Réduire ses déchets n'a jamais été aussi simple !

ACTUS | Une demi-tonne de déchets est en moyenne produite par an et par habitant dans la Métropole grenobloise. C’est beaucoup trop pour Grenoble Alpes Métropole qui multiplie les initiatives afin de diminuer considérablement ce chiffre d’ici 2030. Les enjeux sont écologiques, sanitaires et économiques, et tout le monde peut y contribuer. Explications.

Article Partenaire | Mercredi 3 février 2021

Photo : ©Grenoble-Alpes Métropole-Lucas Frangella


494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par heure ! Quelle que soit la manière dont on aborde les données sur la production de déchets sur notre territoire, elles devraient interpeller chaque habitant. Depuis 2000, leur quantité augmente au même rythme que le PIB. Essayer d'infléchir cette courbe est-ce pour autant une cause perdue ? Certainement pas. Depuis 2016, Grenoble Alpes Métropole est parvenu à faire réduire le volume de déchets collectés de 7%. C'est bien mais insuffisant selon la Métropole : « La collecte, le tri, le recyclage des déchets posent de vrais problèmes écologiques et économiques. Cela génère des nuisances, des consommations importantes d'énergie. C'est aussi un coût élevé pour la collectivité et les citoyens. ». Le montant annuel du service public pour l'enlèvement et le traitement des déchets s'élève à 59 millions d'euros, soit 131 euros par an et par habitant.

La poubelle grise dans le collimateur

Alors, même si la Métropole est plutôt bonne élève au niveau national, elle a décidé de réagir en se fixant un objectif concret pour 2030 : la réduction de 50% du poids de la poubelle grise. « C'est un des programmes d'actions le plus ambitieux de France. Pour cela nous agissons d'un côté sur la qualité du tri et de l'autre sur la réduction des déchets ». La poubelle grise est ainsi dans le collimateur : seulement 26% des déchets y sont à la bonne place. Avec une réelle adhésion aux consignes de tri, elle pourrait diminuer de trois quarts. La collectivité propose des solutions de tri des déchets alimentaires : bac à compost pour les habitats individuels ou bio-seau marron et sac compostable (à placer dans la poubelle marron) pour les habitants en appartement. Le poids de la poubelle diminuerait ainsi de 30%. Quelques kilos supplémentaires pourraient être gagnés en refusant les prospectus publicitaires (la Métropole fournit des autocollants stop pub) ou en n'achetant plus de bouteilles d'eau minérale. L'eau du robinet de la métropole grenobloise est une des meilleures de France. Le meilleur déchet étant celui que l'on ne produit pas, Grenoble Alpes métropole encourage aussi toutes les formes de consommation alternative : achat en vrac, troc, prêt, location, achat de produits de seconde main, couches lavables… Des gestes les plus simples à la portée de tous, à une démarche plus engagée, il y a de multiples manières de réduire sa production de déchets. Des solutions et des aides existent, toutes référencées sur le site internet de la Métropole.

www.grenoblealpesmetropole.fr/reductiondechets

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Curiosités grenobloises à proximité

ESCAPADES | Un guide de Grenoble, un ordinateur, une connexion internet haut débit, un appareil photo et un vieux VTT : voilà tout l'équipement utilisé pour la réalisation de ce premier article d’une petite série. Objectif : mettre en lumière des curiosités historiques méconnues de Grenoble et des environs, dans un rayon de 10 kilomètres.

Jérémy Tronc | Samedi 17 avril 2021

Curiosités grenobloises à proximité

Un deuxième téléphérique à la Bastille ? Quand on se trouve sur le parking de la Bastille, ou sur la terrasse sommitale, on peut apercevoir, en levant les yeux au nord, en direction du mont Jalla, des murs en ruines. Ceux-ci n’appartiennent pas aux fortifications de la Bastille. En fait, ce sont des vestiges des gares amonts du premier téléphérique industriel au monde, construit en 1875. Il fut exploité pour descendre dans la vallée le minerai extrait du mont Jalla, servant à la fabrication du ciment. Seuls les blocs issus des galeries les plus hautes étaient descendus par ce téléphérique de 300 m de dénivelé, jusqu’à la cimenterie. À la fin de l’exploitation, la mine comptabilisait, de 215m à 630m d’altitude, 67 galeries représentant au total une longueur de 120 km. Le Mont Jalla est donc un vrai gruyère ! De fascinantes photos des galeries sont d'ailleurs visibles sur Internet. Des traces de la grande crue de 1859 ? Il ne s’agit heureusem

Continuer à lire

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

Continuer à lire

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

Continuer à lire

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

Continuer à lire

Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Rencontre | Reconnu comme l'un des pionniers de la bande dessinée contemporaine et autobiographique, Edmond Baudoin est en résidence à Grenoble depuis trois mois sur invitation du réseau de bibliothèques, dans le cadre du Printemps du livre. Avec son pinceau et sa bouteille d’encre de Chine, il parcourt les rues de la ville pour dessiner des portraits au hasard de ses rencontres. Ce projet, nommé "Grenoble en portrait(s)", fera l’objet d’une exposition et sans doute d’un livre. Nous avons pu le rencontrer, un peu trop rapidement, et lui poser quelques questions. Une parole parfois espiègle, toujours humble et pourtant si riche.

Jérémy Tronc | Vendredi 12 mars 2021

 Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Comment vous y prenez-vous pour réaliser les portraits des habitants ? Il me suffit de me mettre devant les personnes, quand elles ont enlevé leur masque, et de dessiner. En même temps, je leur pose une question et je discute avec elles. Le portrait que je tire est ensuite échangé contre la réponse à ma question. Je ne le garde pas pour moi : je l’offre. Pas tout de suite : les bibliothèques ont l’intention de monter une exposition avec l’ensemble de mes dessins. Je m’applique le plus possible pour mes portraits mais j’en rate parfois. Les personnes ne m’en veulent pas. Comme pour Picasso, quand ce n’est pas exactement le visage de la personne, ce sera ce visage ! Vous êtes donc allé à la rencontre des personnes dans la rue ? Avec les cafés et les restaurants fermés, c’est difficile. D’habitude, je me mets dans un restaurant et je dessine la personne qui est en face, si elle accepte. C’est facile. Mais j’ai aussi fait des visites dans des endroits qui aident les gens, comme l’association Point d’eau pour les migrants, et là c’était simple d’enlever le masque. Des gens viennent chez moi quand je les invite ou c’est moi qui

Continuer à lire

Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

Continuer à lire

Des étudiants à l’écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Des étudiants à l’écoute

Flashback : à la fin du mois d’octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l’isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l’idée d’une ligne d’écoute », indique Alexis Fayolle, président d’Interasso Grenoble Alpes et trésorier d’Alpaline, l’association qui gère ce nouvel outil d’entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu’un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il

Continuer à lire

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

Continuer à lire

Grenoble à l’écoute, mais…

Dispel | Lucille Lheureux, l’adjointe aux cultures du maire de Grenoble, dit ne pas avoir de solution à proposer pour un relogement groupé des artistes du Dispel s’ils quittaient le bâtiment qu’ils occupent actuellement. Elle affirme cependant rester ouverte au dialogue. Ses explications.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Grenoble à l’écoute, mais…

Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, qui craint d’être expulsé de la friche industrielle qu’il occupe de longue date (lire notre article précédent). L’élue rappelle ainsi que le bâtiment est situé sur le territoire de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux et que c’est la Métropole qui en est le propriétaire. « Nous avons écrit à la Métropole et dit que ce dossier ne nous regardait pas, indique-t-elle. Nous avons toutefois réaffirmé notre soutien au projet culturel. » L’élue confirme que la convention qui liait la Ville de Grenoble à la Métropole pour la mise à disposition des locaux est désormais caduque. Elle assure qu’au départ, l’installation du collectif Dispel sur le site actuel n’avait été envisagée qu’à titre provisoire. « Des propositions à faire » Aujourd’hui, l’élue assure être prête à discuter avec les différentes structures pour trouver une solution à Grenoble, à engagement budgétaire constant. « Nous aurons des propositions à faire au collectif s’il souhaite déménager, mais elles seront

Continuer à lire

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

ACTUS | Depuis la mi-décembre et pendant deux mois, la sélection officielle du festival international de la BD d’Angoulême s’affiche dans les gares françaises. À Grenoble, l’exposition présentée est consacrée aux deux auteurs italiens Luigi Critone et Gipi.

Sandy Plas | Mardi 19 janvier 2021

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé d’investir pour quelques semaines une quarantaine de gares en France. Objectif : proposer dans chacune une ou plusieurs expositions qui mettent un coup de projecteur sur le travail des auteurs, sélectionnés dans le cadre de l’édition 2021. Les habitués de la gare de Grenoble et les visiteurs de passage ont donc pu découvrir il y a quelques semaines l’exposition consacrée au dessinateur italien Luigi Critone et au scénariste Gian Alfonso Pacinotti, mieux connu sous le nom de Gipi. Les deux auteurs ont travaillé ensemble sur la bande-dessinée Aldobrando, parue aux éditions Casterman et qui raconte l’histoire d’un orphelin à l’époque médiévale, entre « conte initiatique et fable politique », comme le décrit le festival. Nés de l’autre côté des Alpes, les deux auteurs ont tous deux effectué une partie de leur carrière en France, avec plusi

Continuer à lire

Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

Continuer à lire

La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Ne pas perdre le lien avec son public : c’est l’objectif premier de l’établissement grenoblois, qui renoue donc avec ses ateliers virtuels tout en se préparant à diffuser d’autres contenus en ligne.

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

La Cinémathèque à huis clos

Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l’histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d’un ordinateur ou d’un smartphone équipé d’une webcam et d’un micro, en ayant d’abord téléchargé l’application Zoom. Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d’avance d’attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d’ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cin

Continuer à lire

Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

MUSIQUES | Jeudi 22 octobre, on a rendez-vous à la Source avec deux artistes majeurs du paysage musical africain actuel.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

C’est une création à ce jour inédite : d’un côté, deux artistes emblématiques de la diaspora africaine, Blick Bassy et Dobet Gnahoré, connus et célébrés aussi bien pour leurs talents de chanteurs et de compositeurs que pour leur paroles engagées et la fébrilité de leurs performances scéniques ; de l’autre, deux jeunes orchestres locaux regroupant près d’une cinquantaine de musiciens, Le Student Groove Orchestra et L’Orchestre des Campus de Grenoble, qui mettront leur talent en commun pour accompagner sur scène les deux artistes. Il faut dire aussi que les univers musicaux respectifs de ces derniers, riches d’un vaste chassé-croisé d’influences, se prêtent particulièrement bien à l’exercice. Grandi au Cameroun où il débute sa carrière dès les années 1990 avant de s’installer à Paris en 2005, Blick Bassy infuse ainsi volontiers ses compositions de teintes soul, folk, funk et pop, tandis que Dobet Gnahoré (en photo), née et élevée en Côte d’Ivoire avant de rejoindre la France en 1999, baigne sa musique dans un grand bain syncrétique où se rejoignent sonorités africaines mais également pop voire électroniq

Continuer à lire

Montagnards et Indiens

Festivals | Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international (...)

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Montagnards et Indiens

Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international Pastoralismes et grands espaces, du 8 au 11 octobre. Au programme du cinéma Le Club : des documentaires sur la vie des éleveurs français, suisses, italiens, argentins ou sénégalais, au format court et long. En outre, des rencontres citoyennes et débats sont organisés, ainsi que des expositions – certaines ont déjà ouvert, à la Maison de la montagne ou à la Crique Sud, par exemple. Le programme complet est en ligne : www.festival-pastoralismes.com. On change d’horizon la semaine suivante, avec la quatrième édition du Grenoble Indian Film Festival. L’événement est programmé du 15 au 18 octobre, avec une large sélection de courts métrages et un long, Made in Bangladesh, présentés à la Vence Scène de Saint-Égrève (samedi 17 à 20h30). Là aussi, de nombreuses animations connexes sont prévues, avec des professionnels du cinéma. L’association organisatrice espère pouvoir compter sur ses hôtes indiens, a monté une page Facebook et devrait publier toutes les infos sur

Continuer à lire

Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Notes bleues (et autres)

Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l’un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s’adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l’auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d’associer des sonorités classiques à d’autres d’inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).

Continuer à lire

Cinémathèque : l’art de la reprise

Classiques | Programme / La Cinémathèque de Grenoble reprend ses activités, avec des films reprogrammés et d'autres nouveaux.

Vincent Raymond | Mardi 22 septembre 2020

Cinémathèque : l’art de la reprise

Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile sur le début de leur saison. Oui, les activités reprennent et donc les projections au cinéma Juliet-Berto. Oui, une partie des rendez-vous ajournés au printemps dernier pour cause de Covid-19 sont reprogrammés. Bonheur de renouer avec Le Péril jeune (11 octobre), avec Parvana une enfance en Afghanistan hors les murs au Musée de la Résistance comme avec The Fits ou Born in Flames ; chance de découvrir le court métrage documentaire d’Aude Fourel Pourquoi la mer rit-elle ? Ce "reliquat" 2019-2020 est complété par la poursuite du cycle Contre-histoire du cinéma (consacrée à présent à la figure de Tarzan) et perpétue les Ciné-Philo, autour de la thématique de la folie : les deux premiers titres annoncés ne peuvent se manquer : Fight Club de Fincher et Shock Corridor de Fuller. Fincher, Fuller, Folie… est-ce l’ann

Continuer à lire

Du côté de la Comédie de Grenoble

SCENES | « Nous sommes heureux, juste heureux », écrivait début juin sur sa page Facebook l’équipe de la Comédie de Grenoble, petite salle grenobloise de la rue Pierre-Dupont ouverte en 2014 et axée humour.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2020

Du côté de la Comédie de Grenoble

La cause de cette joie ? La réouverture des portes le 1er juillet, avec comme chaque année une programmation tout l’été faite de spectacles aux doux titres – Faites l'amour, pas des gosses !, Un couple (presque) parfait, Un ado peut en cacher un autre… Si la ligne artistique reste donc la même qu'habituellement, l’accueil, lui, sera forcément différent, comme nous l’a expliqué le directeur artistique Julien Sigalas. « On a une jauge de 80 places, mais là on a suivi les mesures de la phase 3 du déconfinement en s’autolimitant à 50 places avec un siège de libre entre chaque groupe, le public qui doit arriver avec un masque et du gel hydroalcoolique à l’entrée. Et à ce qu’on a compris, ça va être comme ça tout l’été. » Un été qui sera décisif pour ce lieu qui, comme beaucoup d’autres, a souffert du confinement. « Ça n’a pas été évident financièrement comme on est un théâtre privé. On a été aidés grâce au chômage partiel pour nos employés et on a eu des aides de la Région et de l’État – même si elles sont arrivées en juin – donc on a réussi à s’en sortir. Mais c’est malheureusement maintenant que ça va être difficile, et les

Continuer à lire

Les artistes de Saint-Roch

Visite guidée | Après le Musée de Grenoble, le cimetière Saint-Roch est un bon endroit pour découvrir les artistes grenoblois du XIXe siècle. Une association assure la visite. Explications.

Nathalie Gresset | Mardi 23 juin 2020

Les artistes de Saint-Roch

Et si vous prolongiez la visite de l’exposition temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, visible en ce moment au Musée de Grenoble, en déambulant… au milieu des sépultures ? Depuis sa création en 2004, l’association “Saint-Roch ! Vous avez dit cimetière ?” s’attache à faire découvrir la richesse patrimoniale, historique, culturelle et artistique du cimetière éponyme. En juin, et certainement aussi cet été, la structure propose aux visiteurs d’aller à la rencontre des artistes grenoblois du XIXe dans ce lieu particulier. « Victor Sappey, Aimé-Charles Irvoy, Jean Achard, Henriette Deloras… Beaucoup de sculpteurs et peintres de cette époque ont été inhumés ici, explique Marie-Claire Rivoire, présidente de l’association. Certains sculpteurs ont également laissé leur empreinte dans ces allées en érigeant des stèles et monuments funéraires pour des familles grenobloises aisées ou pour leurs amis peintres. Ce sont des œuvres remarquables qui sont souvent méconnues du public. » Menée par Mao Tourmen, guide-conférencière, cette visite « très accessible », d’environ 1h30, « rend vie au cimetière en évoquant l’histoire des personnages en

Continuer à lire

Made In Taïwan

Cycle | La Palme de l'originalité à la Cinémathèque de Grenoble : jeudi 12 et vendredi 13 mars, l'établissement programme une série de films taïwanais. De quoi surprendre... agréablement !

Damien Grimbert | Mardi 10 mars 2020

Made In Taïwan

C’était le genre d’événement à vous faire regretter de ne pas vivre à Paris : en avril dernier, la Cinémathèque française consacrait une impressionnante rétrospective au "cinéma de (mauvais) genre taïwanais" des années 60 à 80, composée de treize films rares et à peu près invisibles en toute autre circonstance. C’est donc peu dire que l’on est ravi du choix de la Cinémathèque de Grenoble de reprendre à son tour une partie de ce cycle jeudi 12 et vendredi 13 mars au cinéma Juliet-Berto, avec une sélection allant du film d’auteur contestataire (The Mountain, The End of the Track) au film de sabre en langue taïwanaise (The Vengeance of the Phoenix Sisters), en passant par la comédie sociale transgressive (The Elegant Mr Hu). Comme l’explique Wafa Ghermani, curatrice de la rétrospective, « le titre de la rétrospective joue sur la polysémie de l'expression mauvais genre. Il s'agit de mettre en avant des films qui tentaient de s'échapper de la chape du discours dominant imposé par le gouvernement nationaliste chinois en place. Les films officiels mettaient en scène une société idéale sous l'autorité du gouvernement. Les films

Continuer à lire

Une journée au Musée

Exposition | C'est un avant-goût de la grande exposition du Musée de Grenoble consacrée aux artistes du XIXe siècle : dimanche 15 mars, l'association Musée en musique organise une journée découverte. On vous en donne les détails...

Nathalie Gresset | Mardi 10 mars 2020

Une journée au Musée

À chaque nouvelle exposition au Musée de Grenoble, Musée en musique propose une journée spéciale en trois temps, ponctuée de deux concerts et d’une présentation illustrée des nouvelles œuvres accueillies dans l’enceinte du bâtiment. Dimanche 15 mars, c’est autour de l’expo temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, qui succède à celle de Picasso, que l’association consacre sa Journée au musée. Avec en ouverture et en fermeture, un concert mettant à l’honneur des artistes isérois des XIXe et XXe siècles : Ninon Vallin, cantatrice, et Hector Berlioz, compositeur. Entre temps, une présentation illustrée sera donnée dans l’auditorium par Candice Humbert, assistante de conservation au musée et docteure en histoire de l’art, et Bernadette Lespinard, musicologue. Grâce à elles, les visiteurs auront toutes les clés nécessaires pour appréhender l’exposition et les concerts.

Continuer à lire

Active Cinémathèque

ECRANS | La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un (...)

Martin de Kerimel | Mardi 18 février 2020

Active Cinémathèque

La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un enseignant de l’UGA. Le 7 mars, une visite guidée sur l’histoire des cinémas grenoblois est programmée à 10h45 (après inscription auprès de l’Office de tourisme). Le 9, à 20h, ce sera la reprise des cinés philo avec Vincere (photo), un film sur l’enfant caché de Benito Mussolini.

Continuer à lire

La fabrique du cinéma

Initiative | Ce n'est pas encore une association, mais cela pourrait très vite le devenir : à l'initiative d'un groupe de passionnés, Kino Grenoble se lance dans l'idée de favoriser l'émergence de cinéma amateur. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 18 février 2020

La fabrique du cinéma

Le concept est né à Montréal en 1999 et a depuis essaimé dans plusieurs villes du monde : les réunions Kino rassemblent des amateurs de cinéma, intéressés à l’idée de tourner leurs propres films. Les parfaits débutants peuvent y côtoyer des passionnés plus aguerris (voire des professionnels), qu’ils aient envie de jouer les acteurs ou préfèrent occuper une fonction technique. Un premier rendez-vous de ce type est programmé jeudi 20 février à Cowork in Grenoble, cours Berriat. Un lancement organisé par Pablo, Patrick-Denis et Baptiste, trois copains, déjà auteurs de courts-métrages avec leur appareil photo numérique. « Les Kino consistent à d’offrir un cadre bienveillant aux personnes intéressées par la création cinéma, y compris en simples spectateurs, indique Pablo. Avoir pris part à une soirée à Lyon nous a donné l’envie d’en organiser à Grenoble. Près de 140 personnes témoignent déjà de leur intérêt sur notre page Facebook. » Les participants aux Kino voteront pour un thème général (parmi trois propositions), sur lequel chacun sera ensuite invité à travailler pendant un mois. Les films qui seront alors créés – d’une durée de moins de trois minutes

Continuer à lire

"Flaques, fantômes et le voisin" : couleurs pop et imaginaire spirite

Exposition | L'École supérieure d'art et de design de Grenoble a deux invités jusqu'au 18 décembre : Nicolas Momein et Hoël Duret. Deux imaginaires qui se rapprochent idéalement.

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Une fois par an la Résidence Saint-Ange, à Seyssins, s’invite à l’École supérieure d’art et de design de Grenoble pour y exposer le travail produit par les deux artistes ayant bénéficié de son accompagnement. N’hésitez donc pas à franchir la porte de l’école, car cela donne lieu à des accrochages qui, de ce qu’on a vu jusqu’à présent, valent le détour. Réunis à l’occasion de cette exposition qui conclut leur temps de résidence, Nicolas Momein et Hoël Duret donnent l’impression d’un dialogue spontané entre leurs univers. L’accrochage entremêle joyeusement leurs productions au point qu’on ne sait plus trop qui fait quoi dans cette exposition intitulée Flaques, fantômes et le voisin. Si les flaques du titre renvoient à la technique de Nicolas Momein qui consiste à jouer de la fluidité expansive de la résine colorée pour produire des formes abstraites aux couleurs pop, la présence de "fantômes" est du fait d’Hoël Duret qui joue des représentations archétypales des esprits et des expérimentations à base de matériaux phosphorescents. De l’ensemble se dégage une force plastique indéniable, attestant d’un goût de l’expérimentation oscillant entre formes zoomorphes, co

Continuer à lire

Tout le cinéma par petites touches

ACTUS | Contribuer à la diffusion d’informations précises et fiables : c’est l’un des objectifs de la Cinémathèque de Grenoble lorsqu’elle organise des ateliers Wikipédia. Peggy Zejgman-Lecarme, sa directrice, en explique le fonctionnement.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Tout le cinéma par petites touches

L’encyclopédie en ligne a parfois mauvaise presse : elle est accusée de ne proposer que des contenus parcellaires, voire orientés. Entre de bonnes mains, elle offre néanmoins un formidable outil pour la diffusion du savoir. On ne peut donc que se réjouir de l’initiative de la Cinémathèque de Grenoble, fondée sur cet esprit de partage cher à de très nombreux utilisateurs d’Internet. « Nous nous sommes inspirés d’une initiative prise par nos amis de la Cinémathèque de Québec, indique Peggy Zejgman-Lecarme, directrice à Grenoble. Eux accueillent des cinéastes pour parler de leur travail. De notre côté, à plus petite échelle, il nous a paru intéressant de mettre en valeur nos collections et de les partager avec le plus grand nombre. » Ludiques et amicaux, les ateliers sont dirigés par les experts bénévoles de l’association Wikimédia Grenoble. Ils posent le cadre général, rappellent le code éthique qui régit l’utilisation de la Toile et expliquent aux participants comment enrichir le contenu disponible en ligne, en créant des articles de toutes pièces ou en complétant ceux qui existent déjà. « Nous nous efforçons de notre côté de définir un thème un peu en amont

Continuer à lire

Orchestre universitaire de Grenoble : sur des airs connus…

Concert | L'ensemble propose un concert autour des plus belles musiques de films. Un rendez-vous proposé le 29 novembre ou le 1er décembre.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Orchestre universitaire de Grenoble : sur des airs connus…

Vous connaissez la chanson : il se trouvera toujours une fichue ritournelle pour nous rester en tête des heures durant, au risque de plomber notre journée. Du côté de l’Orchestre universitaire de Grenoble, les bandes originales classiques sont garanties : de La Guerre des étoiles à Hook, en passant notamment par Pirates des Caraïbes, L’Homme qui en savait trop ou Il était une fois dans l’Ouest, la programmation s’adresse aux mélomanes comme aux néophytes. Parmi les compositeurs ainsi mis à l’honneur, John Williams et James Horner côtoieront Ennio Morricone. Mention spéciale pour le maestro italien, dignement représenté par l’une de ses voix les plus connues : la soprano Susanna Rigacci, régulièrement invitée à la Scala de Milan. En pareille compagnie, on peut d’ores et déjà se convaincre que la salle Olivier-Messiaen vibrera à l’unisson ! MK

Continuer à lire

Toutes les couleurs de l’Inde avec le Grenoble Indian Film Festival

ECRANS | Rendez-vous du jeudi 17 au dimanche 20 octobre à Grenoble, Saint-Martin-d'Hères et Saint-Égrève.

Damien Grimbert | Mardi 15 octobre 2019

Toutes les couleurs de l’Inde avec le Grenoble Indian Film Festival

Troisième édition pour le Grenoble Indian Film Festival, organisé par l’association I.C.E. dans l’objectif de dévoiler toute la diversité du cinéma indien contemporain. Outre une pléiade d’ateliers en tout genre, une exposition de peinture et une soirée « Bollywood Night », la majeure partie de la programmation sera bien sûr dédiée au… cinéma, avec pas moins de sept films projetés. Parmi ces derniers, trois blockbusters très attendus, chacun dans un registre très différent : Chhichhore de Nitesh Tiwari accompagne ainsi au fil des ans et des aléas de la vie un groupe d’amis qui s’est formé à l’université, tandis que Kalank d’Abhishek Varman (photo) joue la carte de la grande fresque historico-romantique flamboyante dans des décors majestueux. Enfin, Mission Mangal de Jagan Shakti s’inspire d’une histoire vraie pour retracer le lancement d’une mission spatiale à destination de Mars. À noter, également, un documentaire de Pan Nalin sur la médecine ayurvédique (Ayurveda), un film anglais de Gurinder Chadha sur un jeune immigré indien passionné par Bruce Springsteen (Music of my life), un intrigant fil

Continuer à lire

"Grenoble 1968-2019, au lieu des utopies" : place à Grand’Place

Exposition | À mi-chemin entre architecture, sociologie, histoire et photographie, cette exposition-parcours-installation propose, à la Plateforme (Ancien Musée de peinture), une réflexion sur les différents sites urbains grenoblois qui ont été portés par une dimension utopique. Premier chapitre : le centre commercial Grand’Place.

Benjamin Bardinet | Mardi 15 octobre 2019

À l’origine de cette aventure singulière baptisés Grenoble 1968-2019, au lieu des utopies, il y a la rencontre entre des professionnels qui partagent un goût pour l’urbanisme et l’envie de croiser leurs compétences dans un travail collaboratif. Le résultat est une exposition-installation hybride mêlant photographie, architecture, histoire, sociologie et arts plastiques. L’intention est d’inviter le visiteur à revenir sur les sites urbains grenoblois connus pour avoir été porteurs de certaines utopies à l’époque de leur conception. De l’utopie sociale de la Villeneuve à l’utopie écologique de la Caserne de Bonne donc. Mais c’est sur l’utopie commerciale de Grand’Place, ouvert en 1975, que se concentre ce premier chapitre. Planifié vécu Avec ce projet, le collectif pluridisciplinaire attire notre attention sur le fait que ces aménagements qui ont marqué leur époque n’ont pas toujours évolué comme leurs concepteurs l’auraient souhaité. C’est ce que révèlent les photographies de Luca Nicolao qui confronte une approche documentaire du projet architectural pur (pointant parfois des détails déconcertants) à des

Continuer à lire

Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Festival | Rendez-vous du vendredi 4 au samedi 19 octobre pour le constater.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand Grenoble se jazzifie toujours plus avec le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

Si le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival est un événement, c'est parce que l'événement organisé à l'initiative du Jazz Club de Grenoble est le seul consacré à cette discipline dans l'agglomération. Il est donc on ne peut plus logique qu'à l'image de ce nom à rallonge, le GAMJF étende un peu plus à chaque édition son aire d'activité : Fontaine, Gières, Saint-Égrève, Varces, La Tronche... En tout ce sont pas moins de onze communes de l'agglomération (presque le double de l'an dernier) qui accueilleront la programmation de cette 15e édition et ses différents temps – les traditionnels Midi/Deux, master class, expositions, conférence... On y croisera cette année des figures telles que Raphaël Lemonnier (avec la Trova Project, une exploration de la chanson cubaine), l'étoile montante Agathe Iracema, l'électro-soul de Nojazz (photo), Yaël Rasooly et Ilya Magalnyk pour une plongée dans la musique de la première moitié du XXe siècle, l'explosif Amazing Keysto

Continuer à lire

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

Continuer à lire

Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

Exposition | Conservateur du Musée de Grenoble de 1919 à 1949, l’intuitif et audacieux Andry-Farcy (1882-1950) contribua largement à l’enrichissement en œuvres d’art moderne de la collection grenobloise. Retour sur le parcours de ce touche-à-tout au caractère bien trempé à l’occasion de la bien nommée exposition "Hommage à Andry-Farcy, un conservateur d'avant-garde [1919-1949]" que lui consacre le musée.

Benjamin Bardinet | Mardi 2 juillet 2019

Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

« Mes projets sont simples : continuer en faisant le contraire de ce qu’ont fait mes prédécesseurs qui n’ont ouvert leur musée à aucun des grands maîtres du XIXe siècle. J’ouvre la porte aux jeunes. » Le ton est donné et la formule témoigne bien de la personnalité de son locuteur : Pierre-André Farcy dit Andry-Farcy, tout fraîchement nommé conservateur du Musée de Grenoble. On est en 1919, à la sortie de la Grande Guerre, et celui-ci a pour projet de faire prendre à son institution (alors basée place de Verdun) un tournant résolument moderne en enrichissant sa collection d’œuvres d’artistes d’avant-garde. « Mieux vaut balbutier des vérités naissantes que d’affirmer avec facilité des vérités conquises par nos aînés » ajoute-t-il lors d’un discours en 1921. Tandis que la plupart des musées français, crispés sur l’art du passé, laissent filer les œuvres des grands noms français et internationaux de l’art moderne (pourtant souvent basés à Paris), le conservateur grenoblois prend le risque de miser sur ces artistes audacieux que sont Ossip Zadkine, Maurice de Vlaminck ou encore Henri Matisse. Le

Continuer à lire

Un Festival du film court en plein air de Grenoble comme « reflet de la société d’aujourd’hui »

Festival | La 42e édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, plus ancien rendez-vous du genre en France, se tiendra du 2 au 6 juillet sur la place Saint-André et dans plusieurs lieux de Grenoble. Avec un programme alléchant que Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque, nous a minutieusement détaillé.

Alice Colmart | Mardi 18 juin 2019

Un Festival du film court en plein air de Grenoble comme « reflet de la société d’aujourd’hui »

Un écran de cinéma sur la place Saint-André pour y projeter des courts-métrages français et internationaux, ces films d’une durée inférieure à une heure, c’est le pari que se lancent chaque été depuis 42 ans les membres de la Cinémathèque de Grenoble. Et avec 10 000 spectateurs lors des dernières éditions, on peut dire que le festival a fait ses preuves. « C’est le plus ancien rendez-vous du film court en France » expliquait fièrement Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque depuis 2016, le jour de la conférence de presse de l’événement. « C’est un festival grand public mais exigeant. Par exemple, ce n’est pas parce que c’est en plein air que la diffusion sonore n’est pas optimale. On mise vraiment sur la qualité. Et grâce à ça, c’est plaisant d’entendre dire par certains grenoblois que l’été ne commence pas tant que le festival n’a pas débuté ! » Demandez le programme Au total 59 films, visionnés en amont et sélectionnés par un jury professionnel, seront en compétition pour plusieurs prix. « Nous avons reçu 2 500 courts-métrages qui, globalement, sont le reflet de la société d’aujourd’hui. Il y a

Continuer à lire

"Paul Lamploix et les 4 Huberts : chômeurs du futur" : « De vieux dialogues ringards sont devenus des vannes »

Festival | Dans la riche programmation du BD Grenoble festival, notre regard s’est arrêté sur cette drôle et savoureuse bande dessinée qui se lit comme critique acerbe du marché du travail… On a donc posé trois questions à Émile Bertier, l’un de ses deux créateurs grenoblois à retrouver samedi 15 et dimanche 16 juin dans les allées de l’Ancien Palais du Parlement de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 11 juin 2019

Quelle est l’histoire de votre bande dessinée ? Émile Bertier : On est dans le cadre d’une robotisation complète de la Terre qui a entraîné une perte massive d’emplois. Nos héros, qui sont des bons humains, vont devoir émigrer sur des systèmes en dehors de la Terre dans lesquels il y a encore de la main-d'œuvre. Ils sont uberisés et deviennent des machines prêtes à tout pour obtenir du travail. L’originalité du projet est d’avoir entièrement détourné de vieux comics américains des années 1950… Oui. Avec mon ami Yann Girard, nous étions passionnés par La Classe américaine : le grand détournement, un film des années 1990 qui compile des extraits de différents films pour récréer des histoires absurdes. Puis, il y a deux ans, nous avons découvert une base de données de bandes dessinées libres de droits, dans laquelle se trouvaient plusieurs comics sortis entre les années 1940 et 1960 et donc tombés dans le domaine public. Une matière incroyable avec laquelle travailler ! On les a feuilletés, on a sélectionné les planches les plus croustillantes, découpé les vignettes… Un petit coup de

Continuer à lire

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Festival | Depuis 2015, le Grenoble Street Art Fest, devenu du fait de son expansion le Street Art Fest Grenoble Alpes, modifie l’ADN de l’agglomération en demandant à des artistes de réaliser des fresques ici et là. Et promeut pendant un mois le street art sous toutes ses formes. Quel est le programme de cette cinquième édition organisée jusqu’au 30 juin ? Réponses en compagnie de Jérôme Catz, fondateur dudit festival. Par Aurélien Martinez et Damien Grimbert

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Street Art Fest Grenoble Alpes : les lumières de la ville

Une tête d’affiche « C’est comme une sorte d’aboutissement car c’est un artiste que je suis depuis très longtemps. » Cette année, Jérôme Catz a vu grand, très grand, en s’offrant les services d’un des artistes de street art les plus demandés aujourd’hui dans le monde : Obey. « Non, il ne faut pas dire Obey mais Shepard Fairey ! L’idée est que les gens comprennent que derrière Obey, qui est une campagne de communication qui vise à éduquer le grand public autour de la mainmise des pouvoirs politiques, commerciaux et financiers sur l’image dans l’espace public, il y a un artiste. Et cet artiste s’appelle Shepard Fairey. Il mérite bien plus que d’être résumé à la marque Obey, même si c’est clairement un slogan qui le caractérise. » Un nom qui claque (on lui doit notamment la célèbre image de Barack Obama en rouge et bleu intitulée Hope) mais pas seulement. « Pour l’idée que j’ai d’un festival de street art et ce que j’essaie de porter sur ce territo

Continuer à lire

"Street Art Movie Fest" : street art sur toile

Festival | Le Street Art Fest Grenoble-Alpes s'ouvrira vendredi 31 mai au Jardin de Ville avec trois jours de films. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

« Montrer ce qu’il se fait de mieux en matière de films sur la discipline », tel est le but du Street Art Movie Fest, événement de trois jours qui ouvrira le Street Art Fest Grenoble-Alpes (dont on parlera plus en détails la semaine prochaine). Le montrer donc, et gratuitement et en plein air (au Jardin de Ville). « Si on veut coller à l’idée du street art, c’est évidemment plus sympa de faire ça en extérieur, surtout à cette époque de l’année » poursuit Jérôme Catz, directeur du centre d’art Spacejunk et dudit festival de street art. Au programme de cette troisième édition (mais deuxième en extérieur, la première ayant eu lieu au cinéma le Club), « quatre longs-métrages, une quinzaine de courts-métrages et films d’animation ; suivis de formats moins académiques tels que les timelapses et les gifs animés » détaille le programme. Avec des films venus de France et de l’étranger – « on a fait un énorme boulot de traduction et de sous-titrage » assure Jérôme Catz. Notons notamment, côté longs, Obey Giant cons

Continuer à lire

Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Festival | Troisième édition déjà pour ce festival dédié au passionnant collectif d’art politique slovène Neue Slowenische Kunst. L’occasion d’explorer cette fois son intervention en 1995 à Sarajevo, en plein cœur d’une ville exsangue car assiégée depuis trois ans.

Damien Grimbert | Lundi 13 mai 2019

Retour à Sarajevo avec le NSK Rendez-vous

Un peu de contexte pour commencer. En 1984, quatre ans après la mort de Tito, dans la partie slovène de ce qui est encore la Yougoslavie, naît le NSK, collectif pluridisciplinaire d’avant-garde dédié à l’exploration des liens explosifs entre art, politique et propagande. En son sein, on retrouve le fameux groupe de musique industrielle Laibach et les artistes plasticiens d’IRWIN, auxquels se joindront par la suite différents "départements" explorant des domaines contingents – théâtre, graphisme, art vidéo, philosophie, architecture… Sept années plus tard, en 1991, la Slovénie devient indépendante, au seuil d’une guerre de dix jours qui va amorcer le démantèlement progressif de l’État yougoslave. Le NSK se métamorphose alors en NSK State In Time, micronation utopique et transnationale définie par des frontières non pas géographiques mais temporelles. C’est à cette période clé que s’attache en grande partie cette troisième édition grenobloise du NSK Rendez-vous. Culture et obus Outre une exposition de l’artiste Bojan Stojčić à la galerie Showcas

Continuer à lire

Eloquentia : « Prendre la parole avec ses valeurs et ses convictions »

ACTUS | Qui sera le plus convaincant parmi les candidats de la troisième édition du concours Eloquentia Grenoble ? Avant d’avoir le résultat lors de la finale qui se déroulera mardi 21 mai à la MC2, on s’est renseigné sur le concept de ce passionnant programme d’expression publique.

Alice Colmart | Mardi 14 mai 2019

Eloquentia : « Prendre la parole avec ses valeurs et ses convictions »

Organiser un discours, tâcher de convaincre, être éloquent... C’est ce que demande la finale d’Eloquentia, compétition basée sur l’éloquence née en Seine-Saint-Denis et instaurée à Grenoble à l’initiative de deux amies. « L’objectif est de faire en sorte que tous les jeunes puissent avoir leur chance de participer à un concours d’éloquence, de prendre la parole avec ses valeurs et ses convictions sur un sujet » précise Auxane Menezo, la présidente du projet grenoblois. À l’origine, 52 participants se sont inscrits à l'aventure avec, pour ambition, d’atteindre la finale. Mais c’est aujourd’hui Soheyl Sari Aslani, Mathis Druelle, Lauren Viguier et Jean-Corentin Poisson qui ont atteint les quatre dernières places tant convoitées. Les deux premiers s’affronteront pour "la finale" avec le thème "Faut-il vaincre pour gagner ?". À la clé, « le titre de meilleur orateur de Grenoble, une bourse étudiante et une place en finale à Paris en novembre avec les autres gagnants des concours Eloquentia ». Quant au deuxième duo, il sera opposé pour "la petite finale" (et la troisième place) avec la question "Doit-on s’affranchir du regard des autres ?". Dix

Continuer à lire

Sample Space Design : musique, culture et architecture

Événement | Voilà le vaste (et alléchant) programme de la journée organisée vendredi 12 avril à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 9 avril 2019

Sample Space Design : musique, culture et architecture

C’est un événement culturel, scientifique et festif d’une ambition peu commune (par son approche, résolument transdisciplinaire, mais également par ses thématiques, aussi novatrices que rarement abordées) qui se déroulera vendredi 12 avril à l’École d’architecture de Grenoble sous l’intitulé Sample Space Design. Jugez plutôt : une table ronde réunissant des architectes, DJs et producteurs de musique, un atelier d’expérimentation de "hardware" (machines, synthétiseurs…), des projections de films et documentaires sur la culture et les espaces alternatifs underground... Et, en point d’orgue, une série de trois conférences aux intitulés hautement alléchants : "Musique électronique et cinéma", "Cerveau et perception musicale" et "Architecture de la dance : un regard croisé sur l’architecture et les cultures dans la musique". Mais ce n'est pas tout : la nuit venue, place cette fois à la dimension festive, avec le CarparkProject V. 2.0, soit une gigantesque soirée dans un ancien parking entièrement scénographié pour l’occasion, au cours de laquelle se succéderont têtes d’affiches techno (Jeff Amadeus, Matthieu F., Maxime Dangles, Paul Nazca

Continuer à lire

Anniversaire artistique pour les 50 ans du Conservatoire de Grenoble

ACTUS | Achevé en 1969, le Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Grenoble souffle ses 50 bougies cette année. Ses équipes ont ainsi travaillé de concert pour concocter une programmation spéciale pour cet anniversaire. Nathalie Markarian, sa directrice, nous en dit plus sur ces événements, et notamment sur la performance prévue samedi 16 et dimanche 17 mars.

Nathalie Gresset | Mardi 12 mars 2019

Anniversaire artistique pour les 50 ans du Conservatoire de Grenoble

2019 n’est pas une année comme les autres pour le Conservatoire de musique, danse et théâtre de Grenoble. Et pour cause, l’édifice, dessiné par les architectes Jean-Constant Duboin et Jacques Goubet et labellisé "architecture contemporaine remarquable", célèbre son jubilé. Même si son histoire est un peu plus ancienne… Créé en 1935 et fermé pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale, le Conservatoire a souvent déménagé. Il faudra attendre 1950 et l’arrivée d’un nouveau directeur, Éric-Paul Stekel, « pour voir émerger le projet d’un bâtiment plus adapté aux activités de l'institution » confie Nathalie Markarian, l’actuelle directrice. « Éric-Paul Stekel a profité de la dynamique constructrice autour des Jeux olympiques de 1968 pour concevoir, avec les équipes municipales, un nouvel édifice, livré en 1969. » Pourvu notamment d’une salle de ballet, d’une régie son et d’une salle d’orgue (choses rares à l’époque), le bâtiment, situé à côté de la Maison de la culture tout juste inaugurée, « était un modèle d’architecture en France et en Europe lorsqu’il a vu le jour ».

Continuer à lire

Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Annonce | Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine (...)

La rédaction | Mardi 12 mars 2019

Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine de Galbert, l’équipe des lieux a annoncé qu’elle proposera du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 une exposition intitulée Picasso 1939 – 1945, au cœur des ténèbres et réalisée avec le fameux Musée Picasso de Paris. Un temps fort « qui rassemblera une centaine d’œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures…) et qui se propose d’étudier l’une des périodes les plus sombres de la vie et de l’œuvre du maître espagnol » comme l’écrit le communiqué de presse. De quoi, on l’imagine, attirer un public très large, malgré la dureté du sujet.

Continuer à lire

Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

ACTUS | Depuis plusieurs mois, la situation entre la MC2, immense scène nationale grenobloise, et le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), hébergé en son sein, est plus que tendue. « M. Jean-Paul Angot, directeur de la MC2, a pour projet de faire disparaître le CCN implanté dans la MC2 dont il est le gestionnaire » écrivaient en décembre dernier dans un communiqué de presse Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, directeurs dudit CCN2. Alors que les tutelles publiques des deux institutions espèrent une sortie de crise rapide, on fait le point avec les différentes parties.

Aurélien Martinez | Mardi 12 février 2019

Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

« Au Centre chorégraphique, on est – pardon, ça va paraître un peu prétentieux mais si on ne le dit pas, des gens le taisent – dans une très très grande vitalité. On est par exemple le centre chorégraphique le plus diffusé de France. Et malgré tout ça, depuis qu’on est arrivés en 2016, on est confrontés au fait que la direction de la MC2 a toujours exprimé que le centre chorégraphique ne devait pas être là. Au début, c’était quelque chose qui n’engageait que le directeur, mais au fil des mois, on n’a fait que rencontrer des difficultés, jusqu’en décembre dernier où une nouvelle fois le directeur de la MC2 a tenu à interpeller l’ensemble des tutelles en leur faisant savoir qu’il fallait que le CCN quitte la MC2. » Voilà ce que nous a déclaré le chorégraphe Rachid Ouramdane, co-directeur avec le circassien Yoann Bourgeois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) depuis 2016. Un outil, comme dix-huit autres en France, issu des politiques de décentralisation, à la configuration néanmoins inédite puisqu’il est implanté dans un bâtiment régi par une autre structure : la

Continuer à lire

Et le cinéma indien conquit Grenoble

Festival | Sorti de l’ombre mais pas encore des clichés auxquels l’inconscient collectif a trop souvent tendance à le cantonner, le cinéma indien bénéficie désormais de réseaux de promotion et de distribution très dynamiques à Grenoble. Décryptage avant de se rendre fin décembre à la Nef et à Mon Ciné pour le Grenoble Indian Film Festival.

Damien Grimbert | Mardi 18 décembre 2018

Et le cinéma indien conquit Grenoble

C’est un cinéma haut en couleur, à l’image du pays qui l’a vu naître. D’une énergie, d’une diversité et d’une richesse sans commune mesure. Et suivi avec passion par d’innombrables pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique. Pourtant, depuis sa (relative) reconnaissance internationale à l’orée des années 2000, le cinéma indien reste souvent regardé en France avec une certaine condescendance. Réduit au statut de simple curiosité folklorique un peu extravagante, sur la base d’une vision limitée et surtout complètement obsolète. Car l’industrie cinématographique évolue à une vitesse impressionnante en Inde. Les critères en vigueur il y a encore dix ans semblent aujourd’hui totalement dépassés, dans le domaine du cinéma d’auteur indépendant comme dans celui des blockbusters de studio. Pour peu qu’on fasse preuve d’un minimum de curiosité, il n’a pourtant jamais été aussi facile de se tenir à jour. Ainsi, à Grenoble, la plupart des films indiens en vue bénéficient désormais d’une exploitation en salles quelques jours seulement après leur sortie en Inde… Du cinéma indien toute l'année Une visibilité accrue qui repose entièrement sur le travai

Continuer à lire

PB d'or 2018 : cinéma

C'était 2018 | Où l'on sauve deux films de cette année 2018 et où l'on sacre une institution grenobloise.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : cinéma

Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas faire oublier que son début fut semé de misère. C’est un fait : 2018 ne restera pas dans les annales comme une cuvée prodigieuse pour le cinéma français. Sa fréquentation médiocre, à l’avenant d’une offre calamiteuse, la menait tout droit au "PB de plomb". De ce semestre maudit que beaucoup voudront effacer de leurs mémoires, on sauvera deux films qui ont ensoleillé la morne plaine. En premier chef Jusqu’à la garde, baffe monumentale de la Mostra 2017, premier long-métrage de Xavier Legrand sorti en février. Porté par une interprétation au couteau, ce drame familial oppressant poursuit le film court du réalisateur sur le même thème sans redondance (très bon point) et confirme le talent d'un jeune auteur aussi brillant dans la direction d’acteurs que la mise en scène. Ensuite

Continuer à lire

PB d'or 2018 : bonus

C'était 2018... | Avec un festival qui s'impose et un centre d'art qui change.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : bonus

Le PB d’or du festival qui a su s’imposer : le Grenoble Street Art Fest En quelques années (depuis 2015 pour être précis), Grenoble et son agglo ont été profondément changé grâce au Grenoble Street Art Fest organisé par le centre d’art Spacejunk et son boss Jérome Catz. Ici, il n’est pas question de faire dans la demi-mesure : le street art est là pour être vu, avec notamment des fresques réalisées sur des murs gigantesques par des pointures du monde du street art. On est là sur de l’art grand public et grand spectacle (et ça fonctionne, certaines œuvres étant sublimes) fait pour attirer pas mal de curieux – dont la presse nationale qui, édition après édition, suit l’événement de plus en plus près. Pari réussi donc pour une aventure sur laquelle, à la base, et avec l’esprit bougon qui peut nous caractériser parfois (et vas-y que je t’institutionnalise une forme d’art à la base contestataire), on n’aurait pas

Continuer à lire

Le Transfo : en avant, jeunesse !

ACTUS | La Ville de Grenoble vient d'inaugurer ce nouveau lieu « dédié à la jeunesse et à l’engagement ». On y était.

Alice Colmart | Mardi 20 novembre 2018

Le Transfo : en avant, jeunesse !

« Un lieu d’émancipation pour les jeunes, d’appui, de ressources. Un lieu dédié à l’information, à l'engagement et à l'accès aux droits. Un lieu pour ancrer la place des jeunes dans la cité » : voilà comment le maire de Grenoble Éric Piolle a décrit vendredi 16 novembre Le Transfo, situé dans le quartier Ampère, lors de son inauguration où groupe de rap, vin chaud et ballons à l’hélium étaient au menu. Pour manœuvrer ce projet dans les tuyaux municipaux depuis 2009 (on est sur le bâtiment occupé précédemment par l’association Brise-Glace, du temps où c’était une friche artistique), en dehors du service jeunesse de la Ville de Grenoble, cinq autres structures (Cap Berriat, l’Adij, Unis-Cité, l’Afev et l’Institut de l’engagement) sont installées dans des locaux de 1500m² répartis sur cinq niveaux et structurés en différents espaces – un espace de coworking, des salles de réunion, des bureaux… « On va travailler autour de l’orientation, autour de la question de la construction identitaire par exemple » explique Olivier Andrique de l’association Cap Berriat lorsque Aline Dubuy de l’Adij (Association départementa

Continuer à lire

"Les Mondes inconnus" : l'univers à portée de main

Exposition | Dans le cadre du programme d’événements scientifiques "Une saison dans les étoiles", l’exposition fortement axée jeune public "Les Mondes inconnus", qui se tient à la Casemate, au Muséum et sur le campus, permet d’explorer les sciences si mystérieuses que sont celles de l’univers. On l'a visitée.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

L’exposition Les Mondes inconnus étant découpée en trois parties présentées dans trois lieux distincts, il faut donc faire un choix pour la débuter. Pour nous, le décollage fut à la Casemate. « Pour que les enfants comprennent comment ça se passe dans l’espace, il faut que ce soit interactif. Beaucoup de choses vont leur permettre de découvrir et de chercher » : voilà ce que nous a expliqué à notre arrivée Élodie Weber, chargée de communication du fameux centre de culture scientifique, technique et industrielle grenoblois. Ainsi, pour commencer, un espace pour « se localiser » propose des manipulations consistant à replacer les planètes dans un tableau de bois qui illustre le système solaire. Et pour avoir une idée précise de la manière « dont on observe le ciel » est exposé à ses côtés un véritable télescope donné par le Groupe d'astronomie du Dauphiné. Dans la deuxième partie, « on voyage ». On entre dans une navette spatiale dans laquelle on observe différents corps célestes (« une étoile, le soleil, une lune, un astéroïde… ») ainsi que différents cailloux (« les cailloux de

Continuer à lire

Halloween skate or treat : skate, citrouilles et décibels

Événement | Rendez-vous à la Bifurk samedi 27 octobre pour un événement qui promet !

Damien Grimbert | Mardi 16 octobre 2018

Halloween skate or treat : skate, citrouilles et décibels

Spécialiste incontesté des croisements entre compétitions de skate et concerts de rock (on leur doit notamment l’organisation du fameux Skate Rock Contest, dont on s’est déjà fait plusieurs fois l’écho dans ces pages), le Skatepark de Grenoble remet le couvert samedi 27 octobre de 17h à 1h à la Bifurk, avec une édition spécial Halloween qui s’annonce d’ores et déjà haute en couleur. Intitulée Halloween skate or treat, cette dernière accueillera ainsi, outre le traditionnel concours de déguisement associé à ce type d’événement, deux jam sessions distinctes de 20h à 21h et de 22h à 23h, entrecoupées de deux concerts. Alliant trash et death-métal pour un résultat « ravageur et percutant », Shräpnel se chargera d’ouvrir les hostilités entre 21h et 22h. Auteur d’un rock garage psychédélique à la fois sombre et groovy influencé par le versant le plus obscur des années 1960, le duo orgue/batterie Moonrite (photo) s’occupera quant à lui de clôturer cette soirée prometteuse aux alentours de 23h.

Continuer à lire

Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

Festival | Jeudi 18 octobre à la salle Edmond Vigne, dans le cadre de la 14e édition du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, le trio Charlier/Sourisse/Winsberg rendra hommage au saxophoniste américain Michael Brecker, pillier du jazz dans les années 1980. Le guitariste Louis Winsberg, aussi connu pour ses groupes Sixun et Jaleo, nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 9 octobre 2018

Louis Winsberg : « Michael Brecker était un saxophoniste comme il n'y en a pas deux par siècle »

André Charlier et Benoît Sourisse formaient un duo avant que vous les rejoigniez. Comment est né ce trio ? Louis Winsberg : Je connais André Charlier, batteur et percussionniste, et Benoît Sourisse, organiste et pianiste, depuis 30 ans, mais notre rencontre musicale ne date que d'une dizaine d'années, suite à une idée d'un des programmateurs du Festival de Chamonix. Nous avons d'abord joué un mix de compos et de standards. Et au vu du plaisir évident qu’on a eu ensemble, nous nous sommes assis autour d'une table pour réfléchir à un projet qui ait du sens, quelque chose de fort. On a alors décidé de rendre hommage à Michael Brecker, ce saxophoniste américain décédé en 2007 et véritable pilier du jazz. Dans votre trio, il n'y a pourtant pas de saxophoniste à l’horizon… Oui, et c’était un vrai challenge à relever ! On est un trio orgue, guitare, batterie et on fait une musique jouée à l’origine par cinq-six personnes qui ont plus d’instruments. L'idée était avant tout de rendre hommage à ce musicien qui nous a inspirés dans le vocabulaire jazzistique de base. C’était un saxophoniste et un imp

Continuer à lire

Un Orchestre universitaire de Grenoble pour « donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique »

ACTUS | Alors que l'Orchestre universitaire de Grenoble continue de recruter de nouveaux musiciens amateurs pour 2018-2019, on a rencontré Patrick Souillot, son directeur musical. La saison s’annonce chargée, alors en avant maestro !

Alice Colmart | Mardi 2 octobre 2018

Un Orchestre universitaire de Grenoble pour « donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique »

Tous les mardis à 20h30, de doux airs musicaux s’échappent du 1 rue du Vieux-Temple à Grenoble, et plus précisément de la Salle Morillot où l'Orchestre universitaire de Grenoble répète. Créé en 1977 par des professeurs d’université et des chercheurs du CNRS, cet ensemble à l’origine destiné au personnel universitaire du campus a très vite conquis les étudiants. Car ici, ni le niveau, ni l’âge ne compte : chacun est libre de venir avec son instrument, et il n’y a pas de sélection à l’entrée. « L’idée principale était de donner aux jeunes l’occasion de reprendre confiance en la musique. Beaucoup ont abandonné pendant deux ans, lors de leur classe prépa par exemple. Travailler dans un collectif aide à reprendre plus facilement » explique Patrick Souillot, son chef d'orchestre également à la tête de la Fabrique Opéra (qui, chaque printemps au Summum, cherche à démocratiser l’opéra). Amateur, ouvert à tous mais pas laxiste, l’orchestre ne lésine pas sur l’exigence nous assure son patron. « C’est un orchestre avec une politique d’encadrement, des chefs professi

Continuer à lire

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

ESCAPADES | « Au bout de chaque rue, une fresque » aurait pu écrire Stendhal s'il arpentait aujourd'hui l’agglomération grenobloise. La preuve avec cet article illustré.

Alice Colmart | Jeudi 5 juillet 2018

Zoom sur quinze fresques street art emblématiques de Grenoble et de son agglo

Grâce au Grenoble Street Art Fest dont la quatrième édition vient de se terminer (elle a eu lieu tout le mois de juin), quelque 130 fresques habillent les murs de Grenoble, Fontaine, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères, faisant ainsi la réputation du territoire en matière d’art urbain – la presse nationale s’en donne d’ailleurs à cœur joie chaque année. Difficile donc pour Jérome Catz, directeur de l’événement et du centre d’art Spacejunk, de choisir les plus emblématiques. « Sans émettre de classification », il a fini par sélectionner avec nous quinze œuvres. On a alors suivi un parcours nous menant sur les pas de l’incontournable street artist grenoblois Snek, du Toulousain Veks Van Hillik qui puise son inspiration dans la nature ou encore de références internationales comme l’Américain Augustine Kofie, père fondateur du graffuturisme, et le Londonien Anthony Lister, connu pour ses œuvres faussement négligées.

Continuer à lire

Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Sélection | Nous en avons parlé (en bien) cette année, elles sont encore à l’affiche à Grenoble et dans l'agglo : voici les expositions à voir ou à revoir cet été, histoire de se mettre intelligemment au frais.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki Certes, on pourrait penser qu'une belle journée d'été se prête plus au farniente au soleil qu’à la visite d’une expo sur un sujet pareil. Pourtant, il serait dommage de passer à côté de cet ensemble remarquable de dessins car l'horreur de la situation décrite par les survivants des attaques nucléaires de 1945 est à la hauteur de la beauté des représentations qu'ils en font. Construite comme une chronique de cet enfer, l'exposition, en s'appuyant sobrement sur ces témoignages, fait œuvre de mémoire, loin de tout sensationnalisme malsain. Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, jusqu'au 1er octobre 1918, l'affiche sur les chemins de l'Histoire La

Continuer à lire