Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Photo : Keep It Weird


Un before avec les Barbarins fourchus

« Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock'n'roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle.

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Du clubbing au Vertigo

Un 31 décembre dans l'une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu'à 9h du matin. Alors on danse ?

  • Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€).

  • Réservations : 06 22 83 28 55

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De l'électro (mais pas que) au Keep It Weird

Le nouveau bar du fondateur du Mark XIII Aymeric Ponsart, situé près de l'Ancien palais de justice de Grenoble, c'est un bout d'Amérique underground en plein centre-ville – le nom du bar fait référence au slogan de la ville de Portland, "Keep Portland Weird" – gardez Portland étrange, bizarre… Pour le 31 à partir de 23h, le taulier a conçu une soirée électro (même si ce sera « assez ouvert ») avec quatre DJs (Lucky Jules, Kwark, Zadler et lui-même) et quelques invités, qui durera jusqu'à « mort s'en suive ».

  • Entrée libre

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De l'open mix au Mark XIII

Année après année, que ça soit pour le 31 décembre, la Fête de la musique ou tout autre événement où le Mark XIII rentre dans le jeu, on écrit tout le bien que l'on pense du bar de la rue Lakanal, véritable institution de l'underground. Rendez-vous donc le 31 décembre pour une soirée open mix, avec notamment « un début de soirée plutôt rock ». Pas d'heure de fin prévue, même si ce sera forcément au petit matin.

  • Entrée libre

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Une scène ouverte à la Mezzanine 112

Steph Hibou est une figure importante du monde culturel grenoblois, grâce notamment à ses activités de DJ et son label Posthume Records. Et grâce à ses activités de gérant de bar depuis maintenant deux ans. Dans son antre atypique du cours Jean Jaurès (un petit troquet qui ne paye pas de mine), il proposera un réveillon « scène ouverte » à partir de 23h, où chacun est libre de ramener « son PC ou sa guitare ». Avec de quoi grignoter pendant la soirée, et de quoi boire aussi – on est dans un bar tout de même !

  • Entrée libre

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De l'explosif au Café noir

Le modèle des gérantes du fameux Café noir grenoblois ? « Les soirées de fête à l'ancienne des boîtes parisiennes, comme le Queen dans les années 1980 » nous expliquaient-elles dans une précédente interview. Le 31 décembre chez elles, cours Jean Jaurès, sera donc « explosif et festif » (et gay bien sûr, comme c'est l'ADN du bar) avec un DJ et de la soupe à l'oignon le matin.

  • Entrée libre

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Du mentalisme à la Basse cour

Une soirée avec un magicien grenoblois vu à la télé (Kevin Micoud de son petit nom) et ses différents tours (lecture de pensées, influence, prédiction, hypnose...), c'est le créneau sur lequel s'est positionnée cette année le la Basse cour. Avec deux séances dont une, à 22h, qui se terminera en soirée dansante dans le café-théâtre. Champagne.

  • Tarifs pour la séance de 19h : 32€ avec coupe de champagne avant le spectacle

  • Tarifs pour la séance de 22h : 47€ avec deux coupes de champagne + buffet de desserts + soirée dansante

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Le Keep It Weird fête ses trois ans ce samedi

MUSIQUES | C’est officiel : pour célébrer comme il se doit l’anniversaire de ses trois années d’ouverture, le Keep It Weird organise une grosse soirée samedi 12 (...)

Damien Grimbert | Mardi 8 octobre 2019

Le Keep It Weird fête ses trois ans ce samedi

C’est officiel : pour célébrer comme il se doit l’anniversaire de ses trois années d’ouverture, le Keep It Weird organise une grosse soirée samedi 12 octobre… en deux étapes. La première se déroulera dans l’enceinte même du bar d’Aymeric Ponsart, avec aux platines le Marseillais David Carretta, figure de longue date des musiques électroniques et spécialiste des sonorités électro, techno, italo-disco, new beat, et EBM. Comme on a déjà eu maintes fois l’occasion de vous vanter ses mérites, passons directement au deuxième volet de la soirée, qui se tiendra cette fois au Papa Club, nouveau club du complexe le Vieux Manoir dédié spécifiquement aux musiques électroniques, dont on vous annonçait l’ouverture il y a déjà plusieurs semaines. C'est l’occasion de découvrir, aux côtés du local Endrik Schroeder, le Hollandais David Vunk (photo), fondateur

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Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

Spectacle | C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est coutumier. Soit un Freaks'Kabarett(o) initié par Cherry Chérie (collectif grenoblois qui « donne les moyens à l’effeuillage burlesque d’exister au cœur des montagnes alpines ») et pensé, donc, avec les Barbarins – et l’asso Versants Queer, qui sera de la partie. Au programme ? « Siamois, femmes à deux têtes, à barbe, homme à trois jambes, dresseuse et son animal, clown maléfique, charmeur de serpent, barbapapa géante, monsieur Loyal, femme araignée, homme poisson, animal de cirque, homme fort, créatures en tous genres... » comme l’écrit Cherry Chérie sur le programme. « Le temps d’une soirée, sortez du moule, partez à l’aventure ! » Tout ça dans cette géniale Salle noire, sorte d’immense b

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Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Sélection | Voici, si jamais un réveillon dans un appartement ne vous disait rien, une petite sélection de lieux (des bars, des clubs, des salles de spectacle…) ouverts à Grenoble le soir du 31 décembre. Alors bonne année en avance !

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Pour danser À la Salle noire Comme chaque année, les Barbarins fourchus organisent leur « before du réveillon » (tout sera fini avant minuit) en mode « bal de fête rock'n'roll ». Une entrée en la matière parfaite (les Barbarins savent mettre l’ambiance) dans un sympathique lieu – une boîte noire entièrement décorée par leurs soins en mode bric-à-brac. 15€ Au Keep it weird Le bar grenoblois « où la musique underground est à l’honneur » dans une déco « à l’américaine » du plus chic effet (ambiance "prohibition") propose une New Year's Day party all night long très électr

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Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

GUIDE URBAIN | Le fameux bar grenoblois, très branché culture underground, officialisera ce changement mercredi 31 octobre.

Damien Grimbert | Lundi 29 octobre 2018

Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

Cinq années après avoir repris le Mark XIII, fameux bar de la rue Lakanal, Luc Andriot, l’actuel propriétaire du lieu, a décidé qu’il était temps d’en faire un endroit « plus à son image ». Adieu le Mark XIII donc, et bienvenue au Redrum, nom choisi en référence à un passage clé du fameux film de Stanley Kubrick The Shining. Si le bar garde bien sûr sa vocation de terre d’accueil des cultures underground, le nom n’est pour autant pas la seule chose qui va changer. À partir du mercredi 31 octobre, on pourra ainsi découvrir une déco entièrement remaniée pour rendre hommage « aux films d’horreur les plus emblématiques des années 1960 à 2000 ». Une transformation déjà partiellement entamée cet été (avec par exemple le déplacement de la cabine DJ au fond du bar pour laisser plus de place au dancefloor), et qui connaitra une deuxième étape au printemps avec une transformation de l’étage en salon 60’

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De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Concert | Jeudi 18 et vendredi 19 octobre, De Féline, alias Delfino, artiste aux multiples casquettes cofondateur du fameux collectif grenoblois Les Barbarins fourchus, dévoilera son premier album solo "High Down Kisses" à la Salle noire. On l'a rencontré en amont.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Tantôt chanteur, poète, écrivain, conteur, illustrateur, céramiste… Pas simple de mettre De Féline (François de son prénom) dans une case tant il est multigenre. Cette fois-ci, le membre fondateur de la compagnie Les Barbarins fourchus, regroupant des artistes de tous bords, se produira en mode musicien à la Salle noire, lieu original du quartier Bouchayer-Viallet que le collectif a repris en 2011. L’artiste de 54 ans, habitué au travail de groupe, livrera alors pour la première fois son album solo High Down Kisses sorti le mois dernier. « C’est un travail que je n’avais jamais fait ! Avec Les Barbarins, on est toujours très nombreux à prendre des décisions. Là, on était que deux. » En effet, bien que 19 musiciens aient participé à l’album (« des amis issus de différents groupes croisés sur ma route »)

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"The Band from New York" : la maîtrise du kitsch

Humour musical | Jusqu'au samedi 10 février, le duo burlesque Les Zazous du bijou propose à la Basse cour un drôle de spectacle musical. On vous en dit plus !

Alice Colmart | Mardi 6 février 2018

Jeudi 1er février, le café-théâtre associatif la Basse Cour accueillait la compagnie Les Zazous du bijou pour la première représentation grenobloise de son spectacle The Band from New York. Enfin, " The Band" (le groupe en anglais), c’est vite dit, puisque la pièce ne réunit que deux personnages : l’un est une star américaine mégalomane venue donner un concert à « Paris » ; l’autre, un pianiste flegmatique qui remplace le big band avec lequel devait jouer son acolyte. Les duettistes, que tout oppose, sont pourtant liés malgré eux, puisque l’un traduit l’autre… et ce très maladroitement – Julien Clerc deviendra Julien Bright, Johnny Hallyday sera remplacé par Jeannot Vacances, et Yves Montant par Yves Climbing. Tandis que s’amoncèlent les jeux de mots, le répertoire de la chanson française et internationale est alors passé en revue. Ajoutez à cela des déguisements kitschs, des trompe-l’œil délirants et un enchaînement de situations burlesques, pour une comédie où certes le mauvais goût est poussé à son apogée, mais maîtrisé. Côté prestations musicales, on reste fascinés par l’exercice d’imitation formidable

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The Rocky Horror Électro Show

Ciné-spectacle | Jeudi 1er et vendredi 2 février, les Barbarins fourchus vont proposer un drôle de spectacle autour du film culte qu'est le "Rocky Horror Picture Show". Voilà qui donne très envie...

Aurélien Martinez | Lundi 29 janvier 2018

The Rocky Horror Électro Show

« Un exutoire total » : voilà comment Jean Guillaud des Barbarins fourchus présente la nouvelle création de la compagnie grenobloise pensée avec « des musiciens, des comédiens, des circassiens ou encore une danseuse ». Tout ce beau monde étant réunis pour porter haut les couleurs du film musical culte The Rocky Horror Picture Show, « ode à la tolérance et la liberté sexuelle » sortie en 1975 et que quelques compagnies ont adoptée depuis pour en faire un véritable show interactif où des fans rejouent les répliques et musiques du film devant un public qui les connaît toutes par cœur. Mais avec les Barbarins, on ne sera pas dans « le simple copier-coller » comme cela peut se faire à New York ou Londres, mais face à « un ciné-spectacle, même si l’expression ne sonne pas très bien ». « Le film est là tout le long en personnage principal, mais on intervient beaucoup dessus. Donc pour des puristes du film, ou ceux qui sont fans des shows qui existent depuis les années 1980, ça risque d’être déconcertant ! On propose plutôt une sorte de film parallèle qui, par moments, s’emboite parfaitement avec l’original, e

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Bonne "Confusion" au Vieux Manoir avec David Carretta

MUSIQUES | S’il est avant tout connu pour sa programmation musicale "généraliste" apte à séduire le chaland en virée nocturne, le Vieux Manoir semble depuis (...)

Damien Grimbert | Mardi 10 octobre 2017

Bonne

S’il est avant tout connu pour sa programmation musicale "généraliste" apte à séduire le chaland en virée nocturne, le Vieux Manoir semble depuis quelque temps s’ouvrir à des sonorités plus spécifiques. Après le lancement des soirées thématiques Mystic House en 2016, c’est désormais au tour des soirées Confusion de faire leur apparition, avec une première édition ce vendredi 13 octobre marquée par un line-up des plus alléchants. En tête d’affiche, on retrouvera ainsi au format live le Marseillais David Carretta, figure de proue de longue date du versant le plus sombre des musiques électroniques aux côtés d’artistes comme The Hacker, Terence Fixmer ou encore DJ Hell, qui fut d’ailleurs l’un des premiers à l’accueillir sur son fameux label International Deejay Gigolo en 1996. Passionné depuis toujours par les sonorités électro, techno, new beat, EBM et italo-disco, David Carretta sera accompagné pour l’occasion par ses comparses Aymeric Ponsart et Endrik Schroeder aux platines, tandis que Lucky Jules et Wayatt se chargeront du 'before' officiel de la soirée au bar le Keep It Weird d'Aymeric Ponsart.

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Le Vertigo : voilà, c’est fini

ACTUS | Le monde de la nuit grenoblois va changer. Le Vertigo, club mythique du centre-ville, fermera ses portes samedi 14 octobre après 20 ans de service. On a rencontré son boss Camille Bahri pour connaître ses motivations et savoir ce que deviendra le lieu.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 septembre 2017

Le Vertigo : voilà, c’est fini

L’info a été lâchée mercredi 27 septembre sur le Facebook du club : le Vertigo, qui a fêté ses 20 ans en juin, va définitivement fermer, son boss et fondateur Camille Bahri ayant décidé de vendre – ça lui trottait dans la tête depuis longtemps. On le retrouve le lendemain, dans un bar du centre-ville. « J’ai duré 20 ans, j’aurais pu continuer encore un petit peu – je reste jeune dans l’esprit même si je suis vieux ! – mais l’opportunité de vendre les murs et le fonds s’est présentée alors je l’ai saisie. » Le Vertigo, c’est un club mythique à Grenoble, qui a vu passer pas mal de grands noms de l’éléctro – Laurent Garnier, Miss Kittin, Jeff Mills, Brodinski… L’annonce de la fermeture a donc eu un écho considérable chez ceux qui l’ont fréquenté, au vu du nombre de réactions reçues par Camille Bahri et son équipe – le post Facebook a été très commenté. « Ça me fait chaud au cœur, je suis très ému. C’est une récompense. »

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20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

MUSIQUES | Zoom sur la programmation des trois soirs de fête qu'organise le club du centre-ville à l'occasion de ses 20 ans.

Damien Grimbert | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

Histoire de fêter avec l’emphase qu’il se doit l’anniversaire de ses vingt ans d’existence, le Vertigo a concocté une programmation sur trois soirs qui devrait laisser les noctambules sur les rotules mais avec de beaux sourires sur les lèvres. Le jeudi, c’est la nouvelle génération d’activistes de la scène électronique grenobloise qui sera mise en avant avec pas moins de huit DJs différents au line-up. Tous issus de différents collectifs bien connus des afficionados du clubbing grenoblois (Mouvement Perpétuel, The Dare Night, Groove Jam, La Maiz, Icône, Eddy Rumas et on en passe), mais tous réunis par le même amour du groove et de la house, Amen, Mazigh, Cosmic Clap, Limon, StinkyB, Nikizi, Nemoz et Mendez viendront ainsi faire souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur ce premier soir, le tout en entrée libre s’il vous plaît ! Les deux soirs suivants mettront quant à eux à l’honneur plusieurs figures historiques de la scène grenobloise et habitués de longue date du club du centre-ville avec lequel ils entretiennent une histoire

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20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

Story | Et là, beaucoup de Grenoblois (ceux qui n’ont plus vingt ans depuis un moment) vont prendre un coup de vieux en apprenant que le Vertigo, mythique petit club du centre-ville, a 20 ans ce mois-ci. 20 ans, oui. Avant de fêter ça en grandes pompes pendant trois soirs (notamment avec la légendaire Miss Kittin), on est allés interroger son fondateur Camille Bahri, histoire de recueillir ses confidences sur autant d’années de fête, d’électro et de clubbeurs.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

« J'ai fait mes études aux États-Unis, à Los Angeles. À l'époque, en 1986, il y avait au centre-ville une grande boîte qui s'appelait le Vertigo – ils étaient 40 à la sécurité pour vous donner un ordre de grandeur. C’était le club à la mode dans lequel venait tout le gratin de LA. L'accès y était assez difficile, je me suis fait refouler quelques fois avant que l'on m'accepte. Une fois rentré, j'ai adoré ! J'ai gardé ce nom en tête, ça sonnait bien pour un club. Je m'étais toujours dit que si un jour j'avais la chance d'ouvrir un établissement, je l’appellerais Vertigo. » C’est dans son Vertigo vide de monde (pour cause, il est 14h), sur une banquette défraîchie à deux pas des platines du DJ, que l’on rencontre l'imposant Camille Bahri, gérant de la boîte de nuit grenobloise depuis son ouverture il y a 20 ans. « Avant, j’étais déjà dans le monde de la nuit grenobloise – au Phoenix, au Drac Ouest, au Progrès qui est devenu le XIII… Un jour, j’ai appris qu’une boîte qui s’appelait la Fièvre était vendue aux enchères. On l'a achetée avec mon associé Alexandre Peyrot et c’est devenu le Vertigo. » Voilà pour l’historique.

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Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

CONNAITRE | « Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Ce week-end, Échirolles sera en mode

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d’Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines. Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l’on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.

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Votons Barbarins !

reprise | Les fameux Barbarins fourchus, du nom de ce collectif artistique bien connu à Grenoble, seront jeudi 27 avril à la Nef pour un cinéma de quartier atypique et bien d'actualité. Avec notamment sur l'écran, un film du bien barré Jean-Pierre Mocky...

Vincent Raymond | Lundi 24 avril 2017

Votons Barbarins !

Le 7 mai, vous aurez à accomplir votre devoir civique à l’occasion du second tour de la présidentielle. Auparavant, octroyez-vous un temps de décontraction citoyenne en assistant à la réunion publique organisée le jeudi 27 avril par les Barbarins fourchus dans le cadre du rendez-vous cinéphile "Un fauteuil pour deux" du journaliste Manuel Houssais. Leur profession de foi conjointe est des plus séduisantes, puisqu’elle propose de renouer (pour une séance exceptionnelle à la Nef) avec l’esprit des cinémas de quartier : de l’ouvreuse aux chocolats glacés en passant par les attractions, bandes-annonces, actualités et courts-métrages. Clou du programme, un grand film constitue l’apogée spectaculaire de cette soirée de gala. Et pour coller à notre actualité particulièrement portée sur la chose politique, c’est une comédie dramatico-satirique qui a été choisie : Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) de Jean-Pierre Mocky. Adaptation du premier volet d’un diptyque de son vieux complice Frédéric Dard, ce film-chorale narre les désarrois d’Horace Tumelat (Victor Lanoux, glabre et sobre), chef de parti politique en pleine ascension

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Terrasses à Grenoble : la permission de 22h ne passe pas

Vie nocturne | Alors que la municipalité grenobloise a annoncé il y a quelques semaines l’obligation pour les nouvelles terrasses de baisser le rideau à 22 heures, les gérants de bar et de restaurant s’insurgent contre ce nouveau fonctionnement.

Sandy Plas | Mardi 17 janvier 2017

Terrasses à Grenoble : la permission de 22h ne passe pas

La mesure devait débloquer le système d’attribution des terrasses en centre-ville de Grenoble. Elle est en train de provoquer une levée de boucliers de la part des bars, cafés et restaurants de la ville. Problèmes de communication ? Symbole d’une incompréhension mutuelle ? Reste qu’entre la municipalité grenobloise, Grenoble Alpes Métropole et les commerçants, il y a (une nouvelle fois) de la friture sur la ligne. Tout commence début décembre, quand la mairie annonce une modification du règlement portant sur le fonctionnement et l’attribution des terrasses. « Depuis que nous sommes arrivés à la tête de la mairie en 2014, il n’y avait pas eu de nouvelles attributions de terrasses » explique Élisa Martin, première adjointe à la Ville de Grenoble. « Nous avons fait le constat qu’il était compliqué de rester dans une situation où tout était bloqué et nous avons donc relancé la possibilité d’ouvrir de nouvelles terrasses. » Installées devant les établissements qui n’en bénéficiaient pas jusque-là, ces terrasses sont soumises à une fermeture à 22 heures. Une mesure décidée pour préserver le voisinage, comme le souligne un communiq

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Joyeux anniversaire Posthume Records !

MUSIQUES | Le label grenoblois célébrera ses quinze ans vendredi au bar de la Belle électrique avec une soirée gratuite.

Damien Grimbert | Lundi 31 octobre 2016

Joyeux anniversaire Posthume Records !

Pour fêter en beauté ses quinze ans d’existence, le label grenoblois Posthume Records (dont on vous dressait en début d’année le portrait du fondateur Steph Hibou) organise ce vendredi 4 novembre une soirée d’anniversaire au bar de la Belle électrique. Créé en 2001 et initialement orienté autour de la techno hardcore, ce dernier s’est ouvert au fil des années et des sorties (près d’une cinquantaine à ce jour) à une multitude d’influences (dark ambient, trip-hop, downtempo, électro, synth-pop, expérimental…) tout en gardant une prédilection pour les ambiances sombres et mélancoliques. Comme en témoigne d’ailleurs la très bonne compilation rétrospective Posthume Records - Anthology (2001 - 2016), disponible en libre téléchargement sur le site du label. Aux côtés de Hibou, qui délaissera pour l’occasion son fief de La Mezzanine (un bar cours Jean Jaurès) pour officier aux platines, on retrouvera également son projet collaborati

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Anniversaire noir à la Basse cour

Humour | Le café-théâtre grenoblois a quatre ans, et les fête sur trois soirs avec « quatre représentants de la nouvelle génération d'humoristes cyniques, satyriques et urticants ». Oui, ça fait beaucoup de chiffres.

Aurélien Martinez | Mardi 20 septembre 2016

Anniversaire noir à la Basse cour

En septembre 2012 ouvrait à Grenoble, près du quartier de l’Estacade, le café-théâtre associatif la Basse cour, très axé humour. Quatre ans plus tard, il est toujours là, et le fait savoir avec une petite semaine anniversaire. Au programme ? Mercredi 21 septembre, ce sera une « soirée de remerciement » réservée aux adhérents ; et du jeudi 22 au samedi 24, rendez-vous avec le Cactus Comedy, plateau regroupant « des représentants de la nouvelle génération d'humoristes cyniques, satyriques et urticants » nous explique-t-on. On ne sait pas pour les autres, mais avec Jean-Rémi Chaize, que l’on a découvert à Lyon avec son premier seul-en-scène On n’est pas des chiens, c’est tout à fait ça. Une écriture précise et intelligente et un sens du personnage affûté (on est à des kilomètres du stand-up et de ses scories) dont on pourra donc découvrir un bout

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Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

Nouveau lieu | Le fondateur de l’emblématique bar de la rue Lakanal, qu’il a vendu en 2013, revient aux affaires près de l’Ancien palais de justice de Grenoble avec le Keep It Weird. Inauguration ce samedi 10 septembre avec The Hacker aux platines.

Aurélien Martinez | Mardi 6 septembre 2016

Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

« Keep It Weird : encore un nom compliqué ! En fait, c’est un clin d’œil à Portland, une des villes les plus créatives et underground des États-Unis dont le slogan est "Keep Portland Weird" – gardez Portland étrange, bizarre… » Voilà comment Aymeric Ponsart, fondateur de l’emblématique Mark XIII (vendu en 2013 même s’il reste propriétaire de la marque), présente sur Facebook son nouveau bar qu’il inaugurera rue du Palais, en plein centre-ville de Grenoble, samedi 10 septembre. Un retour en terres grenobloises donc pour celui qui avait quitté la ville pour « prendre du recul après 20 ans de bar musical ». Des années de pause qui l’ont notamment conduit à Portland pour essayer d’ouvrir un Mark XIII avec son associé des débuts installé aux États-Unis depuis 15 ans. Sauf que l’aventure s’est avérée compliquée à monter, même si le projet est toujours en cours… « Un cabinet de curiosités » « Pour le Mark XIII là-bas, je voulais une déco complètement européenne. Bah ici j’ai fait l’inverse ! » no

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Les soirées de l’été à Grenoble

MUSIQUES | Où danser cet été ? Plusieurs choix s’offrent à vous. Les voici.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Les soirées de l’été à Grenoble

La Bobine maintient ses apéro-mixes du mardi tout l’été avec une programmation aussi riche que diversifiée. À ne pas manquer non plus, les deux barbecues-mixes en journée les dimanches 24 juillet (Dub on The Beach) et 28 août (Garden Boogie). Les Mercredis Pimentés restent actifs au Canberra (sur le campus) pendant tout le mois de juillet, avec notamment le crew strasbourgeois cosmopolite Caterva en renfort des Narco Polo le 13, et une soirée réunissant tous les crews résidents le 27. Le bar de la Belle électrique accueillera le collectif de turntablists Downtown Mayhem à deux reprises les vendredis 8 et 29 juillet, mais également les filles du Grenoble Mixing Girls Club le vendredi 22 juillet. Le Drak-Art propose encore quelques soirées les 8, 9, 13 et 16 juillet, avant de clôturer sa saison avec la fameuse Maliboule Pool Party d’Eddy Rumas le samedi 30 juillet. Au programme : barbecue, pétanque, piscine et sound-system en plein air de 15h à 22h, suivi d’une bass party en intérieur jusqu’au petit matin ! Le Mark XIII ne restera

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Subversion à la slovène avec le NSK Rendez-Vous

CONNAITRE | Du jeudi 19 au samedi 21 mai, le Mark XIII et le cinéma Juliet Berto se proposent de décrypter le NSK (l’acronyme du "Neue Slowenische Kunst – Nouvel Art Slovène"), mouvement artistique méconnu en France.

Damien Grimbert | Mardi 17 mai 2016

Subversion à la slovène avec le NSK Rendez-Vous

Mouvement artistique aussi passionnant que méconnu, le NSK (pour Neue Slowenische Kunst, ou Nouvel Art Slovène) interroge avec force les jonctions entre art, politique et propagande. Créé en 1984 dans ce qui est encore la Yougoslavie, le collectif pluridisciplinaire, qui regroupe le fameux groupe de musique industrielle Laibach (en photo), la troupe de théâtre contemporain Noordung et les artistes plasticiens d’IRWIN, va créer une véritable onde de choc. Et pour cause : en se réappropriant les codes et l’esthétique propagandiste de régimes totalitaires antagonistes tout en refusant systématiquement de s’en justifier, le NSK confronte la société de son époque à des questionnements et tabous qu’elle aurait préféré esquiver. « Toute forme d’art est soumise à la manipulation politique, excepté celle qui utilise le langage même de cette manipulation » expliqueront plus tard les théoriciens du collectif. Dédiée à mettre en lumière l’univers riche et complexe du mouvement, la manifestation NSK Rendez-Vous regroupera sur trois jours une exposition, une soirée multimédia autour de Laibach, et surtout la projection d’un documentaire rarissime, Predictions o

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La Basse cour : donnez, donnez-leur

ACTUS | Le café-théâtre grenoblois, situé quartier de l'Estacade, lance un appel aux dons. On vous explique pourquoi.

Thibault Copin | Mardi 26 avril 2016

La Basse cour : donnez, donnez-leur

Vous le savez comme vous nous lisez souvent, la Basse cour propose une programmation à l’année très axée humour. Par contre, vous ne le savez peut-être pas mais ce café-théâtre grenoblois rencontre en ce moment une petite difficulté. Oh, trois fois rien : juste 16 000 € à débourser. Soit la participation demandée par le syndic de l’immeuble situé rue Colbert (quartier de l’Estacade) pour le ravalement de façade prévu en septembre. Difficile pour l’association propriétaire des murs, dont les ressources économiques s’équilibrent principalement avec les adhésions (1229 depuis sa création), un bénévolat fort (environ 300 participants) et les différents revenus d’activité (dont les entrées), de sortir une telle somme, même de façon échelonnée. « Cela ne fait que 3 ans que nous sommes montés sur les planches, et nous restons encore fragile financièrement » comme ils l’écrivent sur leur site. Car aujourd’hui, rien ne permet d’assurer, comme en serait leur souhait, la pérennité des quatre salariés de l’association – une administratrice, une coordinatrice, une régisseuse et une restauratrice. Surto

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Urban Shaman : free (spirit) music

MUSIQUES | De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours (...)

Charline Corubolo | Mardi 8 mars 2016

Urban Shaman : free (spirit) music

De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours de Babel 2015, et sur commande des collectifs Dyade et Barbarins fourchus, The Johnny Staccato Band et le Trio Kerkennah ont uni leurs cordes, vocales et instrumentales, pour offrir un grand bal des exilés, dans lequel les atmosphères s'hybrident pour mieux dévoiler chaque nuance, chaque propos. Du jazz au blues en passant par des mélodies indiennes teintées de notes électro, Urban Shaman ne fait pas qu'explorer les musiques à travers le monde et les âges : le spectacle sonde également les âmes, d'ici et d'ailleurs, toutes un peu isolées dans nos sociétés contemporaines. Les références politiques se mêlent au fil spirituel qui lie la musique aux images projetées. Et bien que nous n'ayons pas assisté à la représentation de l'année dernière, les extraits visionnés nous mènent droit à la Salle noire vendredi 11 et samedi 12 mars pour vivre l'expérience en direct et découvrir le shaman moderne qui est en nous.

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"Vertigo" : et à la fin, il n’en reste plus qu’un…

ECRANS | Le chef-d'œuvre d’Hitchcock, devenu "Sueurs froides" en français, est sans doute l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Oui oui.

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

Le temps aura fini par rendre justice à l’œuvre la plus spectaculairement audacieuse d’Hitchcock. Dédaigné à sa sortie – voire méprisé par un public décontenancé que le cinéaste britannique spécialiste du suspense ait eu l’outrecuidance de s’extraire de la case où il l’avait trop tôt relégué – Vertigo (Sueurs froides en français) n’a cessé au fil des ans de gagner des admirateurs à sa somptueuse cause. Au point qu’il détrône aujourd’hui l’étalon Citizen Kane de Welles au palmarès des films les plus importants de l’histoire du cinéma, selon le classement décennal de la revue de référence Sight & Sound. Rien d’étonnant à cela : Vertigo combine la beauté tragique d’une histoire d’amour mélodramatique et macabre à un canevas policier ; il est émaillé d’innovations techniques ahurissantes (dont le travelling compensé – ou "dolly zoom" – engendrant des distorsions optiques dont ne saurait plus se passer à présent), d’une séquence onirique avant-gardiste d’anthologie et de contributions si fameuses que sa distribution à des allures de "all star game". Saul Bass signe le générique, Bernard Herrmann compose une s

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Steph Hibou, oiseau de nuit

ACTUS | Animateur radio, DJ, producteur, organisateur de soirées, directeur de label, photographe, réalisateur, patron de bar… En activité depuis l’aube des années 1990, Steph Hibou est sûrement l’un des secrets les mieux gardés de tout Grenoble. Sans doute parce qu’il a compris mieux que personne qu’on n’évoluait jamais aussi librement que dans l’obscurité. À l’occasion des quinze ans de son label Posthume Records, rencontre avec un activiste aussi discret que passionné. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 2 février 2016

Steph Hibou, oiseau de nuit

Dans le milieu culturel grenoblois, il y a ceux qui font beaucoup de bruit et ceux qui préfèrent rester tapi dans l’ombre pour mieux construire sur le long terme. Assurément, Steph Hibou fait partie de la deuxième catégorie. Passionné par la musique gothique qu’il découvre au feu Magic de Fontaine, il lui dédie à partir de 1990 Black Planet, une émission thématique sur Radio Kaléidoscope (RKS pour les intimes). Avec l’arrivée des premières raves dans la région en 1992, il décide de s’ouvrir à cette nouvelle sphère musicale en scindant son émission en deux : d’un côté Black Planet pour les sonorités gothiques, EBM et indus, et de l’autre White Planet, plus axée rave et techno. Rapidement, l’émission se met à accueillir les premiers DJs techno de la région, tandis qu’Hibou s’initie lui-même à cette discipline, d’abord par le biais des « jeudis gothiques » organisés au Dock, puis en écumant progressivement les soirées de la région. Encore rassemblées sous l’étiquette généraliste « rave music », les musiques électroniques ne vont pas tarder à se spécialiser, permettant ainsi au jeune DJ de se découvrir, par l’intermédiaire de l’artiste Belge Liza

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Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

ACTUS | Ce dimanche, si vous restez en robe de chambre pour le concert proposé par les Barbarins fourchus, ce n'est pas si grave. Car l'essentiel est de venir afin de (re)découvrir cette proposition décalée centrée sur la musique classique. Pour l'occasion et pour le numéro 1000 du PB, rencontre à la Salle noire avec Delfino, membre fondateur de la compagnie, afin de causer musique, Barbarins et avenir. Propos recueillis pas Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 19 janvier 2016

Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

Dimanche 24 janvier a lieu la 24e édition de Musique (en robe) de chambre. Qui organise cet événement ? Delfino : Les Barbarins fourchus, à l'initiative de Sergio Zamparo, un des musiciens porteurs de la compagnie qui a une formation classique du conservatoire de Turin. On a rencontré il y a déjà quelques années les gens du conservatoire de Grenoble. L'idée était de faire découvrir la scène à de jeunes musiciens et surtout d'essayer de populariser la musique classique sous toutes ses formes possibles et imaginables : l'accordéon classique, les cuivres, les percussions. Ça change à chaque fois... Comment sont conçues ses propositions ? Au sein des Barbarins, on a monté un petit orchestre qui s'appelle le Quasi Quatuor. On raconte des "bêtises" autour de la musique classique et des compositeurs ; et en même temps on joue. Ce quatuor est présent une fois à deux fois par an [il ne le sera pas ce dimanche – NDLR]. Sinon, ce sont vraiment des rencontres avec les élèves du conservatoire. Les professeurs les accompagnent parfois, car pour eux aussi c'est souvent la première fois qu'ils mon

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Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

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Le Vertigo, culture club

GUIDE URBAIN | Depuis dix-sept ans, le Vertigo Club anime les nuits grenobloises sur des sons électro. Novateur à son époque, il s'est aujourd'hui imposé auprès d'un public varié. Adeline Gailly

Aurélien Martinez | Vendredi 5 décembre 2014

Le Vertigo, culture club

Inspiré de la tendance électro, le Vertigo naît en 1997 alors que le style peine à être reconnu. « J'étais un extraterrestre à l'époque quand j'écoutais de l'électro » se rappelle Camille, le fondateur. Il relève néanmoins le défi de créer une boîte de nuit dédiée à ce type de musique. Pari réussi puisque la discothèque du centre-ville attire toujours les adeptes d’un genre désormais étendu au grand public. Ce type d'établissement n'était pourtant pas nouveau dans les années 90 à Grenoble. Aujourd'hui disparu, le Drac'Ouest, à Fontaine, organisait déjà des rave-parties. La mauvaise réputation, Camille ne s'en souciait guère : « L'électro c'était l'interdit, c'était synonyme de décadence mais j'ai misé là-dessus, je trouvais que c'était différent. » De Laurent Garnier au David Guetta des débuts en passant par Cassius ou encore Martin Solveig, nombre de DJ reconnus aux styles bien différents ont usé les platines du Vertigo. « Ce sont ces têtes d'affiche qui permettent de ramener du monde » dixit Camille, qui refuse pour autant

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Noël rock’n’roll

CONNAITRE | Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Noël rock’n’roll

Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de pluridisciplinarité. Et cette année encore, il y a aura de tout pendant ces trois jours (les 11, 12 et 13 décembre, aux Salles noire et blanche) : un apéro, des spectacles, des courts-métrages, ainsi que plusieurs concerts. Dont un des Barbarins fourchus intitulé The Shaggy Barbares. À l'occasion d'une répétition publique dans leur Salle noire, nous avons pu en découvrir un aperçu. Librement inspiré de l'histoire mythique du groupe The Shaggs dont on se faisait écho la semaine dernière dans le Petit Bulletin (l’un des pires groupes de l’histoire du rock – mais « meilleur que les Beatles » selon Zappa !), le nouveau projet des Barbarins divulgue un son rock gravé au fer rouge par une voix suave qui manie aussi bien l'anglais que le français. En pleine recherche d'épuration musicale, le groupe grenoblois lui aussi mythique n'en perd pas son mordant légendaire en s’aventurant au cœur des années

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Le Café Noir, queer as Grenoblois

GUIDE URBAIN | Le midi en semaine, le Café Noir est une brasserie on ne peut plus classique. Mais les vendredi et samedi soirs, le "CN" s'impose comme le lieu incontournable des nuits gay. Découverte de cette institution grenobloise avec Christiane et Sophie, les deux patronnes. Alexis Orsini

Aurélien Martinez | Mardi 4 novembre 2014

Le Café Noir, queer as Grenoblois

Le Café Noir : une décoration plutôt sobre mais chaleureuse, un comptoir central tout en longueur, la radio allumée dès le matin et, sur plusieurs ardoises, des citations rédigées à la craie. Une brasserie comme une autre reprise par Christiane et Sophie il y a quinze ans, qui se métamorphose pourtant chaque week-end. Dès la nuit tombée, le lieu devient ainsi une place forte des nuits gay, entre le bar policé et la boîte de nuit débridée. « Une institution jusqu'à Paris » Il y a quinze ans, les deux gérantes ouvrent donc leur petit resto. Mais, assez vite, elles constatent le peu de vie nocturne gay à Grenoble. Christiane, qui a dix ans d'expérience dans les discothèques homo (au Boys, aujourd'hui le George V), regrette qu'il n'y ait pas de « lieu pour organiser des soirées ». Les deux gérantes décident alors d'élargir le cadre du simple restaurant. Et ça marche, l'établissement devenant vite une référence. Grâce à une formule simple : une brasserie transformée en dancefloor avec DJ et néons, où la foule, comp

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The dark side of the art

ARTS | Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires (...)

Aurélien Martinez | Mardi 2 septembre 2014

The dark side of the art

Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires d’ouverture ont été rallongés, les hostilités débutant dès 10 heures du matin. Pour le nouveau couple aux commandes de l’établissement depuis décembre 2013, il s’agit donc de mettre en application un projet voulu depuis le début, notamment par Pauline Clérin, diplômée d’un master management des métiers de la culture. Que verra-t-on à l’année au Mark XIII ? Principalement de l’art expressionniste et singulier (Pauline explique être moins sensible à l’abstraction) porté par des « artistes contemporains outsiders ». Mais surtout un art qui correspondra parfaitement à l’ambiance dark du Mark XIII et à ses murs sombres rénovés pour présenter au mieux les œuvres choisies. Les gérants ont déjà reçu plusieurs demandes d’artistes souhaitant investir le lieu, sachant que les expositions auront une durée de vie de quatre à six semaines. Jusqu’au 10 septembre, c’est un pêle-mêle hétéroclite qui est affiché, avec plusieurs œuvres inquiétantes d’artistes variés, dont des dessins au stylo à l’étage. Prochain vernissage : JA

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Stéréotypes pour tous

CONNAITRE | Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Stéréotypes pour tous

Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans de cacahuètes et de bière. Un tableau digne d’un sketch de Florence Foresti que les Barbarins fourchus reprennent à leur compte pour la deuxième année consécutive dans leur fameuse Fête du cinéma de quartier, sur deux jours. Avec « une soirée mecs » et une « soirée gonzesses », pour jouer de toutes les possibilités offertes par la situation, tant dans la déco, les animations, la nourriture... Et surtout niveau cinéma, avec des films soumis aux votes des spectateurs via des catégories. Exemple, côté masculin : « Hé les mecs ! Vous verrez sûrement un film avec Schwarzy, Stallone, Chuck Norris, Bruce Lee, Mel Gibson, Charles Bronson ou Steve McQueen… » L’an passé, hasard du calendrier, l’auteur de ces lignes s’était retrouvé en pleine soirée gonzesses –

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Quatre contre quatre

MUSIQUES | L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 février 2014

Quatre contre quatre

L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que les Barbarins fourchus s’en vont parcourir le bitume lillois en jouant au chapeau devant des terrasses de café, ils rencontrent le Arnaud Van Lancker Quartet qui fait de même. Une confrontation grenoblo-lilloise qui aurait pu virer à la baston pour une histoire de territoire, mais qui dévia très vite vers une rencontre artistique entre, d’un côté, la chanson rock électro des premiers, et de l'autre, la musique klezmer et tzigane des seconds. Rencontre qui débouchera, après plusieurs approches, sur un grand concert prévu samedi 8 février à la Source. Au programme, des morceaux des deux formations réorchestrés pour l’occasion, et bien sûr des nouveautés. « On va jouer sur nos deux univers, sur l’ancien et le nouveau. » Sur scène, les deux gangs (Ghenga !, le nom du projet, veut dire gang en italien) seront chacun composés de quatre membres pour ce que les Barbarins définissent comme un « cassage de frontières ». Musical bien sûr le cassage. AM

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La culture, c’est aussi la nuit !

ACTUS | Depuis quelques années, grâce à l’activisme passionné d’une pléiade de petites associations, Grenoble bénéficie enfin d’une offre musicale nocturne à la hauteur de ses ambitions culturelles. Qui se voit plébiscitée en retour par un public sans cesse plus nombreux, plus diversifié, et plus ouvert musicalement. Retour sur un petit miracle encore fragile, mais néanmoins bien réel. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 6 janvier 2014

La culture, c’est aussi la nuit !

Longtemps restée l’apanage d’une petite poignée de villes, la club culture semble enfin avoir trouvé un point d’ancrage à Grenoble. La club culture ? Une vision des soirées dansantes qui ne se limite pas au défoulement, à l’ivresse, à la drague et à l’ostentatoire, mais propose également une véritable dimension artistique, des moments d’échanges humains et de découverte ainsi qu’une vraie mixité sociale, avec comme centre névralgique une passion commune et partagée pour les musiques émergentes. En d’autres termes, un projet de vie nocturne ambitieux, généreux et innovant qui repose sur une alchimie subtile et bien moins évidente qu’il n’y paraît entre différents éléments : une grande diversité dans l’offre musicale, des lieux nocturnes nombreux, variés et accessibles, un public réactif, diversifié et ouvert musicalement, des associations nombreuses, complémentaires et exigeantes musicalement, et enfin l’existence de "soirées paliers" permettant à un public non spécialisé de s’initier aux différentes tendances musicales, aux DJs émergents de faire leurs premier pas, et aux organisateurs de proposer une programmation musicale plus ouverte et non soumise aux exigences du

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Gloire à l’empire Barbarins

MUSIQUES | Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 novembre 2013

Gloire à l’empire Barbarins

Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique classique avec les Barbarins fourchus (leurs originaux Dimanches en robe de chambre, dont le prochain sera le 8 décembre)... Et maintenant, viens te frotter au rock avec le tout frais Cararock des Barbarins fourchus, dont la première édition est prévue vendredi 29 et samedi 30 novembre à 20h à la Salle noire. « Le rock’n’roll a changé notre vie, il est inscrit dans notre ADN » dixit le Barbarin Delfino, qui organise le tout, et qui sera aussi sur scène avec son « rock club projet » Minio & De Féline, aux côtés d’autres formations très rock –  Sista Chance, Dirty Primitive et Cincinnati Slim. Un événement voulu « sans fioritures », au service de cette « musique intemporelle ». Même si, avec les Barbarins, la forme joue toujours un rôle aussi important que le fond, leurs soirées étant souvent de grands moments... très rock ! Aurélien Martinez

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Mark XIII : une page se tourne

GUIDE URBAIN | « Après 10 ans, il est temps de passer la main. » C’est officiel : Aymeric Ponsart, le fondateur du Mark XIII, a vendu l’emblématique bar de la rue Lakanal à de nouveaux propriétaires qui, il l’assure, conserveront l’esprit des lieux. On fait le point avec lui, à l’occasion de la grosse soirée d’anniversaire des 10 ans.

Aurélien Martinez | Vendredi 11 octobre 2013

Mark XIII : une page se tourne

« Musique électro, goth, indus, métal, rock, punk, et plein d'autres » : depuis dix ans, le Mark XIII est le bar référence en la matière à Grenoble. Un espace intimiste animé par la fois inébranlable d’Aymeric Ponsart en sa cause – pas forcément très populaire. Quand il nous reçoit la semaine passée, au lendemain de l’officialisation de la vente du bar, il apparaît serein, et un brin ému. Normal, le Mark XIII, c’est son bébé. Des dix ans derrière le comptoir (et parfois aux platines), il garde d’excellents souvenirs. Et une satisfaction : avoir pu faire changer les mentalités sur ce lieu dépeint par certains comme un « bar de gothiques » (ou d’autres dénominations réductrices). Alors que pas du tout, comme on l’a constamment rappelé dans ces colonnes. Les aficionados du 8 rue Lakanal ? Un public très varié, allant du simple client venant pour l’ambiance à l’amateur de musique électro. Car le Mark XIII, ce n’est pas qu’un bar. Aymeric a d’ailleurs une fierté : avoir accueilli certains DJs avant qu’ils ne deviennent des stars – Vitalic, Gesaffelstein, ou encore l’incontournable grenoblois The Hacker. Aucune amertume affichée donc de la part de celui qu

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Tendance sombre

MUSIQUES | Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations (...)

Damien Grimbert | Samedi 5 octobre 2013

Tendance sombre

Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations différentes, mais partageant un amour commun pour le versant le plus sombre des musiques électroniques. Honneur aux plus anciens, on commence avec l'Italien Alexander Robotnick (photo), figure tutélaire de la scène électronique européenne issu de l'avant-garde florentine du début des années 80. Révélé au grand jour en 1983 avec le fameux tube italo-disco Problèmes d'amour, Maurizio Dami de son vrai nom va progressivement bifurquer vers les musiques ethniques, avant de retourner à ses premiers amours disco, new wave et électro il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Un curieux parcours pour un passionnant personnage ! Place ensuite au Marseillais David Carretta, déjà présent lors du premier anniversaire du lieu, et cette fois de retour avec son acolyte Workerpoor, pour livrer un live électro/techno dark et puissant, une discipline dont il est (aux côtés de son ami

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Joyeux anniversaire !

SCENES | Il y a un an, la Basse cour, café-théâtre situé quartier de l’Estacade, voyait le jour. Avec l’idée « d’essayer de jongler entre de l’humour accessible et des (...)

Aurélien Martinez | Lundi 23 septembre 2013

Joyeux anniversaire !

Il y a un an, la Basse cour, café-théâtre situé quartier de l’Estacade, voyait le jour. Avec l’idée « d’essayer de jongler entre de l’humour accessible et des formes plus dérangeantes, plus étranges » dixit l’équipe aux commandes. Ce qui fut le cas la saison passée, avec notamment la venue de l’irrésistible Monsieur Fraize ou encore de Guillaume Meurice. Quant au lieu en lui-même, intime et convivial, il se prête à merveille à des formes de spectacle où la proximité avec le public est primordiale. Pour la deuxième saison (et les suivantes), on attend donc beaucoup de cette Basse cour, en espérant qu’elle garde l’impertinence nécessaire à ce genre d’aventure en ne cédant pas au piège de l’humour facile (oui, l’an passé, nous avons aussi vu des spectacles qui nous ont laissés de marbre). Pour i

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Les filles à la vanille, les garçons au citron

CONNAITRE | Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films (...)

Laetitia Giry | Lundi 27 mai 2013

Les filles à la vanille, les garçons au citron

Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films d’hommes » et une « films de gonzesses », des cacahuètes accompagnées de sandwichs pâté-jambon d’un côté, des crudités de l’autre… Voilà qui pourrait faire hurler les bien-penseurs ! Mais, foutredieu, tout cela n’est qu’une couverture, un jeu subtil avec les stéréotypes des genres. Arrivé en salle, le public devra choisir un thème parmi une liste et sera peut-être surpris du résultat, car on nous a soufflé que « ce qui est annoncé n’est pas forcément ce que l’on va voir ». Par exemple, voter pour l’ami Schwarzy n’ouvrirait pas la porte à un Terminator mais plutôt à un film comme Jumeaux (ceci n’est que supputation, hein !). Pour mieux jauger l’intensité de la fête, des chiffres : huit films, quatre par soir, diffusés deux par deux (la Salle noire se dédouble pour l’occasion), suivis quand ils se terminent par une ambiance kermesse avec des stands animés par les fameux Barbarins – babyfoot, poker, co

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Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

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Enfourcher les étoiles

MUSIQUES | Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et (...)

Laetitia Giry | Jeudi 1 novembre 2012

Enfourcher les étoiles

Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et samedi 10 novembre à 20h30. Double concert pour ce Méchant amour festif et sombre, orchestré de mains de maîtres (et autoproduit au passage), dense à souhait : claviers, percussions, trompette, mais aussi orgue hammond et mandoline électrique viennent donner chair musical à des mélodies étonnantes. Le tout se resserre en cocon autour de la grosse voix de Delfino, qui récite et qui narre des textes non moins denses que les notes, arpèges et accords qui les bichonnent. « Mille étoiles exploseront dans vos yeux mouillés de larmes noires », comme dit le morceau un peu plus rude que les autres, Jolly Roger… On espère bien que ces mêmes étoiles, inquiétantes donc fécondes, brilleront dans les yeux attendris du public ! LG

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Je me souviens

MUSIQUES | C'était comment la nuit grenobloise il y a quinze vingt ans? Retour sur quelques lieux et figures marquants de l'époque. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Lundi 29 octobre 2012

Je me souviens

Au mitan des années 90, l'activité des bars de nuit se concentrait dans un périmètre compris entre la rue Brocherie et la place aux Herbes. Dans ce carré, la place Saint-André (appelée aussi place du Trib') figurait comme le point central de ralliement pour les étudiants. Sans téléphones portables et réseaux sociaux, les rendez-vous entre amis ne pouvaient qu'avoir lieu ici. Le samedi soir, à l'heure de fermeture du Café du Tribunal et du Bagatel, la place devenait noire de monde et l'on pouvait compter plus de mille personnes sur ses pavés. Seul le Saxo place de Gordes se trouvait en dehors de cet espace. Tous les bars qui seront en périphérie de ce micro centre comme ceux de la place Notre-Dame ouvriront plus tard, après 1995. En ce qui concerne le quartier Championnet, c'était quasiment la Terra incognita. Excentré par rapport au centre-ville, deux trois magasins de fringues un peu branchés et surtout un magasin de disques, Rock Contact, tenu par Raymond, donnaient un peu vie à la rue Lakanal. Rock Contact D'abord situé place Notre-Dame, le magasin de disque Rock contact déménage pour la rue Lakanal. Disquaire indé, l'endroit devient le repaire des passionné

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Après l’an 1

ACTUS | Cela fait maintenant un an que les incontournables Barbarins Fourchus ont quitté le Théâtre 145 pour la Salle noire. Ils entament aujourd’hui leur deuxième saison dans leur nouvelle maison qu’ils souhaitent la plus ouverte possible. État des lieux en leur compagnie. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 15 octobre 2012

Après l’an 1

La Salle noire, donc. Rue Ampère, dans les anciennes usines Cémoi. À quelques mètres du Théâtre 145 certes, mais dans une ambiance totalement différente. Ici, les nouveaux immeubles côtoient les bureaux impersonnels : ce n’est plus le cours Berriat. « On a vécu ce déménagement avec une certaine peur » nous explique Sergio Zamparo. « On est arrivés à la Salle noire après deux années de combat par rapport à notre délogement du 145 [la Mairie avait besoin des murs pour le pôle de création théâtral qu’est devenu le Tricycle – NdlR]. L’idée était de poursuivre le travail qu’on avait effectué au 145 : les rencontres avec le public, les bals populaires, le cinéma de quartier... Un travail qui avait commencé à porter ses fruits au moment où l’on partait ! » Mais La Salle noire, « ça ne veut pas forcément dire recommencer à zéro. Le fait par exemple que l’on ne soit plus dans un théâtre mais dans une salle, ça change, et en bien ». Car l’éclectisme des Barbarins se trouve décuplé dans cet espace modulable à l’extrême, qui p

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Nuit de rave

MUSIQUES | Neuvième édition déjà pour la soirée d’anniversaire du Mark XIII, qui nous réserve cette année encore de belles surprises avec la venue de l’excellent duo parisien Scratch Massive et du prometteur nouveau venu Museum. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 septembre 2012

Nuit de rave

C’est devenu avec le temps l’événement de référence de la rentrée pour les amateurs de musique électronique, LA soirée à ne pas manquer pour ceux qui privilégient les esthétiques sonores sombres sophistiquées et racées nées dans les recoins les plus obscurs des années 80 au simple défouloir dancefloor tapageur. Que ce soit au cours de leur premier acte au bar de la rue Lakanal, ou lors du second dans l’enceinte du Drak-Art, les Mark XIII Birthday Party affichent en effet une véritable empreinte musicale et un état d’esprit underground, qui pouvaient sembler évidents au début des années 2000, mais dont on commence tout juste à mesurer la singularité à l’heure où plus grand-monde ne se soucie vraiment de ce sur quoi il est en train de danser le samedi soir. Mais trêve de beaux discours aux relents nostalgico-passéistes, et rentrons directement dans le vif du sujet. Mélancolie synthétique La tête d’affiche incontestée de cette nouvelle édition, c’est bien entendu le duo Scratch Massive, fort de ses treize ans d’activité et de ses quatre albums au compteur. Après des débuts placés sous le signe de l’électro-rock, une résidence remarquée au Pulp (Paris) au commencem

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Avec la Basse cour, on ne demande qu’à en rire

SCENES | Un véritable café-théâtre à Grenoble ? Cette semaine ouvre, quartier de l’Estacade, la Basse cour, « lieu dédié à l’humour et au rire ». Une idée séduisante sur le papier, dans une ville où humour rime souvent avec grosses têtes d’affiche lourdingues. Rencontre avec deux des membres de l’équipe pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Avec la Basse cour, on ne demande qu’à en rire

Vous investissez les anciens locaux du Théâtre Coccinelle, qui sont vacants depuis moins d’un an. À savoir depuis la fermeture du Fitzcarraldo, le « lieu de vie et de pratiques artistiques » qui avait ouvert en octobre 2012 et fermé quelques semaines plus tard… Les deux projets ont-ils un lien ? Erwan Flageul, administrateur du conseil d’administration de la Basse cour : Non, puisque ce n’est pas du tout la même équipe. L’association la Basse cour est propriétaire des lieux, que l’on a rachetés au Théâtre Coccinelle [qui a déménagé en septembre 2011 – NdlR]. Le Fitzcarraldo était locataire. Mais on est là parce que ce lieu était vide, ce qui nous a donné l’idée de monter ce projet. C’est l’opportunité d’un tel endroit, bien équipé pour le culturel [l’équipe du Fitzacrraldo avait rénové le théâtre – NdlR], qui a concrétisé l’envie que l’on avait en tête depuis longtemps. Monter un café-théâtre à Grenoble… EF : Oui. Au départ, on s’est dit

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Happy Birthday, Mr Vertigo

MUSIQUES | Pour fêter en beauté son quinzième anniversaire ce week-end, le Vertigo Club a vu les choses en grand avec pas moins de deux soirées de célébration consécutives, (...)

Damien Grimbert | Vendredi 15 juin 2012

Happy Birthday, Mr Vertigo

Pour fêter en beauté son quinzième anniversaire ce week-end, le Vertigo Club a vu les choses en grand avec pas moins de deux soirées de célébration consécutives, précédées à chaque fois d’un before à la Gallery histoire de se mettre en jambes. Début des hostilités ce vendredi avec la venue de Nicolas Masseyeff (photo) pour la quatrième édition des soirées Party Intime. Fort d’un parcours de plus de quinze ans sur la scène électronique européenne, ainsi que d’un joli premier album sorti à l’automne sur le label berlinois Herzblut Recording (The Motherland), le DJ/producteur d’Antibes ne devrait pas avoir de mal à faire monter la sauce à coup de sélections tech-house et minimal bien affûtées. Le lendemain, place au Belge Kolombo et au Britannique Hot Since 82, deux protégés du label danois Noir Music bien connus des amateurs de deep house et de techno racée. Côté DJ locaux, il faudra enfin compter avec Yannick Baudino, Stefa Nof et Tanguy le vendredi, et Thomas Villard, JB Nightraffic et Redaster le samedi. Un véritable petit festival ! Damien Grimbert  

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Toutes les formes sont dans la nature

MUSIQUES | Ne cherchez pas la Gay Pride à Grenoble : la dernière date de 2005. En revanche, l’association Vue d’en face peut se flatter d’organiser depuis plus de dix ans le Festival International du Film Gay et Lesbien. Un événement incontournable et fédérateur qui pendant un peu plus d’une semaine fait flotter le rainbow flag sur le fronton du cinéma indépendant Le club. A cette occasion, panorama des sorties qui font vibrer toute l’année la gaie Grenoble. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Vendredi 30 mars 2012

Toutes les formes sont dans la nature

Le rideau de fer est tombé sur le légendaire Codebar de la rue Etienne Marcel. Cependant, ses orphelins n’ont eu qu’à descendre jusqu’au cours Jean Jaurès pour gagner le bar restaurant le Café Noir que tiennent depuis treize ans Christiane et Sophie. Une adresse qui accueille en journée tout un chacun et que chauffe à blanc les soirs de fin de semaine le dj Jeff Syag, lors de party survoltées exclusivement « entre-ils » et « entre-elles ». De l’autre côté du cours, en direction de la place Championnet, plane sur le bar à thème le Loungta une ambiance zen et bouddhique, un espace cosy qui s’étage sur deux niveaux  pour des rencontres majoritairement orientées entre femmes. Dans le même quartier, depuis moins d’un mois, le Daccota café imaginé par le trio Denis, Moussa, Jérémie, fait face à la Caserne de Bonne. Un bistrot d’apparence commune qui recèle dans son fond une piste de danse très « Staying alive » qui n’attend que les déhanchements de Travolta’s gominés. Sur le cours Berriat et à quelques pas seulement de l’unique boîte gay de Grenoble, le Vixen, que mène Céline, charmante bikeuse romantique, est un lieu de fêtes et de filles qui reçoit toute personne de bon esprit. Enfi

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Classique mais pas ordinaire

MUSIQUES | Depuis deux ans, les Barbarins Fourchus et le Conservatoire de Grenoble ont mis en place une nouvelle façon d’appréhender en concert la musique classique. Aperçu sur cette démarche riche d’échanges. RLR

Régis Le Ruyet | Lundi 19 mars 2012

Classique mais pas ordinaire

L’aventure de Musique (en Robe) de Chambre commence à l’automne 2010. Lorsque Serge Zamparo, compositeur des Barbarins Fourchus a l’idée d’une formule conviviale autour de la musique classique. Une proposition qui rompt en douceur avec la présentation « sérieuse », qui séduit ses camarades et le Conservatoire de Grenoble. Pour chacune des parties, c’est l’occasion de sortir des conduites ordinaires. Conjuguant leurs savoir-faire, professeurs et élèves se mobilisent pour établir des programmes sur lesquels les Barbarins vont appliquer leur esprit fourchu pour désacraliser les codes de la représentation classique. C’est ainsi que les comédiens viennent pimenter la séance d’écoute par des lectures de textes et des virgules poétiques, autant de préliminaires complémentaires et divertissants qui rompent le cérémoniale du concert. De plus, pour produire un effet cabaret, le public est attablé et chaleureusement accueilli par la compagnie avec croissants et café et lors de la représentation les jeunes spectateurs peuvent même circuler entre les tables, pour peu qu'ils ne dérangent pas trop la séance. Des concerts programmés le dimanche matin et en moyenne deu

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Accords et à cri

MUSIQUES | Adeptes de canevas musicaux complexes transcendés à grands coups de déflagrations noise et de sonorités électroniques, les groupes Aucan et Picore devraient séduire aussi bien érudits rock qu’amateurs d’émotions pures. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Lundi 13 février 2012

Accords et à cri

En dépit du compte-rendu absolument dithyrambique d’un de leurs concerts par un membre haut placé de la rédaction qu’on ne citera pas ici et d’une signature sur le label Africantape qui nous a jusqu’à présent habitués à des sorties de très bon goût, force est de reconnaître qu’on attendait d’écouter Black Rainbow, le deuxième album du trio italien Aucan, avec une certaine appréhension. Pour une raison toute bête d’ailleurs : l’appellation dubstep-noise annoncée n’allait-elle pas déboucher sur une espèce de fusion un peu dégueulasse, comme ces groupes de néo-métal pourrissimes des années 90 avec pseudo-DJ-qui-fait-des-scratches pour faire joli ? La réponse est heureusement tout autre. Après quelques morceaux introductifs un peu trop trip-hop pour être honnêtes, l’alchimie entre les deux styles s’établit rapidement pour aboutir à la création de climats sonores hallucinés et assez superbes, où wobbles ravageurs et murs de guitares s’entrechoquent avec une belle violence, non dénuée d’inventivité pour autant. Seul petit défaut, les vocaux n’apportent objectivement pas grand-chose. On ne peut pas tout avoir, hein. Ah, et comme on vous l’a dit plus haut, en live, c’est visibl

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Drapeau noir

MUSIQUES | Les Barbarins Fourchus fêtent ce week-end l’inauguration de la Salle Noire, clôturant ainsi le feuilleton à rebondissements des négociations de leur départ du Théâtre 145. Sur place, on a rencontré Delfino, voix et âme barbarine. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Drapeau noir

Petit Bulletin : Vos longues discussions avec la municipalité ont finalement abouti… Delfino : En fait, je ne sais toujours pas si c’est signé. Le deal, c’est qu’on va être gestionnaire pour trois ans de cette salle qui devient notre outil de travail, qu’on va essayer de rendre vivant en accueillant d’autres compagnies. Mais après, on a très peu de moyens, on ne peut plus mettre de techniciens à disposition. On va revenir à nos créations, et à des propositions qu’on faisait plus à nos débuts, des apéros-concerts, des petits cabarets, on poursuit aussi nos partenariats avec le festival de la Marionnette, ça se met en place doucement. Et qu’en est-il des ateliers que vous aviez développés dans le quartier ? Ça continue, c’est justement pour ça qu’on voulait rester dans ce coin. Pendant dix piges, on s’est efforcés d’ouvrir ce Théâtre 145 sur l’extérieur, de le rendre vivant et pas seulement quand il y avait un spectacle. Il faut qu’on fasse vivre ce nouveau lieu. On n’est pas loin, on a fait 200 mètres. On se retrouve dans un quartier… on pourrait être à Lille, ce sont les mêmes bâtiments, les mêmes bétonneurs, les mêmes ar

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