"La BD prend le maquis" : le maquis, bulle résistante

ARTS | Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère s'intéresse à la représentation du maquis par les bédéistes d'hier et d'aujourd'hui.

Charline Corubolo | Mercredi 14 décembre 2016

Si, au Musée de l'Ancien Évêché, la montagne se taille de beaux sommets, au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, c'est le maquis qui envahit la BD. Suivant la même ligne que l'exposition voisine (à savoir interroger les rapports entre le 9e art et les massifs), l'institution propose une déambulation au moment où La BD prend le maquis. Un parcours chronologique, avec une première partie didactique pour contextualiser et une seconde qui laisse la place aux illustrateurs et aux scénaristes et révèle ainsi les différentes représentations de la Résistance pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Car très vite, alors que la ville de Paris vient d'être libérée, le champ de la BD a été investi, notamment par Edmond-François Calvo qui réalise La bête est morte ! dès 1944. Entre presse légale qui ridiculise les maquisards et créations clandestines qui montrent la Résistance avec gloire, les productions sont foisonnantes.

Elles se poursuivent après la guerre... jusqu'à aujourd'hui. En fin de visite, après l'atelier du dessinateur au centre de l'exposition, on découvre les travaux d'Espé, Olivier Frasier, Lara et Baptiste Payen : quatre bédéistes contemporains qui dévoilent leur vision du maquis dans un séduisant exercice. Une exposition qui résonne du coup fortement avec l'environnement, l'Isère ayant été un haut lieu de résistance comme le rappelle à l'année le musée du même nom.

La BD prend le maquis !
Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, jusqu'au 22 mai 2017


La BD prend le maquis !

La bande dessinée a investi depuis longtemps le champ historique de la Seconde Guerre mondiale...
Musée de la Résistance et de la Déportation 14 rue Hébert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un été au musée, isn't it ?

Sélection | Pour cet été qui s’annonce caniculaire, nous avons décidé d’adopter le flegme anglais afin de garder la classe en toute circonstance. Une subite envie de tweed peut-être déclenchée par l’exposition "Berlioz à Londres" présentée à La Côte-Saint-André. Mais que les réfractaires au lyrisme britannique se rassurent, notre sélection d'expositions à (re)voir dans les musées patrimoniaux réserve également de la musique populaire, de la BD résistante et de la peinture lumineuse. De quoi s’émerveiller, s’instruire et profiter du frais en toute gratuité.

Charline Corubolo | Lundi 17 juillet 2017

Un été au musée, isn't it ?

Quand la musique est bonne… À la lecture de ce titre surgissent instantanément les premières notes de la chanson de phare des années 1980 signée Jean-Jacques Goldman, parangon de chanson populaire. Et ce genre de titres français emblématiques, de l’hymne au chant révolutionnaire, de la comptine à la berceuse, résonnent en ce moment joyeusement dans l’enceinte du Musée dauphinois. Si on chantait ! La la la la… c’est à vous de voir ; en tout cas il y a de quoi écouter dès le début de l’exposition avec un mur de sons qui compose un portrait de la chanson populaire. Fait de bric et de notes, le parcours dévoile 78 titres agrémentés d’archives, de disques et de partitions. Grace à une scénographie ludique et interactive, la proposition met en chant la façon dont la musique infiltre notre quotidien, jusque sous la douche, à travers les âges et les genres. Et au détour d’un refrain, mais surtout d’une autre exposition, n’hésitez pas à emprunter les sentiers montagneux d’Éric Bourret et Emmanuel Breteau, qui déploient au creux de l’exposition

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