Le Centre du graphisme d'Échirolles sur orbite

Nouveau lieu | Dans les cartons depuis de nombreuses années, le Centre du graphisme d’Échirolles va officiellement voir le jour ce samedi 19 novembre, jour du lancement de la nouvelle édition du Mois du graphisme, pour mener des actions tout au long de l’année sur les arts graphiques.

Sandy Plas | Mardi 15 novembre 2016

Photo : Jean-François Lorenzin / Service Communication/ Ville d’Échirolles


Avec ses trois salles d'exposition et ses deux autres dédiées au numérique et à la pratique artistique, le Centre du graphisme d'Échirolles fait figure d'exception dans le paysage culturel français. « Un seul autre centre similaire existe en France, à Chaumont » explique Diego Zaccaria, directeur adjoint des services d'Échirolles et directeur artistique du Centre du graphisme. Imaginé dès 1990 avec le lancement du Mois du graphisme, un évènement qui résonne aujourd'hui au-delà de l'Hexagone, ce projet de créer un espace permanent consacré au design graphique et aux arts visuels à Échirolles prend un nouveau tournant en 2004, quand un dossier est officiellement déposé auprès de la mairie.

Douze ans plus tard, le Centre du graphisme a trouvé sa place dans les murs de l'ancienne mairie de la commune. « Le fait d'avoir désormais un lieu nous permet de sortir de la logique évènementiel du Mois du graphisme, en menant tout au long de l'année un travail pédagogique, avec les écoles, avec les associations et avec la population dans son ensemble. Le centre va également permettre de s'adresser aux professionnels et aux étudiants en graphisme. »

Collections et diffusion

Un centre de ressources sera également accessible sur place, pour accueillir les collections constituées par le centre depuis plus de 25 ans. Expositions, ateliers de pratique, rencontres et animations s'installeront également progressivement dans ses murs, tout au long de l'année.

Pour l'heure, le centre se dévoilera avec l'exposition I love Japan, organisée dans le cadre du Mois du graphisme qui sera également inauguré le 19 novembre – on en causera dans un prochain numéro. Une manière de réaffirmer, dès son lancement, la dimension internationale du centre dans sa capacité à diffuser la culture graphique.

Inauguration du Centre du graphisme d'Échirolles
Samedi 19 novembre à 11h


I love Japan. Graphisme & modernité


Échirolles. Centre du Graphisme Place de la libération BP 175 Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Quand la Pologne s'affiche au Mois du graphisme d'Échirolles

Festival | Après le Japon en 2016, le Mois du graphisme nous invite cette année à découvrir, au Centre du graphisme (qui l'organise) comme dans d'autres lieux partenaires, et pendant plus d'un mois, la folle créativité des affichistes polonais des années 1950 à aujourd'hui. Visite guidée de ce programme visuellement passionnant.

Benjamin Bardinet | Mardi 20 novembre 2018

Quand la Pologne s'affiche au Mois du graphisme d'Échirolles

Entre le graphisme et Échirolles, c'est une histoire qui dure depuis 1990 ; histoire renforcée en 2016 avec l'ouverture du Centre du graphisme, devenu l'épicentre du Mois du graphisme. Un centre qui, pour cette nouvelle édition baptisée Pologne : une révolution graphique, consacre une rétrospective à la singulière école polonaise de l'affiche. Le parcours propose, grosso modo, de découvrir une génération de créateurs par salle : les pionniers dans la première, leurs élèves dans la seconde et, dans la dernière, la jeune génération. L'accrochage n'y va pas par quatre chemins et, en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, le visiteur est immergé dans l'effervescence créative qui caractérise l'affiche polonaise d'après-guerre. Bien que la personnalité singulière de chaque artiste soit mise en avant par un mur d'affiches qui lui est dédié, il se dégage de cette jungle graphique des sensibilités communes qui témoignent d'un goût prononcé pour le surréalisme, le grotesque et les volutes psychédéliques.

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Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec de la photographie, du graphisme, de l'art contemporain, de l'égyptologie ou encore des sciences de l'univers.

La rédaction | Mardi 25 septembre 2018

Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Les Mondes inconnus Intrigante sur le papier cette exposition baptisée Les Mondes inconnus que l'on pourra découvrir à la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble), au Muséum et à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble (sur le campus). Une triple proposition qui a pour but de faire découvrir au public (et notamment aux plus jeunes) les mystères des sciences de l'univers via, à ce qu'on nous en a dit, une scénographie ludique et interactive – comme, par exemple, un voyage dans une fusée ! Plus d'infos mi-octobre, dès que nous aurons visité tout ça. À la Casemate, au Muséum et à l'Osug du samedi 13 octobre au dimanche 28 juillet Allons voir la mer avec Doisneau De Robert Doisneau (1912 – 1994), figure majeure de la photographie humaniste,

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Japon & graphisme, amour visuel

Mois du graphisme d'Échirolles | Sortir des sentiers battus et apporter un regard sensible sur la création visuelle, tels sont les leitmotivs du Mois du Graphisme organisé par le Centre du graphisme d’Échirolles depuis 1990. Placée sous le signe du Japon, cette nouvelle édition intitulée "Made in Japan" met en lumière l’amour japonais pour un graphisme de qualité, entre tradition et modernité. Tour d’horizon des diverses expositions en terre nippone, à voir à Échirolles et ailleurs jusqu’à la fin janvier.

Charline Corubolo | Mardi 6 décembre 2016

Japon & graphisme, amour visuel

Les sublimes créatures de Kazumasa Nagai Au Musée dauphinois (Grenoble) Puisant son inspiration dans la nature contée des légendes japonaises, Kazumasa Nagai creuse le sillon d’un univers graphique fait d’animaux étranges. Considéré comme l’un des grands maîtres du graphisme japonais, auteur de l’affiche de cette édition du Mois du graphisme (qui dure toujours plus d'un mois), il présente au Musée dauphinois une série de différents posters. La nature animale, découpée dans des aplats pastel où se loge le motif en détail, s’oppose à la perspective de visuels publicitaires, mêlant photographies et lignes géométriques. Titrée Life, la proposition dévoile également quatre affiches du même nom pour lesquelles le designer affirme un style plus proche de la gravure. Poissons, oiseaux et plantes émergent du blanc de la feuille par la finesse du trait noir. Pour un environnement graphique peuplé de créatures, entre naïveté et finesse du tracé

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Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Saison 2016 / 2017 | Des infos en vrac, comme ça, juste pour le plaisir des amateurs d'art et des autres. De rien.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Une nouvelle tête Une nouvelle directrice, une nouvelle exposition qui n’en est pas une ; c’est une nouvelle ère qui commence au Magasin. Après une année mouvementée, la direction du Centre national d’art contemporain de Grenoble a été confiée à Béatrice Josse (photo), qui nous déclarait en mars dernier vouloir ouvrir le bâtiment aux artistes femmes mais aussi « queer, transgenres, de couleur… Tous ces invisibles dans un monde de l’art qui est quand même encore un lieu du machisme dominant ». Et pour cette première rentrée, la directrice et son équipe vont Hausser le ton du 15 octobre au 18 novembre. Un projet établi avec deux artistes, Joséphine Kaeppelin et Daria Lippi, qui proposera des performances et des visites décalées avant Titre 2016, exposition qui, elle, débutera en novembre dans la continuité des précédentes éditions de l’Exposition de Noël. ___________ Une ouverture

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Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Saison 2016 / 2017 | Cette année, direction le Musée de Grenoble, la galerie Spacejunk, le Musée dauphinois, le Musée de l'Ancien Évêché ou encore la Ville d'Échirolles.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Le bleu de Paris Les femmes (Georgia O'Keeffe et Cristina Iglesias) vont laisser place aux artistes disparus au Musée de Grenoble. Et si en mars prochain l'institution se consacrera à la touche d'Henri Fantin-Latour, sa saison s'ouvrira avec les années parisiennes de Vassily Kandinsky (1866-1944). Père de l'art abstrait dont l'œuvre est principalement connue pour sa construction géométrique, le peintre russe a laissé son style flirter avec le biomorphisme durant ses dernières années à Paris (1933-1944), lorsqu'il fuyait le nazisme. Les angles deviennent courbes, manifestation de sa passion pour les sciences, comme autant d'organismes cellulaires perdus dans le Bleu du ciel, pour une abstraction au plus près de la nature sous forme de synthèse d'œuvre. L’exposition de cette rentrée 2016. Kandinsky, les années parisiennes (1933-1944)

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Diego Zaccaria : « L'affiche devient sociologique »

ARTS | C'est l'un des auteurs de théâtre les plus connus de l'histoire. Si William Shakespeare, auteur de "Roméo et Juliette" ou encore "Macbeth", a raccroché la plume depuis maintenant 400 ans, il ne cesse pourtant d'inspirer les artistes d'aujourd'hui. Pour preuve : le Centre du graphisme d’Échirolles propose aux Moulins de Villancourt une exposition d'affiches de pièces de théâtre du maître. Rencontre avec Diego Zaccaria, le directeur du Centre, pour connaître toute l'histoire.

Charline Corubolo | Mardi 15 décembre 2015

Diego Zaccaria : « L'affiche devient sociologique »

2016 marque les 400 ans de la disparition de William Shakespeare. Vous avez décidé de célébrer cet anniversaire avec une exposition d'affiches... Diego Zaccaria : C'est la mission du Centre du graphisme que de travailler sur les univers graphiques de manière générale, et sur la communication visuelle en particulier. On défend l'affiche non publicitaire, qui peut être porteuse d'éléments critiques, de débats et de discussions. Et, dans le domaine de l'image, l'affiche de théâtre a toujours été quelque chose de particulier, d'où notre exposition. Je savais qu'il y avait une matière graphique importante et intéressante qui s'inscrit dans l'espace public, tout comme le théâtre : ce sont deux vecteurs extrêmement populaires. Quant à Shakespeare, il y a la portée même de son œuvre. Elle est considérable et reste actuelle dans la manière qu'il avait de traiter le pouvoir. Et elle a contribué à forger la légende d'une nation. L'exposition permet donc une plongée dans l’univers shakespearien...

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Legendre idéal

ARTS | Derrière le trait épais de certaines couvertures du "New York Times" se cache le graphiste français Yann Legendre. Tête d'affiche du Mois du graphisme d’Échirolles, il dévoile un pan varié et stimulant de son travail qui bascule ces dernières années vers l'illustration. Rencontre avec un amoureux de l'image à la vision tranchée. Propos recueillis par Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Legendre idéal

Invité au Mois du graphisme d’Échirolles, vous bénéficiez d'une exposition personnelle et vous avez réalisé la communication de l'événement. Comment s'est déroulée la collaboration ? Yann Legendre : Ça s'est fait grâce à Michel Bouvet, qui est affichiste et le directeur artistique d’Échirolles depuis plusieurs années. C'est également un ami, on se montre nos travaux. Je l'avais invité à Chicago pour une biennale d'affiches que j'avais organisée. Un jour il m'a dit : « Ton travail est montré partout à travers le monde sauf en France, ça serait bien qu'on puisse faire une exposition ensemble. » C'est comme ça que j'ai été mis en relation avec l'équipe d’Échirolles. Je leur ai présenté mon travail et le projet a débuté. Votre univers graphique est varié ; pourtant on reconnaît votre trait, ce "crayonnage" qui vous caractérise. Quelles sont vos influences ? Mes influences évoluent constamment. Aujourd’hui, elles sont principalement outre-Atlantique, ancrées dans l'univers de la B

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Cure de (bon) graphisme

ARTS | Véritable institution depuis maintenant vingt-cinq ans, le Mois du graphisme d’Échirolles, fondé par Diego Zaccaria, actuel directeur des affaires (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Cure de (bon) graphisme

Véritable institution depuis maintenant vingt-cinq ans, le Mois du graphisme d’Échirolles, fondé par Diego Zaccaria, actuel directeur des affaires culturelles de la Ville, et organisé par le Centre du graphisme, cherche à mettre en valeur les designers graphiques français. Sorte de biennale du graphisme reconnue à l'échelle nationale, voire internationale, avec pas moins de 200 expositions au compteur, l'événement transforme depuis le 15 novembre dernier le sud de l'agglomération grenobloise en terrain de jeux visuel afin de rapprocher passionnés et néophytes de cette forme d'expression qui rythme notre quotidien. Pour cette nouvelle édition, l'équipe propose un tour d'horizon de la création graphique, avec des allées et venues dans le temps. Centenaire de la Première Guerre mondiale oblige, la manifestation a réservé l'une de ses expositions à l'imagerie de l'époque. Présentée à l'Hôtel de Ville, 14-18, la der des ders dévoile une sélection d'affiches du collectionneur isérois Bernard Champelovier, dans laquelle on (re)découvre la force et l'innovation des visuels de ce début de siècle. Le parcours se poursuit au Musée de la Viscose avec Penser un m

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Typo, mon amour

ARTS | Samedi 15 novembre, ce n'est pas seulement la Saint Albert, c'est également le coup d'envoi d'une manifestation consacrée au graphisme bien connue des (...)

Charline Corubolo | Mercredi 12 novembre 2014

Typo, mon amour

Samedi 15 novembre, ce n'est pas seulement la Saint Albert, c'est également le coup d'envoi d'une manifestation consacrée au graphisme bien connue des professionnels de l'image et des Isérois. Vous l'aurez compris (ou pas), il s'agit du Mois du graphisme d'Échirolles. L'événement tend à mettre en valeur les designers graphiques français, comme en témoigne l'affiche alléchante réalisée par Yann Legendre. Ce jeune graphiste expatrié aux États-Unis bénéficie d'ailleurs d'un focus particulier avec une exposition au Musée Géo-Charles qui sera inaugurée samedi à 11h30 en présence des artistes invités. Le soir, la Rampe proposera un BD-concert et le reste du week-end sera ponctué de divers vernissages ainsi que de projections au Cinéthéâtre de la Pontanière et au Pathé Échirolles. Un lancement chargé pour un programme qui l'est tout autant mais rassurez-vous, vous aurez deux mois et demi pour découvrir les autres expositions qui se tiennent notamment aux Moulins de Villancourt ou au Musée de la Viscose. L'occasion de faire un tour de France graphique, de réfléchir sur la place des affiches dans les journaux, de découvrir la communication de la Première Guerre mondiale ou encore

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La joie du graphisme

ARTS | Le mois du graphisme dure plus de deux mois… On le sait, ça peut paraître étrange, mais c’est comme ça ! La question serait plutôt : qu’est-ce que ce fameux mois propose ? Bribes de réponse ci-dessous, avec un focus sur la jolie exposition "Mariscal, la alegria de vivir". Laetitia Giry

Laetitia Giry | Lundi 19 novembre 2012

La joie du graphisme

Si le Mois du graphisme annonce en pagaille des « expositions, conférences, rencontres, découvertes », force est de constater que les expositions constituent son point fort. Quelques conférences ou rencontres et quelques visites commentées sont prévues pour ceux qui ne voudraient pas être livrés à eux-mêmes lors des visites, mais ces moments sont distribués avec une parcimonie qui nous semble peu propice à créer un réel moment d’émulation autour de l’art du graphisme. Qu’importe. Cette année, l’accent est mis sur les créations latines. De l’Espagne à l’Amérique latine, le visiteur voyage dans un parcours à la cohérence inébranlable : de Cuba Grafica (affiches cubaines à l’artothèque Kateb Yacine), en passant par Nord-Sud, graphistes d’Europe et d’Amérique latine (aux Moulins de Villancourt), jusqu’à celle qui s’affiche clairement comme le clou du spectacle, Mariscal, la alegria de vivir (au musée Géo-Charles). Joie de vivre La liste n’est pas exhaustive, mais notre attention s’arrête sur cette der

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« Juste une mise au point…

ARTS | Sur les plus belles images de ma ville », sur les expositions à voir pendant les vacances, avant qu’elles ne ferment pour toujours ? Oui, avec comme alléchant programme un zoom sur une œuvre présente dans chacune. Pas plus, pas moins : une mise au point. Laetitia Giry

François Cau | Vendredi 17 décembre 2010

« Juste une mise au point…

L’origine du mondeStephan Balkenhol : sculpteur allemand en perpétuelle quête de l’essence de la nature humaine. Sa technique : creuser le bois, le meurtrir à petits coups de marteaux, en faire émerger des figures simples et archétypales, révélatrices d’une forme de régularité dans l’humanité. Cette revisite de L’origine du monde (Gustave Courbet, 1866) s’organise sur deux plans : une reproduction du tableau d’origine en bas-relief, elle-même observée par la sculpture d’un homme. Le regard de ce dernier, interrogateur mais calme, redynamise à la fois la perception de cette toile et l’approche conceptuelle de l’œuvre de l’artiste. En agençant une véritable mise en scène – à ce titre, le positionnement des sculptures relèverait de la direction d’acteur, quand l’interaction entre les deux particules de l’œuvre serait la trame narrative – l’artiste profite de sa toute-puissance pour irradier d’un sens plus précis le reste de son travail. Et ce en posant la question latente, de fait, dans chaque sculpture visible dans cette exposition : que signifie le mystère de la vie humaine, et comment sommes-nous censés en supporter le silence ? Stephan BalkenholJusqu’au 23 janvier

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Ode aux graphistes

ARTS | Le Mois du graphisme s’achèvera en janvier prochain, d’ici là, libre à chacun d’aller apprécier la richesse des expositions organisées à l’occasion. Chanceux que nous sommes, nous avons eu droit à une poly-visite, allant d’expo en expo (donc de lieu en lieu), en présence des principaux intéressés : les créateurs. Laetitia Giry

François Cau | Mardi 30 novembre 2010

Ode aux graphistes

La Rampe : affiches du Mois + Destination RussieSur deux étages, dans ce qui semble être au premier un couloir, au second un espace mezzanine aéré et fort convenable, sont affichées ou encadrées sur pieds – eux-mêmes disposés en rangée – des dizaines d’affiches au sujet commun : les 20 ans du Mois du Graphisme, sur le thème New York / Tokyo / Moscou. Résultat d’un appel lancé par le Mois à de nombreuses écoles de graphisme (qui ont toutes répondu par l’affirmative, et livré leurs travaux en temps et en heure – ce qu’aura apprécié et salué Michel Bouvet, commissaire des expositions), cette centaine de productions n’a pas à rougir à côté des grands maîtres par ailleurs mis en avant par le Mois : inventivité, sobriété parfois, savoir-faire, le résultat est d’une étonnante maturité. Cette profusion confronte les affiches en présence à une dure loi de la jungle – inhérente à leur nature, cela dit – qui veut que pour être regardée plus que sa voisine, elle doit attirer l’œil, et savoir conserver l’intérêt. Parmi elles, certaines nous ont séduits plus que d’autres : la silhouette blanche d’une bouteille de coca sur fond gris est sans doute la plus conceptuellement intéressante,

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Qu’est-ce qu’on s’affiche

ARTS | Comme d’autres, le Mois du Graphisme a 20 ans cette année. L’occasion pour lui, vaillant gaillard, de jeter un œil du côté des Etats-Unis, du Japon et de la Russie. LG

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

Qu’est-ce qu’on s’affiche

Forte de son expérience et de sa réputation, la biennale continue son petit bonhomme de chemin dans l’organisation de manifestations à même de dévoiler la nature et le rôle du design graphique, son intérêt dans le monde artistique et dans la société. Pour mieux saisir les enjeux à l’œuvre, a été fait le choix d’orienter la découverte de l’univers des graphistes protagonistes par une présentation de leurs œuvres accompagnée de photographies des lieux dans lesquels ils officient. Les espaces échirollois habituels (le Musée Géo-Charles, les Moulins de Villancourt et la Rampe) tenteront ainsi de retranscrire une ambiance de travail, dévoilant les identités artistiques de l’Américaine Carin Goldberg, du Japonais Mitsuo Katsui et du Russe Yuri Gulitov dans une mise en scène évoquant immanquablement l’acte créatif, la réflexion en marche d’un travail en cours d’élaboration. Les expositions des photos de Woodstock, d’Elliot Landy, et des 150 affiches underground américaines ajouteront quant à elles du piment et un petit esprit « street » qui n’est a priori pas pour nous déplaire. En margeParmi les événements ponctuant le Mois (qui court en réalité sur deux mois et demi), c’est

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Hauts en couleur

CONNAITRE | La nouvelle édition du Mois du Graphisme rend hommage à l’écriture, dans une large acception du terme, garantissant de multiples et fécondes clés d’entrée. François Cau

François Cau | Lundi 17 novembre 2008

Hauts en couleur

La manifestation fête cette année ses 18 ans. Sort-elle pour autant changée à jamais de cette accession à la majorité ? Pas vraiment, tant ses géniteurs ont à cœur de faire perdurer une ligne éditoriale fixée dès la première édition, en 1990. Ausculter toutes les spécificités du vaste champ du graphisme, mettre en exergue ses spécificités les plus pertinentes – quitte à aller à contre-courant (dès 1991, la communication des rencontres joue de la savoureuse mise en abyme, proclamant que «La pub tue»), proposer des éclairages inédits sur ses innombrables déclinaisons à l’international, le tout en accomplissant une action pédagogique soutenue – qui demeure l’un des véritables centres névralgiques de l’événement. Loin de tout didactisme, le Mois du Graphisme ouvre en effet sa riche programmation à bon nombre d’ateliers pédagogiques, rencontres avec les artistes ou autres conférences sur ses nombreux temps forts, et n’espère rien tant que susciter le débat sur les formes de représentations choisies. Jugeons un livre à sa couverture Le thème retenu pour cette année est donc celui de l’écriture, un sujet qui sera encore une fois abordé sous une multip

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