Soirées à venir

MUSIQUES | Actualité oblige, on se focalise une fois n’est pas coutume sur les soirées se déroulant cette semaine, sans omettre pour autant de vous balancer quelques news sur ce qui vous attend dans les mois à venir. Enjoy ! Damien Grimbert

François Cau | Lundi 31 janvier 2011

Pump Up The Valium
À ceux qui se plaignent que la musique électronique « c'est toujours pareil », on ne saurait que trop conseiller la soirée Pump Up The Valium de ce jeudi. Au programme, une série de lives sets placés sous le signe de l'ultra-violence musicale, mais également de l'originalité la plus farouche. Originaire de Barcelone, Autopsy Protocol propose ainsi un live « grindcore expérimental sombre et destructeur aux accents harsh noise », tandis que leurs collègues lyonnais Randomatik Blast et Gameboy Physical Destruction tendront respectivement vers « un breakcore obscur, puissant, précis et vocal » et « un mélange de sonorités 8-bits et de métal-hardcore ». À ne pas manquer non plus N'yo Morrison et son « rock psychédélique vintage remixé à la sauce acid hardcore » et Anti Set et son « hardcore bête et méchant » parcouru de chansons pop et de samples de films d'horreur. Et si tout ça vous semble un poil trop bruyant pour vos frêles oreilles, c'est sans doute juste que vous êtes déjà un peu trop vieux…
Pump Up The Valium, jeudi 3 février au Drak-Art

DJ Rescue
Si l'on réserve en règle générale l'espace de cette rubrique aux artistes non-grenoblois de passage pour une soirée unique, on va néanmoins faire une exception pour le set de DJ Rescue ce vendredi sous le fallacieux prétexte que : 1/ Ses sélections incendiaires comptent quand même parmi les plus éclectiques qu'on ait l'occasion d'entendre dans notre cuvette grenobloise bien-aimée et 2/ elle vient tout juste de terminer Atlas-T, une fabuleuse mixtape entre électro-funk, rap et électro old-school qu'elle a eu la gentillesse de rendre disponible en libre téléchargement à l'adresse suivante : http://soundcloud.com/djrescue/atlas-t. Ecoutez-là en boucle pendant quelques jours, et ensuite, si vous voulez toujours nous accuser de favoritisme éhonté, libre à vous, pour être honnête, on s'en fout un peu.
DJ Rescue, vendredi 4 février au Mark XIII avec Mag

Fritz Kalkbrenner
Petit frère de Paul… Kalkbrenner, figure de proue du label berlinois d'Ellen Allien Bpitch Control, Fritz Kalkbrenner ne devrait pas tarder à bénéficier d'ici quelques années de la même notoriété que son aîné. Auteur d'un très bel album sorti à l'automne dernier sur le label Suol, Here Today Gone Tomorrow, il s'est également fait remarquer par ses DJ-sets racés oscillant entre deep-house, tech-house et minimale et sa collaboration à la bande originale du très attendu documentaire Berlin Calling. Les amateurs du genre ne manqueront donc pas de se ruer à son DJ-set de vendredi, qui les ravira à n'en pas douter au plus haut point.
Fritz Kalkbrenner, vendredi 4 février au Vertigo

Surkin
Si l'on se réjouit toujours de voir des artistes inédits débarquer à Grenoble, il y en a aussi certains qu'on est très content de voir revenir. C'est notamment le cas de Surkin, premier artiste à effectuer son come-back à la MC2 cette saison, précédant de peu The Hacker (le 12 février avec Mark Broom), Miss Kittin (le 5 mars pour l'anniversaire d'Interface Electronics), et enfin l'égérie de Kill The DJ Chloé le 16 avril. Précurseur de la nouvelle scène électronique émergée au milieu des années 2000, Surkin a progressivement élargi ses influences premières (hip-hop & ghetto music) tout en gardant sa singularité, pour atteindre ces dernières années une intemporalité dont peu de ses contemporains peuvent se vanter. Comme en témoignent ses deux magnifiques derniers EPs, Next Of Kin et Silver Island, le kid prodige de la house music est là pour durer, et l'on est bien les premiers à s'en réjouir.
Surkin, samedi 5 février au Bar MC2 avec Je Déteste La Musique.

Shinehead
Véritable légende de la scène reggae-dancehall, Carl Aiken alias Shinehead est né en Angleterre, mais a passé la majeure partie de sa carrière entre la Jamaïque et le Bronx. Un background cosmopolite qui n'est sans doute pas étranger à son goût pour les reprises reggae de classiques pop, du Billie Jean de Michael Jackson au Englishman in New York (rebaptisé pour l'occasion Jamaican in New York) de Sting. Pour sa venue exceptionnelle à Grenoble, il sera accompagné par les activistes de Legal Shot, Soul Crucial et Yessaï Crew, mais également le jeune DJ rennais Kenyon pour une soirée sound-system dans la plus pure tradition du genre. À ne pas manquer !
Shinehead, samedi 5 février à L'Ampérage avec Kenyon, Legal Shot, Soul Crucial et Yessaï Crew

À suivre au Bar MC2 dans les mois qui viennent…
Drum'n'bass : Elisa Do Brasil le 19 février, et Fatboy & David Farrell le 12 mars
Hip-hop, soul, funk : Raashan Ahmad des Crown City Rockers & DJ Goodka le 26 février
Electro :Un beau programme en perspective !

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Au Black Lilith, DJ Rescue compte « revenir aux sources du clubbing »

Soirée | La grenobloise lancera ce samedi 17 novembre une série de soirées baptisée "Toute une nuit". La Fraicheur sera sa première invitée.

Damien Grimbert | Mardi 13 novembre 2018

Au Black Lilith, DJ Rescue compte « revenir aux sources du clubbing »

Après quinze années d’activisme passionné et sans concession en faveur du versant le plus aventureux des musiques électroniques, DJ Rescue présentera ce samedi 17 novembre la première édition de Toute une nuit, sa nouvelle résidence au Black Lilith. Un rendez-vous bimestriel orienté « techno mais pas seulement », qui inclura également post-punk, synth wave, électro old school, italo-disco, house déviante… mais surtout des valeurs de partage et de respect trop souvent absentes des dancefloors actuels. « Avec cette soirée, j’ai envie de revenir aux sources du clubbing, que ce soit un moment de rassemblement autour d’un amour partagé de la musique et de la danse. L’idée, c’est d’avoir un public mélangé, où chacun se sente libre d’être comme il est et se sente respecté comme il est, tout en respectant les autres. Ça me ferait plaisir aussi de voir des looks extravagants ou des chorégraphies délirantes. Bref, qu’on se lâche, dans le sens positif, et pas forcéme

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Question simple de l’été #2 : que fait vraiment un DJ derrière ses platines ?

ACTUS | Il est facile d’imaginer qu’il suffit d’appuyer sur un bouton et de lever les bras pour être DJ. Or c'est un peu plus que ça, comme nous l'explique DJ Rescue, artiste de la scène grenobloise.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Question simple de l’été #2 : que fait vraiment un DJ derrière ses platines ?

« Le travail d’un DJ c’est de mixer, c’est-à-dire mélanger des sources sonores – la plupart du temps des morceaux de musique – pour créer une continuité cohérente. Selon le style du DJ, cette continuité peut raconter une histoire, être une continuité émotionnelle ou bien faire danser le public. Le DJ va donc faire s’enchaîner des morceaux différents, sans qu’il y ait de coupure ou de variation de rythme ou de tonalité entre eux. » Et concrètement ? « Il y a différentes techniques de mix. Celle que j'utilise le plus est le mix au tempo. Tout d’abord, il faut une table de mixage, avec autant de pistes que de sources sonores que l’on va employer. Ensuite, il faut un outil pour diffuser les différents morceaux. Personnellement, j’utilise un contrôleur avec 2 platines à plateau de CD et une mixette intégrée. La table de mixage est équipée d’un système de pré-écoute, ce qui me permet d’entendre le morceau au casque sans qu’il soit diffusé au public. C’est grâce à ça que je peux caler les morceaux sur le même rythme, afin qu’ils s’enchaînent de façon harmonieuse. Pour cela, j’écoute un morceau avec l’oreille gauche et l’autre avec l’oreille droite, ce qui demande

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Génération Surkin

MUSIQUES | Retour en grande forme pour Surkin, de passage à Grenoble pour nous présenter son nouveau projet GENER8ION.

Damien Grimbert | Mardi 5 avril 2016

Génération Surkin

En activité depuis maintenant une bonne douzaine d’années, Surkin a pendant longtemps été l’incarnation d’un certain renouveau de la scène électronique française. Possesseur d’une vaste culture musicale acquise sur internet plutôt qu’en fouillant les bacs de vinyles, passionné de styles longtemps restés marginaux à l’échelle française (ghetto house, Miami bass, Baltimore club...) et figure iconique d’un jeune label hybride mélangeant dance music, rap de club et IDM (Institubes), il symbolisait clairement une rupture avec les générations de DJ/producteurs précédentes. Après une période de transition marquée par l’aventure Marble (un label digital cofondé avec ses amis Bobmo et Para One) et la sortie en 2011 d’un premier album (USA) qui synthétisait ses différentes influences, le voilà désormais à la tête de GENER8ION, nouveau projet collaboratif et pluridisciplinaire signé sur Bromance, le label de Brodinski. Faisant suite à The New International Sound Pt. 2, premier maxi sur lequel on retrouvait en featuring M.I.A., G8N003, son dernier EP sorti en mars, continue ainsi de creuser une nouvelle voie plus instinctive et brut de décoffrage, à mi-c

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Réunion au sommet

MUSIQUES | Ils étaient tous déjà venus nous voir individuellement, mais cette fois, l’équipe est au grand complet. Para One (photo), Surkin, Bobmo et Das Glow seront (...)

François Cau | Vendredi 13 avril 2012

Réunion au sommet

Ils étaient tous déjà venus nous voir individuellement, mais cette fois, l’équipe est au grand complet. Para One (photo), Surkin, Bobmo et Das Glow seront de passage au Bar MC2 ce vendredi pour une soirée qui s’annonce immanquable. Né sur les cendres d’Institubes, Marble, le label qu’ils ont fondé, en garde un certain nombre de caractéristiques : un amour profond pour les grands classiques des débuts de la house et de la techno américaines, une oreille toujours tendue vers les derniers tendances émergentes de la club music, et une approche très nerd de la composition, visant une efficacité maximale sur le dancefloor. Au-delà de ces dénominateurs communs, pourtant, chaque artiste témoigne de son propre univers sonore : très techno pour Das Glow, plus « bouncy » pour Bobmo, bourré de références old-school chez Surkin… Bénéficiant d’une expérience plus longue que ses collègues de label, Para One joue

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Surkin et les USA

MUSIQUES | De retour aux platines du Bar MC2, le kid prodige de la house music française, co-fondateur avec Bobmo et Para One du très bon label parisien Marble, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 février 2012

Surkin et les USA

De retour aux platines du Bar MC2, le kid prodige de la house music française, co-fondateur avec Bobmo et Para One du très bon label parisien Marble, viendra cette fois défendre les couleurs de son très réussi premier album sorti à l’automne, USA. Véritable déclaration d’amour aux sonorités qui ont bercé son adolescence (ghetto tech, freestyle, house, baltimore club, new wave, électro-funk, miami bass), revisitées avec le soin maniaque apporté à la production qui a fait sa réputation, USA condense avec fluidité tout ce qu’on est en droit d’attendre de Surkin depuis son ascension éclair au milieu des 2000 : kicks bien épais, découpages virtuoses, synthés aériens, et mélodies envoûtantes. Autant dire qu’on a très hâte de redécouvrir ce mélange euphorisant de old et de new school transposé en live, avec l’habituelle équipe de Je Déteste La Musique à l’affût pour ambiancer tout ça.

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Rivières de beats

MUSIQUES | Grenoble, capitale européenne de l’électro ? Hey, pour une fois, grâce à la soirée Made In Grenoble 2 organisée ce samedi à la MC2 par Interface Electronics, on pourra presque le prétendre sans rougir… FC

François Cau | Lundi 2 novembre 2009

Rivières de beats

L’anecdote est éloquente : quelques années en arrière, Jérôme Safar, alors Adjoint à la Culture, se rend à Berlin, l’une des grandes plaques tectoniques de la culture électro. Sur place, il apprend, non sans stupéfaction, que la ville de Grenoble est considérée comme un lieu emblématique des sonorités techno, en grande partie grâce au succès désormais international d’artistes brillants (en tête desquelles se trouve le duo Miss Kittin & The Hacker) et à l’activisme forcené des organisateurs de soirées locales. Et la municipalité de prendre le train électronique en marche, tentant vaille que vaille de faire sortir ses militants des bois. En attendant, de pied ferme, la nouvelle salle de musiques actuelles grenobloise, dont l’un des axes sera la mise en valeur de ce nouveau patrimoine, l’un des projets les plus symboliques de cette reconnaissance locale pour le moins tardive fut l’organisation à la MC2, en octobre 2006, de la première soirée Made in Grenoble, avec le concours précieux de l’association Interface Electronics. Trois ans plus tard, les maîtres d’œuvre de cette célébration mémorable remettent donc le couvert, et ne font pas les choses à moitié. Casc

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