La galerie Marielle Bouchard a fermé ses portes fin octobre

Aurélien Martinez | Lundi 29 octobre 2018

C'était l'une des galeries les plus passionnantes de Grenoble, très branchée art contemporain. Mauvaise nouvelle : on vient d'apprendre qu'elle cessait ses activités.

« Jean-Luc Bouchard, le directeur de la galerie Marielle Bouchard, a le regret de vous informer de la fermeture de la galerie le 27 octobre 2018 [il n'a pas souhaité communiquer sur les causes – NDLR]. Tous ses remerciements vont au public qui a toujours soutenu la galerie depuis ses débuts en mars 2017, et aux artistes qui l'ont fait vivre, enrichissant un peu plus la monstration de l'art contemporain dans l'agglomération grenobloise et la région Rhône-Alpes – remerciements tout particulier à l'école d'art de Grenoble, l'Esad. »

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PB d'or 2017 : expo

C'était 2017... | Avec une artiste dont on va entendre de plus en plus parler et une nouvelle galerie qui a vite su s'imposer.

Charline Corubolo | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : expo

Le PB d’or de l’artiste-sorcière : Alice Assouline C’est lors d’une partie de Chasse picturale en début d’année à l’Espace Vallès que nous avons découvert le travail d’Alice Assouline. À la surface de ses grandes toiles se confrontaient cauchemar et féerie à coups de pinceaux mystiques. Des narrations figuratives irréelles illustrant les contes populaires glanés par l’artiste au gré de ses déambulations. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Grenoble, faisant ses premières armes artistiques dans la performance, elle a continué son chemin et fait évoluer sa pratique cette même année au sein de la galerie Marielle Bouchard. Avec son exposition Gravité en octobre dernier, les détails contés de ses peintures se sont extraits du cadre pour envahir l’environnement. Entre sculptures et installations, le folklore se mue en un véritable décorum imaginaire o

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Marielle Bouchard : « L’art, c’est pour tout le monde »

Nouveau lieu | Dans le réseau de l’art contemporain quelque peu asphyxié demeurent des optimistes. Une brise de nouveauté soufflera ainsi ce jeudi 9 mars à Grenoble, du côté de la rue Pierre Termier, avec l’ouverture de la galerie Marielle Bouchard. Un nom pas inconnu en local (voire plus), Marielle Bouchard étant l’ancienne directrice du Vog. On l’a rencontrée.

Charline Corubolo | Lundi 6 mars 2017

Marielle Bouchard : « L’art, c’est pour tout le monde »

« La galerie appartient à mon mari Jean-Luc, mais nous avons utilisé mon nom pour une question d’image » confie Marielle Bouchard. Logique : son patronyme, reconnu dans le monde de l’art contemporain, est aujourd’hui gage de qualité artistique grâce au travail qu’elle a accompli pendant une décennie au Vog, centre d’art contemporain municipal de Fontaine. Pour autant, l’ancienne directrice ne quitte pas tout à fait le bateau fontainois – qui avait sévèrement tangué en avril 2016 (il avait été le théâtre d’une polémique entre la mairie et l’artiste Philippe Perrin, polémique sur laquelle Marielle Bouchard avait refusé de s’exprimer du fait de son statut), ce qui a laissé des traces. « Je suis actuellement à mi-temps au Vog et j’aide mon mari à la galerie. C’est un choi

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Fontaine : couvrez cette expo que je ne saurais voir

ACTUS | Ce jeudi 14 avril aurait dû être inaugurée au Vog, centre d’art municipal de Fontaine, une exposition consacrée à l’artiste Philippe Perrin. Mais elle a finalement été annulée par la Ville au vu du « contexte national et international » ; puis ensuite par l’artiste lui-même quand la mairie a fait machine arrière en imposant plusieurs conditions (« inacceptables » selon lui) à son maintien. On fait le point avec ceux, rares, qui ont bien voulu s’exprimer.

Aurélien Martinez | Mardi 12 avril 2016

Fontaine : couvrez cette expo que je ne saurais voir

Programmée du 14 avril au 14 mai au centre d’art municipal de Fontaine le Vog, l’exposition Sheena is… remix devait présenter le travail de l’artiste Philippe Perrin. Des œuvres mettant en avant « un monde de violence, de rixes, de coups portés à d’innombrables ennemis, à tous même » comme il est écrit en préambule du dossier de presse ; mais « pas seulement ». « Philippe Perrin montre néanmoins, au travers d’une violence de l’humanité, les ambiguïtés du monde. » Des ambiguïtés qui ont dérangé l’équipe municipale de Fontaine qui avait d’abord imaginé interdire l’exposition avant de se rétracter. Forcément, on a tenté de joindre le maire communiste Jean-Paul Trovero pour avoir son point de vue (ou celui de son adjoint à la culture Brice Di Gennaro) : on nous a systématiquement renvoyés vers le communiqué de presse publié la semaine dernière. En voici un extrait : « L’exposition proposée par Philippe Perrin devait reprendre une partie de ses œuvres marquées par la scénarisation et la représentation de l’univers des armes, des codes de la violence et des

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Et vogue le Vog

ARTS | Le Vog est un centre d’art créé par la ville de Fontaine en 2005, fruit d’un « volonté politique » coriace dans une période peu favorable… S’il dépend (...)

Laetitia Giry | Mercredi 28 novembre 2012

Et vogue le Vog

Le Vog est un centre d’art créé par la ville de Fontaine en 2005, fruit d’un « volonté politique » coriace dans une période peu favorable… S’il dépend financièrement de cette municipalité, cela ne limite pas pour autant la liberté fondamentale présidant à un centre de ce type : celle de choisir sans restriction ni commande, de construire sa ligne et son identité. D’autant qu’à l’argent de la ville s’ajoute celui provenant du mécénat privé (depuis l’an passé seulement), le tout pérennisant un aspect essentiel de son fonctionnement : l’absence totale d’intérêt financier. S’il leur arrive de « mettre en lien les collectionneurs et les artistes », Marielle Bouchard (programmatrice du lieu depuis octobre 2006) précise : « on n’est pas là pour vendre et on ne prend évidemment aucune commission. » Les artistes exposés bénéficient quant à eux d’une « aide à la production » ainsi que d’une valorisation par l’édition d’un catalogue, mais pas d’aucune rémunération à proprement parler. Choisis en fonction « de l’expérimentation qu’ils font de l’art contemporain », ils peuvent être confirmés (comme

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