Nouvel air

MUSIQUES | Après deux ans d’absence scénique, Djazia Satour, reconnue pour ses saisissantes performances vocales au sein du groupe MIG, débarque sur la scène du Théâtre 145 avec sa nouvelle formation et son nouveau répertoire. L’occasion de se pencher sur le parcours de la demoiselle. François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Djazia arrive à Grenoble en 1990. De son enfance en Algérie, elle ne garde aujourd'hui qu'un souvenir flou, sublimé par le passage du temps. «C'est comme un rêve, un autre univers. Comme si le monde dans lequel on évolue avait un décor parallèle totalement inaccessible». Bringuebalée dans cet entredeux incertain, l'adolescente ne s'exprime que très peu, refoule ses angoisses, se mue en adepte du mutisme presque forcené. Mais elle a déjà trouvé le moyen d'extérioriser ses émotions. La musique la berce depuis son plus jeune âge, elle s'en nourrit à satiété, ingurgite toutes sortes de sonorités, donne de la voix pour se construire une assurance, une contenance. A l'époque, elle vit sa phase de rébellion en s'envoyant des trucs aussi violents que Ludwig von 88 ou Nirvana dans les oreilles, tout en restant attentive aux chanteuses à voix qui la fascinent tant. Djazia l'introvertie se prend en main, pose des petites annonces dans les magasins de musique locaux. «Chanteuse cherche groupe»
Elle enchaîne quelques expériences formatrices dans des bars, se construit un petit tour de chant constitué essentiellement de reprises. Mais c'est avec Gnawa Diffusion, le groupe de son demi-frère Amazigh, que Djazia connaît sa première grande expérience professionnelle. Elle suivra le mythique combo grenoblois en tournée, en tant que choriste, et se familiarisera du même coup très tôt avec le milieu. Confortablement lovée dans le cocon protecteur de la formation, elle s'épanouit, et acquiert très rapidement la certitude que son avenir est là, sur scène, devant un micro, face à une foule happée par sa voix si envoûtante. Lives, enregistrements, featurings vocaux sur des projets locaux (Melting Potes, Lyrikal Staff…), Djazia parfait son éducation sonore en alignant les collaborations en tous genres. Elle incorpore les rangs de la faculté tout en restant persuadée que sa voie est définitivement là – elle attend juste de trouver LE tremplin idéal, celui qui lui permettra d'employer sa maîtrise vocale, déjà terrassante, comme elle l'entend. La rencontre avec Piero Martin et Mathieu Goust scellera son destin : ensemble, ils jettent les premières bases de ce qui deviendra MIG. La machine est lancée. Tri pop
Consciente d'avoir trouvé l'occasion de se révéler artistiquement, Djazia se met à écrire. Elle se lance dans l'aventure à cœur perdu, exprime tout ce qu'elle gardait en elle depuis son arrivée en France - et même au-delà. Les textes de MIG deviennent son journal intime, sa bouleversante mise à nu. Elle prend un soin tout particulier à juxtaposer sa prose à son vécu, à se caler sur les rythmes éclectiques de ses comparses tout en cherchant à triturer la matière sonore pour sortir des sentiers balisés. Vite étiquetée trip hop à la grâce hypnotique du grandiose morceau Leaving Beth, la musique de MIG s'épanche très vite dans moult directions, fusionne flow arabe et rythmiques anglo-saxonnes, tics hip hop et mélodies douces, swing imparable et arrangements complexes. L'aventure s'étalera sur six années et trois albums, laissant dans son sillon une généreuse poignée de classiques (Everybody here wants you, Wild me, Antipodes…), avant que la lassitude ne s'installe. Pas vraiment encouragé par un label uniquement intéressé par les ventes (pléonasme, oui, je sais), le groupe se sépare en 2006, quelques mois après la sortie de Yamatna, ultime album un rien foutraque, annonçant en filigrane la future orientation de sa chanteuse.Reconstruction
Pendant deux ans, Djazia participe à quelques projets (bandes originales de jeux vidéo, générique de film…), redevient interprète, offre sa voix à des expériences inédites. Elle aurait pu continuer ainsi pendant un moment, s'abandonner dans les travaux des autres, mais sa pulsion créatrice est trop forte. Petit à petit, elle se façonne un répertoire qui lui ressemble, s'entoure de collaborateurs précieux, à l'écoute de ses nouvelles envies musicales. Au sortir d'une période de maturation conséquente, qui lui aura permis de cerner avec sa coutumière intransigeance artistique la direction qu'elle souhaite désormais prendre, Djazia redécouvre la scène avec passion, se donne comme jamais, met en valeur son nouveau son avec générosité. Et vous invite à le découvrir ce mardi sur la scène du Théâtre 145. Le genre d'invitation impossible à refuser. Djazia Satour
Mardi 9 juin à 20h30, au Théâtre 145

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La Fête du Travailleur alpin : demandez le programme de la 90e édition !

Festival | Rendez-vous du vendredi 28 au dimanche 30 juin au parc de la Poya de Fontaine.

Damien Grimbert | Mardi 18 juin 2019

La Fête du Travailleur alpin : demandez le programme de la 90e édition !

« Je rappe tellement bien qu’on dit que je rappe mal. » Si cette réflexion pourrait en soi s’appliquer à bon nombre de rappeurs, il fallait en revanche toute la science d’écriture de Kery James (photo) pour la formuler de manière aussi condensée et éclatante (sur Le Combat Continue Part 3 en 2008). Il faut dire aussi que l’artiste, qui sortait en novembre dernier son septième album solo J’rap encore, est tout sauf un perdreau de l’année. De ses débuts en 1991 sur le premier album de MC Solaar aux virulentes années du groupe Idéal J aux côtés de DJ Mehdi en passant par le début de sa carrière solo en 2001 (avec le très remarqué Si c’était à refaire), le rappeur du Val-de-Marne affilié au collectif Mafia K’1 Fry a en effet eu tout le temps d’affûter son flow et sa plume. Autant dire que c’est une véritable légende du rap français qui foulera la scène de la Fête du Travailleur alpin samedi 29 juin. Le même soir, on retrouvera également une autre figure de proue du rap engagé en la personne de Médi

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Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Festival | En dépit de sa jeunesse (c'est sa 5e édition), le Vercors Music Festival sait déjà attirer les grands noms autour d'une ligne qui mêle le populaire et la découverte, l'exploration de la chanson française et l'expression multiculturelle et multigenre. En marge des Zaz, Grand Corps Malade, Sanseverino, Gauvain Sers et Ibrahim Maalouf, petite sélection de (nos) choix à découvrir entre le 4 et le 7 juillet à Autrans.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 juin 2019

Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Djazia Satour C'est devenu une tarte à la crème que d'accommoder la ou les musiques des origines à la sauce pop. Tout autant que de faire l'inverse. Le fait est que cela donne souvent un résultat absolument envoûtant. D'où vient que cela est particulièrement vrai avec la musique traditionnelle algérienne (de Rachid Taha à Imarhan) ? On ne sait guère... Mais c'est cette alchimie gracile que la Grenobloise Djazia Satour obtient sur ses disques, à commencer (pour ainsi dire) par le dernier, Aswât, où le blues se mêle au chaâbi, le banjo à l'oud, et l'esprit de conquête western à la mélancolie orientale. Où l'on a parfois l'impression que le Mississippi se jette dans la Méditerranée. Vendredi 5 juillet à 20h The Blue Butter Pot "Dis petit

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Dans les coulisses de la résidence de Djazia Satour à la Source

Musique | La musicienne sortira son nouvel album "Aswât" le 26 octobre.

La rédaction | Jeudi 11 octobre 2018

Dans les coulisses de la résidence de Djazia Satour à la Source

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"Aswât" : pop méditerranéenne signée Djazia Satour

Concert | On a écouté le nouvel album de la musicienne grenobloise avant sa sortie le 26 octobre. Et c'est une réussite, à découvrir en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

En 2014, Alwâne, premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, s’ouvrait avec le petit tube Bittersweet : un morceau chanté en anglais qui emmenait l’ensemble vers un côté cabaret assumé (Illinois Blues, Voodoo Night…), même si les musiques arabes que la chanteuse affectionne depuis tant d’années étaient déjà présentes sur certains titres, lovées dans des mélodies pop, blues et folk à l’efficacité immédiate. Des musiques arabes aujourd’hui réellement au cœur de son univers métissé. Car en 2018, son deuxième album solo Aswât s’ouvre avec le petit tube Neghmat Erriah, à la structure proche de ce qui se fait couramment dans la pop. Mais un morceau chanté en arabe et, surtout, qui convoque pas mal d’instruments issus de la culture

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Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Concert | En 2014, à l'écoute du premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, nous fûmes conquis. Et avions alors accordé une "une" enflammée à cette artiste que nous adorons depuis longtemps au PB. Autant dire que nous attendions avec impatience de pouvoir écouter son nouvel album "Aswât", qui sortira le 26 octobre. Une deuxième réussite, cette fois-ci chantée tout en arabe, qu’elle dévoilera en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source. Alors interview.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Alwâne (2014), votre précédent album, avait plusieurs couleurs musicales, avec notamment des chansons en anglais et d’autres en arabe. Aswât, qui lui fait suite, semble plus uniforme à l’écoute… Djazia Satour : Oui, tout à fait, car le disque est entièrement chanté en arabe, ce qui est pour moi un tournant. C’est quelque chose que je voulais faire depuis très longtemps. Et ça a du sens maintenant car l’autre fil conducteur de ce disque, c’est la présence d’instruments traditionnels algériens autrement que par des samples comme j’ai pu le faire par le passé. Il y a du coup une véritable influence des musiques traditionnelles algériennes dans l’album, grâce à cette matière brute et directe obtenue avec le banjo, le mandole, le violon – des instruments typiques du chaâbi algérien – ou encore le bendir et plusieurs autres sortes de percussions. Certes, j’ai toujours été influencée par les musiques arabes et algériennes en particulier, mais là, je leur donne une vraie place. Avec l’idée de les mélanger avec d’autres musiques plus anglo-saxonnes – car ce n’est pas un disque de musiques traditionnelles.

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Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

CONNAITRE | « Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Ce week-end, Échirolles sera en mode

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d’Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines. Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l’on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.

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PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

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Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

MUSIQUES | "– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

"– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, et alors ? – Bah, euh…" Oui, "euh…"comme tu dis. Surtout que tu n'as pas dû vraiment te pencher sur Alwane, son premier album solo sorti en octobre. Sinon, tu aurais dit que Djazia Satour fait de la pop. Ou du blues. Ou de la folk. Ou de la soul. Ou du chaâbi. Enfin, tu aurais été paumé quoi, comme la plupart des auditeurs. Ce qui n'est finalement pas plus mal, tant cet Alwane se pare de différentes « couleurs » (oui, ça veut dire ça en arabe) au fil des onze morceaux. Ça commence même complètement cabaret avec l'explosif Bittersweet et son piano martelé ; le tube de l'album. « Blow my ice, my eyes with a rain / Oh this out of time loving. » S’entremêlent ensuite d'autres titres joyeux, en anglais, qui mettent en avant la voix

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Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

Concert | La Grenobloise Djazia Satour, ancienne chanteuse du trio de trip hop (mais pas que) MIG, débarque enfin avec un premier album solo baptisé "Alwane" – "couleurs" en arabe. Une réussite dans laquelle sa voix saisissante et protéiforme se confronte à tout un tas de genres musicaux, en anglais et en arabe. Rencontre avant son concert prévu à l’Ampérage. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

On vous connaît depuis plus de quinze ans à Grenoble, via vos diverses expériences musicales – principalement MIG et Gnawa Diffusion. Mais vous venez seulement de sortir votre premier album solo cet automne. Ce qui a dû être flippant ? Djazia Satour : Klami, le six titres sorti en 2010 qui était le premier disque après MIG, était plus pour moi un événement. Le premier album, ça l’est toujours, évidemment ; mais on est dans la continuité. Le six titres, c’était une façon de commencer en douceur votre carrière solo ? Il y avait un peu de ça en effet. C’était la première fois que je me retrouvais en solo. Tout avait changé autour de moi, je n’avais plus les mêmes structures de production. Je n’étais plus dans le cocon MIG, avec notamment un label… Du coup, c’était un premier essai autoproduit. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, Alwane étant sorti sur un label. Et vous l’avez longuement travaillé à Montreuil avec deux réalisateurs – Julien C

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Quand Djazia est là…

MUSIQUES | On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour (...)

François Cau | Lundi 12 mars 2012

Quand Djazia est là…

On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour faire vibrer sa superbe voix sur des compositions personnelles, où percent sa chaleur scénique et les subtilités d’une interprétation au cordeau. Des qualités appréciées notamment du grand Oxmo Puccino, l’un des rares rappeurs français encore debout, qui lui offrit une première partie à l’Olympia en 2009 et l’invite de nouveau le 11 mai prochain pour l’une de ses cartes blanches offertes par le Louvre pour ses Duos Ephémères. Des qualités que n’a malheureusement pas pu apprécier le public extérieur du dernier Cabaret Frappé, à cause d’une averse malencontreuse ayant poussé l’organisation du festival estival grenoblois à annuler sa prestation au tout, tout dernier moment. Un problème qui ne devrait pas se poser au concert de Djazia prévu le samedi 16 mars à 20h30 à l’Odyssée d’Eybens, salle présentant l’immense avantage d’être couverte. Allez hop, séance de rattrapage obligatoire !

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Djazia Satour

MUSIQUES | On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit (...)

François Cau | Lundi 4 avril 2011

Djazia Satour

On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit Klami, le pouvoir de subjugation de la demoiselle sur scène. Ça tombe bien, elle sera de passage à la Bobine ce vendredi pour une date atypique dans sa tournée. Djazia sera en effet accompagnée des invités présents sur son disque, ni plus ni moins qu’un quintet de cordes classique, des musiciens maniant des instruments hybrides ou traditionnels, et of course sa formation habituelle, le tout dans l’écrin sonore de cette salle qui devrait résonner et frissonner de ses élancées tempétueuses. C’est donc ce vendredi, à partir de 20h30.

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Sa parole

MUSIQUES | On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir (...)

François Cau | Lundi 22 novembre 2010

Sa parole

On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir son premier album, dont elle nous avait parlé lors de son double concert au Théâtre 145 en mai 2009 (quand même). D’autant qu’en la voyant sur cette même scène révéler les compositions de son nouveau répertoire, langoureusement mêlées aux réarrangements de morceaux du groupe MIG dont elle fut la voix incandescente, on eut un aperçu plus qu’engageant de la nouvelle orientation de l’irrésistible chanteuse, qui partage avec Leonard Cohen d’être «born with the gift of a golden voice». Et bien voilà l’objet en question qui débarque enfin dans les bacs ; alors certes, il s’agit d’un “mini-album“ de six titres (agrémentés d’un radio edit de la chanson titre Klami – “ma parole“ en algérien), mais ne serait-ce que pour le plaisir mélomane de retrouver une interprète toujours aussi puissante et évocatrice, le jeu en vaut la chandelle. D’autant que ce n’est pas le seul (mais considérable) atout de cette autoproduction, qui impose la virtuosité mélodique de miss Djazia avec une immédiate évidence. Elle a digéré toutes ses influences, de

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Le noir est couleur

MUSIQUES | Entretien avec Djazia Satour, autour de son virage artistique et de la construction de son nouveau répertoire. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Le noir est couleur

Petit Bulletin : Tes nouvelles compositions ont l’air de rebondir sur le dernier album de MIG, qui partait un peu plus dans tous les genres…Djazia Satour :Oui, et j’essaie d’aller encore plus loin. MIG, quand on en parlait entre nous, on caricaturait en disant que c’était de la musique froide, mais là c’est l’inverse. Je voulais des couleurs plus chaudes, aller dans un style orienté très black music au sens large, avec un côté plus blues, plus groove, des touches de hip hop, une énergie rock qui peut surgir pour amener les morceaux… Sur scène, ça amène plus de vie, avec des solos marqués, des moments acoustiques, des interventions chantées des musiciens… C’est globalement plus franc, plus rentre-dedans. Tu te livrais beaucoup dans les compositions de MIG, qu’en est-il à présent ?Je suis moins dans un esprit torturé, je l’ai peut-être assez exprimé, en tout cas pour l’instant – ça peut revenir, c’est cyclique. Mes besoins se sont plus attachés à la musique qu’à l’écriture des textes ; à ce niveau-là, j’évoque des choses plus légères, des clins d’œil, des sensations, des impressions, ce qui a pu me toucher ces deux dernières années. C’est en lien avec l

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Œuvres de chevet

MUSIQUES | Sélection / Djazia nous présente quelques-unes des influences, conscientes ou non, de ses dernières compositions. FC

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Œuvres de chevet

Un livre : Protest song de Charles Gancel et Yves Delmas«Le livre retrace la période revendicative des années 60 aux Etats-Unis, mais à travers la musique. Revisiter l’époque est déjà passionnant, mais surtout, le plus inspirant, c’est de voir à quel point les événements d’alors – les luttes pour les droits civiques, la guerre du Vietnam… - et parfois même certaines anecdotes étaient retranscrits quasi tels quels dans les chansons. La musique était un vrai miroir, et c’est moins le cas aujourd’hui, c’est plus diffus, on n’arrive pas vraiment à se canaliser. C’est dommage qu’on ait perdu cette capacité à représenter artistiquement les événements contemporains» Un film : Eldorado de Bouli Lanners« Je l’ai vu trois fois. Je n’arrive pas à définir précisément pourquoi ce film m’a touché comme ça, le jeu des acteurs, les personnages, la musique, l’ambiance, l’atmosphère, cette capacité à passer d’une émotion à l’autre ; ça m’a fait mourir de rire et pleurer à d’autres moments, le tout avec un côté très poétique. C’est un film qui fait du bien, dont on sort en paix, et en même temps ça reste cinématographiquement très fort» Un CD : Oh, my girl de Jesse Sykes an

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