Contrats aidés en baisse : la culture en berne

ACTUS | Les CAE (contrats d’accompagnement dans l’emploi destinés au secteur non marchand), dispositif « coûteux » et « inefficace » selon le Premier ministre Édouard Philippe, vont passer de 459 000 en 2016 à moins de 200 000 l’an prochain selon les chiffres du gouvernement. Une décision politique qui va notamment pénaliser les petites structures culturelles, mises devant le fait accompli cet été alors qu’elles ont souvent recours à ce genre de contrats. Reportage à Grenoble.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 15 septembre 2017

« On a tous commencé par un CAE ! » Fabien Givernaud, programmateur de l'association grenobloise Mix'Arts, n'est pas rassuré : sur les neuf salariés que compte sa structure, certes quatre ont déjà évolué vers un contrat classique, mais cinq autres bénéficient encore du CAE. « Notre attaché administratif va devoir partir en octobre comme il est impossible de l'employer sans aides. Et deux contrats, pour un cuisinier et un animateur, vont s'arrêter début 2018 et ne seront pas reconduits. »

Durant l'été, les conseillers Pôle Emploi, qui se chargent de signer les conventions entre l'État et l'association, ont donc eu de mauvaises nouvelles à annoncer : ce type de contrat permettant à l'employeur de bénéficier « d'aides, sous forme de subventions à l'embauche, d'exonérations de certaines cotisations sociales ou d'aides à la formation » (dixit la Dares, département des statistiques du ministère du travail), vont fortement diminuer.

« En juillet, nous avons recruté un assistant-régisseur pour un contrat à mi-temps. Mais en août, notre conseiller nous a finalement expliqué que la convention était en stand-by », se remémorent Fanny Zanetton, attachée de production, et Claire Le Guilloux, chargée de communication pour la compagnie grenobloise les Barbarins fourchus. « Il a fallu le prévenir de ne pas venir. » Des exemples comme celui-ci, nous en avons récolté de nombreux. Le Théâtre du réel a, lui, réussi à sauver son emploi aidé grâce à un bon timing. « On a eu un conseiller qui a eu du flair, et qui nous a fait signer la convention avant la fin du mois du juillet » explique-t-on à la communication de la compagnie martinéroise. Rare exception.

« Un effet domino » probable

Pour ces structures, la mobilisation est donc vécue comme la première des nécessités. Le Synavi (Syndicat national des arts vivants) a rapidement lancé un sondage national auprès de ses adhérents. Bilan : « 700 compagnies nous informent que la disparition de ces contrats aidés met en péril le projet de 76 % des structures de la création qui y ont recours. » Une cartocrise du CAE a vu le jour et recense les situations à travers la France.

Quand, le mardi 12 septembre, on croise Alexandre Lamothe (programmateur à la Bobine et membre du syndicat ASSO, qui représente le secteur associatif), il revient de la manifestation contre la loi travail. « Pour la première fois, les salariés de la Bob' se sont mis en grève puisque cet arrêt brutal des CAE nous fait craindre un effet domino. » Le monde culturel étant interconnecté, des assos n'ayant pas recours aux CAE pourraient quand même pâtir de cette réduction. Et de citer l'exemple du café associatif et culturel grenoblois le Barathym, où trois employés sur quatre sont en CAE. « Ce lieu est devenu le centre d'un réseau de quartier et un point de rencontre. C'est donc toute la Villeneuve qui est touchée » explique Lisa Lehoux, militante à la Coordination des intermittents et précaires de l'Isère.

Un « changement de logique »

Alors certes, le salaire d'un CAE, initalement créé pour lutter contre le chômage en facilitant l'insertion des personnes rencontrant des difficultés d'accès à l'emploi, n'est pas mirobolant (600.36€ net pour 20h par semaine), mais il autorise une véritable formation comme nous l'a expliqué Léo Sellez, qui était en CAE chez les Barbarins fourchus comme assistant-régisseur. « C'était très mal payé mais c'était mon premier boulot dans le milieu, et j'ai profité des connaissances très larges du régisseur général. » De son côté, Alexandre Lamothe l'assure : « On se bat depuis longtemps contre ces emplois aidés qui sont précaires. Or, face à cette réduction, la solution que dessine l'État serait de recourir à des services civiques qui ne sont même pas des contrats de travail ! » Un simple « changement de logique » pour Edouard Philippe, qui risque tout de même de faire des dégâts.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Un Dawa Fest pour « mettre en avant le mouvement hip-hop à travers les âges »

Festival | Nouveau festival dédié aux cultures hip-hop, le Dawa Fest, organisé jusqu’au samedi 9 novembre par l’association Mix’Arts, conjugue pluridisciplinarité, têtes d’affiche et propositions originales pour mieux mettre en avant la dimension « populaire et politique » du mouvement.

Damien Grimbert | Mardi 5 novembre 2019

Un Dawa Fest pour « mettre en avant le mouvement hip-hop à travers les âges »

À Grenoble, les festivals dédiés aux cultures urbaines se suivent (Vous êtes bien urbain en 2013 et 2014, Demain c’est bien de 2016 à 2018, désormais le Dawa Fest)… et se ressemblent un peu. En l’occurrence, c’est assez normal, puisque Demain c’est bien était déjà organisé par l’association Mix’Arts, en collaboration avec le collectif Base Art’. Fabien Givernaud, programmateur sur les deux festivals, le reconnaît d’ailleurs volontiers : « On n’estime pas qu’on va révolutionner quoi que ce soit, l’idée reste avant tout de mettre en avant le mouvement hip-hop à travers les âges. Aujourd’hui, le rap, c’est vraiment une musique populaire écoutée par toute la jeunesse, et c’est une dynamique dans laquelle on veut s’inscrire. Mais notre volonté, c’est aussi de rappeler les fondamentaux, d’où vient le rap, pourquoi il est né… D’où l’idée de mélanger les disciplines dans les événements qu’on organise, et aussi d’y mettre une touche un peu politique derrière. » Dans les salles et hors les murs

Continuer à lire

Merci, Bonsoir ! au Parc des Arts : artistique parc

Festival | Zoom sur l'esprit du festival grenoblois prévu cette année du mardi 10 au dimanche 15 septembre en grande partie au parc Bachelard.

Nathalie Gresset | Mardi 10 septembre 2019

Merci, Bonsoir ! au Parc des Arts : artistique parc

De retour avec une programmation prometteuse, le festival Merci, Bonsoir ! s’installe à chaque édition un peu plus dans le paysage culturel grenoblois. Créé en 2015 par l’association Mix’arts, ce temps fort a toujours eu pour ambition de « démocratiser les arts de rue » comme l’explique Fabien Givernaud, coordinateur et programmateur du festival. « Il n’y a pas grand-chose en Isère autour de ces arts. Nous voulions donc mettre en place un événement phare sur le territoire grenoblois afin de faire découvrir aux habitants des formes culturelles qu’ils n’avaient pas l’occasion de voir chez eux. » Le tout, en invitant des compagnies professionnelles venant de tout l’Hexagone voire des quatre coins du globe. Et cette année, l’intégralité des spectacles est à prix libre, histoire de « faire connaître davantage le festival » et de permettre au plus grand nombre « de pouvoir assister à l’événement » en participant à hauteur de son budget. Après deux années à la Bifurk et une en itinérance dans l’agglo grenobloise, Merci, Bonsoir ! a finalement p

Continuer à lire

Merci, Bonsoir ! : aux arts citoyens

Festival | Les arts de rue et la musique sont de retour au parc Bachelard jusqu’au dimanche 15 septembre à l’occasion de la 5e édition du festival Merci, Bonsoir ! Cette année encore, le programme s’annonce éclectique avec à l’affiche du théâtre, du cirque, de la danse, des concerts… Pour en savoir un peu plus sur les spectacles de ce cru 2019 que nous n’avons pas eu l’occasion de découvrir en amont, nous avons rencontré Fabien Givernaud, coordinateur et programmateur au sein de l’association Mix’arts organisatrice du festival, qui a opéré pour nous une petite sélection, histoire de nous mettre l’eau à la bouche…

Nathalie Gresset | Mardi 10 septembre 2019

Merci, Bonsoir ! : aux arts citoyens

#Engagé Avec leur pièce Argent, pudeurs et décadences, le collectif bordelais Aiaa s’interroge avec un ton humoristique sur les méandres de la création monétaire. « Ils ont fait pas mal de recherches en amont et ont travaillé avec des économistes notamment d’Attac pour préparer ce spectacle. On ressort de cette pièce avec beaucoup de questions sur notre rapport à la monnaie, son usage, qui décide quoi, comment, pourquoi… » Une pièce « drôle et enrichissante » en somme, « portée par deux excellentes comédiennes ». Au parc Bachelard mercredi 11 septembre à 21h15 #Désopilant « Les Frères Jacquard sont bien connus du grand public et font un peu partie des stars du festival. » Une notoriété que le trio cévenol a acquise en participant à l’émission La France a un incroyable talent. Avec leurs reprises associant des airs connus à des paroles d’autres chansons célèbres, les trois acolytes, largement reconnai

Continuer à lire

"Pas sans toit, un toit c'est un droit" : toi, toi mon toit

Festival | « La problématique du logement touche aussi bien les personnes âgées, les étudiants que les femmes seules avec enfants et on en parle rarement. » (...)

Alice Colmart | Mardi 9 avril 2019

« La problématique du logement touche aussi bien les personnes âgées, les étudiants que les femmes seules avec enfants et on en parle rarement. » C’est en partant de ce constat que Fabien Givernaud, coordinateur et programmateur de Mix'Arts, a créé avec les associations IDEES et Droit au logement 38 le mini festival Pas sans toit, un toit c'est un droit. Auront ainsi lieu mercredi 17 et jeudi 18 avril à Eve (sur le campus) et à la Villeneuve une conférence, ou encore une projection de film, tandis que l’événement battra son plein samedi 20 avril en journée et en soirée. « Cette fois-ci exclusivement sur le campus, on accueillera des concerts ou encore l’humoriste Élina Dumont qui a vécu dans la rue avec toutes les problématiques qui en découlent – prostitution, drogue… – et qui viendra raconter son parcours. Puis, sur un format plus léger, il y aura le spectacle d'un clown qui joue une personne handicapée physique qui cherche absolument un hébergement d’urgence ; une épopée drôle et sensible. » Plus d’infos sur mixarts.org

Continuer à lire

Demain c’est bien : demain c’est varié (mais toujours côté hip-hop)

Festival | Demain c’est bien, festival dédié aux cultures hip-hop piloté par les associations Base Art et Mix'Arts, revient pour une troisième édition encore plus foisonnante que les deux précédentes. La preuve.

Aurélien Martinez | Lundi 5 novembre 2018

Demain c’est bien : demain c’est varié (mais toujours côté hip-hop)

« En 2016, très peu de programmateurs sur Grenoble proposaient du hip-hop. Avec l’association Base Art, on a alors décidé de lancer un événement d’ampleur qui regrouperait toutes les disciplines du hip-hop avec des concerts, des spectacles… » Voilà comment Fabien Givernaud, programmateur et coordinateur de l'association Mix'Arts, raconte la genèse de Demain c’est bien, dont la troisième édition est lancée mercredi 7 novembre. Un festival qui prend de l’ampleur chaque année : en 2016, il avait ainsi commencé par trois soirs sur le campus ; aujourd’hui, on est sur cinq jours dans trois villes différentes avec une palette de genres présentés encore plus large – des concerts, forcément, mais aussi de la danse, une "block party", un concert jeune public… De quoi s’assurer un public large, même si ce public est de plus en plus sollicité explique Fabien Givernaud. « Contrairement à il y a deux-trois ans, aujourd’hui, en concert, il y a

Continuer à lire

Merci, Bonsoir : et voici les 6 coups de cœur du patron

Festival | Du mentalisme, du théâtre, du clown, de la musique… La quatrième édition du festival d’arts de rue Merci, Bonsoir ! s’annonce, comme chaque année, passionnante et variée. Comme nous n’avons pas pu voir beaucoup de spectacles en amont, nous avons demandé à Fabien Givernaud, boss de l’asso Mix’Arts qui pilote l’événement, de nous livrer ses coups de cœur. Avant de partir découvrir ça, jusqu'au dimanche 16 septembre, au Parc Bachelard (dit Parc des arts), où l'essentiel du festival se déroule cette année.

Alice Colmart | Lundi 10 septembre 2018

Merci, Bonsoir : et voici les 6 coups de cœur du patron

Le plus « impressionnant » Première soirée et premier spectacle coup de cœur pour Fabien Givernaud : La revue militaire de la compagnie Les Urbaindigènes, « une référence dans les festivals de théâtre de rue en France ». « Ils sont treize acteurs, circassiens, cascadeurs et déambulent, font des figures, montent sur des maisons. » Pendant plus d’une heure, le public sera plongé « dans un univers impressionnant visuellement » avec en toile de fond un message engagé. « C’est un spectacle qui se présente comme une critique des guerres, de l’armée, du patriotisme. Je pense que c’est essentiel en ce moment. » Sur le campus (devant la bibliothèque universitaire) mardi 11 septembre à 19h Le plus « drôle » C’est avec leur spectacle Sherlock, qui n’a du roman de Sir Arthur Conan Doyle que le nom,

Continuer à lire

Chap à Chap : l'échappée rurale

Festival | Après une édition 2017 loin de l’Isère, le festival Chap à Chap de l’association l’Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues (...)

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

Chap à Chap : l'échappée rurale

Après une édition 2017 loin de l’Isère, le festival Chap à Chap de l’association l’Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues du Versoud (Grésivaudan) avec la proposition éCHAPpez-vous ! « Comme chaque année, l’ambition est de créer un événement qui investit les milieux ruraux » explique Alexandre Lamothe, chargé de la programmation pour l’Atelier Perché. Au programme : des animations gratuites, à prix libre ou à 6 euros, avec notamment les artistes burlesques de la compagnie Le BID (Brigade d'Improvisations Décalées), les ZinZins qui proposeront un concert pour les enfants, et même une scène ouverte menée par les habitants de la commune car « la programmation doit être le plus possible constituée avec les habitants ». Enfin, six spectacles sont prévus pour la journée de clôture avec notamment des concerts d’afro-funk. « Il y aura par exemple Supergombo, groupe venu de Lyon qui mélange plusieurs styles comme le jazz et la musique africaine. C’est très festif. » Allons donc battre la campagne !

Continuer à lire

Le Bistrot de la Mixture : cuisine (végétarienne) et dépendances (artistiques) à Saint-Martin-d'Hères

GUIDE URBAIN | Début mars, l’association Mix'Arts, qui programme divers concerts et spectacles à l’année sur l’agglo grenobloise (on lui doit notamment le festival Merci bonsoir), a ouvert dans les murs de l’Espace culturel René Proby le Bistrot de la Mixture, présenté comme « un nouveau lieu de vie et de restauration à Saint-Martin-d’Hères ». On y est passés pour déjeuner et rencontrer l’équipe.

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

Le Bistrot de la Mixture : cuisine (végétarienne) et dépendances (artistiques) à Saint-Martin-d'Hères

Le Bistrot de la Mixture, c’est le nouveau bar-restaurant qui vient d’ouvrir à Saint-Martin-d’Hères. Avec une déco on ne peut plus simple : une grande salle dans l'Espace culturel René Proby, une esplanade devant pour les beaux jours, un bar, des tables, des chaises et des clients. Avec l’idée d’en faire un véritable lieu de vie au cœur d’un quartier à la vie sociale peu développée, comme nous le confirme Fabien Givernaud, chef de l’association Mix’Arts qui pilote le projet. « C’est un challenge ! Pour l’instant, le midi, ça marche bien comme Saint-Martin-d’Hères est une ville qui brasse beaucoup de gens qui travaillent. Mais le soir, c’est plus compliqué, comme on est dans un quartier de 5 000 habitants où le seul commerce est une pharmacie, et où il y a une salle de spectacle mais qui est très peu fréquentée par les gens du coin. Personne ici n’a encore l’habitude, comme en centre-ville de Grenoble, d’aller prendre une bière en sortant du boulot. » « Amener des propositions culturelles » L’ambition est, bien sûr, que cela cha

Continuer à lire

Le festival Merci Bonsoir veut être « un gros événement de théâtre de rue à échelle départementale »

Festival | Du mardi 12 au dimanche 17 septembre aura lieu la troisième édition de Merci Bonsoir : un festival centré sur les arts de la rue et la musique organisé par la jeune association Mix’Arts. On a rencontré ses membres pour notamment évoquer avec eux leur alléchante programmation.

Aurélien Martinez | Mardi 5 septembre 2017

Le festival Merci Bonsoir veut être « un gros événement de théâtre de rue à échelle départementale »

Il y a deux ans naissait, en plein milieu de l’été, le festival Merci Bonsoir grâce aux efforts de l’association grenobloise Mix’Arts. Un pari risqué mais nécessaire selon Fabien Givernaud, programmateur et coordinateur de l’événement. « L’idée était de faire un festival d’art de rue avec des compagnies professionnelles, ce qui n’existait pas dans l’agglo – il y a un festival amateur mais pas de pro.» Un festival d’art de rue donc, mais pas que… « Comme l’art et le théâtre de rue sont peu développés à Grenoble, même si paradoxalement il y a beaucoup de compagnies, le public n’est pas forcément très habitué à ça. Et ceux qui le sont vont plutôt dans des gros festivals comme Chalon dans la rue ou Aurillac. Du coup on a aussi voulu mettre de la musique pour attirer un public qui soit le plus large possible. » Deux ans plus tard, le festival est toujours là, même s’il a maintenant lieu en septembre, comme Grenoble est relativement déserte l’été – une version jeune public perdure néanmoins en juillet. Avec l’ambition de faire de Merci Bonsoir «

Continuer à lire

Merci Bonsoir, un festival pour l’amour de l’art

CONNAITRE | Un festival en septembre alors que tout le monde a la tête dans la rentrée ? Pourquoi pas. D’autant plus que l’association Mix'Arts, qui pilote cette deuxième édition de Merci Bonsoir, sait susciter l’intérêt. Au programme pendant ces cinq jours qui se dérouleront principalement à la Bifurk ? Des clowns, des acrobates déjantés, et une bande son originale.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 13 septembre 2016

Merci Bonsoir, un festival pour l’amour de l’art

On les a quittés en juillet avec la version junior, qui a essuyé quelques averses. On retrouve les sbires de Merci Bonsoir cette semaine pour la deuxième partie de leur festival, pour les grands cette fois-ci – cette scission en deux temps est la nouveauté de cette deuxième édition. « L’idée est d’avoir une meilleure installation, un vrai bar, une vraie cantine devant la Bifurk » assure Fanchon Pajean, attachée de communication de l’association Mix’Arts. Et une vraie bonne prog’ : pendant cinq jours, les têtes d’affiches seront internationales. Un exemple ? El Nino del Retrete (le vendredi, photo), clown dont le spectacle Cartoon Toylete a été élu "révélation de l’année" lors de sa création en Argentine. Ou encore les Espagnols d’Elsa Bhör (le mercredi) dont le mélange de rumba et de funk tourne dans toute l’Europe. « On a prévu de perdre 3 000 euros » La technique du programmateur Fabien Givernaud pour élaborer la recette Merci Bonsoir ? Il traîne ses guêtres dans les hauts lieux de l’art de rue. « On a repéré certains artistes lors de nos voyages à

Continuer à lire

Le blues des intermittents

ACTUS | Fatigués d’être pris pour cible et constamment attaqués, les intermittents du spectacle (artistes et techniciens) haussent le ton au moment où leur régime est renégocié à la baisse. Et proposent de repenser ce modèle perfectible mais néanmoins capital pour ce qu’il est coutume d’appeler « l’exception culturelle française ». Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 22 avril 2014

Le blues des intermittents

Manifestation, interruption du JT de France 2, perturbation de réunion politique... : depuis quelques semaines, les intermittents du spectacle sont revenus sur le devant de la scène médiatique. La mobilisation est nationale, avec des actions prévues en marge des grands événements culturels des prochaines semaines (comme le vendredi 25 avril au Printemps de Bourges). À Grenoble, on s’organise aussi, au sein d’un collectif dont on a rencontré quelques membres jeudi 17 avril à la Bobine. Leur but : « informer et agir ». Niveau information, le boulot est immense, tant le régime des intermittents peut être difficile à comprendre de l’extérieur, d

Continuer à lire