Made In Taïwan

Cycle | La Palme de l'originalité à la Cinémathèque de Grenoble : jeudi 12 et vendredi 13 mars, l'établissement programme une série de films taïwanais. De quoi surprendre... agréablement !

Damien Grimbert | Mardi 10 mars 2020

Photo : DRAjouter le titre du film


C'était le genre d'événement à vous faire regretter de ne pas vivre à Paris : en avril dernier, la Cinémathèque française consacrait une impressionnante rétrospective au "cinéma de (mauvais) genre taïwanais" des années 60 à 80, composée de treize films rares et à peu près invisibles en toute autre circonstance. C'est donc peu dire que l'on est ravi du choix de la Cinémathèque de Grenoble de reprendre à son tour une partie de ce cycle jeudi 12 et vendredi 13 mars au cinéma Juliet-Berto, avec une sélection allant du film d'auteur contestataire (The Mountain, The End of the Track) au film de sabre en langue taïwanaise (The Vengeance of the Phoenix Sisters), en passant par la comédie sociale transgressive (The Elegant Mr Hu).

Comme l'explique Wafa Ghermani, curatrice de la rétrospective, « le titre de la rétrospective joue sur la polysémie de l'expression mauvais genre. Il s'agit de mettre en avant des films qui tentaient de s'échapper de la chape du discours dominant imposé par le gouvernement nationaliste chinois en place. Les films officiels mettaient en scène une société idéale sous l'autorité du gouvernement. Les films de la rétrospective, eux, minent cette image idéalisée, sont insolents dans les marges très limitées qu'ils avaient : héroïnes fortes, héros masculins négatifs, enfants qui triomphent de leurs parents ou qui se révoltent, regard peu amène sur le développement économique qui laisse de côté une partie de la population et en corrompt une autre (les nouveaux riches)… ».

Cycle (Mauvais) genre taïwanais
Au cinéma Juliet-Berto jeudi 12 et vendredi 13 mars au cinéma Juliet Berto, à xxx


The end of track

De Mou Tun-fei (Taïwan, 1h31)
Cinéma Juliet-Berto Passage de l'Ancien Palais de Justice Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de (...)

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

La Cinémathèque à huis clos

Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l’histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d’un ordinateur ou d’un smartphone équipé d’une webcam et d’un micro, en ayant d’abord téléchargé l’application Zoom. Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d’avance d’attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d’ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cin

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Cinémathèque : l’art de la reprise

ECRANS | Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile (...)

Vincent Raymond | Mardi 22 septembre 2020

Cinémathèque : l’art de la reprise

Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile sur le début de leur saison. Oui, les activités reprennent et donc les projections au cinéma Juliet-Berto. Oui, une partie des rendez-vous ajournés au printemps dernier pour cause de Covid-19 sont reprogrammés. Bonheur de renouer avec Le Péril jeune (11 octobre), avec Parvana une enfance en Afghanistan hors les murs au Musée de la Résistance comme avec The Fits ou Born in Flames ; chance de découvrir le court métrage documentaire d’Aude Fourel Pourquoi la mer rit-elle ? Ce "reliquat" 2019-2020 est complété par la poursuite du cycle Contre-histoire du cinéma (consacrée à présent à la figure de Tarzan) et perpétue les Ciné-Philo, autour de la thématique de la folie : les deux premiers titres annoncés ne peuvent se manquer : Fight Club de Fincher et Shock Corridor de Fuller. Fincher, Fuller, Folie… est-ce l’ann

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Active Cinémathèque

ECRANS | La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un (...)

Martin de Kerimel | Mardi 18 février 2020

Active Cinémathèque

La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un enseignant de l’UGA. Le 7 mars, une visite guidée sur l’histoire des cinémas grenoblois est programmée à 10h45 (après inscription auprès de l’Office de tourisme). Le 9, à 20h, ce sera la reprise des cinés philo avec Vincere (photo), un film sur l’enfant caché de Benito Mussolini.

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Tout le cinéma par petites touches

ACTUS | L’encyclopédie en ligne a parfois mauvaise presse : elle est accusée de ne proposer que des contenus parcellaires, voire orientés. Entre de bonnes (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Tout le cinéma par petites touches

L’encyclopédie en ligne a parfois mauvaise presse : elle est accusée de ne proposer que des contenus parcellaires, voire orientés. Entre de bonnes mains, elle offre néanmoins un formidable outil pour la diffusion du savoir. On ne peut donc que se réjouir de l’initiative de la Cinémathèque de Grenoble, fondée sur cet esprit de partage cher à de très nombreux utilisateurs d’Internet. « Nous nous sommes inspirés d’une initiative prise par nos amis de la Cinémathèque de Québec, indique Peggy Zejgman-Lecarme, directrice à Grenoble. Eux accueillent des cinéastes pour parler de leur travail. De notre côté, à plus petite échelle, il nous a paru intéressant de mettre en valeur nos collections et de les partager avec le plus grand nombre. » Ludiques et amicaux, les ateliers sont dirigés par les experts bénévoles de l’association Wikimédia Grenoble. Ils posent le cadre général, rappellent le code éthique qui régit l’utilisation de la Toile et expliquent aux participants comment enrichir le contenu disponible en ligne, en créant des articles de toutes pièces ou en complétant ceux qui existent déjà. « Nous nous efforçons de notre côté de définir un thème un peu en amont

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PB d'or 2018 : cinéma

ECRANS | Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas (...)

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : cinéma

Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas faire oublier que son début fut semé de misère. C’est un fait : 2018 ne restera pas dans les annales comme une cuvée prodigieuse pour le cinéma français. Sa fréquentation médiocre, à l’avenant d’une offre calamiteuse, la menait tout droit au "PB de plomb". De ce semestre maudit que beaucoup voudront effacer de leurs mémoires, on sauvera deux films qui ont ensoleillé la morne plaine. En premier chef Jusqu’à la garde, baffe monumentale de la Mostra 2017, premier long-métrage de Xavier Legrand sorti en février. Porté par une interprétation au couteau, ce drame familial oppressant poursuit le film court du réalisateur sur le même thème sans redondance (très bon point) et confirme le talent d'un jeune auteur aussi brillant dans la direction d’acteurs que la mise en scène. Ensuite

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cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

ACTUS | Le Méliès, le Pathé Chavant, le Club... Ces cinémas de l'agglomération grenobloise ont tous une histoire qui, pour Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la (...)

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

Le Méliès, le Pathé Chavant, le Club... Ces cinémas de l'agglomération grenobloise ont tous une histoire qui, pour Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble, « mérite d’être racontée ». D'où le site internet www.cinegrenoble.fr lancé il y a trois ans afin de « proposer une carte interactive permettant de voyager dans le temps et découvrir les spécificités des cinémas actuels et passés ». Pour faire simple : sur la page d’accueil, l’utilisateur tombe face à une tache urbaine jaune qui contient des points désignant les cinémas en activité en 2018. Il suffit de cliquer dessus pour accéder à des fiches informatives sur les lieux : adresse, date d’ouverture, nombre d’écrans, de places… Et, en remontant la ligne du temps, on découvre les salles qui ont fermé ainsi que leur emplacement. « C’est l’occasion pour les gens intéressés par l’histoire de leur ville de constater que l’histoire cinématographique grenobloise a connu des variations phénoménales. Les chiffres des années 1980 montrent en effet qu’il y avait 19 cinémas, 51 écran

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

CONNAITRE | Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Vendredi, on fête l'anniversaire de Juliet Berto à la Cinémathèque

ECRANS | « Sur les vieux écrans de soixante-huit / Vous étiez Chinoise, mangeuse de frites / Ferdinand Godard vous avait alpaguée / De l'autre côté du miroir d'un (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 mars 2017

Vendredi, on fête l'anniversaire de Juliet Berto à la Cinémathèque

« Sur les vieux écrans de soixante-huit / Vous étiez Chinoise, mangeuse de frites / Ferdinand Godard vous avait alpaguée / De l'autre côté du miroir d'un café » chantait Yves Simon en souvenir de Juliet Berto, comédienne grenobloise puis cinéaste qui aurait fêté ses 70 ans cette année. La Cinémathèque rend hommage à cette icône de la Nouvelle Vague et "patronne" de sa salle en projetant son ultime réalisation, Havre (1984), où se croisent les silhouettes d’Alain Maneval, Joris Ivens, Tony Gatlif… Allez, partons cueillir des pâquerettes au pays des merveilles de Juliet vendredi 10 mars à 20h, au cinéma Juliet-Berto donc.

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Ciné-Club de Grenoble : putain, 50 ans !

ACTUS | « On est sur une idée peut-être ancienne mais à laquelle on croit beaucoup : celle du partage du cinéma, celle de l’échange autour des films. » (...)

Aurélien Martinez | Mardi 20 septembre 2016

Ciné-Club de Grenoble : putain, 50 ans !

« On est sur une idée peut-être ancienne mais à laquelle on croit beaucoup : celle du partage du cinéma, celle de l’échange autour des films. » Voilà ce que nous dit Daniel Buisson, président du Ciné-Club de Grenoble, lorsqu’on lui demande à quoi sert un ciné-club aujourd’hui – on vous passe le couplet historique sur les mutations du monde du cinéma, mais c’est l’idée. Comprendre avec sa réponse qu’on est face à des cinéphiles militants, pour qui la séance de cinéma est un moment sacré propice au débat. Des débats que mènent chaque mercredi, à raison de 35 et 40 séances par an, les membres de l’association. « Quand on présente un film, c’est une illusion de croire que tout le monde dans la salle a vu le même. D’où la pertinence de ces débats. » Surtout que les films choisis, qu’ils soient du patrimoine ancien ou produits plus récemment (les prochaines semaines, on ira d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola au plus récent

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Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

ACTUS | Une femme donc à la tête de l’institution grenobloise cinquantenaire – une première –, et une directrice qui, première là aussi, n’a jamais connu l’emblématique (...)

Aurélien Martinez | Mardi 30 août 2016

Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Une femme donc à la tête de l’institution grenobloise cinquantenaire – une première –, et une directrice qui, première là aussi, n’a jamais connu l’emblématique fondateur des lieux Michel Warren, mort en 2015 : ça en fait du changement du côté de la Cinémathèque de Grenoble. On est donc partis à la rencontre de Peggy Zejgman-Lecarme dans son bureau rue Hector Berlioz, pour en savoir un peu plus sur les intentions de cette nouvelle figure de la scène grenobloise âgée de 36 ans, née à La Tronche et au parcours très cinéma – après des études de lettres modernes et de cinéma à Paris, elle a travaillé dix ans dans des cinémas art et essai de la région avant de rejoindre le conseil général de Haute-Savoie en tant que chargée de mission cinéma et éducation à l’image. « Je suis heureuse de revenir dans une structure qui a un vrai lien avec le public. » Vers la Cinémathèque de demain et au-delà Concrètement, si elle restera bien « dans la continuité du travail » des deux précédents directeurs, av

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39e marche pour le Festival du film court en plein air

ECRANS | Qui aurait imaginé l’an dernier à la même époque la somme de bouleversements que connaîtrait la Cinémathèque de Grenoble en moins d’une saison ? Que l’édition 2015 du (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

39e marche pour le Festival du film court en plein air

Qui aurait imaginé l’an dernier à la même époque la somme de bouleversements que connaîtrait la Cinémathèque de Grenoble en moins d’une saison ? Que l’édition 2015 du festival serait l’ultime de Michel Warren en tant que spectateur, son tempétueux créateur, disparu peu après sa clôture le 28 juillet dernier ; et que celle s’apprêtant à s’ouvrir coïnciderait avec les adieux de Guillaume Poulet, qui avait pris la suite de Michel Warren en 2009 ? Avant de céder son fauteuil à Peggy Zejgman-Lecarme, le (toujours) directeur accompagne l’événement phare de l’institution grenobloise, presque quadragénaire. Toujours gratuit, toujours aussi alléchant, le rendez-vous continue de jouer la carte de l’ouverture – n’est-il pas en ple

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Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

ACTUS | « Les choses sont encore un peu floues en ce qui me concerne. Je n’ai pas de point de chute défini pour l’instant. Après six ans à la tête de la (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 5 février 2016

Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

« Les choses sont encore un peu floues en ce qui me concerne. Je n’ai pas de point de chute défini pour l’instant. Après six ans à la tête de la Cinémathèque, j’ai eu le sentiment que c’était le bon moment pour faire d’autres choses, pour laisser la place. » Voilà ce que nous a déclaré Guillaume Poulet, directeur de la Cinémathèque de Grenoble depuis 2009 (il avait succédé au fondateur des lieux Michel Warren), alors que l’on vient d’apprendre qu’il quittera la maison à la fin de l’été – une annonce de recrutement vient tout juste d’être publiée. « Je pars par choix personnel, avec de bonnes relations avec la Cinémathèque à laquelle je suis très attaché. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mon départ est annoncé si tôt et le recrutement lancé maintenant – je ne pars que cet été. Pour assurer à cette maison une forme de continuité en toute sérénité. »

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La Cinémathèque rend hommage à Michel Warren

ECRANS | On est presque sûr qu’il ronchonnerait à l’idée qu’un hommage lui soit rendu, prétextant que les films sont plus importants que lui. Mais il n’est plus là, (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 octobre 2015

La Cinémathèque rend hommage à Michel Warren

On est presque sûr qu’il ronchonnerait à l’idée qu’un hommage lui soit rendu, prétextant que les films sont plus importants que lui. Mais il n’est plus là, hélas, pour faire entendre ses protestations. Mort au début de l’été, Michel Warren a été celui grâce à qui Grenoble peut s’enorgueillir aujourd’hui de posséder son festival de courts-métrages en plein air internationalement reconnu et une Cinémathèque des plus dynamiques. Elle en donne une preuve éclatante en inscrivant à son programme la même semaine un polar qui en a sous le capot, Bullitt de Peter Yates (lundi 19), ainsi que deux monstres : Welles et son Othello (jeudi 22) et Laurence Olivier et son Henry V (vendredi 23), ouvrant son cycle Shakespeare au cinéma. Entre les deux, la soirée dédiée à Michel Warren (mardi 20, dès 20h) ajoutera une touche d’éclectisme supplémentaire en proposant de revoir La Chinoise (1967, photo) de Godard. Pour l’import

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Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

ACTUS | C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 28 août 2015

Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, est mort mardi 28 juillet à l’âge de 73 ans. Il avait pris sa retraite en 2009, après presque cinquante ans passés à la tête de la Cinémathèque de Grenoble, fondée par ses soins en 1962 et présentée comme une émanation de la Cinémathèque française basée à Paris. « À partir de cette date, la Cinémathèque de Grenoble n'a eu de cesse de mettre en œuvre les deux préceptes de Henri Langlois [fondateur de la Cinémathèque française – NDLR] : montrer – conserver, mais aussi enrichir » dixit Guillaume Poulet, actuel directeur de la Cinémathèque de Grenoble. Et ce n’est pas tout : Michel Warren avait aussi lancé en 1978 le Festival du film court en plein air de Grenoble, qui a révélé de nombreux cinéastes (Léos Carax, François Ozon, Michel Ocelot, Mathieu Kassovitz…) et qui, aujourd’hui, existe toujours – on en parle chaque été dans nos colonnes. Une cérémonie en son honneur, ouverte à tous, sera célébrée vendredi 4 septembre à 17h au funérarium de Grenoble. Et un hommage aura lieu duran

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Un demi-siècle de patrimoine

ECRANS | Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du (...)

Christophe Chabert | Lundi 22 octobre 2012

Un demi-siècle de patrimoine

Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du patrimoine cinématographique. Honneur d’abord le jeudi 25 à celui qui en fut l’infatigable directeur et animateur, Michel Warren, qui illustrera son histoire avec une série de courts emblématiques (dont celui de Juliet Berto, qui donna ensuite son nom à la salle de la Cinémathèque) et un long-métrage entièrement tourné à Grenoble, Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris – film fort médiocre, cependant ! Le lendemain, théorie et pratique de la conservation des films avec La Vida útil, docu-fiction autour de la défense de la Cinémathèque uruguayenne par un de ses employés passionnés, et la toute fraîche restauration du Quai des brumes de Marcel Carné, fleuron du réalisme poétique des années 30. Point d’orgue de cet anniversaire, la journée du samedi est tout bonnement inratable : elle résumera l’année cinéma 1962 en trois films (et une poignée de courts-métrages). D’abord avec la projection de la sublime copie numérique 4K de Lawrence d’Arabie, chef-d’œuvre du cinéma roma

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Apocalypse now !

ECRANS | A priori, la quantité astronomique de films post-apocalyptiques tournés ces dernières années aurait pu suffire à alimenter le cycle entier consacré à la fin du (...)

Christophe Chabert | Vendredi 5 octobre 2012

Apocalypse now !

A priori, la quantité astronomique de films post-apocalyptiques tournés ces dernières années aurait pu suffire à alimenter le cycle entier consacré à la fin du monde par la Cinémathèque de Grenoble. S’il se conclut en effet par deux fleurons récents de ce sous-genre (l’affreux 2012 de Roland Emmerich et le discuté Melancholia de Lars Von Trier), le cycle est constitué de raretés piochées dans tous les âges du cinéma. Ce qui n’étonnera personne quand on aura dit que Jean-Pierre Andrevon, véritable bible du cinéma fantastique, est derrière cette sélection de haute volée, qui prouve si besoin était que la crainte d’un cataclysme ne date pas du moment où une bande de geeks en réseau ont soudain déchiffré les prophéties du calendrier maya. Dès 1916 au Danemark, un cinéaste inconnu tourne une Fin du monde muette (le film a fait l’ouverture du cycle la semaine dernière). Dans les années 50, Hollywood se saisit de la question et produit

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La Nuit fauve

ECRANS | Classique / Fils du grand Maurice Tourneur, cinéaste français ayant offert au muet hollywoodien quelques-unes de ses œuvres phares, Jacques Tourneur lui (...)

François Cau | Lundi 9 janvier 2012

La Nuit fauve

Classique / Fils du grand Maurice Tourneur, cinéaste français ayant offert au muet hollywoodien quelques-unes de ses œuvres phares, Jacques Tourneur lui emboîte le pas durant l’âge d’or des studios. S’associant avec le rusé mais avisé producteur Val Lewton, il lance sa carrière avec une trilogie de films «de peur» qu’il tourne pour la RKO, studio alors réputé pour ses budgets modestes et l’efficacité de ses techniciens. De fait, La Féline, Vaudou et L’Homme léopard compensent leur peu de moyens par une direction artistique inventive, une photographie faisant la part belle au clair-obscur, rehaussant le travail détaillé et méthodique sur les décors (en dur ou complétés par de superbes matte-paintings).Ce style convient parfaitement au projet de Tourneur, qui montre peu mais suggère beaucoup, promenant le spectateur dans des scénarios pas toujours grandioses (et forcément datés) en lui faisant miroiter la prochaine scène d’angoisse, pour le coup remarquable dans sa mise en scène. L’Homme léopard, dernier film de la trilogie, se déroule dans un Nouveau Mexique plein de castagnettes et d’amourettes mélodramatiques, de diseuses de bonne aventure et de flics nonchalants. Dans la premi

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Oh oui, exploite-moi

ECRANS | En septembre, on vous entretenait de la précarité toujours accrue du Centre Culturel Cinématographique, et incidemment de l’impact prévisible sur son événement (...)

François Cau | Vendredi 6 janvier 2012

Oh oui, exploite-moi

En septembre, on vous entretenait de la précarité toujours accrue du Centre Culturel Cinématographique, et incidemment de l’impact prévisible sur son événement phare annuel. Comme le soulignait la présidente du ciné-club historique grenoblois, un festival doit prendre de l’ampleur pour ne pas stagner puis disparaître. Si la compétition de longs-métrages n’est toujours pas à l’ordre du jour (celle des courts répond présent cette année encore), le corpus de sa programmation en revanche mérite moult louanges de la part de tout cinéphile se respectant un minimum. Pour vous donner une idée, si on était dans un teen movie américain, au beau milieu d’une assemblée, une personne se lèverait, regarderait le comité de sélection dans les yeux, et commencerait à frapper dans ses mains de la façon la plus sonore possible, entraînant rapidement le reste de la salle dans un tonnerre d’applaudissements. L’équipe du CCC avait d’ores et déjà démontré que son appréhension du cinéma de genre ne se limitait pas à surfer sur un engouement ludique, mais reposait bien sur une émulation poussée autour de la face trop souvent cachée et déconsidérée du cinéma. Artistes maudits Le caractè

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« On est une tribune »

ECRANS | Le Petit Bulletin:Quelle est la ligne éditoriale du festival?Guillaume Poulet : C’est véritablement la volonté de se faire le reflet de tout ce que peut être (...)

François Cau | Vendredi 1 juillet 2011

« On est une tribune »

Le Petit Bulletin:Quelle est la ligne éditoriale du festival?Guillaume Poulet : C’est véritablement la volonté de se faire le reflet de tout ce que peut être le court-métrage. A la fois avec des courts très contemporains – les films en compétition ont quasiment tous moins d’un an, dont beaucoup de premiers films. Et c’est aussi essayer d’être représentatif de l’histoire du court-métrage, y compris à travers des origines géographiques et temporelles différentes. Ce volet plus patrimonial s’appuie à la fois sur notre réseau de cinémathèques, et à la fois sur nos propres collections [l'inventaire du fonds vient d'être achevé cette année]. D'accord. Mais, au vu de la place qui lui est accordée, on peut se demander si le court-métrage n'est pas qu'une forme de cinéma bonne simplement pour les festivals?On est un peu une tribune, car on a, en dehors des festivals, peu la possibilité de voir des courts-métrages. Bon, Canal + le fait un petit peu, certaines autres chaînes aussi, mais à des heures tardives. Donc oui, malheureusement, sur la diffusion, ça reste majoritairement les festivals qui permettent de montrer de

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Bons baisers de Taïwan

SCENES | FESTIVAL / En cette fin septembre, l’Espace Aragon de Villard-Bonnot et l’Espace Paul Jargot de Crolles s’associent au Centre culturel de Taïwan à Paris (...)

François Cau | Vendredi 17 septembre 2010

Bons baisers de Taïwan

FESTIVAL / En cette fin septembre, l’Espace Aragon de Villard-Bonnot et l’Espace Paul Jargot de Crolles s’associent au Centre culturel de Taïwan à Paris pour nous concocter un mini festival centré sur les artistes de la République de Chine (l’autre nom de Taïwan). Pourquoi pas… Outre les diverses expositions et projections inhérentes à ce genre d’évènement, deux spectacles ont retenu notre attention. D’abord le Nüwa du danseur taïwanais Shang-Chi Sun (le 23 septembre à Crolles) dont les extraits que l’on a pu visionner laissent présager un très beau moment. Associant toute la technique de la danse néo-classique à un univers évoquant plutôt le tai-chi, le chorégraphe et danseur proposera un duo centré autour de la figure de Nüwa, personnage de la mythologie chinoise qui a façonné les premiers hommes avec de la glaise pour leur donner le pouvoir de procréer : ça c’est sympa. Autre proposition intrigante : le Lyonnais Éric Massé, dont certaines des créations antérieures avaient de la gueule, dévoilera son Migrances (le 8 octobre à Crolles). Un spectacle associant théâtre musical et danse dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il s’articulera autour de la percussionniste Yi Pi

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