Hugh Coltman

Stéphane Duchêne | Jeudi 6 septembre 2012

Ah qu'elle est belle, et courue, vieille au moins comme Oscar Wilde, l'histoire du saltimbanque anglais tombé amoureux de Paris, qui s'y installe et n'en bouge plus. Ajoutant l'exotisme de sa naissance au sentiment d'appartenance de ses disques – en France, on est un peu chauvin. Hugh Coltman, en concert le 20 décembre à la Source, est de ceux-là : l'Anglais qui fait de gentilles chansons sur le pas de notre porte et à qui on file la pièce du succès. Y compris quand, comme sur son dernier EP, Zero Killed, il chante la fin du monde – du moins croit-on – comme un rossignol chanterait le printemps. 

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L'hommage sans dommages de Coltman à Nat King Cole

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Aurélien Martinez | Mardi 1 décembre 2015

L'hommage sans dommages de Coltman à Nat King Cole

Les parents ont une influence considérable sur leurs enfants. Ils peuvent par exemple peser sur la façon dont ces derniers aiment la viande ou sur leurs premiers goûts musicaux. Prenons l’Anglais exilé à Paris Hugh Coltman, qui nous revient avec un troisième album en hommage Nat King Cole : si on ne sait pas s’il mange le bœuf saignant ou bien cuit, on a par contre appris que c’est sa mère qui lui avait fait découvrir ce géant du crooning mort il y a tout juste cinquante ans – elle qui l’écoutait en boucle avant de s’éteindre lorsque son fils avait sept ans, d’où l’idée du double hommage. En découle un Shadows – Songs of Nat King Cole loin de la formule blues-pop du Coltman des premiers albums (le tubesque Could You Be Trusted par exemple) et de son groupe The Hoax, ce qui fonctionne tout autant. Car Hugh Coltman maîtrise son sujet : l’histoire d’un musicien noir qui s’est pris de plein fouet la ségrégation en place à l’époque aux États-Unis – Nat King Cole devait rentrer par la porte de service avant de donner ses concerts. Ça c’est pour le fond, que Coltman détaille autant en interview que

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Hugh Coltman : « La mélodie est la clé »

MUSIQUES | Les mélodies entraînantes, un brin mélancoliques, et la voix suave du premier album sont demeurées intactes. Mais pour Zero Killed, Hugh Coltman ne s'est pas (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 14 décembre 2012

Hugh Coltman : « La mélodie est la clé »

Les mélodies entraînantes, un brin mélancoliques, et la voix suave du premier album sont demeurées intactes. Mais pour Zero Killed, Hugh Coltman ne s'est pas contenté de surfer sur son précédent succès. Il ose, innove, introduisant de nombreuses parties plus rythmiques. « J'ai eu la chance de travailler avec un très bon batteur, ça m'a sans doute influencé.... J'ai aussi beaucoup bossé sur les arrangements : je tenais à faire quelque chose de plus riche, mais aussi plus doux. J'ai été très influencé par le titre Eleanor Rigby des Beatles.» Une influence parmi tant d'autres : Hugh Coltman aime mêler les genres et refuse de se laisser enfermer dans un style. « J'ai été marqué par le blues, avec BB King, Bobby Blue Band et Otis Redding... Des artistes qui me font vibrer depuis que j'ai découvert la musique, par la soul, notamment Stevie Wonder et Ray Charles, mais aussi par la musique de mon enfance, les Beatles. Surtout McCartney : son album Chaos and creation in the backyard est un chef-d’œuvre. C'est si mélodieux... La mélodie est la clé. C'est ce qui me vient en premier quand je compose. Dès que je l'ai, je sais que je

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Au jour le jour

MUSIQUES | Lundi c’est piscineGroupe rouannais aux influences très outre-Manche, Tahiti 80 inaugurera cette nouvelle édition du Cabaret frappé. La pop efficace et (...)

François Cau | Vendredi 3 juillet 2009

Au jour le jour

Lundi c’est piscineGroupe rouannais aux influences très outre-Manche, Tahiti 80 inaugurera cette nouvelle édition du Cabaret frappé. La pop efficace et festive de ces quatre musiciens méconnus en France (alors qu'on nous dit qu’ils sont adulés en Belgique, au Japon voire aux États-Unis !) est idéale pour lancer les hostilités. Ils viendront défendre Activity Center, leur dernière production en date : un album ludique et dansant, qui fait du bien au moral (écoutez surtout Unpredictable). Mercredi c’est folk exotiquePour Naosol et son compère Waxx, tout a démarré par l’enregistrement et la diffusion sur dailymotion de petites vidéos à destination de leurs potes, dans lesquelles le duo reprenait en guitare acoustique / voix les tubes intemporels. Ils se sont ensuite lancé dans l’écriture d’un premier album, 1968, sorti en mars 2009 et produit grâce à leurs fans Internautes (et oui !). Un disque entre folk américaine et musiques exotiques, dans un registre entre Ben Harper et folk légère. Jeudi c’est LA soirée du Cabaret…… Parce que le Petit Bulletin est partenaire et que

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