La compagnie Bardanes passe des planches aux écrans

Web-série | Rassemblant des étudiants, des travailleurs et des demandeurs d’emploi, la compagnie étudiante Bardanes a dévoilé il y a quelques semaines les premiers épisodes de sa web-série, en attendant de retrouver les salles de spectacle.

Sandy Plas | Mercredi 3 février 2021

Photo : (c) Compagnie Bardanes


Ils ne peuvent plus monter sur scène, alors ils ont décidé d'investir les réseaux sociaux, en créant pour la première fois une série. Les membres de la compagnie Bardanes, une asso étudiante créée en 2017, sont ainsi passés des planches à la vidéo il y a quelques semaines, pour continuer à jouer, coûte que coûte. « L'an dernier, nous avions dû annuler nos représentations la veille de la première, à cause du confinement. Quand on a vu que cette année, il serait certainement compliqué de faire du théâtre, on a décidé de créer une série », explique Léa Barnel, membre de la compagnie et auteure de la série.

Les Seigneurs, du nom de cette création en 10 épisodes, est visible depuis quelques semaines sur la page Facebook de la compagnie, ainsi que sur son compte Instagram et sa page Youtube. L'histoire plonge dans un monde dévasté par les épidémies et les catastrophes naturelles, face auquel les survivants ont été forcés de s'abriter sous terre pour survivre. Alors que l'humanité remonte peu à peu à la surface, un abri oublié est découvert. On y trouve une population très affaiblie par l'isolement… et un cadavre. Un scénario qui n'est pas sans faire écho à la période actuelle : « On ne va pas se mentir, l'histoire est très inspirée du confinement, poursuit Léa Barnel. On parle de ce que c'est que d'être enfermé, du fait de devoir se supporter, mais aussi de la fracture générationnelle qui peut exister dans cette situation. »

Tournage et gestes barrières

Écrite initialement pour être jouée sur scène, l'histoire a été retravaillée pour être tournée sous forme de série cet automne. « On a choisi de tourner dans des garages et des caves pour représenter ce monde souterrain et d'utiliser le noir et blanc pour renforcer l'atmosphère oppressante du huis-clos », explique Quentin Lagnirte, réalisateur de la série. Et au-delà de l'aspect technique du tournage de la série, il a également fallu s'adapter aux contraintes sanitaires : « On a vraiment voulu respecter les consignes, poursuit Quentin Lagnirte. Les acteurs n'ont pas joué ensemble et on a tourné des plans en avance pour l'épisode final, au cas où on serait reconfiné. »

Malgré la « belle expérience » vécue pendant le tournage par les membres de la compagnie et leur envie de continuer à explorer à l'avenir le format vidéo, tous attendent aujourd'hui avec impatience la réouverture des théâtres. « Quand on voit comme tout le monde s'est mobilisé autour de ce projet, on voit bien que quoi qu'on entende, la culture est essentielle », conclut Léa Barnel.


Des associations étudiantes qui continuent d'investir le terrain

Comme la Compagnie Bardanes, qui poursuit son œuvre en s'adaptant au contexte, d'autres associations étudiantes continuent leurs actions sur le terrain, en direction des étudiants. C'est le cas d'IntEGre, une association qui propose des activités et des sorties à destinations des étudiants étrangers venus étudier sur le campus grenoblois. Et si les échanges internationaux ont baissé en raison de la crise sanitaire, l'association poursuit ses actions, en organisant par exemple des randonnées aux alentours de Grenoble, des visites du campus, des soirées d'échange et des soirées cinéma en ligne. Plus d'infos sur le site Web de l'association.

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