Opalka 1965/1 – Roman Opalka

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [11/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Nom de l'artiste : Roman Opalka (1931-2011)

Titre de l'œuvre : Opalka 1965/1

Date de création : 1976

Médium : peinture

Mouvement auquel l'intégrer : Art contemporain

Analyse : Roman Opalka avait un projet : (faire) percevoir le temps en écrivant chaque jour des chiffres (de un à l'infini) sur une toile, avec un noir intense dérivant de gris en gris jusqu'au blanc. Achevée à sa mort en août 2011, cette œuvre est immense dans ses restes matériels, ténue dans son sujet et gigantesque par celui-là même, universel et absolu.

Ténacité, persévérance et détermination apparaissent dans l'imperturbable suite de nombres, dans cette création qui à chaque touche apportée se déroulait plus vers sa disparition. Elle est le déroulé serein d'un édifice qui se construit avec la conscience de sa future destruction, d'un être qui grandit en sachant qu'il devra s'éteindre – comme un défilé de cendres convoquées pour mieux représenter le feu. La toile extraite de la série infinie (désormais finie) d'Opalka témoigne ainsi d'une vibration qu'il décrit à la perfection : « être à la fois vivant et toujours devant la mort, c'est cela le vrai "suspense" de tout être vivant ».

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Blanc sur blanc

ARTS | À la faveur d’une sélection d’œuvres variées, l’exposition collective "White" du Musée Géo-Charles donne une résonance nouvelle au blanc dans l’art. Plus encore, le parcours redéfinit la notion d’espace et de temps au gré de toiles abstraites, dont l’accessibilité est de mise, pour une mise au point avec ces mouvances contemporaines. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Vendredi 24 janvier 2014

Blanc sur blanc

Derrière la notion (floue) d’abstraction se cache un fondement tangible, aux applications plastiques diverses, que la nouvelle exposition du Musée Géo-Charles cherche à mettre en confrontation par le prisme d’une palette principalement composée de blanc. Un mouvement et un coloris qui, de prime abord, pourraient décourager même les plus aventureux dans ce parcours White, mais c’est sans compter sur une scénographie qui fait sens et des œuvres qui ouvrent les champs de l’analyse et/ou du sensible avec simplicité. Bien que la teinte soit la thématique de l’évènement, l’origine découle en réalité de deux séries du photographe coréen Bohnchang Koo : White (photo) et Vessel. Malgré des sujets très différents – la première dévoile des traces de lianes séchées sur des murs, la seconde des objets relatifs à la culture de l’artiste –, l’objectif demeure le même : interroger le rapport au temps par le biais de la trace, humaine ou végétale, dans une blancheur lissée. Ce postulat de départ a abouti à un rassemblement de pièces, où la figuration est furtive et l’abstraction patente, mais toujours baignées dans une lueur immaculée. L’invisible dévo

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