Techno sous influence avec Randomer et Kowton

MUSIQUES | Auteurs d’hymnes souterrains hypnotiques mêlant sonorités rugueuses, rythmes tribaux et influences dub, les Anglais Kowton et Randomer représentent l’une des facettes les plus excitantes de la scène techno actuelle. Ils seront de passage ce samedi à la Belle électrique à l'invitation du crew Micropop.

Damien Grimbert | Mardi 26 janvier 2016

Nées aux Etats-Unis au milieu des années 1980, puis importées en Europe quelques années plus tard, la house et la techno se sont globalement adaptées à ce nouvel environnement sans connaître de mutation majeure. Un pays, cependant, fait figure d'exception : le Royaume-Uni. Peu après leur arrivée au royaume de la reine Elizabeth, ces styles musicaux se sont en effet hybridés, par le biais des raves parties, à la culture des sound-systems préalablement établie par les immigrants caribéens. Et ont ainsi produit une nouvelle mouvance musicale à l'identité unique en son genre (le "hardcore continuum", plus communément résumé en "bass music"), qui n'allait avoir de cesse d'évoluer et d'enfanter de nouveaux genres année après année.

Si l'on se permet cette longue digression historique pour évoquer le cas d'artistes comme Kowton ou Randomer (photo), c'est qu'elle est tout simplement indispensable pour comprendre ce qui fait la sève de leur musique. L'un comme l'autre font bel et bien de la techno, mais pour peu qu'on y jette une oreille attentive, on y discerne en effet, à dose homéopathique, une multitude d'influences typiquement britanniques : drum'n'bass, jungle, grime, dubstep… Rien de flagrant à proprement parler, puisqu'on ne parle pas ici de fusion ou de mélange des genres, mais plutôt d'un patrimoine (contre-)culturel avec lequel les artistes ont grandi et qui infuse de façon sous-jacente chacune de leurs compositions.

Nouveau départ

C'est à la fin des années 2000, lorsque le dubstep quitte son rôle de matrice souterraine de la dance music britannique pour se transformer en terrain de jeu sous stéroïde pour jeunes festivaliers américains chahuteurs, qu'émergent progressivement de l'ombre les deux artistes. Au même titre que tout un pan de la scène bass music historique, ils entament alors une mue progressive vers le versant le plus underground et le plus dénudé de la techno pour mieux s'approprier de nouveaux territoires sonores.

Après une première série remarquée d'EPs sur Hemlock Recordings, Randomer rejoint ainsi l'écurie new-yorkaise L.I.E.S, tandis que Kowton fonde de son côté à Bristol, en collaboration avec Peverelist et Asusu, le label de référence Livity Sound. Une prise de risque qui va permettre aux deux artistes de transformer, chacun dans leur registre, leur singularité en véritable marque de fabrique, au point de les imposer ces dernières années parmi les principaux fers de lance du renouveau britannique.

Randomer, Kowton, Serom et Leonard Lampion, samedi 30 janvier à 23h à la Belle électrique


Micropop Records présente : Randomer...

+ Kowton + Serom + Leonard Lampion (électro)
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Danser la fin du monde avec Broken English Club

MUSIQUES | « Voyage au bout de la nuit au travers les sonorités techno, industrial et electronic body music, telle est la visée des soirées "Subversion" » annonce l'asso The Dare Night qui les organise. Et qui propose une deuxième édition, samedi 10 novembre à l'Ampérage, prometteuse.

Damien Grimbert | Mardi 6 novembre 2018

Danser la fin du monde avec Broken English Club

Cela n’aura pas échappé aux adeptes : ces cinq dernières années ont été marquées, au sein de la sphère techno, par un regain d’intérêt conséquent pour les sonorités rêches et froides des musiques industrielles. Une tendance lourde à laquelle l’asso grenobloise The Dare Night a logiquement décidé de dédier une soirée thématique, Subversion, qui, après un premier volet marqué par les prestations de Codex Empire et J-Zbel, fait son retour ce samedi avec deux nouveaux lives a priori tout aussi incandescents. Notamment celui de Broken English Club, side-project industriel volontiers expérimental du vétéran techno Oliver Ho, qui enchaine les sorties à un rythme prononcé depuis 2014. On l’avait ainsi repéré en 2015 avec son EP Scars pour le label Cititrax, d’où surnageait le formidable Channel 83, porté par des rythmiques downtempo oppressantes et… des hurlements de loups. Trois EPs et deux albums plus tard (The English Beach et White Rats, tous deux sortis sur l’excellent label L.I.E.S. de Ron Morelli), le Britannique n’a visiblement rien perdu de sa capacité à créer des ambiances apocalyptiques qui semblent figée

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Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Soirée | DJs défricheurs aussi passionnés que passionnants, les Français DJ AZF et Simo Cell apportent, chacun dans leur registre, un vent de fraîcheur bienvenu au sein d’une scène techno encore trop souvent engoncée dans ses conservatismes et ses conventions. Ils seront vendredi 5 janvier sur la scène de l'Ampérage.

Damien Grimbert | Mardi 19 décembre 2017

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Il n’y a rien à y faire. Année après année, on reste abasourdi par l’écart béant entre l’incroyable champ des possibles offert par l’univers des musiques électroniques dansantes et l’usage extrêmement restreint, polissé et propre sur lui auquel le cantonnent la plupart des DJs en activité. Depuis quelques années néanmoins, le paysage est progressivement en train de changer : plus divers, plus ouvert, plus varié… Et parmi les forces actives de ce changement, on peut notamment compter DJ AZF. Auditrice de rap passée par la case free party avant de devenir l’un des véritables piliers de la scène club parisienne actuelle, AZF n’est pourtant pas du style à jouer la carte de l’éclectisme dans ses sets : amatrice d’une techno énergique, sale, sombre et suintante imprégnée d’influences acid, rave et industrielles, elle aime quand ça tape fort. Mais l’implication et l’engagement hors norme dont elle témoigne dans ses sets se retrouvent également en dehors du dancefloor. Au travers de ses émissions sur Rinse France, de ses résidences à la Java ou du festival "Qui embrouille qui" auquel elle a donné naissance cette année, elle préfère confier les platin

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Objekt, objet dansant non identifié

Soirée | Le jeune prodige berlinois de la techno sera vendredi 3 mars à la Belle électrique, grâce aux Grenoblois de Micropop. Réservez votre soirée !

Damien Grimbert | Mardi 28 février 2017

Objekt, objet dansant non identifié

C’est une chose d’inviter régulièrement des artistes techno et house à venir se produire à Grenoble. C’en est une toute autre de construire pas à pas une identité musicale forte et singulière, en sélectionnant chaque artiste non pas par sa capacité à rameuter les foules, mais par sa faculté à refléter les dernières évolutions d’une scène électronique en perpétuelle mutation. Et dans ce domaine, force est de reconnaître que le crew Micropop Records tire particulièrement bien son épingle du jeu. Après Ron Morelli, Helena Hauff, Low Jack, Kowton, DJ Richard ou encore John Heckle, les Grenoblois ont cette fois porté leur dévolu sur le Berlinois Objekt, jeune prodige techno signé sur le passionnant label PAN de Bill Kouligas. Loin des sonorités lo-fi analogiques en vogue depuis quelques années, ce dernier a au contraire construit sa réputation sur une techno expérimentale hi-tech au sound-design effervescent, comme en témoignait déjà son remarqué premier album Flatland en 2014. Pour autant, c’est bel et bien ses DJ-sets hautement aventureux, où s’entrecroisent influences IDM, électro, ambient, acid, noise, breakbeat et expérimental, qui o

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Tessela, escale en polyrythmie

DJ | Samedi 28 janvier à l'Ampérage, on a rendez-vous avec un jeune prodige de la scène anglaise techno.

Damien Grimbert | Mardi 24 janvier 2017

Tessela, escale en polyrythmie

En simplifiant un peu les choses, on pourrait dire qu’il existe deux grandes écoles pour composer de la techno. La première, vastement majoritaire, consisterait à partir d’une construction rythmique simple, puis d’en peaufiner inlassablement chacun des éléments jusqu’à obtenir un morceau subtil et impeccablement produit. La seconde, plus aventureuse, reposerait au contraire sur une forme de complexe chaos organisé, où différents rythmes bruts se superposeraient, se croiseraient et s’entrechoqueraient, de manière à créer une dynamique sans cesse fluctuante et hautement addictive. C’est clairement dans ce deuxième courant que s’inscrit la musique de Tessela, jeune prodige de la scène anglaise signé sur R&S, prestigieux label belge désormais relocalisé à Londres. Influencé conjointement par les breakbeats acérés et les samples vocaux pitchés de la scène rave du début des années 1990, les premiers morceaux de jungle et les différentes circonvolutions de la constellation bass music, Tessela s’est imposé en l’espace de quelques années, et autant de tubes fondateurs, comme l’une des sources de renouvellement les plus passionnantes de l’héritage techno. Au

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Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | On va clubber où ces prochains jours ? Réponses : au Vertigo, à la Bobine et au Mark XIII.

Damien Grimbert | Mardi 29 novembre 2016

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait parfois presque à oublier que Feadz reste toujours, plus de quinze ans après ses débuts, parmi les meilleurs DJs français en activité. Pionnier des croisements entre électro old-school, house, rap, techno, club, bass et ghetto music, producteur de l’égérie Uffie à ses débuts, auteur d’excellents maxis pour Ed Banger et BPitch Control, Fabien Planta continue aujourd’hui d’électriser les dancefloors aux côtés de la nouvelle génération avec des sorties sur des labels comme Sound Pellegrino, Moveltraxx ou Paradoxe Club. _______ 01-03.12.16 > Mark XIII Anniversaire de la reprise du bar Pour fêter en beauté l’anniversaire des trois ans de la reprise du bar par les deux nouveaux patron Luc et Pauline, le Mark

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Helena Hauff, projet chaos au festival Jour & Nuit

MUSIQUES | Zoom sur l'une des têtes d'affiche du festival, qui se produira vendredi 9 septembre au club secret du Palais des sports.

Damien Grimbert | Mardi 6 septembre 2016

Helena Hauff, projet chaos au festival Jour & Nuit

Tête d’affiche de la première nuit du festival Jour & Nuit, Helena Hauff n’oscille pas forcément dans un registre radicalement nouveau. Cette techno sombre, brute et abrasive, teintée de pulsations industrielles, d’électro de Detroit, de mélodies synthétiques, de sonorités acid et d’influences cold-wave et italo-disco, on l’a déjà entendue chez d’autres, mais rarement dispensée avec une telle force de conviction. Originaire de Hambourg et figure récurrente des soirées interlopes du club Golden Pudel, centre névralgique de la scène underground de la ville, la jeune Allemande a vu sa carrière exploser en l’espace de quelques années. Une carrière pourtant construite sur des valeurs diamétralement opposées à celles actuellement en cours dans la scène électronique mondiale : à rebours du fonctionnalisme et de la seule quête d’efficacité, Helena Hauff défend en effet une techno sauvage, crue, pulsionnelle et indisciplinée, où l’intensité et la puissance d’évocation règnent en seuls maîtres à bord. Quitte à déstabiliser l’auditeur et

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Quatre assos grenobloises sinon rien

MUSIQUES | Samedi 2 juillet, c'est soirée électro à la Belle électrique. Et ce sont des Grenoblois qui prennent les manettes.

Damien Grimbert | Mardi 28 juin 2016

Quatre assos grenobloises sinon rien

C’est une évidence trop souvent passée sous silence : la vie nocturne grenobloise ne serait rien sans le travail de défrichage quotidien mené par les assos électro locales. Ce sont elles qui accouchent des propositions artistiques les plus aventureuses, en invitant des DJs internationaux que personne d’autre ne se risquerait à programmer. Elles également qui permettent aux artistes émergents grenoblois de trouver une famille d’accueil, au sein de laquelle ils pourront grandir et se développer. Elles enfin qui sont les garantes de la vitalité de la plupart des soirées, en se démenant au quotidien pour attirer un nouveau public à venir partager leurs coups de cœur musicaux. Ce n’est donc que justice de voir ce samedi quatre de ces associations mises à l’honneur à la Belle électrique, le temps d’une soirée 100% locale. À l’affiche, les artistes du label Micropop Records, dont on vous a déjà vanté plus d’une fois les mérites, les vétérans chevronnés du crew Icône, en activité depuis maintenant deux décennies, les activistes techno de

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Techno océanique avec DJ Richard et December

MUSIQUES | Ce samedi à l'Ampérage, la techno sera plus que de la techno. Et c'est tant mieux.

Damien Grimbert | Mardi 7 juin 2016

Techno océanique avec DJ Richard et December

Organisée conjointement par Hedone et Micropop, soit deux des collectifs techno grenoblois les plus aventureux en la matière, la soirée de ce samedi à l’Ampérage devrait réconcilier tous ceux qui attendent des musiques électroniques plus qu’un simple support monotone pour danser jusqu’à ce que la lassitude s’installe. Privilégiant l’investissement émotionnel et la puissance d’évocation à la fonctionnalité pure et simple, ses deux têtes d’affiches – DJ Richard et December – défendent en effet une vision de la techno radicalement différente du tout venant. Co-fondateur de l’excellent label new-yorkais White Material, le premier (en photo) est l’une des figures de proue de la scène "outsider techno" qui rassemble, comme son nom l’indique, des artistes évoluant en marge des clichés habituellement accolés au genre. Sorti l’an passé sur Dial Records, son premier album Grind est ainsi emprunt d’une nostalgie pour les atmosphères côtières de l’État de Rhode Island, dans le Nord-Est des États-Unis, qui l’a vu grandir.

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Low Jack : la techno sans forcer

MUSIQUES | Auteur de fabuleux DJ-sets où les genres s’entrecroisent pour libérer une énergie primitive et sauvage, et d’une série d’albums hétéroclites à la croisée de la club culture et des musiques expérimentales, Low Jack défend une vision des musiques électroniques aussi singulière qu’excitante. Il sera de passage ce samedi à l’Ampérage à l'invitation de l'association grenobloise Micropop. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 10 mai 2016

Low Jack : la techno sans forcer

C’est une remarque qui arrive très tôt, au bout de quelques minutes à peine d’interview : « La techno à proprement parler, je n’en joue pas tant que ça. Ce qui m’intéresse, c’est surtout l’idée de répétition, d’intensité, de dimension primitive, sauvage, physique… » Loin de s’enfermer dans un registre trop uniforme, le DJ-set selon le Parisien né au Honduras Low Jack, c’est surtout un vaste champ des possibles où se côtoient les influences les plus diverses : indus, post-punk, dub, ambient, musiques ethniques traditionnelles, noise, drone, power electronics, électro-funk, house, hip-hop, ghetto et bass music… « J’ai une définition du genre assez large, il y a certaines musiques que je vais recontextualiser en les confrontant à d’autres morceaux plus contemporains, et c’est surtout la façon de les jouer, de les intégrer les uns à la suite des autres, qui va me permettre de les désigner comme quelque chose de "techno", et de les jouer dans un club à 3h du mat. ». Une approche qui doit sans doute aux origines rap de l’artiste (« ça a été un point d’entrée pour tout le reste, la techno, la house, la musique industrielle… Par effet de domino, chaque st

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Qui es-tu, Micropop ?

ACTUS | Focus sur l'association à qui on doit la venue de Ron Morelli et DJ TLR ce samedi à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 23 juin 2015

Qui es-tu, Micropop ?

Organisateur de la soirée à la Belle électrique avec Ron Morelli et DJ TLR, le collectif Micropop Records n’est apparu dans le paysage musical grenoblois qu’il y a un peu plus de deux ans, mais a rapidement réussi à s’imposer comme un incontournable chez les amateurs de musiques électroniques dansantes. Après un premier galop d’essai au mois de mars 2013, avec une soirée au Bar MC2 réunissant Tomas More et Clément Meyer du label Get The Curse, l’asso se rapatrie dès le mois de septembre suivant au Drak-Art, où elle invite depuis à intervalle régulier quelques-uns des artistes les plus excitants de la scène électronique actuelle : Carreno is LB, Jennifer Cardini, John Heckle, Low Jack, Remain… Composé d’un noyau dur d’une dizaine de personnes autour duquel gravitent un certain nombre d’électrons libres, Micropop investit également le Mark XIII dans le cadre de résidences mensuelles et développe en parallèle quelques projets plus discrets comme les MIXLR Sessions (dans lesquelles un artiste extérieur au collec

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Ron Morelli et DJ TLR : la techno à contre-courant

MUSIQUES | Fondateurs respectifs de deux des labels électroniques les plus passionnants des années 2000 et 2010 (L.I.E.S. et Crème Organization), Ron Morelli et DJ TLR sont les figures de proue d’une nouvelle scène techno qui refuse toute afféterie pour mieux rendre au genre sa puissance d’évocation originelle. Ils seront de passage cette semaine à la Belle électrique à l'invitation de l'association grenobloise Micropop.

Damien Grimbert | Mardi 23 juin 2015

Ron Morelli et DJ TLR : la techno à contre-courant

Les plus observateurs d’entre vous l’auront probablement déjà remarqué : la techno et la house n’ont sans doute jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui. À Paris et dans toutes les grandes villes de France, un public grandissant, avide de nouveauté et de plus en plus pointu, se rue en masse dans les nouveaux clubs et festivals dédiés au genre pour se trémousser en rythme et partager des moments de fête mémorables entre amis. Le revers de la médaille, malheureusement, est que pour en arriver là, le genre a dû gommer au passage une bonne partie de ce qui faisait sa singularité et de sa force subversive. Propre et policée au point de sentir parfois la javel, la techno d’aujourd’hui est de plus en plus fonctionnelle mais de moins en moins personnelle, et a gagné en fréquentabilité ce qu’elle a perdu en puissance d’évocation. De musique futuriste, rugueuse, anticonformiste, mal aimée et mal élevée, elle s’est transformée avec les années en sorte de gendre musical idéal : branchée, élégante, cultivée, complètement dans l’air du temps, mais souvent désespérément ennuyeuse. Comme souvent dans ce genre de cas, heureusement, une nouvelle vague d’artistes s’est constr

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Les soirées de juin

MUSIQUES | Zoom sur cinq temps forts des nuits grenobloises.

Damien Grimbert | Mardi 2 juin 2015

Les soirées de juin

Adana Twins Pour fêter ses 18 années d’existence, le Vertigo a eu la bonne idée d’inviter le duo de Hamburg Adana Twins, qui nous avait déjà rendu visite au Bar MC2 il y a un peu plus de deux ans. Signés sur le très bon label berlinois Exploited Records, Take It Easy & Friso sont les auteurs d’une house volontiers deep et néanmoins redoutable d’efficacité, qui englobe toutes les caractéristiques du son berlinois (propre, léché, minimaliste), mais sait également s’ouvrir à des influences plus souples à l’occasion, le duo cultivant en parallèle un amour de longue date pour les sonorités groove, funk, hip-hop et tropical. Les 10 ans du Vertigo avec Adana Twins, vendredi 12 juin au Vertigo

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Micropop Records

MUSIQUES | Nom : Micropop Records Site : www.micropoprecords.com Créée en : décembre 2012 Styles musicaux défendus : techno, house et électro… Artistes associés : (...)

Aurélien Martinez | Mardi 1 avril 2014

Micropop Records

Nom : Micropop Records Site : www.micropoprecords.com Créée en : décembre 2012 Styles musicaux défendus : techno, house et électro… Artistes associés : Serom, Omaria, Sebic et Paul André Artistes invités : Clement Meyer (Get The Curse), Tomas More (Get The Curse), Jennifer Cardini (Correspondant), Carreno is LB (Correspondant), Danny Benedettini (Items & Things)… Soirées : Micropop Records Residency, tous les deux mois au Mark XIII + soirées spéciales au Bauhaus Bar, au Bal Ptit Club et au Drak-Art Prochaine sortie discographique : « pour bientôt ! » Prochaine soirée : vendredi 18 avril au Bal Ptit Club

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