Université Grenoble Alpes : toute toute première fois

Numéro étudiant | Exit les universités historiques Joseph-Fourier, Pierre-Mendès-France et Stendhal ; place à l’Université Grenoble Alpes, qui a fait sa première rentrée en septembre. Mais concrètement, ça change quoi ? On fait le point.

Sandy Plas | Mardi 4 octobre 2016

Photo : Sandy Plas


« Une grosse dose de fun, un soupçon de "chill", le tout arrosé de fun et de fête. » Dans le texte, publié notamment sur internet, la rentrée de l'Université Grenoble Alpes (UGA), inaugurée mi-septembre par le festival C'est Party, sonnait presque comme un aller simple pour Ibiza. Dans les faits, on remplacera la plage par la place centrale du campus et les nuits endiablées par une soirée concerts et foodtrucks, mais l'esprit était là. Et derrière l'ambiance festive de cette première journée d'accueil des étudiants, se jouait une première rentrée symbolique pour la nouvelle université, fusionnée depuis janvier 2016.

« Une nouvelle offre de formation »

Mais un changement de nom, une fusion et un nouveau logo, dans les faits, ça sert à quoi ? Concrètement, la fusion des universités permettra aux étudiants de faire leur choix dans une offre de parcours plus ouverte, comme l'explique Nicolas Lesca, vice-président en charge de la formation à l'UGA. « Les équipes pédagogiques des trois universités ont travaillé ensemble pour construire une nouvelle offre de formation, que nous devions renouveler cette année. Cela nous a permis de créer de nouvelles licences qui mêlent les disciplines, comme la licence physique et musicologie, offrant la possibilité aux étudiants de faire des études poussées dans les deux domaines, avant de choisir au terme de la licence vers lequel s'orienter. »

Un pont entre les disciplines facilité par la fusion et qui s'illustre donc avec de nouveaux parcours proposés aux étudiants, mais également avec les options, les ETC (enseignement transversal à choix). Ces ETC, qui se résumaient jusque-là en grande majorité au sport et aux langues étrangères, choisis par les étudiants en plus de leur cursus classique, se déclinent désormais dans une soixantaine de disciplines. Un menu à la carte, qui permet de piocher, peu importe sa filière, dans des disciplines liées aux sciences, aux technologies, à la santé, aux sciences humaines… Nicolas Lesca : « Un étudiant en philosophie pourra tout à fait choisir un ETC qui relève du domaine des sciences. »

Label et gros sous

Si la fusion est synonyme de décloisonnement, elle est également marquée par la volonté d'accroître la visibilité de l'université à tous les niveaux, du local à l'international. « L'intérêt de la fusion, c'est qu'on ne se regarde plus établissement par établissement mais tous ensemble, pour valoriser les compétences qui sont propres à Grenoble » continue Nicolas Lesca. Une volonté de fédérer les forces qui se met en place au sein de l'UGA, mais également plus largement au niveau de la Communauté Université Grenoble Alpes (Comue, pour Communauté d'universités et établissements) qui rassemble, entre autres, l'UGA, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble, le CNRS ou encore le CEA.

Et pour qu'ensemble tout devienne possible (ou à peu près), cette communauté UGA pourra compter sur un atout de taille : l'Idex. Quatre lettres pour désigner le projet porté par la Comue pour faire reconnaître l'excellence scientifique et technologique de Grenoble et son potentiel d'innovation, et qui a été labellisé par le gouvernement au titre des « initiatives d'excellence » (Idex, donc), en janvier 2016. Un label qui s'accompagne d'une belle enveloppe de 13 millions d'euros (dans un premier temps), pour lancer différents projets qui prendront forme dès 2017, comme le développement de nouveaux outils pédagogiques tournés vers le numérique ou l'allocation de bourses de recherche.

Patrick Lévy, président de la Comue et coordinateur du projet : « La première rentrée de l'université fusionnée marque en quelque sorte la première étape de l'Idex, dont l'un des objectifs est de renforcer la coopération universitaire et scientifique. Tout se passe bien pour le moment, les personnels de l'université et les étudiants se reconnaissent dans la nouvelle identité de l'UGA, il y a un sentiment d'appartenance. » Une fusion aux petits oignons visiblement.

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Des étudiants à l’écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Des étudiants à l’écoute

Flashback : à la fin du mois d’octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l’isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l’idée d’une ligne d’écoute », indique Alexis Fayolle, président d’Interasso Grenoble Alpes et trésorier d’Alpaline, l’association qui gère ce nouvel outil d’entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu’un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il

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Université Grenoble Alpes : la ruée vers l’art avec l’Espace scénique transdisciplinaire

ACTUS | Jeudi 14 septembre sur le campus, dans le cadre de la journée de rentrée de l’Université Grenoble Alpes, sera ouvert un nouvel équipement culturel plus que prometteur – l’UGA mise vraiment sur la culture. Son nom ? L’Est, pour Espace scénique transdisciplinaire. On l’a visité en amont, et on a interrogé ses responsables pour comprendre à quoi il servira.

Aurélien Martinez | Mardi 5 septembre 2017

Université Grenoble Alpes : la ruée vers l’art avec l’Espace scénique transdisciplinaire

Nous voici sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, une matinée de fin août, afin de découvrir l’Est – acronyme pour le nom pas très sexy d’Espace scénique transdisciplinaire. Soit le nouvel équipement culturel de l'Université Grenoble Alpes, implanté à côté d’Eve – l’Espace vie étudiante. S’il se fait relativement discret avec son architecture sobre et sa surface au sol assez faible, c’est en pénétrant en son sein qu’on se rend compte de sa richesse : une salle de spectacle de 150 places on ne peut plus moderne et, surtout, quatre studios de création munis de grandes baies vitrées donnant sur l’extérieur. Plus des loges, un atelier de construction de décors et des bureaux pour l’équipe. Le grand luxe. Enfin, pas forcément pour Vanessa Delfau, directrice de la culture et de la culture scientifique à l’UGA. « C'est un équipement qui correspond au dimensionnement de l'université qui est la nôtre : on a l'un des plus gros départements arts du spectacle en France. On ne s'étonne pas d'avoir des salles de TP en chimie ou en physique extrêmement bien équipées. Un étudiant en chimie a besoin d'éprouvettes et de paillasses ; un étudiant en a

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Présidentielle : la mobilisation sur le campus commence

Numéro étudiant | Au printemps 2017 aura lieu l'élection présidentielle. Si la campagne s’intensifie au niveau national, qu'en est-il du côté de Grenoble, et notamment des étudiants ? On est allés poser la question (et d'autres) à un chercheur, à des jeunes de gauche, et même à un étudiant de droite.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 3 octobre 2016

Présidentielle : la mobilisation sur le campus commence

« Jean-Luc Mélenchon devrait passer sur le campus avant décembre. » C'est en tout cas ce qu'espère Amin Ben Ali, l'un des coordinateurs de Université Grenoble Alpes Insoumise, un groupe d'appui étudiant à la campagne présidentielle de JLM. Problème : « au vu du contexte local, il n'a pas très envie de venir » confie l'orateur de ce premier café politique où nous le rencontrons, organisé mardi 27 septembre à l'Espace vie étudiante. Comprendre : l'alliance entre Verts et Parti de gauche à Grenoble prenant l'eau, Jean-Luc Mélenchon ne désire pas trop se mouiller. Autour d'une bière et d'une cigarette, la dizaine de garçons (et une seule femme) discutent et échangent sur la candidature de « Jean-Luc ». On compte parmi eux des étudiants en droit ou à Sciences Po. Le groupe d'appui va intensifier son action sur le campus. Réunions, débats et conférences seront organisés dans les semaines à venir. Et les jeunes réfléchissent déjà aux manières d'attirer du sang neuf. Du genre : « Il faut amener

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Est : une nouvelle salle pour le campus

Numéro étudiant | Lancé en 2008, le projet de construction de ce nouvel équipement culturel sur le campus se concrétisera dans les prochains mois...

Sandy Plas | Mardi 4 octobre 2016

Est : une nouvelle salle pour le campus

Ça bouge sur le campus : l’équipement Est (pour Espace scénique transdisciplinaire), situé en face de l’Espace vie étudiante (Eve) et dont le coût des travaux s'élève à 4, 5 millions d'euros (venant d'un partenariat public privé lié au plan campus), sera achevé au début de l’année 2017, pour une entrée en fonction à la rentrée prochaine. « Le projet est né du constat que nous ne pouvions pas répondre à toutes les sollicitations que nous recevions pour utiliser de l’Amphidice [la salle de spectacle de 330 places, située dans le bâtiment de l’ancienne université Stendhal – NDLR] » explique Marie-Christine Bordeaux, vice-présidente en charge de la culture et de la culture scientifique au sein de l’UGA. Une situation à laquelle vient s’ajouter l’augmentation des effectifs dans le département Arts du spectacle et cinéma de l’université, nécessitant un lieu de pratique et de formation. Envisagé comme un lieu complémentaire aux salles de spectacle de l’agglomération, l’Est comprendra des studios et une salle de 150 places, qui accueillera les créations universitaires et amateurs. « Le but est de valoriser le travail étudiant, mais cette

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