Twomey (et sortie en 2018) à l'univers graphique singulièrement élégant prouvant que les grandes thématiques politiques d'aujourd'hui peuvent constituer la trame d'histoires à la portée du jeune public.

À Saint-Martin-d'Hères (parc Romain-Rolland) mardi 9 juillet


Au revoir là-haut

En 2017, Albert Dupontel a surpris avec ce conte noir plongeant ses racines dans la boue des tranchées de la Première Guerre mondiale et s'épanouissant dans la pourriture insouciante des Années folles. Un grand film passionnant et captivant qui fait rimer épique et esthétique en alignant une galerie de personnages (donc une distribution) estomaquante.

À Fontaine (parc de la Poya) mercredi 10 juillet


Minuscule, la vallée des fourmis perdues

Mais que l'on adore ce film d'animation de Thomas Szabo et Hélène Giraud sorti il y a cinq ans. Un long-métrage tout public (sa richesse et ses nombreux clins d'œil sont un régal pour les adultes) à inventivité folle (il n'y a aucun dialogue) et à la réalisation au cordeau (par l'effet conjoint de la 3D, du photoréalisme et d'une mise en scène extrêmement méticuleuse dans son découpage et ses mouvements) dans lequel on suit l'odyssée d'une coccinelle qui prête main-forte à des fourmis noires pourchassées par de vilaines fourmis rouges. Oui, on est fans.

À Échirolles (parc Géo-Charles) mercredi 10 juillet


Ready Player One

En apparence consacré à l'univers vidéoludique (qu'à l'instar des Mondes de Ralph, il célèbre avec force de références ressemblant à des publicités clandestines pour toutes les marques prisées par les geeks), ce film ultra pop culture de Steven Spielberg trouve son plus grand moment de virtuosité dans une évocation purement cinématographique : une reprise du Shining de Kubrick. Comme si Spielberg voulait, vingt ans après la mort du maître et la réalisation de A.I. (adapté d'un scénario de Stanley), confirmer la permanence du lien l'unissant à son modèle. Bon, sinon, en plein air, les courses de bolides, ça devrait le faire...

À Échirolles (parc Géo-Charles) jeudi 11 juillet


Your name

Le réalisateur japonais Makoto Shinkai a créé la sensation en juin au Festival international du film d'animation d'Annecy en présentant à un public trié sur le volet quelques ébauches de son prochain film, Weathering with you, attendu pour la fin d'année en France. Il faut dire que son précédent opus, Your name (une histoire de vases communicants entre deux adolescents si l'on veut) a été un succès quasiment sans rival pour un film d'animation dans le monde asiatique. Curieusement, il n'a pas connu le même destin en France. Cette séance sera l'occasion de rattraper cet oubli.

À Grenoble (Musée dauphinois) jeudi 11 juilet


Le Roi et l'oiseau

Et voici un véritable chef-d'œuvre signé Paul Grimault sorti en 1980 après plusieurs péripéties – notamment financières. Soit l'histoire d'amour entre une bergère et un petit ramoneur contrariée par un roi tyrannique. Et sans doute le premier film d'animation à ne pas viser un public (jeune ou adulte) mais tous les publics, par son intelligence et son sens de l'évocation poétique – quelles images !

À Grenoble (Musée de l'Ancien Évêché) mardi 16 juillet


Le Sens de la fête

Réalisée en 2017 par Éric Toledano et Olivier Nakache, duo aux commandes notamment du succès Intouchables, cette comédie douce-amère a été taillée sur mesure pour (et un peu par) Jean-Pierre Bacri, idéal en traiteur de mariage chef-d'orchestre désabusé d'un cortège de bras cassés, de parasites et d'imprévus. Efficacement drôle.

À Saint-Martin-d'Hères (place Karl-Marx) mercredi 17 juillet


Le Doudou

Sorti l'an passé, ce "buddy movie" des familles (un père, Kad Merad, part à la recherche du doudou de sa fille aidé par un homme aux intentions multiples – Malik Bentalha) est une bonne surprise adroitement écrite et dialoguée dans laquelle se côtoient, en bonne intelligence et avec rythme, de l'absurde, une pointe d'incorrection ainsi qu'une certaine tendresse de mieux en mieux assumée par Kad Merad.

À Échirolles (parc du Petit Près) mardi 23 juillet


Mary et la fleur de la sorcière

Sorti l'an passé, ce film d'animation japonais du réalisateur Hiromasa Yonebayashi, ancien du fameux studio Ghibli qu'il a quitté en 2016, est un petit bijou centré sur l'histoire d'une petite fille qui, le temps d'une soirée, va se trouver dotée de pouvoirs magiques.

À Grenoble (parc Ouagadougou) mercredi 24 juillet


Le Livre de la jungle

Juste après la sortie le 17 juillet du Roi Lion, nouvelle version "en prises de vues réelles" (et pas mal de 3D, quand même) du film d'animation vénéré par la génération des trentenaires, il vous est possible de (re)voir Le Livre de la jungle (2016), deuxième manière donc, suivant le même procédé, également réalisé par Jon Favreau, l'homme qui a relancé Marvel au cinéma en signant Iron Man (2008). Autant vous dire qu'il fait un peu ce qu'il veut chez Disney maintenant…

À Échirolles (parc de la Frange Verte) mercredi 24 juillet


Zombillénium

En 2017, Arthur de Pins, l'auteur du fameux court-métrage La Révolution des crabes, passait enfin au long avec l'adaptation réussie de sa série BD la plus célèbre narrant l'histoire d'un parc d'attractions dirigé par des morts-vivants mais menacé de fermeture. Le résultat ? Une savoureuse et mordante illustration animée du capitalisme inhumain.

À Grenoble (place Rouge, parc Jean-Verlhac) vendredi 26 juillet


Wonder

Un enfant né avec une malformation du visage rentre pour la première fois à l'école. Et, malheureusement, sera l'objet de nombreuses moqueries – voire plus. Un film sorti en 2017 qui, malgré ce que son pitch peut laisser penser, n'est pas un énième tire-larmes bonne conscience de plus. Le réalisateur Stephen Chbosky a ainsi mis concrètement en application le message d'un récit plaidant simplement pour l'altruisme et la gentillesse. Deux valeurs qui ne se démonétiseront jamais.

À Fontaine (parc André-Malraux) mardi 30 juillet


Wallay

Petite délinquance, chapardage des économies familiales… Ady a trop tiré sur la corde. Son père l'envoie donc en "vacances" chez son oncle au Burkina Faso… Venu du documentaire, Berni Goldblat a dessiné dans ce film d'apprentissage sorti en 2017 une trajectoire géographique allant à rebours de la majorité des productions contemporaines traitant de l'axe Europe-Afrique : la question de l'immigration est ici présente en arrière-plan.

À Saint-Martin-d'Hères (place Rosalind-Franklin) jeudi 22 août


À voix haute

La parole est au 93 ! Suivis sur une poignée de semaines, des étudiants de l'Université de Saint-Denis apprennent l'art rhétorique afin de gagner le concours Eloquentia, désignant le meilleur orateur. Fondateur de l'événement et chef d'orchestre du documentaire, Stéphane de Freitas a posé en 2017 sa caméra sur les visages d'une jeunesse qui ne demande qu'à être comprise et écoutée. Indispensable.

À Saint-Martin-d'Hères (parc Jo-Blanchon ) jeudi 29 août


Wallace et Gromit : cœurs à modeler

Ah mais que l'on aime Wallace et Gromit ! Les voici dans un film fait de deux courts-métrages bourrés d'astuces visuelles virtuoses et rythmés par un sens du gag irrésistible. Vraiment, ce duo représente ce que l'animation britannique a fait de mieux dans le domaine du "stop motion". À découvrir, redécouvrir, ne serait-ce que pour encourager le studio Aardman à ressusciter ces créatures de plasticine.

À Grenoble (parc Flaubert) jeudi 29 août


Le Dictateur

Un film culte de chez culte pour terminer l'été. Sous des allures de comédie caricaturant jusqu'au ridicule un régime populiste vomissant sa haine d'une fraction de la population et la servilité envers un pouvoir dictatorial, ce long-métrage réalisé en 1940 par Charlie Chaplin est une critique visionnaire, lucide et courageuse de la machine nazie en branle. Et l'Histoire lui ayant tragiquement donné raison, il n'a donc rien d'une farce.

À Grenoble (Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère) vendredi 30 août

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