Jacky Rocher : « J'ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

ACTUS | Rencontre avec Jacky Rocher, directeur de la scène échirolloise conventionnée danse et musiques, qui partira à la retraite d’ici quelques mois.

Aurélien Martinez | Mardi 27 mars 2018

Photo : François Mondot


Ça bouge pas mal en ce moment à la tête des institutions culturelles de l'agglo. Il y a quelques jours, nous avons ainsi appris que Jacky Rocher, directeur de la Rampe d'Échirolles (une « scène pluridisciplinaire avec des penchants pour la danse et les musiques » comme il la qualifie), allait partir à la retraite « a priori début octobre », soit exactement dix ans après son arrivée à la tête de ce lieu composé de deux plateaux – la Rampe, au centre-ville d'Échirolles, salle « faite pour les grands formats », et la beaucoup plus petite Ponatière, près du cours de la Libération, pour des formes artistiques plus sobres et « les tentatives ».

On l'a donc rencontré dans son bureau pour un rapide bilan qu'il juge « hyper positif ». « Depuis quatre ans, la fréquentation n'arrête pas d'augmenter. Sans doute parce que le projet artistique et culturel de la Rampe est assez bien installé dans l'esprit des personnes qui fréquentent la culture. » Mais il a tout de même quelques « regrets », comme ne pas être parvenu à « amener beaucoup plus d'accueil et de convivialité dans le lieu ». Et déplore « qu'on n'arrive pas encore à travailler vraiment entre les différents lieux de l'agglo, dans la complémentarité, dans l'échange, dans les combats, dans l'idée de pousser encore plus une politique métropolitaine… »

Vers « une continuité plus ou moins forte » ?

Un processus de recrutement est logiquement en place en ce moment. Pour conserver la même ligne artistique ? « Un projet comme celui qui a été développé par Bernard Merlino pendant une dizaine d'années, puis par Éliane Baracetti pendant une dizaine d'années, puis par moi pendant une dizaine d'années aura forcément – du moins je l'espère – une continuité plus ou moins forte. Mais ce n'est pas au directeur actuel de choisir son successeur ou sa successeuse. »

Une conclusion avant de terminer l'interview et, plus largement, ses aventures échirolloises (il retournera notamment en Haute-Loire, où il était en poste précédemment et a une maison, même s'il assure qu'il gardera un œil sur ce qu'il se fera dans le coin et continuera dans le domaine artistique avec quelques missions) ? « J'ai été très heureux pendant mes dix ans à la Rampe ! »

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Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

ACTUS | On a rencontré celle qui pilote la salle échirolloise depuis l'automne, avant d'aller à sa première présentation de saison mercredi 5 juin.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juin 2019

Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe : « Je reste dans la continuité »

« Dansez, dansez sinon nous sommes perdus… » C’est avec une citation de la chorégraphe Pina Bausch que Joséfa Gallardo, directrice de la Rampe – la Ponatière d’Échirolles depuis presque un an, titre l’édito de la plaquette de sa première saison. Une saison dans l’esprit de ce que faisait le précédent directeur Jacky Rocher, avec donc pas mal de danse mais aussi pas mal de musique classique. « On est "scène conventionnée d’intérêt national art et création danse et musique" alors, forcément, je reste dans la continuité. De toute façon, si j’ai postulé ici, c’est que la programmation me plaisait ! » D’ailleurs, il y a eu « une transition parfaite » avec Jacky Rocher, qui a dirigé pendant dix ans l’équipement culturel échirollois, et des « échanges enrichissants » avec Éliane

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

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En Isère, la droite joue la culture

ACTUS | On murmure dans les couloirs du conseil départemental de l’Isère que la nouvelle majorité de droite, élue il y un an, soutient la culture. Voire même que les subventions augmenteraient. L’annonce semble irréelle. Pour en avoir le cœur net, on est allés rencontrer Patrick Curtaud, vice-président à la culture, et quelques acteurs culturels plutôt satisfaits.

François Cau | Mardi 19 avril 2016

En Isère, la droite joue la culture

Un an après avoir ravi le département à la gauche, la nouvelle majorité départementale de droite présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains) prend ses marques. Et l’action, en matière de culture, semble lancée. « Il y a eu peu d’opposition à l’augmentation du budget du département » annonce dans un sourire Patrick Curtaud, chargé de la culture au département. Après les dernières années plutôt sombres de la présidence du socialiste André Vallini, voilà l’éclaircie. Pour 2016, le département annonce 12% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Soit 1.5 millions d’euros en plus pour le budget de la culture. « Aujourd’hui, en cette période trouble, où l’on parle de vivre ensemble et de laïcité, la meilleure façon d’apprendre des autres, c’est le développement de la culture » assure Patrick Curtaud. Une politique de gauche appliquée par des gens de droite ? Il y a de quoi perdre le nord. « La culture n’est ni de droite, ni de gauche » continue le vice-président à la c

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Le changement dans la continuité à la Rampe

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine sur les planches de la scène échirolloise centrée sur la danse et les musiques ? Réponses.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

Le changement dans la continuité à la Rampe

À la Rampe, scène conventionnée danse et musiques, les artistes en résidence changent, l’excellente compagnie Arcosm pilotée par Thomas Guerry et Camille Rocailleux (à qui l’on doit notamment le succès Echoa) prenant la suite du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert (compagnie Épiderme). Un Nicolas Hubert qui reviendra tout de même pendant la saison avec sa nouvelle création La Crasse du tympan. Arcosm en profitera pour dévoiler son prochain spectacle baptisé Sublime. Niveau chorégraphes invités, citons l’Américain néoclassique

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Tout le mois de juin, le Petit Bulletin parcourt de façon subjective les programmations à venir des différentes salles de l’agglo, pour vous aider à faire votre choix dans le flot de spectacles proposés l’an prochain. Et pour que vous arriviez armés aux traditionnelles présentations de saison. Premier épisode (sur quatre) cette semaine avec l’Hexagone de Meylan, la Rampe d’Échirolles et la Faïencerie de La Tronche. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

L’Hexagone Détailler le programme d’une salle comme l’Hexagone est toujours un travail périlleux, tant son directeur Antoine Conjard essaie année après année de présenter une série de spectacles audacieux, atypiques et déroutants – même si, bien sûr, on a aussi le droit à quelques formes plus classiques. Cela venant sans nul doute du positionnement arts et sciences d’un théâtre qui, on le rappelle, organise tous les deux ans les Rencontres-i (rendez-vous en automne 2015). Niveau têtes connues et appréciées, la saison prochaine, nous retrouverons à Meylan le chorégraphe Aurélien Bory (l’un des plus talentueux de sa génération), avec deux propositions : Sans objet, pièce de 2009 pour deux interprètes et un robot de l’industrie automobile, et Plexus, solo pensé pour et avec la fascinante danseuse Kaori Ito. Le facétieux Roger Bernat sera

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L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine à l’Hexagone (la scène nationale de Meylan) et à la Rampe (la scène régionale conventionnée danse et musiques d’Échirolles) ? Éléments de réponse... AM

Aurélien Martinez | Mardi 11 juin 2013

L'Hexagone et la Rampe se dévoilent

Un peu moins de spectacles, mais plus de dates pour la majorité d’entre eux : tel est le nouveau credo de l’Hexagone, et l’on ne peut que s’en réjouir, tant le théâtre a besoin de séries pour vivre (grâce notamment au bouche à oreille). La saison prochaine, sur la scène de Meylan, on retrouvera ainsi avec plaisir, sur trois soirs, Philippe Car et son Agence de voyages imaginaires. Le metteur en scène, adepte des relectures énergiques des classiques du répertoire (on se souvient d’un excellent Bourgeois Gentilhomme) s’attaquera cette fois-ici au Cid (photo) de Corneille. Au rayon des autres retours attendus, le truculent Oscar Gómez Mata (avec La Maison d’antan, d’après Stevenson) ou encore le Turak Théâtre de Michel Laubu (

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Rendez-vous l’année prochaine

SCENES | Que verra-t-on dès septembre sur les scènes de la MC2, de l’Hexagone et de la Rampe ? Une première réponse ici, avant notre traditionnel et incontournable panorama sélectif (et argumenté !) de la rentrée. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 11 juin 2012

Rendez-vous l’année prochaine

Un mix entre de grands auteurs du répertoire – que ce répertoire soit classique ou plus  contemporain – et des créations d’artistes d’aujourd’hui : tel sera, comme à l’accoutumée,  le crédo de la MC2 pour la saison théâtrale qui s’annonce. Ainsi, sur les différentes scènes de la Maison de la culture, on croisera Edmond Rostand (et son fameux Cyrano, par Dominique Pitoiset), Harold Pinter (Le Retour, mise en scène Luc Bondy, nouveau directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris, avec sur le plateau un casting haut de gamme – Bruno Ganz, Louis Garrel, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner...), Marivaux (La Fausse suivante, mise en scène Nadia Vonderheyden, une fidèle de Sivadier), ou encore Eugène Ionesco (Rhinocéros, par Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris). Mais au-delà de cet inventaire à la Prévert, on retient surtout les propositions plus originales qu’a choisies la MC2 : la nouvelle création de Julie Bérès, fabuleuse metteuse en scène déjà croisée à l’Hexagone et à la MC2 ; le dernier projet de Véronique Bell

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« On est entre deux eaux »

ACTUS | L’année dernière, la majorité des acteurs culturels de l’Isère s’était mobilisée « face au risque d’une troisième année consécutive de baisse des subventions du Conseil général de l’Isère ». La situation était explosive, le Conseil général renvoyant la faute à l’État et à son désengagement. Une situation qui va donc maintenant évoluer ? Jacky Rocher, directeur de la Rampe d’Échirolles et signataire l’an passé de la pétition sur cette question, nous en dit plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 25 mai 2012

« On est entre deux eaux »

La situation actuelle : « Il y a eu un rattrapage en 2011, sur à peu près l’ensemble des structures culturelles et des artistes. Mais un rattrapage relatif : en 2011, on n’a pas retrouvé les niveaux de 2010. Et pour quelques structures, ce rattrapage n’a pas été totalement au rendez-vous, voire très peu au rendez-vous : je pense au festival Les Détours de Babel, ou aux Musiciens du Louvre par exemple, bien qu’il y ait eu depuis de nouvelles avancées. Pour l’année 2012, nous savons maintenant à quel niveau nous allons être soutenus par le Conseil général, et pour ce soutien-là, il est très légèrement inférieur au niveau de 2011 – en comptant le rattrapage. Donc une légère érosion à nouveau. C’est pour ça que nous sommes dans une situation d’attentiste. » L’avenir : « On est là-aussi dans l’expectative. Au niveau national, on sait maintenant qu’il y aura un dégel du budget de la culture, comme l’a annoncé la ministre, alors qu’il était clair jusqu’à la présidentielle qu’il n’y aurait pas de dégel. Au niveau départemental, on est en attente, surtout que l’on voit bien cette lente érosion qui est inquiétante. D’ailleurs, c’est beaucoup plus

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De l’éclectisme

SCENES | PREVIEW / Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Troisième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de la Rampe et du Théâtre municipal de Grenoble (drôle d’association, oui !). AM

François Cau | Mardi 14 juin 2011

De l’éclectisme

C’est fini, Bouba Landrille Tchouda a rendu les clés : à compter de la saison prochaine, il ne sera plus artiste en résidence à la Rampe. Un de perdu… deux de retrouvés : le jeu des chaises musicales, qui fixe la durée des résidences (entre trois et quatre ans environ), amène à la Rampe le chorégraphe Nicolas Hubert, dont les deux dernières pièces ont été vues dans l’agglo, et la danseuse Aïda Boudrigua, qui travailla notamment avec Bouba. Cette dernière présentera sa première chorégraphie en janvier, la même soirée que le solo Krafff (photo) de Johanny Bert. Johanny Bert : un nom à retenir, car nous le verrons trois fois dans l’agglo la saison prochaine (deux fois à la Rampe, et une au Centre culturel Jean-Jacques Rousseau). Ça tombe plutôt bien, car, à côté de son travail de création pure, le jeune metteur en scène se sert de matériaux plus ou moins désuets pour les rafraîchir avec humour, second degré et marionnettes : savoureux. Niveau spectacles forts, on retient aussi la présentation du Voyageurs Immobiles de Philippe Genty, grande fresque visuelle à l’univers sidérant, ou encore la venue de la cie Käfig et de son hip hop généreux. L’équipe du PB Lyon nou

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Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | La danse est un champ artistique riche, varié, protéiforme, enthousiasmant, innovant… Les salles grenobloises arrivent-elles à transmettre au public ces différents élans créatifs ? Tentative de réponse en compagnie de quelques pontes locaux.

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

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« Pour une politique culturelle d’agglomération »

ACTUS | Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

« Pour une politique culturelle d’agglomération »

Le bassin grenoblois est extrêmement riche culturellement, notamment niveau spectacle vivant. On dénombre ainsi deux douzaines de plateaux de théâtre (dont deux scènes nationales : la MC2, la plus grande de France, et l’Hexagone, l’une des plus petites), offrant ainsi au public un choix considérable. Un public qui suit souvent en nombre, comme nous l’ont tous affirmé les directeurs, et comme nous pouvons nous en rendre compte chaque soir. Des spectateurs qui voyagent de ville en ville, sans se soucier des frontières administratives. À l’Hexagone par exemple, selon son taulier, un tiers du public vient de Meylan, un autre tiers de Grenoble et un dernier tiers de l’agglo (hors Grenoble). Pourtant, il n’existe pas de politique culturelle d’ensemble gérée par l’agglomération, ce que regrettent unanimement les directeurs que l’on a interrogés, comme nous l’explique Jacky Rocher de la Rampe : « Il va vraiment falloir se questionner là-dessus. Parce que si jamais les resserrements budgétaires devenaient trop importants, j’ai un peu peur des réflexes d’un certain nombre de villes et d’élus qui fassent des politiques culturelles pour leur ville exclusivement. C’est un immense

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Baisse-moi

ACTUS | Comment un directeur de salle aborde cette rentrée où sont annoncées des baisses de financements de toutes parts (État, département…). Comment voit-il l’avenir compte tenu de ces incertitudes ? Quel regard porte-t-il sur son métier et sur les activités culturelles en général ? On a rencontré trois des principaux directeurs de salle de l’agglo pour évoquer avec eux ces sujets. Magnéto. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 24 septembre 2010

Baisse-moi

En France, les activités culturelles sont financées à hauteur de 70 à 80% par les collectivités locales. Ainsi, un théâtre comme l’Hexagone reçoit 22% de ses subventions de la part de l’État, les 78 % restants provenant des collectivités – la ville de Meylan en premier lieu, puis le conseil régional, et enfin le conseil général. Or, outre la possible suppression de la clause de compétence générale (1) un temps prévue par la réforme des collectivités territoriales, plusieurs facteurs pourraient condamner ces financements multiples : que ce soit du côté des collectivités territoriales, en quête constante de financement du fait du transfert de nombreuses compétences sur leurs épaules, et de la disparition de certaines de leurs recettes, ou du côté de l’État avec sa politique de diminution de ses coûts de fonctionnement (2). «Les flous ne sont jamais bénéfiques» «Que font les collectivités locales aujourd’hui ? On leur a supprimé la taxe professionnelle, on leur dit qu’il y aura des compensations en euros constants garanties sur deux-trois ans – quid d'après ? Donc, les collectivités elles-mêmes prennent peur, font gaffe et anticipent. La plupa

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La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

MUSIQUES | Avant notre traditionnel panorama de septembre (attendu comme le messie, on le sait !), regardons de plus près ce que les salles de l’agglo nous offrent pour la saison prochaine. Aujourd’hui, la Rampe d’Échirolles et l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères. Here we go. AM

François Cau | Jeudi 10 juin 2010

La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

Cette année, c’est officiel, La Rampe (avec sa petite sœur La Ponatière – il ne faut pas l’oublier !) est une scène conventionnée danse et musiques. La programmation de Jacky Rocher, aux commandes du lieu depuis maintenant deux ans, s’en ressent donc pleinement. Ainsi, niveau danse, on retrouvera des habitués de la scène échirolloise : Bouba Landrille Tchouda, toujours en résidence dans le lieu, qui présentera sa dernière création "Murmures" (en novembre) ; Denis Plassard et sa compagnie Propos seront là avec "Les cadavres se regardent dans le miroir" (en janvier), tout comme les fabuleux Thomas Guerry et Camille Rocailleux qui, après leur très beau "La Mécanique des Anges", reviendront à la Rampe fin mars avec "Traverse", spectacle jeune public visible par tous. Il faudra aussi compter cette saison sur l’Espagnol Andrés Marín et son flamenco contemporain (en octobre), ou encore Josette Baïz et son univers très personnel avec cette fois-ci un travail autour d’Oliver Twist (en février). Et les gagnants de concours [Re]connaissance présenteront leurs pièces en entier en octobre (Marion Lévy, Isida Micani et Mickaël Le Mer). En avant la musique Au

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En avant, marche !

SCENES | La MC2, la Rampe et le Théâtre municipal ont dévoilé leurs programmations, qui recèlent quelques belles surprises et prises de risque. On vous en donne un aperçu maintenant, avant notre (très attendu !) panorama de saison début septembre. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 5 juin 2009

En avant, marche !

«Rendez-vous sur la lande à l'endroit où l'on s'est épris, les gens sont des légendes et leurs âmes prennent le maquis». En exergue de sa nouvelle plaquette de saison (disponible dès jeudi pour le public), nos amis de la MC2 ont utilisé les mots du grand Bashung et de sa chanson Mes prisons (Fantaisie militaire). Un bel hommage au chanteur récemment disparu, et façon aussi d'annoncer que l'artiste sera tout de même présent la saison prochaine : Gallotta mettra en scène L'Homme à la tête de chou, spectacle chorégraphique autour de l'album de Gainsboug chanté par Bashung (le projet avait été enregistré une première fois il y a un an). C'est en novembre, et évidemment on ne manquera pas de tout vous expliquer le moment venu. Plus généralement, cette nouvelle saison de la MC2 est un savant mélange d'audace et de classicisme rassurant. De l'audace car au fil de la saison, le public pourra se confronter à des univers totalement dingues mais néanmoins très bien construits. Avec les Indisciplinés, la MC2 a d'ailleurs inauguré une nouvelle catégorie dans son programme pour retranscrire au mieux cette fièvre créatrice hétéroclite sans trahir le public et ainsi éviter les réflexions du typ

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