Sorties pour tout le monde

ACTUS | Se cultiver lorsque l’on est en fauteuil n’est pas toujours évident. Pourtant, la ville la plus plate de France tire son épingle du jeu. Reportage. Martin Bartoletti

Aurélien Martinez | Mercredi 10 octobre 2012

Photo : Flickr / zigazou76


Grenoble est deuxième ! Pas pour la qualité de son air, ni pour ses facilités de circulation. Mais elle est douée dans l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. L'Association des paralysés de France l'a classée juste derrière Nantes, où l'on respire mieux d'ailleurs. Beaucoup d'efforts ont été réalisés sur les lieux culturels. Pour Hervé Buissier, responsable du service Déplacement-Accessibilité de la Ville, le point fort reste la MC2 : « En 2003, les travaux entrepris à la Maison de la culture ont permis de rendre plus accessible le site. » Ces aménagements ont même valu à la capitale de l'Isère le prix "vivons ensemble la cité". Au "paquebot", on sort donc vraiment ensemble. L'ambiance "chacun de son coté" a disparu, mettant fin à la frustration que pouvaient ressentir deux amis séparés lors d'un spectacle, par le simple fait que l'un marche et l'autre non.

Du côté des concerts et des bibliothèques

Que les mélomanes qui préfèrent bières et décors moins feutrés se rassurent, les salles de concerts de la Ville sont aussi très bien équipées. La Bobine dispose d'un accès à 100%. Toilettes comprises. Même un de leur studio d'enregistrement est accessible. Le Summum ou l'Ampérage sont également des lieux où l'on croise des personnes en fauteuil. Sophie, adepte de hip-hop, n'aurait manqué pour rien au monde le concert de Blake Worrell à l'Ampérage, dans le cadre du festival Jour & Nuit. « Les choses avancent bien ici » précise-t-elle. Elle ajoute qu'assister à un concert favorise « l'intégration et le bien-être ». Avis aux livrovores : la majorité des bibliothèques est aussi accessible, malgré quelques bémols au niveau des sanitaires.

Une toile en version haute accessibilité

Et le cinéma dans tout ça ? Les salles obscures sont elles aussi bonnes élèves. La rénovation du Méliès a permis de rendre le cinéma complètement accessible. C'est aussi le cas pour le Pathé Chavant. Le Club, lui, a pour projet de transformer ses locaux l'été prochain. D'ici là, toute personne en fauteuil (non électrique) désirant voir une toile rue Phalanstère pourra compter sur le projectionniste. Costaud et motivé, il aide à atteindre les salles du rez-de-chaussée, toutes équipées d'espace pour chaise roulante. Et ce service ne coûte qu'un "merci"  et un sourire.

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Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

ACTUS | Le Méliès et la Ville de Grenoble se lancent dans la réhabilitation du Pavillon sud de la Caserne de Bonne pour en faire « un laboratoire de l’éducation à l’image ». Ouverture prévue en 2020.

Alice Colmart | Lundi 10 juin 2019

Un Atelier Méliès pour « une éducation populaire au cinéma »

« L’Atelier Méliès fera le lien entre la Caserne de Bonne et le quartier Hoche » expliquait lundi 3 juin Maud Tavel, adjointe en charge du patrimoine municipal grenoblois, à l’occasion de la signature du "protocole partenarial" liant la Ville de Grenoble et le Méliès. Une officialisation publique après la sélection du cinéma associatif en décembre 2018 dans le cadre des "Gren’ de projets", dispositifs de la Ville visant à confier la gestion de certains bâtiments municipaux à différents acteurs locaux. Édifié en 1883, libéré par l’armée en 1994 et réaménagé en 2008, le Pavillon sud (à l’entrée de la Caserne de Bonne, au 54, boulevard Gambetta) mis à disposition aura pour mission « de participer à une éducation populaire au cinéma et de renforcer les actions du Méliès, cinéma de la Ligue de l’enseignement de l'Isère » précisait alors Marco Gentil, directeur adjoint du cinéma art et essai, lors de la conférence de presse. Trois en un Le pavillon de 140m2, accessible à tous, se découpera en trois espaces, dont une "fabrique", « espace consacré aux nouve

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Les Nuits en Or : jeudi soir au Club, c'est court-métrage

ECRANS | Parce qu’on accorde trop peu de visibilité au format du court-métrage alors qu’il accompagne souvent les premiers pas des réalisateurs et réalisatrices, Les (...)

Élise Lemelle | Mardi 4 juin 2019

Les Nuits en Or : jeudi soir au Club, c'est court-métrage

Parce qu’on accorde trop peu de visibilité au format du court-métrage alors qu’il accompagne souvent les premiers pas des réalisateurs et réalisatrices, Les Nuits en Or sont là pour réparer cette injustice en mettant en avant les œuvres récemment récompensées en France et ailleurs. Au programme de la déclinaison grenobloise de l'événement prévue jeudi 6 juin au Club, 9 films dont le César 2019 du meilleur court – Les petites mains de Rémi Allier. Classe.

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Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

Festival | Le cinéma grenoblois propose du mercredi 14 au dimanche 25 février la sixième édition de son incontournable festival dédié au jeune public. On détaille le programme.

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

Voir Ensemble : le cinéma à hauteur d'enfant au Méliès

C’est peu dire que le cinéma le Méliès fait ce qu’il faut pour mériter son label "jeune public". Par exemple, tout au long de l’année, il accueille dans ses salles les enfants (et leurs parents) pour des séances suivies d’un débat. Et, surtout, lorsqu’arrivent les vacances de février, il organise Voir Ensemble, festival avec une trentaine de films pour jeunes spectateurs et spectatrices. Lors de cette sixième édition, où onze films tenteront de décrocher le Prix du public, neuf avant-premières seront projetées. Parmi elles, le célèbre classique américain Croc-Blanc (photo) de Jack London pour la première fois dans une adaptation animée, en présence de son réalisateur Alexandre Espigares (le film sortira fin mars). Certaines séances seront suivies d’ateliers, d’autres accompagnées par des cinéastes – comme Jean-Michel Bertrand, auteur du documentaire en compétition La Vallée des loups sorti il y a un an. Un hommage sera également rendu à la société de distribution jeune public Les Films du préau, qui

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"Miracle Mile" : attention, pépite culte méconnue

ECRANS | Rendez-vous jeudi 14 décembre au Club pour (re)découvrir ce film de 1989 signé Steve De Jarnatt.

Damien Grimbert | Mardi 12 décembre 2017

Après la projection du sublime Phase IV de Saul Bass au mois d’octobre, l’association la Rétine investit de nouveau le cinéma le Club pour nous faire découvrir un film culte : le fabuleux Miracle Mile de Steve De Jarnatt, dans lequel un jeune homme apprend au téléphone, suite à une erreur de numéro, que des missiles nucléaires vont s’abattre sur les États-Unis dans l’heure qui suit. Soit juste le temps nécessaire pour tenter de retrouver la jeune femme dont il est tombé éperdument amoureux quelques heures auparavant… Tourné avec des moyens réduits, sublimé par l'une des meilleures bandes-son composées par le groupe allemand Tangerine Dream et filmé quasi en temps réel, Miracle Mile, sorti en France en 1989 sous le titre Appel d’urgence, est une véritable perle méconnue. Sorte de pendant (pré)-apocalyptique du After Hours de Martin Scorsese auquel il fait souvent penser, ce deuxième long-métrage du réalisateur américain Steve De Jarnatt repre

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Black Rebel Motorcycle Club : back in black

Rock | Le fameux groupe de rock américain sera mardi 14 novembre sur la scène de la Belle électrique (à guichets fermés), après être revenu de loin.

Stéphane Duchêne | Mardi 7 novembre 2017

Black Rebel Motorcycle Club : back in black

C'est au moment où s'avançait la sacro-sainte fête d'Halloween, ce carnaval des morts qui transforme nos instincts de mort en pulsions mercantiles, que le Black Rebel Motorcycle Club décidait de lancer le deuxième single extrait de son album à venir en janvier – et que le groupe de rock américain viendra présenter à la Belle éléctrique en avant-première. Un album là encore au titre (Wrong Creatures) de circonstance. Haunt s'avance ainsi comme un morceau plus atmosphérique que ce à quoi nous a habitués la bande de bikers de Peter Hayes. Pour un peu, on croirait presque entendre du Calexico perdu dans le désert de nuit, en panne d'essence à l'heure où sortent les fantômes. C'est que le trio revient de loin, pas d'entre les morts mais presque. En tout cas d'une panne sèche qui explique tout ce temps écoulé depuis Specter at the feast en 2013. En 2014, la batteuse Leah Shapiro a dû être opérée pour réparer une malformation grave du cervelet. Au-delà de la souffrance et du drame humain, le groupe lui-même a bien failli se retrouver sur la paille, se voyant même dans l'obli

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"Phase IV" de Saul Bass : des fourmis et des hommes

ECRANS | Unique long-métrage réalisé par Saul Bass, graphiste de génie rentré dans la postérité pour avoir signé quelques-uns des génériques les plus emblématiques de la filmographie d’Alfred Hitchcock ("Sueurs Froides", "La Mort aux trousses", "Psychose"…), "Phase IV" est une véritable perle oubliée du cinéma américain des années 1970. Rendez-vous le vendredi 6 octobre au Club pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 3 octobre 2017

Passionnant thriller de science-fiction centré autour d’une intrigue minimaliste (l’investigation menée par deux scientifiques pour tenter d’expliquer l’étrange évolution comportementale d’une colonie de fourmis dans le désert d’Arizona), Phase IV (1974) surprend d’emblée par son incroyable beauté graphique, qui se double rapidement d’une approche quasi-métaphysique de son sujet. Loin de la petite série B horrifique sur fond de menace animalière comme le cinéma de l’époque en produisait à la pelle, Phase IV fait au contraire preuve d’une ambition démesurée dans son traitement qui n’est pas sans rappeler celle de Stanley Kubrick sur son 2001, sorti quelques années plus tôt. Faisant monter la pression cran par cran tout au long du film, Saul Bass conjugue ainsi un sens de l’efficacité à toute épreuve a un traitement visuel proche du psychédélisme, le tout au service d’un récit en perpétuelle évolution dont le climax final laisse le spectateur littéralement subjugué. Parce qu’un tel joyau méritait bien un écrin digne de ce nom, sa projection en copie restaurée sera couplée, à l’initiative de l’association La R

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Et voici les 20 concerts de l’automne

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de stars de la chanson, de rock qui déménage ou encore de surprises musicales bienvenues.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Et voici les 20 concerts de l’automne

A-Wa Les trois sœurs Haim n'en finissent plus de passer près de chez nous – ce sera leur cinquième date dans la région en tout juste deux ans. Et de s'ouvrir toutes les portes depuis la parution de leur Habib Galbi, transformé en hit au fil des mois (y compris en Israël, chose très rare pour un morceau chanté en arabe) et flanqué d'un album tout aussi réjouissant baptisé du même nom. Soit des chansons issues du répertoire traditionnel yéménite qu'elles ont souhaité s'approprier, le malaxant de leurs multiples influences allant des Beach Boys (ah, les harmonies vocales !) à Kendrick Lamar. On est fans, surtout en concert. À la Rampe mardi 26 septembre Amadou et Mariam Ils sont loin les Dimanche à Bamako (15 ans déjà) qui ont mis Amadou et Mariam sur la carte de la musique internationale (après 15 ans d'une première carrière) et ont permis de démontrer que la musique malienne allait bien au-delà de la kora traditionnelle e

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Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

ECRANS | Du mercredi 28 juin au dimanche 2 juillet, le cinéma fête ses cinq ans d'installation dans le quartier de la Caserne de Bonne ainsi que ses 50 ans d'existence. On détaille le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Lundi 26 juin 2017

Deux anniversaires pour le prix d’un au Méliès

Il y a cinquante ans, le cinéma le Méliès ouvrait à Grenoble, rue de Strasbourg. Une petite salle de 96 places à la programmation exigeante. Il y a cinq ans, le cinéma le Méliès déménageait à la Caserne de Bonne et s’installait dans des locaux flambant neufs de trois salles qui lui donnent aujourd’hui un petit côté multiplexe art et essai. D’où l’idée de fêter ça sur cinq jours, avec notamment un documentaire sur les deux Méliès (Le Nouveau monde, jeudi 29 juin à 20h30) ou encore une conférence intitulée « la ligue de l’enseignement et le cinéma : une histoire de l’éducation par et au cinéma » (vendredi 30 juin à 18h). Car le Méliès est un cinéma qui fait partie de cette association d’éducation populaire et qui, à ce titre, défend « des valeurs de citoyenneté, d’engagement, de laïcité, de pluralité » comme nous l’assure son directeur Bruno Thivillier. Un anniversaire « pour ne pas oublier le passé » donc, même s’il sera surtout tourné vers l’avenir « pour faire un point d’étape après cinq ans d’activité ». Plusieurs avant-premières de films très attendus seront proposées comme le documentair

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Le Méliès baisse certains prix

ECRANS | Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 septembre 2016

Le Méliès baisse certains prix

Voilà une initiative louable méritant d’être soulignée : Le Méliès concède une réduction tarifaire aux adultes "captifs" – c’est-à-dire à ceux qui accompagnent les enfants pour les films jeune public de moins d’une heure (ces programmes sont fréquents pour les spectateurs dès 3 ans). Désormais, les grands paieront 5 euros au lieu de 7. Autant d’économies qui pourront être investies dans le goûter ou, pourquoi pas, une prochaine place de cinéma…

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Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

ECRANS | C'est parti pour une nouvelle saison de cours de cinéma à destination des adultes. Première étape avec "Docteur Jerry et Mister Love" de Jerry Lewis.

Vincent Raymond | Lundi 21 septembre 2015

Le Professeur Foldingue lance les cours du Méliès

Si Le Méliès effectue une rentrée décalée (et tardive), il la fait sous la houlette d’un sacré professeur : Jerry Lewis. C’est en effet avec Docteur Jerry et Mister Love (1963), variation burlesque et bariolée sur le roman de Stevenson avec Jekyll et Hyde, que débutent (le 23 septembre) les cours de cinéma du matin à destination des adultes. Un mercredi par mois à 9h, une œuvre est projetée puis « disséquée » par un spécialiste avant qu’un échange avec la salle ait lieu. Dix films variés composent la saison 2015-2016, formant un cycle titré Les temps changent (1963-1983), dans lequel la fantaisie fantastique de Jerry Lewis a toute sa place ! Car au-delà de la métamorphose de son personnage de Julius Kelp (savant contrefait et inventeur d’une potion le transformant en séducteur), le cinéaste adresse une mise en garde très lucide à ses contemporains, alors au plus chaud de la Guerre froide. Derrière son maquillage, ses irrésistibles pitreries et sa mise en scène impeccable empruntant ses cadrages à l’expressionnisme, Lewis réactualise

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Du lourd l'an prochain à la MC2

ACTUS | Il y aura beaucoup à voir et à entendre de septembre à juin sur les différentes scènes de ce temple grenoblois de la culture. On fait le point en trois parties.

Aurélien Martinez | Vendredi 12 juin 2015

Du lourd l'an prochain à la MC2

Du côté du théâtre La scène nationale de Grenoble a toujours envoyé du lourd, voire du très lourd, niveau programmation théâtrale. La saison prochaine suivra donc la même ligne. L’un des gros événements de l’année sera la venue du sulfureux metteur en scène italien Romeo Castellucci, adepte des images fortes et des corps difformes, pour la reprise de son Orestie (une comédie organique ?), relecture de la trilogie d’Eschyle dévoilée en 1995 – la relecture (photo), pas la trilogie ! Niveau grands noms du théâtre, on retrouvera aussi le fascinant Joël Pommerat et son délicat théâtre en boîte noire avec une pièce très politique sur la Révolution française intitulée Ça ira (1) Fin de Louis. L’énergique metteur en scène et comédien Stanislas Nordey s’acoquinera avec Falk Richter, auteur associé à la Schaubühne à Berlin, pour un Je suis Fassbinder (le titre pose les intentions d’emblée) dans lequel on retrouvera la très star Emmanuelle Béart. On continue cette liste avec, en vrac, pas mal de grands

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Le Club s’offre les frères Dardenne

ACTUS | Vendredi 24 janvier, le dernier coup de pinceau sera appliqué sur la devanture du Club, marquant une nouvelle étape dans l’existence du cinéma. Racheté au groupe Pathé en 2012 par Martin Bidou, Pierre de Gardebosc et Patrick Ortéga, le cinéma remis à neuf accueille les frères Dardenne pour la cérémonie d’inauguration. Patrick Ortega, directeur des lieux, nous explique ce choix. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Guillaume Renouard | Jeudi 23 janvier 2014

Le Club s’offre les frères Dardenne

Vendredi, le Club fait peau neuve… Patrick Ortéga : Si on veut ! Ce sera l’aboutissement d’une aventure qui a débuté en mars 2012, lorsque Martin Bidou, Pierre de Gardebosc et moi-même avons racheté le cinéma. Nous avons depuis effectué des travaux considérables qui touchent aujourd’hui à leur fin. Vendredi marquera l’inauguration officielle du cinéma, ou en tout cas sa réouverture sous la forme que nous souhaitions lui donner en le rachetant. Les frères Dardenne seront présents en tant que parrains. Parrains ? Oui. Ils font partie de notre faisceau de connaissance depuis quelque temps, et leur distributeur est un partenaire de longue date. Nous apprécions les valeurs humanistes qu’ils véhiculent à travers leur œuvre. C’est un cinéma intime, humain, qui ouvre les yeux sur les autres, loin de l’esbroufe du grand spectacle. Les frères Dardenne nous invitent à ausculter l’existence d’individus banals, que l’on côtoie au quotidien, et par là même à changer notre regard et à avancer. Un cinéma de proximité, bien plu

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Club 2.0

ACTUS | Mercredi 21 août 2013 : après un mois et demi de travaux, le cinéma le Club rouvre ses portes. Avec, à la clé, un espace plus spacieux, plus accessible, mais toujours présenté comme « une salle de quartier » par Patrick Ortéga, son directeur. Visite et rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mercredi 21 août 2013

Club 2.0

C’est jaune : voilà la première impression que l’on a en pénétrant dans le nouveau Club, cinéma grenoblois historique situé rue du Phalanstère. Il faut dire que la déco qui habillera les murs (avec des affiches par exemple) ne sera finalisée que début septembre. Mais sinon, tout est prêt pour la réouverture des lieux ce mercredi 21 août : le hall plus grand duquel les marches ont disparu, un escalier spacieux pour accéder aux salles du premier étage (avec en prime une vue dégagée sur la rue grâce à une grande fenêtre), des nouveaux sièges dans la salle principale... Et dans chacune des trois salles du rez-de-chaussée, des places pour les personnes en fauteuil roulant. Patrick Ortéga : « Avec mes deux associés Pierre de Gardebosc et Martin Bidou, quand on a racheté le cinéma au groupe Pathé en mars 2012, on avait pour projet de passer au numérique – une transition incontournable –, et d’offrir un renouveau à ce cinéma qui était dans son jus depuis plus de quarante ans, en modifiant les aménagements. Le challenge était ainsi d’aller vers une accessibilité pour tous les spectateurs,

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Awards 2012 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 décembre 2012

Awards 2012 cinéma

L’award du meilleur film de l’année : Holy Motors De Leos Carax, on n’attendait plus grand chose, après treize ans de silence et un Pola X extrêmement décevant. La surprise a donc été de taille lorsqu’on a découvert ce rêve éveillé qu’est Holy Motors, où Denis Lavant se promène à l’intérieur d’un monde qui ressemble à un film (de Carax), incarnant une dizaine de personnages devant des caméras invisibles, passant de l’un à l’autre grâce à une limousine blanche qui, elle-même, finira au garage comme une antiquité d’un autre siècle. Mélancolique et désenchanté dans son projet, Holy Motors est joyeux et gourmand dans son appétit de filmer, sa manière de réinvestir tous les genres pour en livrer des visions uniques, sa façon de réfléchir les grands sujets du moment par la poésie pure et l’évocation inspirée. Une œuvre unique qui a trouvé des défenseurs inattendus (de Jan Kounen à Richard Kelly, et jusqu’aux critiques de Los Angeles qui l’ont élu meilleur film étranger de l’année).   L’award du flop de l’année :

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Les Paradis artificiels : le film reste en salle à Grenoble

ECRANS | Les Paradis Artificiels du Brésilien Marcos Prado sort cette semaine en France. Mais à moins grande échelle que prévue : douze des quinze salles qui l’avaient (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 31 octobre 2012

Les Paradis artificiels : le film reste en salle à Grenoble

Les Paradis Artificiels du Brésilien Marcos Prado sort cette semaine en France. Mais à moins grande échelle que prévue : douze des quinze salles qui l’avaient programmé l’ont finalement retiré de leurs écrans, au motif qu’elles auraient perdu leur exclusivité de diffuseur. En cause, la stratégie de communication du distributeur Damned, qui avait proposé en avant-première lundi soir à 22h, en séance unique, le film sur Dailymotion, pour lui offrir une plus grande visibilité (le bouche à oreille peut faire des merveilles!). Pour cette opération, Dailymotion s’était associé avec Eye on Film, réseau de 34 distributeurs et de 42 festivals et labels spécialisé dans la distribution de premiers et deuxièmes longs-métrages. Le but : s’essayer à la promotion du cinéma indépendant sur le web. « Une réaction à chaud, de prudence » Nous concernant en région Rhône-Alpes (car oui, le Petit Bulletin est diffusé à Grenoble, Lyon et Saint-Étienne, pour ceux qui ne seraient pas au courant!), le film n’était pas

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Le Méliès à flot

ECRANS | C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa (...)

Christophe Chabert | Lundi 17 septembre 2012

Le Méliès à flot

C’est ce week-end l’inauguration officielle du nouveau Méliès, après une ouverture remarquée avec l’avant-première d’Holy Motors (film étendard de sa programmation, toujours à l’affiche en cette rentrée !). D’ailleurs, le programme de ces trois jours (21, 22 et 23 septembre) se veut le reflet de sa politique axée sur l’art et essai, le cinéma de recherche, le cinéma de patrimoine et les films jeune public. Ainsi, dès vendredi, ce sont les troisièmes aventures de Kirikou (Kirikou et les hommes et les femmes) qui seront projetées en avant-première et en présence de Michel Ocelot. Suivront, toujours à destination des plus jeunes spectateurs, l’avant-première du Jour des corneilles, film d’animation français sous influence Miyazaki et qui est aussi la dernière prestation (vocale) de l’irremplaçable Claude Chabrol, et 10, 11, 12 Pougne, recueil de courts-métrages présentés au Méliès par son co-réalisateur Antoine Lanciaux. Le dimanche matin, le Méliès proposera un cours de cinéma autour du chef-d’œuvre "indien" de Jean Renoir, Le Fleuve

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Le changement dans la continuité

ACTUS | « Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le changement dans la continuité

« Depuis les débuts du Méliès en 67/68, les films à destination des enfants étaient déjà là. Il y a depuis toujours cet ancrage du côté de l’éducation au cinéma, de l’éveil à un cinéma différent... Au fil du temps, il a pris des formes variées, le côté patrimonial est devenu aussi très important. Et c’est au milieu des années 80 qu’il a pris appui sur un cinéma plus directement dans le champ commercial, du côté du cinéma art et essai. » Voilà comment Bruno Thivillier évoque la ligne éditoriale de son cinéma. Un cinéma doté de trois labels de qualité : recherche et découverte, jeune public, et patrimoine et répertoire. Des labels qui concordent avec l’esprit de la Ligue française de l’enseignement, qui porte le projet du Méliès (tous les employés du cinéma – même le directeur – sont salariés de l’association). La Ligue a ainsi vu le jour en 1866, avec le but de lutter pour une école gratuite, laïque et obligatoire. En 1925, le projet est redéfini, autour de l’idée de l’éducation des individus tout au long de leur vie. La Ligue française de l’enseignement crée alors des sections spécialisées dans tous les domaines des loisirs : le sport, les vacances, et donc la culture.

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Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

ACTUS | Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être (...)

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès, un cinéma « du voir et du faire »

Lorsque nous avons visité le chantier la semaine dernière, une dizaine de jours avant l’ouverture, tout n’était pas prêt (les fauteuils devaient ainsi être rapidement livrés), mais l’ambiance était bel et bien posée : le nouveau Méliès est spacieux et classieux, avec un hall gigantesque, un espace bar cosy, un kiosque-librairie, et de nombreuses baies vitrées donnant sur l’extérieur. De quoi changer diamétralement des anciens locaux rue de Strasbourg, et même des autres cinémas grenoblois à taille humaine, plus labyrinthiques et usés (des travaux de rénovations sont ainsi prévus au Club). Ce nouveau Méliès est doté de trois salles de cinéma. Une de 133 places, baptisée En attendant le bonheur (film d’ Abderrahmane Sissako). Une de 150 places, s’autoproclamant fièrement Le Nouveau monde, à l’image du long-métrage de Terrence Malick. Et enfin, une plus grande de 241 places, logiquement prénommée Le Voyage dans la Lune, œuvre phare de Méliès. Des salles pour deux d’entre elles doublement équipées en 35 mm et en numérique, pour pouvoir diffuser tout type de film – notamment ceux du répertoire qui n’ont pas de copie numérique. À noter au

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Le Méliès rebat les cartes

ACTUS | Le samedi 23 juin, veille de la fête du cinéma, ouvrira le nouveau Méliès, qui abandonnera ainsi son unique écran rue de Strasbourg pour trois salles spacieuses en pleine Caserne de Bonne. Un déménagement et un agrandissement attendus de longue date, qui vont quelque peu redéfinir le paysage du cinéma d’art et d’essai à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 18 juin 2012

Le Méliès rebat les cartes

Quartier de Bonne, entre Championnet et les Grands boulevards. Ce qui n’était encore il y a dix ans qu’une caserne à l’abandon est aujourd’hui une mini-ville un peu Playmobil, avec ses immeubles flambant neufs, son centre commercial lounge, son parc design... Et maintenant son cinéma art et essai doté de trois salles ; soit le Méliès, cinéma associatif situé auparavant rue de Strasbourg. Un projet de déménagement et d’agrandissement dans les cartons depuis un petit bout de temps, comme l’explique Bruno Thivillier, directeur des lieux. « On avait besoin de grandir, nous qui avions un outil un peu obsolète, datant de 1967, avec une seule salle de 96 fauteuils... L’idée est née en 2002. La première venue sur le site, c’est 2003. À l’époque, c’était encore vraiment la Caserne de Bonne, avec des bâtisses militaires, des écuries... C’était sauvage, il y avait un terrain de foot, plein d’herbes folles. J’ai alors rédigé un projet d’agrandissement, que l’on a présenté aux élus de Grenoble, et au directeur de l’entreprise qui avait la maîtrise du site. La Ville a alors pris du temps pour le valider et le lancer [la première pierre a été posée à l’été 2010 – NDLR],

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Rendez-vous l’année prochaine

SCENES | Que verra-t-on dès septembre sur les scènes de la MC2, de l’Hexagone et de la Rampe ? Une première réponse ici, avant notre traditionnel et incontournable panorama sélectif (et argumenté !) de la rentrée. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2012

Rendez-vous l’année prochaine

Un mix entre de grands auteurs du répertoire – que ce répertoire soit classique ou plus  contemporain – et des créations d’artistes d’aujourd’hui : tel sera, comme à l’accoutumée,  le crédo de la MC2 pour la saison théâtrale qui s’annonce. Ainsi, sur les différentes scènes de la Maison de la culture, on croisera Edmond Rostand (et son fameux Cyrano, par Dominique Pitoiset), Harold Pinter (Le Retour, mise en scène Luc Bondy, nouveau directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, avec sur le plateau un casting haut de gamme – Bruno Ganz, Louis Garrel, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner...), Marivaux (La Fausse suivante, mise en scène Nadia Vonderheyden, une fidèle de Sivadier), ou encore Eugène Ionesco (Rhinocéros, par Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris). Mais au-delà de cet inventaire à la Prévert, on retient surtout les propositions plus originales qu’a choisies la MC2 : la nouvelle création de Julie Bérès, fabuleuse metteuse en scène déjà croisée à l’Hexagone et à la MC2 ; le dernier projet de Véronique Bell

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Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

ECRANS | Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 25 avril 2012

Un ciné-concert pour l'ouverture du nouveau Mélies

Mi-juin (la date sera précisée plus tard), le cinéma Le Méliès de Grenoble, labellisé art & essai, déménagera de la rue de Strasbourg pour passer d’une salle unique à trois salles, quartier de Bonne. Et l'on connaît déjà l'un des évènements d'inauguration du nouveau bâtiment: le 20 juin, on pourra assister à un ciné-concert exceptionnel avec le groupe H-Burns, sur le film BadLands de Terrence Malick. Ça donne envie!  

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Independance Club

ACTUS | La semaine dernière, le cinéma Le Club signait son affranchissement de la tutelle du groupe Pathé. Décryptage de cette nouvelle donne, son origine et ses enjeux. FC

François Cau | Samedi 10 mars 2012

Independance Club

Le fait n'est peut-être pas connu de tous, mais jusqu'à mardi dernier, le cinéma le Club, classé art et essai, était une enseigne Pathé. Un établissement atypique au sein du groupe et de ses nouvelles stratégies offensives des années écoulées, une anomalie vouée à subir les mutations du paysage cinématographique, au niveau à la fois local et national. National car une mise aux normes numériques n'était pas à l'ordre du jour ; local car l'ouverture prochaine (annoncée en mai-juin) du nouveau Méliès et de ses trois salles, à quelques foulées de la rue du Phalanstère, n'est pas vécue comme particulièrement rassurante – au point que David Epstein, le précédent responsable des cinémas Pathé de la région grenobloise, en était venu à annoncer de façon péremptoire la fermeture du Club à l'inauguration du nouveau Méliès. L'ambiance était posée. Des tractations sont amorcées, le contrat est finalement signé mardi 6 mars. À l'initiative de trois associés (Patrick Ortega, actuel directeur du Club ; Pierre de Gardebosc, patron de la société MC4 ; Martin Bidou, distributeur chez Haut et Court), le cinéma le Club amorce sa nouvelle vie.

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