Toutes les formes sont dans la nature

MUSIQUES | Ne cherchez pas la Gay Pride à Grenoble : la dernière date de 2005. En revanche, l’association Vue d’en face peut se flatter d’organiser depuis plus de dix ans le Festival International du Film Gay et Lesbien. Un événement incontournable et fédérateur qui pendant un peu plus d’une semaine fait flotter le rainbow flag sur le fronton du cinéma indépendant Le club. A cette occasion, panorama des sorties qui font vibrer toute l’année la gaie Grenoble. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Vendredi 30 mars 2012

Le rideau de fer est tombé sur le légendaire Codebar de la rue Etienne Marcel. Cependant, ses orphelins n'ont eu qu'à descendre jusqu'au cours Jean Jaurès pour gagner le bar restaurant le Café Noir que tiennent depuis treize ans Christiane et Sophie. Une adresse qui accueille en journée tout un chacun et que chauffe à blanc les soirs de fin de semaine le dj Jeff Syag, lors de party survoltées exclusivement « entre-ils » et « entre-elles ». De l'autre côté du cours, en direction de la place Championnet, plane sur le bar à thème le Loungta une ambiance zen et bouddhique, un espace cosy qui s'étage sur deux niveaux  pour des rencontres majoritairement orientées entre femmes. Dans le même quartier, depuis moins d'un mois, le Daccota café imaginé par le trio Denis, Moussa, Jérémie, fait face à la Caserne de Bonne. Un bistrot d'apparence commune qui recèle dans son fond une piste de danse très « Staying alive » qui n'attend que les déhanchements de Travolta's gominés. Sur le cours Berriat et à quelques pas seulement de l'unique boîte gay de Grenoble, le Vixen, que mène Céline, charmante bikeuse romantique, est un lieu de fêtes et de filles qui reçoit toute personne de bon esprit. Enfin, pour clore ces nuits, le Georges V donne dans la fièvre jusqu'au samedi soir en réunissant homo et hétéro dans ses deux salles, deux ambiances. Un établissement vieux de plus de trente ans que dirige Mathieu, ex serveur du Codebar, devenu maître à bord en 2005 sur un pari gagnant. Quelques bars et une discothèque, qui ont le mérite d'exister et de lutter contre le repli frileux sur internet dans une ville pas vraiment reconnue gayfriendly.

Un milieu plus associatif que festif

A côté du réseau des bars-boite, le milieu associatif n'est pas à négliger. Plutôt bien vivantes et dynamiques, ces associations se sont regroupées au sein de la CIGALE Collectif Inter Association Gay et Lesbienne de Grenoble. Avec A jeu égal, Contact, APGL, Les voies d'elles, Rando's, SOS Homophobie, elles sont même plus nombreuses que les bars et remplissent en majorité un rôle d'information et d'écoute. Mais elles proposent également des moments de rencontres. Ainsi, A jeu égal organise tous les jeudis soirs dans ses locaux de la rue Sergent Bobillot des auberges espagnoles, et participe chaque premier jeudi du mois aux apéros gay et prévention de Aides arc alpin. En dehors de ce rendez-vous hebdomadaire, A jeu égal programme également des rendez-vous cinéma, bowling, billard : autant d'activités qui permettent aux gens de se sentir eux-mêmes et qui pallient à la gêne familiale occasionnée par le fait de voir s'aimer deux personnes du même sexe. Des préjugés contre lesquels lutte l'antenne grenobloise de SOS homophobie en intervenant à la source sur la clientèle des bars et des boites, mais également dans les classes pour une sensibilisation des ados. Sur un autre plan, entre mouvement physique et militant, La mêlée Alpine pour le rubgy et peut-être encore plus Rando's lors de randonnées en tout genre, permettent de croiser les générations autour du sport. Enfin, les Cafés de Cyril et Jeff tentent depuis six mois de remplir un vide en proposant des moments de convivialité sans contrainte d'adhésion pour toutes les générations et des rencontres dans la vraie vie. Pour finir dans les papillons de la nuit arc en ciel, la Bobine et les soirées Go Bang du mardi soir mixés par dj Rescue et l'incontournable Mark XIII exercent tous deux leurs pouvoirs de séduction.

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Fermeture du George V : « Ça a été une décision difficile à prendre »

GUIDE URBAIN | Fin juillet, le George V, emblématique boîte de nuit gay grenobloise située sur le cours Berriat, a définitivement fermé ses portes. On a questionné le patron sur ce choix.

Aurélien Martinez | Mardi 3 septembre 2019

Fermeture du George V : « Ça a été une décision difficile à prendre »

700 personnes en cumulé sur toute la nuit, plusieurs DJs fidèles du club aux platines… Samedi 27 juillet, le George V a baissé le rideau avec une soirée « réussie » selon Matthieu Giacri, qui gère l’établissement gay depuis 2005, année où il l’a racheté. Un établissement qu’il vient de fermer. « Il n’y avait pas d’urgence mais comme l’opportunité de vendre le fonds de commerce s’est présentée, on l’a saisie. Surtout que dans le contexte actuel, ce genre de proposition d’achat n’arrive pas tous les jours ! » C’est donc une page de la nuit gay grenobloise qui se tourne. « J’en ai conscience, et ça fait un petit pincement au cœur que tout s’arrête, surtout que les repreneurs n’ont pas prévu d’en faire un établissement gay [c'est devenu l'Eden Club, qui a ouvert fin août après un mois de travaux – NDLR]. Ça a été une décision difficile à prendre, mais ça faisait presque 15 ans que j’étais au Geo

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Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Sélection | Voici, si jamais un réveillon dans un appartement ne vous disait rien, une petite sélection de lieux (des bars, des clubs, des salles de spectacle…) ouverts à Grenoble le soir du 31 décembre. Alors bonne année en avance !

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Pour danser À la Salle noire Comme chaque année, les Barbarins fourchus organisent leur « before du réveillon » (tout sera fini avant minuit) en mode « bal de fête rock'n'roll ». Une entrée en la matière parfaite (les Barbarins savent mettre l’ambiance) dans un sympathique lieu – une boîte noire entièrement décorée par leurs soins en mode bric-à-brac. 15€ Au Keep it weird Le bar grenoblois « où la musique underground est à l’honneur » dans une déco « à l’américaine » du plus chic effet (ambiance "prohibition") propose une New Year's Day party all night long très électr

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Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

GUIDE URBAIN | Étudiant nouvellement arrivé à Grenoble ou vieux de la vieille en manque d’inspiration, vous voilà en quête d’un spot où finir la soirée ? Quand, entre 1h et 2h du matin, les rideaux des bars commencent à fermer, d’autres lieux (salles de concert, boîtes, clubs…) sont là pour vous ouvrir grand les bras. Sélection.

Sandy Plas | Mardi 3 octobre 2017

Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

L’Ampérage Musiques psychédéliques, transe, rock ou électro : l’Ampérage est la salle de concert associative où se croisent toutes les cultures. Et un point de ralliement pour tous ceux qui aiment bouger jusqu’au petit matin. Car entre deux concerts, l’endroit propose nombre de soirées marquées par un bel éclectisme. À l’image des Melting, qui permettent de sauter à pieds joints dans la culture psychédélique. 163, cours Berriat – Grenoble. Tram A, arrêt Berriat-Le Magasin. De 23h à 6h. Tarifs variables selon les soirées. Tél. 04 76 96 55 88 Le Drak-Art Amateurs de cultures alternatives, le Drak-Art est fait pour vous ! Se croisent ici une bonne partie de ce qui se fait de mieux en matière de musique techno et électro, avec des virages vers le dub et le drum and bass. Un bon mélange à apprécier sur le dancefloor qui se transforme au gré des soirées, plus ou moins intimes. Le bonus ? La fermeture à 7h du mat’, histoire de rentabiliser la soirée jusqu’au bout. 163, cours Berri

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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Le Café Noir, queer as Grenoblois

GUIDE URBAIN | Le midi en semaine, le Café Noir est une brasserie on ne peut plus classique. Mais les vendredi et samedi soirs, le "CN" s'impose comme le lieu incontournable des nuits gay. Découverte de cette institution grenobloise avec Christiane et Sophie, les deux patronnes. Alexis Orsini

Aurélien Martinez | Mardi 4 novembre 2014

Le Café Noir, queer as Grenoblois

Le Café Noir : une décoration plutôt sobre mais chaleureuse, un comptoir central tout en longueur, la radio allumée dès le matin et, sur plusieurs ardoises, des citations rédigées à la craie. Une brasserie comme une autre reprise par Christiane et Sophie il y a quinze ans, qui se métamorphose pourtant chaque week-end. Dès la nuit tombée, le lieu devient ainsi une place forte des nuits gay, entre le bar policé et la boîte de nuit débridée. « Une institution jusqu'à Paris » Il y a quinze ans, les deux gérantes ouvrent donc leur petit resto. Mais, assez vite, elles constatent le peu de vie nocturne gay à Grenoble. Christiane, qui a dix ans d'expérience dans les discothèques homo (au Boys, aujourd'hui le George V), regrette qu'il n'y ait pas de « lieu pour organiser des soirées ». Les deux gérantes décident alors d'élargir le cadre du simple restaurant. Et ça marche, l'établissement devenant vite une référence. Grâce à une formule simple : une brasserie transformée en dancefloor avec DJ et néons, où la foule, comp

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Insomniak / Quoi de neuf à Grenoble?

ACTUS | Avant l’effortAu Petit Bulletin, on n’est pas que des bourrins aficionados de gros sons. Nous sommes aussi des êtres raffinés et affables, qui aimons de (...)

Orlando Fernandes | Jeudi 27 septembre 2012

Insomniak / Quoi de neuf à Grenoble?

Avant l’effortAu Petit Bulletin, on n’est pas que des bourrins aficionados de gros sons. Nous sommes aussi des êtres raffinés et affables, qui aimons de temps en temps la douceur d’une charmante petite échoppe. Le restaurant la Voisine (rue des Bons enfants, près du cinéma Le Club), qui pour n’importe quel badaud pressé ressemble fortement à un établissement distingué pour vieilles personnes, est, contre toute attente, l’une de nos tables grenobloises préférées. Niveau budget, c’est on ne peut plus correct ; et surtout niveau assiette, c’est un régal (mention spéciale au tartare de bœuf et aux desserts). Que la patronne ait décidé d’ouvrir, en plus du midi, deux soirs par semaine (les jeudis et vendredis), nous ravit au plus haut point. Ou comment commencer la soirée en douceur avant de finir comme des sauvages. Genre, t’es macho ?La parité, c'est maintenant. Pourquoi alors ne pas commencer par mettre fin aux tarifs préférentiels pour la gent féminine à l’entrée des discothèques ? Quelle intrigante conception de l’égalité, vendue sous couvert de galanterie... La misogynie (oui, car la femme est ici utilisée comme obj

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Les lois du dancing

MUSIQUES | Mesures antitabac, renforcement des contrôles de la sécurité routière, crise économique… Face aux nouvelles contraintes, les boîtes de nuit s’adaptent pour rester des lieux de fête. Tour d’horizon - non exhaustif - des discothèques grenobloises. REINE PARIS

François Cau | Vendredi 18 novembre 2011

Les lois du dancing

1h30 du matin. Le Vertigo se remplit brusquement. Cela fait vingt ans que Fred travaille dans le monde de la nuit. En experte, elle se faufile entre les tables et sert les boissons à bout de bras. Elle s’interrompt de temps en temps pour faire la bise aux habitués. Depuis 17h, elle refuse les réservations. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les effets de la crise, des mesures anti-tabac et autres lois, ne semblent pas se faire ressentir ici.  « Les gens ne viennent pas pour la déco, mais pour le service à table. On peut être dans un cube, ce qui fait tout, c’est l’accueil et la musique. Ici, on a vu naître de grands DJ », dit-elle, citant Laurent Garnier et David Guetta. « On passe de la house, quelques vieux thèmes toujours d’actualité, mais on essaie surtout de donner une éducation sur les nouveautés parce que tout le monde ne va pas à Ibiza tous les étés », s’enthousiasme-t-elle. Dans ce club qui a déjà connu plusieurs vies sous les noms du Flamand rose et de La Fièvre, les gens se pressent dès la fermeture des bars. « On est relativement bien accueilli, estime de son côté Charline, 20 ans, perchée sur son tabouret, l’air blasé. On est tranqu

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