Mobile – Alexander Calder

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [15/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Nom de l'artiste : Alexander Calder (1898-1976)

Titre de l'œuvre : Mobile

Date de création : 1970

Médium : sculpture

Mouvement auquel l'intégrer : Art contemporain, abstraction

Analyse : L'Américain Alexander Calder crée son premier mobile en 1933, funeste année pendant laquelle Hitler est nommé chancelier, et qui voit le climat politique français se dégrader de manière assez significative pour faire fuir les pacifistes… C'est ainsi que Calder retourne aux États-Unis après une petite décennie française qui lui aura permis de découvrir Duchamp, Mondrian ou encore Miró.

Inspirés de ces derniers, les mobiles ont la particularité de se déployer en mouvement dans l'espace. Celui présenté au Musée de Grenoble est constitué de métal peint : deux disques lourds et sombres d'un côté apportent de l'équilibre aux petites formes rouges et blanches, anguleuses ou rondes, répondant au moindre souffle. Tels de minuscules acrobates, les pièces se meuvent pour dessiner dans les airs une poétique de l'éphémère et de l'aléatoire.

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"Mobile Homes" : cellule familiale et home road movie

ECRANS | de Vladimir de Fontenay (Can.-Fr., 1h41) avec Imogen Poots, Callum Turner, Callum Keith Rennie…

Vincent Raymond | Lundi 2 avril 2018

Ali partage avec Evan une vie nomade entre les États-Unis et le Canada faite de petits trafics, se servant au besoin de son garçonnet Bone. Après un ultime plan foireux, Ali et Bone se réfugient dans un mobile home qui, justement, est déplacé par son constructeur. L’espoir pour eux de refaire leur vie ailleurs… En s’attardant sur les coulisses des combines d’Evan (combats de coqs, vente de poudre, effractions…) et en insistant sur la déréliction de Bone, ce premier film prend un peu trop de temps à en venir au fait : l’espoir d’une reconstruction pour la mère et le fils dans un environnement sécurisant et stable – quel paradoxe pour un village de mobile homes. On suppose que le réalisateur Vladimir de Fontenay, qui développe ici la trame d’un de ses courts-métrages, a eu du mal à sacrifier l’ambiance canaille du début : la violence interlope et nocturne s’avère toujours séduisante à l’écran. Mais le cocon blanc des mobile homes, havre en chantier, ne manque pas non plus d’atouts. D’autant plus qu’il constitue un apaisant contrepoint visuel. Mention spéciale pour finir à Imogen Poots, dont le physique adulescent renvoie parfai

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Derf Backderf, l'Américain qui explore les marges

Interview | Derf Backderf est l’un des plus pertinents auteurs contemporains. En trois romans graphiques, il s’est imposé comme un digne héritier de l’underground seventies, plongeant dans les marges de la société américaine. Punks ("Punk Rock & Mobile Homes"), serial killer ("Mon ami Dahmer") ou éboueurs ("Trashed") : ses héros sont loin de l’american dream et en dévoilent les envers et travers. Conversation par mail avant sa venue à Grenoble.

Sébastien Broquet | Vendredi 2 septembre 2016

Derf Backderf, l'Américain qui explore les marges

Vous avez travaillé pendant 35 ans avant votre reconnaissance internationale avec l’album Mon ami Dahmer : pourriez-vous nous raconter ces années-là ? Derf Backderf : J’ai commencé ma carrière en dessinant des caricatures politiques pour des journaux. Ça m’ennuyait terriblement, travailler pour ces mecs en costume qui n’avaient aucune idée de ce qu’était un bon dessin. J’ai arrêté et créé un comic strip nommé The City pour des hebdomadaires aux États-Unis. C’était des magazines underground très populaires dans les années 1990. Matt Groening [le créateur des Simpson – NDLR] a débuté ainsi. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ça, c’était réussi. Mais internet a tué ces hebdomadaires et j’ai dû trouver autre chose. J’ai commencé alors à faire des livres et j’ai eu plus de succès au cours des cinq dernières années que durant tout le reste de ma carrière. Je suppose que j’aurais dû faire des livres depuis le début ! Qu’est-ce qui a provoqué votre passage du strip court et humoristique vers le roman graphique autobiographique : est-ce l’arrestation du tueur en s

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Prémol : la compagnie In MoBile appelle à l’aide

ACTUS | La compagnie du metteur en scène Benoît Kopniaeff était en représentation le week-end de l'incendie. Le Secours populaire de l'Isère lance une souscription exceptionnelle.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 avril 2015

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Samedi 18 avril, le théâtre Prémol a été ravagé par un incendie volontaire. Des spectateurs et des artistes étaient encore présents dans les lieux lorsque le feu s’est déclenché. La compagnie grenobloise In MoBile, qui présentait son spectacle Life Experience(s) (elle devait encore le jouer le lendemain dimanche), en a été l'une des victimes. Elle nous a alertés sur sa situation. « Cette nuit a été un drame pour nous mais aussi pour le théâtre. C’est avec une profonde tristesse que la cie In MoBile interrompt (pour une durée indéterminée) la tournée de sa nouvelle création. Nous sommes encore profondément choqués et indignés par cet événement où nous avons tout perdu. Mais notre priorité est de tout faire pour permettre à la compagnie de se relever, nous nous battrons pour qu’In MoBile ne meurt pas des suites de ce drame. » Le metteur en scène Benoît Kopniaeff est cité dans le communiqué de presse : « Dans les flammes, sont partis tout notre matériel et tout le matériel qui nous avait été prêté

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Aurélien Martinez | Mercredi 30 novembre 2011

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THÉÂTRE D’IMAGES / Un radeau en carton perdu en pleine mer. À son bord, un petit groupe d’hommes et de femmes, métaphore de l’humanité tout entière. Sur le carton, il est inscrit "fragile", en grosses lettres rouges. Ensuite, on découvrira, enfermés dans des boîtes, d’étranges bébés aux têtes d’adultes. Ou encore, plus tard, un paysage désertique, sorte de terre promise pour la tribu. Visuellement, c’est grandiose, splendide : un art magistral de la composition scénographique que l’on doit à Philippe Genty (et sa collaboratrice Mary Underwood). Depuis quarante ans, l’artiste développe un langage poétique qui lui est propre, fait de croisements entre pantomime, danse, cirque et marionnette. Ce qui donne un théâtre d’images onirique et fédérateur, comme dans Voyageurs immobiles, son succès de 1995 recréé pour une nouvelle tournée. S’écartant d’un canevas narratif traditionnel, Genty invente des tableaux suffisamment suggestifs pour élaborer un discours, sans pour autant enfermer l’imaginaire – il compare d’ailleurs ses tableaux à des « paysages intérieurs ». Car pour raccrocher les wagons, l’homme fait confiance au spectateur, qui peut ainsi imaginer ses propres connexions. C’est

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François Cau | Jeudi 19 mai 2011

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La ville de Grenoble organise trois jours de rencontres autour du thème « 90 ans d’habitat public ». Dans le cadre de cette manifestation très institutionnelle, sera donné, gratuitement, le spectacle Mobile Homme de la compagnie Transe Express, une référence en matière d’arts de rue : soit « des amuseurs publics qui adorent emmener le public dans des aventures sensibles » dixit Gilles Rhode, l’un des deux fondateurs. On avait déjà pu les apercevoir il y a deux ans à la MC2 avec Cabaret Chromatic : une proposition audacieuse, néanmoins à la force terriblement amoindrie par sa présentation en salle. Retrouver Transe Express, cette fois-ci au cœur de l’espace public (au parc Paul-Mistral), semble donc plus logique. Annoncé comme une création « déambulatoire et aérienne, machine céleste pour septet de tambours volants », Mobile Homme jouera avec la forme du traditionnel mobile pour enfants, en l’agrandissant à l’extrême. Vu l’univers artistique très fort de la compagnie, et les moyens phénoménaux déployés lors des divers gros évènements auxquels elle a collaboré (la cérémonie d’ouverture des JO d’Albertville en 92, l’inauguration du tunnel sous la Manche e

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