Haute Voltage

MUSIQUES | Soirée / Tête d’affiche de la nouvelle soirée Electro/Choc initiée par le Mark XIII, John Lord Fonda est l’auteur d’une techno ravageuse et implacable, autant influencée par le son des premières raves que par la new-wave des années 80. Damien Grimbert

| Mercredi 16 mai 2007

Ce n'est un secret pour personne, le paysage musical français n'est pas forcément des plus exaltants, et les musiques électroniques ne font pas exception à la règle. Ce qui n'a pas empêché pour autant l'apparition ces dernières années d'une pléiade d'artistes iconoclastes, échappant farouchement aux formatages en vigueur. Et parmi ces derniers, John Lord Fonda est loin d'être le moins talentueux. A priori, pourtant, rien de particulièrement innovant : une techno aux beats lourds et aux sonorités saturées abrasives, quelques nappes de synthé, 2/3 passages vocaux, des ambiances sombres et froides… Oui, mais voilà, le tout s'avère d'une efficacité remarquable, le son est lourd, imparable, et impeccablement produit, les rythmiques dispensent une énergie proprement époustouflante, et surtout, surtout, l'émotion surnage littéralement de tous bords, comme si l'artiste avait pris pour devise inébranlable le titre de l'un de ses morceaux, Music is not computer algebra… À l'heure où la plupart se complaisent dans une électro minimale froide dont l'élégance apparente masque de plus en plus mal la vacuité, John Lord Fonda prend le risque de créer une techno “maximale” éminemment personnelle, qui fait le grand écart entre la fulgurance des raves du début des années 90 et la mélancolie décomplexée des années 80. Preuve que l'innovation n'est pas toujours là où on la croit.DeBaSer
Évidemment, les amateurs du genre n'auront pas manqué de faire le lien avec un autre adepte de la dévastation de dancefloors pure et simple, le dijonnais Vitalic, qui n'a d'ailleurs pas manqué de signer John Lord Fonda sur son propre label Citizen après écoute de quelques morceaux. Mais si le rapprochement semble effectivement évident en ce qui concerne les singles, où l'on retrouve le même déchaînement euphorique, c'est sur la longueur d'un album que les différences émergent, celui de JLF l'emportant in fine en termes de cohérence comme de diversité. Loin des jeunes prodiges de la génération Myspace, signés avant même leur majorité, ce dernier témoigne en effet d'un parcours musical de longue date : dix années de Conservatoire, quelques expériences rock, une ou deux tentatives plus ou moins avortées dans les années 90… Avant la renaissance il y a quelques années sur Citizen, avec un premier maxi en 2004 (VoltAge EP), suivi d'un premier album en 2005 (DeBaSer) ressorti l'an passé dans une version plus complète. Auquel on ajoutera, par mesure d'exhaustivité un nouveau maxi sorti en mars (Voltage EP2), qui de toute évidence devrait faire très très mal restitué en live, comme devrait le confirmer sa prestation de vendredi.Soirée Electro/Choc
avec John Lord Fonda (live), Arnaud Rebotini, et The Flyle 11 mai au Vertigo

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Tsunami électro

MUSIQUES | Deux évènements de taille s’offrent aux amateurs de sonorités clubs ce samedi. À ma droite, John Lord Fonda, fer de lance du label Citizen Records, qui (...)

François Cau | Lundi 3 novembre 2008

Tsunami électro

Deux évènements de taille s’offrent aux amateurs de sonorités clubs ce samedi. À ma droite, John Lord Fonda, fer de lance du label Citizen Records, qui viendra présenter son nouveau projet live Composite dans le cadre des nouvelles soirées initiées par le Mark XIII au George V. À ma gauche, Bobmo, ravageuse révélation électro signée sur Institubes, qui viendra défendre les couleurs de son label à coup de galettes électro/ghetto/house bien senties lors de la soirée A part of(f) au Bar MC2. Si jusqu’à présent, John Lord Fonda était surtout connu pour sa techno sombre et surpuissante, partagée entre énergie rave et mélancolie 80’s, Composite son nouveau projet live intègre également des éléments nettement plus pop, samplant allégrement Klaxons, Daft Punk, Missy Elliot, Aphex Twin, Beastie Boys ou The Prodigy. Une prise de risque qui s’avère largement payante, plus personnelle qu’il n’y paraît, et d’une efficacité redoutable sur le dancefloor. Jeune prodige insouciant de 22 ans, partagé entre Bordeaux et Paris, Bobmo affiche sans honte un background plutôt nerd (ordinateur et rap français), chamboulé par sa découverte de la ghetto-house de Chicago et de son label de référence Dancem

Continuer à lire