Erik Minkkinen et Pierre Faure : musique sans concession

MUSIQUES | Les amateurs de bruit à l’état pur vont être ravis lundi 29 mai au 102.

Damien Grimbert | Mardi 23 mai 2017

Rencontre entre deux artistes amateurs de bruit à l'état pur, de textures sonores chaotiques, de saturations malaisantes et de distorsions à tout crin, le concert proposé au 102 ce lundi 29 mai à 20h30 n'est pas, vous l'aurez compris, recommandé aux âmes et oreilles sensibles. Ce qui ne l'empêche pas, pour à peu près les mêmes raisons, de s'annoncer comme l'un des évènements musicaux les plus palpitants de cette fin de mois de mai.

Au programme, un solo d'Erik Minkkinen (en photo), membre fondateur du fabuleux trio parisien Sister Iodine, dont les expérimentations / déflagrations bruitistes et effrénées entre no wave, harsh noise et black métal, d'une inventivité et précision infinie, ont progressivement acquis à leur cause une foule sans cesse croissante d'adeptes depuis les débuts du groupe à l'orée des années 1990.

Il sera ensuite rejoint sur scène le temps d'un duo inédit par le guitariste Pierre Faure, qui distille quant à lui sa passion pour l'expérimentation débridée au sein de formations aussi recommandables que Nappe, Sun Stabbed ou encore La Morte Young.


Erik Minkkinen + Pierre Faure


Le 102 102 rue d'Alembert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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C.I.A. Debutante : au royaume de l’expérimentation

Concert | Jeudi 12 septembre, on a rendez-vous au Dock pour un "petit" concert qui promet.

Damien Grimbert | Mardi 10 septembre 2019

C.I.A. Debutante : au royaume de l’expérimentation

Non content de sortir régulièrement d’excellents disques (on vous recommande en vrac ceux de Denis Morin, MACON, Binary Digit ou encore Jack Nicklaus Tribute Band), le label grenoblois Stochastic Releases organise aussi à l’occasion de très alléchants concerts, comme en témoigne le line-up de haute volée réuni ce jeudi 12 septembre au Dock. Outre Unchained, solo guitare / cassette multipiste de l’Américain résidant à Grenoble Nathan Davis, et Sun Stabbed, projet ambient/drone/noise réunissant à la guitare électrique amplifiée deux des membres de La Morte Young (Thierry Monnier et Pierre Faure), la soirée sera ainsi l’occasion de découvrir les paysages sonores heurtés hautement envoûtants de C.I.A. Débutante (photo), quelque part entre électronique vintage, noise, ambient, et spoken word atmosphérique. Composé de Nathan Roche (Le Villejuif Underground) au micro et à la guitare et de Paul Bonnet (Disposition Matrix, Nightclub Toilet) aux synthés et boîtes à rythmes, le duo n’a en effet pas son pa

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Snapped Ankles : chevilles ouvrières

Concert | Le groupe londonien adepte du "punktronica" sera vendredi 7 juin à la Bobine avec, dans ses valises, de drôles d’instruments façon hommes des bois. Tout un programme.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 juin 2019

Snapped Ankles : chevilles ouvrières

Quand on croit avoir tout vu en matière d'originaux déguisés qui font les zozos avec des instruments improbables (une tradition qui remonte à loin), c'est là que débarquent les Britanniques de Snapped Ankles. Lesquels doivent leur nom à la fameuse scène de cassage de chevilles du Misery de Stephen King, ce qui vous pose les gaillards. Nous sommes en 2017 et une bande d'hurluberlus grimés en hommes des bois (pour ne pas dire en bois tout court) s'avance donc avec une musique que certains ont qualifiée comme la rencontre entre The Fall et un groupe de modems défectueux (sans que l'on sache si l'on parle là du périphérique internet ou de membres du parti bayrouiste). Et dont les influences vont d'Ikea à Jean-Luc Godard et Fela Kuti et les instruments de la basse et la batterie à des peaux d'animaux et des bûches de bois reliées à des synthés. Ainsi équipés, les zinzins londoniens pratiquent un genre du post-punk tribal et théâtral qui dénonce non sans humour – mais ça vous l'aviez compris – la marche folle du monde. À l'inaugural Come play the Trees, ces amoureux de l

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"Bruit de la bande géant" : une nuit à l’écoute au 102

Événement | C’était il y a un peu plus de deux ans : pour fêter ses trente ans d’existence, le collectif Archipel Urbain, plaque tournante européenne vitale, (...)

Damien Grimbert | Mardi 29 janvier 2019

C’était il y a un peu plus de deux ans : pour fêter ses trente ans d’existence, le collectif Archipel Urbain, plaque tournante européenne vitale, vivante et singulière pour la promotion, la diffusion et la création des musiques expérimentales et improvisées sous toutes leurs formes, avait organisé au 102 une "nuit blanche d’écoute collective" construite autour d’une programmation fleuve d’une dizaine d’heures concoctée par ses différents membres. Une expérience singulière qui sera renouvelée ce vendredi 1er février au même endroit, avec de nouveau « des pièces sonores très différentes les unes des autres, de différentes époques et de différentes régions du monde : du "field recording", des enregistrements spontanés, des sons tirés d'œuvres pas proprement musicales comme la sculpture ou le cinéma, des bruits, des chants d'animaux, des voix étranges... ». Pour y assister, rendez-vous entre 19h30 et 20h30 au 102 rue d’Alembert armé de duvets, couvertures, oreillers, l’équipe sur place se chargeant de proposer boissons et collations pour tenir jusqu’au brunch du matin.

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"Le bord de la bande" : quand les voix des autres envahissent le 102

Installation | Du mercredi 6 au dimanche 17 juin, le 102 propose une pièce sonore diffusée sur une installation de 40 transistors radio. On vous explique tout ça.

Damien Grimbert | Lundi 4 juin 2018

C’est une installation peu commune que celle que présentent Anne-Julie Rollet et Anne-Laure Pigache au 102. Intitulée Le Bord de la bande, elle réunit pas moins de 40 transistors radio (avec tout ce que cela inclut d’approximations, de légers grésillements…) sur lesquels le son se promène et circule à volonté par le biais d’un émetteur. Un dispositif pensé et conçu pour diffuser une pièce sonore tout aussi singulière, issue d’une longue série de rencontres et d’entretiens avec des « entendeurs de voix » réunis au sein des groupes de paroles du REV (Réseau français sur l’entente de voix). Si le fait d’entendre des voix est souvent considéré comme le symptôme de troubles schizophréniques, ce n’est pas pour autant cette dimension pathologique qui intéressait les artistes, mais plutôt la notion d’« audible intangible, que les entendeurs de voix sont seuls à percevoir et pouvoir décrire ». D’où l’intérêt de diffuser la pièce par le biais d’un tel dispositif qui permet, en jouant sur la multiplicité des sources sonores, de créer une fascinante synergie entre les thèmes abordés lors de la conception de la pi

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Festival Stéréogramme Passionata : popcorn et pellicule au 102

Cinéma | Films expérimentaux, found footage, fictions audacieuses, documentaires de création… C’est à un gigantesque brassage de genre et formats cinématographiques que nous convie le festival Stéréogramme Passionata, organisé vendredi 6 et samedi 7 avril au 102.

Damien Grimbert | Mardi 3 avril 2018

Festival Stéréogramme Passionata : popcorn et pellicule au 102

À l’origine étaient cinq collectifs, de dimension variable et basés dans différentes villes, mais réunis par la même passion frénétique et débordante pour la collection, diffusion, manipulation et fabrication d’ « images en mouvement » : Gran Lux à Saint-Étienne, Météorites à Lyon, Le Spoutnik à Genève, Vidéodrome 2 à Marseille et Art Toung! à Grenoble. À force de se croiser d’un événement à un autre, vint logiquement l’idée de se réunir le temps d’un week-end pour échanger en bonne et due forme. Et plutôt que de rester dans l’entre-soi, de convier le public à la fête. C’est ainsi qu'est né, de façon très informelle, le festival Stéréogramme Passionata, avec une première soirée de projection le vendredi réunissant un moyen-métrage choisi par chacun des collectifs, suivie dès le lendemain d’une journée en forme de feu d’artifice cinématographique qui transformera temporairement le 102 en véritable multiplexe alternatif, avec différentes séances projetées dans quatre ou cinq salles différentes. Au programme ce soir Forcément, le rassemblement d’un si grand nombre de fondus de pellicule n’allait pas accoucher d’une programma

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Incandescence sonore avec Sister Iodine

Concert | Mardi 3 avril au 102, on aura droit à du lourd. À savoir le harsh noise des Parisiens de Sister Iodine, qu'on vous présente.

Damien Grimbert | Mardi 27 mars 2018

Incandescence sonore avec Sister Iodine

Il serait tentant, pour décrire la musique du trio mythique de la scène harsh noise (une musique bruitiste et violente) parisienne Sister Iodine, de se focaliser exclusivement sur son insatiable corrosivité : "uneasy listening à l’état pur", "symphonie pour marteaux-piqueurs et fraises de dentiste quelque part entre l’acide chlorhydrique et les neufs cercles de l’Enfer" et autres formules-choc faciles. Mais cela ne saurait pour autant vraiment rendre justice à la sauvagerie fabuleuse, brute et avant-gardiste, émanant d'une formation qui, depuis le début des années 1990, emprunte à diverses entités comme la no-wave, l’électronique, l’ambient, le black métal et les musiques expérimentales pour repousser toujours un cran plus loin les limites de son cathartique exorcisme sonore. Si Venom, dernier album en date sorti sur l’excellent label égyptien Nashazphone, a été si bien accueilli (par les amateurs du genre, entendons-nous – le plateau télé n’est pas encore pour demain), ce n’est clairement pas seulement grâce à son incroyable radicalité. Mais bien parce qu’il explore aussi, dans une dé

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Rentrée vrombissante au 102

CONNAITRE | Pour lancer sa nouvelle saison, « l'espace autogéré » de la rue d’Alembert propose deux soirées (dimanche 1er et lundi 2 octobre) : une axée cinéma et une axée musique. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 26 septembre 2017

Rentrée vrombissante au 102

Une soirée cinéma suivie d’une soirée concert, c’est l’alléchante proposition de l’équipe du 102 pour ouvrir sa saison. Débuts des hostilités le dimanche 1er octobre avec une série de projections sur le thème des véhicules motorisés et de leur univers – mécanique, huile, essence, cambouis… Au programme, pas de rediffusion intempestive de Top Gear, ni d’intégrale de la saga Fast & Furious, mais plutôt une sélection triée sur le volet de films rares et méconnus, oscillant entre courts-métrages, documentaires de création et cinéma expérimental. L’occasion par exemple de découvrir le très attendu nouveau documentaire de la réalisatrice d’East Punk Memories Lucile Chaufour (115 DB, en photo) ou encore un téléfilm haletant du début des années 1970, signé par un jeune cinéaste depuis rentré dans la postérité et entièrement centré sur la fuite effrénée d’un automobiliste poursuivi par un mystérieux camion – vous découvrirez bien de quoi on parle sur place ! Le lendemain, fini les images et place à la musique, avec un concert du radical trio noise norvégien MOE, auteur de déflagrations sonores incantatoires qu’on nous décrit co

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Archipel Urbain : « un anniversaire sans dancefloor »

MUSIQUES | Jeudi 22 décembre au 102, ce sera nuit blanche d’écoute collective...

Damien Grimbert | Lundi 19 décembre 2016

Archipel Urbain : « un anniversaire sans dancefloor »

Créé en décembre 1986 au 102 rue d’Alembert, le collectif Archipel Urbain s’est imposé en l’espace de trente ans comme une plaque tournante européenne vitale, vivante et singulière pour la promotion, la diffusion et la création des musiques expérimentales et improvisées sous toutes leurs formes. Une telle longévité méritait bien évidemment un anniversaire, restait juste à déterminer sous quelle forme exactement on allait bien pouvoir fêter 30 ans de musique expérimentale... Plutôt que de jouer la carte (attendue) du live et des choix cornéliens qui l’accompagnent, l’équipe actuelle a privilégie une nuit blanche d’écoute collective, construite autour d’une programmation fleuve d’une dizaine d’heures concoctée par la vingtaine de programmateurs qui se sont succédé depuis la création du collectif. Un peu comme une immense émission de radio qu’on écouterait confortablement recroquevillés entre amis jusqu’au petit matin, et qui alternerait bandes-son, collages, créations sonores, field-recording, œuvres électro-acoustiques, lives enregistrés, pièces radiophoniques et autres étrangetés en tout genre, de Charlemagne Palestine à Ryoji Ikeda… Une prop

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Des étincelles au coin du feu avec le Braséro cinéma du 102

Projections | « En juin dernier, on s’est dit que ça serait chouette de projeter des films dans le jardin du 102 en plein hiver. » L’équipe du 102 l’a voulu : elle le fera ce mardi 13 décembre. Avec une sélection hautement incandescente.

Damien Grimbert | Mardi 6 décembre 2016

Des étincelles au coin du feu avec le Braséro cinéma du 102

Les meilleures idées sont parfois les plus simples, et souvent les plus incongrues. Imaginez donc une séance de projection en plein air, en plein hiver, dans un jardin mais entourés de braséros. C’est ni plus ni moins ce que vous propose l’équipe d’Artoung ! ce mardi au 102. Une équipe qui, parce qu’elle n’en est pas à une bonne idée près, a également centré sa programmation autour de thèmes hautement calorifiques : « chaleur, incandescence, sable et sang chaud, électricité, fièvre, thermomètre, Celsius, brûlure, hutte de sudation ». Parmi les métrages projetés sur grand écran, des documentaires, des films expérimentaux, et des documentaires expérimentaux, avec une sélection oscillant des années 1960 à nos jours et incluant notamment l’excellent moyen-métrage d’un célèbre cinéaste allemand sur l’éruption d’un volcan à la Guadeloupe. Également au programme, « une succession de feux d’artifices et des lumières filmés par superposition », des scènes de vie quotidienne sur la plage de Copacabana en 1982, un très sensuel court-métrage d’avant-garde japonais, une performance improvisée réunissant trois projecteurs 16mm, deux vidéo

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Le 102 se plie en 4 avec L’Effervescent 2

CONNAITRE | Zoom sur le festival que le 102 rue d'Alembert organise du jeudi 19 au dimanche 22 mai. Au programme ? Des concerts mais pas que...

Damien Grimbert | Mardi 17 mai 2016

Le 102 se plie en 4 avec L’Effervescent 2

Non content d’offrir chaque mois plusieurs propositions singulières dans les domaines (entre autres) de la musique et du cinéma expérimental, le 102 s’est mis en tête d’organiser, comme il l’avait déjà fait pour les 30 ans du lieu en 2013 et avec Stellaire Amas en 2014, un festival concentré sur plusieurs jours. Organisé en collaboration avec Metamkine, le festival L’Effervescent 2 réunira donc, du jeudi 19 au dimanche 22 mai inclus, une pléiade de concerts, performances, projections de films, conférences, parcours sonores et autres « destructions instrumentales » dans l’espace autogéré de la rue d’Alembert. Soit l’occasion idéale pour découvrir des artistes locaux comme internationaux souvent invisibles ailleurs, officiant chacun dans des gammes aussi diverses que peu communes. Faute de place pour pouvoir tous les citer, on vous renvoie au site internet du lieu pour une présentation détaillée de chaque artiste (www.le102.net), non sans vous avoir recommandé au préalable d’arriver tôt pour être sur de pouvoir trouver place dans l’enceinte (relativement restreinte) du lieu.

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« Une rave party pour insectes »

CONNAITRE | Franchement, à l’idée de visiter une installation sonore et visuelle prenant la forme d’un « manège polyphonique » à base de haut-parleurs recomposés, (...)

Damien Grimbert | Mercredi 13 mai 2015

« Une rave party pour insectes »

Franchement, à l’idée de visiter une installation sonore et visuelle prenant la forme d’un « manège polyphonique » à base de haut-parleurs recomposés, on était partagés entre saine curiosité… et appréhension de ne rien capter. Première surprise, la visite se déroule à la nuit tombée, téléphone portable coupé. Une fois arrivés à l’étage, à l’entrée des deux salles dans lesquelles se déroule l’installation, on ne voit pas grand-chose (si ce n’est un assemblement de petites structures diverses plongées dans la pénombre et quelques ombres mouvantes) ; et, surtout on entend encore moins. Pourtant, après une bonne dizaine de minutes à errer les bras ballants, d’attraction en attraction, la magie commence à opérer. Dans la salle du fond, des micro-sons cycliques à peine discernables au premier abord prennent peu à peu plus d’importance jusqu’à former un intrigant ballet sonore. Et sous la yourte improvisée de la première pièce, on se retrouve immergés par diverses sources sonores aléatoires, évoluant dans un chaos apparent Portés par l’ambiance singulière, les jeux de lumières et les bruits et chuchotements discrets des quelques personnes présentes, on ent

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Le 102 : auprès de mon squat

ACTUS | En 1983, le 102, squat autogéré axé sur la diffusion de « formes artistiques et politiques marginales », ouvrait ses portes. Aujourd’hui, il est toujours là, et s’est mué en « lieu autogéré de diffusion et de réflexion » dixit l’équipe aux commandes. Une équipe qui a prévu de fêter les trente ans du lieu en grande pompe, sur tout le mois de mai. Du coup, on a remonté le fil de l’histoire. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 18 avril 2013

Le 102 : auprès de mon squat

Rue d’Alembert, entre la Clinique mutualiste et la rue Nicolas Chorier, se trouve une maison qui, de l’extérieur, ressemble à n’importe quelle autre maison de ville grenobloise. Sauf qu’en réalité, on est très loin de la bicoque discrète et de son confort bourgeois – c’est même tout le contraire ! « En 1983, le 102 rue d’Alembert est une ancienne boutonnerie vide depuis des années. Du coup, une équipe de gens ouvre illégalement cet endroit qui appartient à la ville. Et il devient un lieu d’habitation et d’activités culturelles. » Cyril, l’un des membres du collectif aux commandes aujourd’hui, revient ainsi sur la naissance de ce projet tant culturel que politique. Pascal, lui aussi pilier du 102, embraie. « À la fin des années 80, le projet s’affine, et le 102 fédère une scène musicale alternative pas forcément représentée dans les institutions culturelles classiques. Au fur et à mesure, l’activité de diffusion se renforce et se structure. » Pareil pour le cinéma. Cyril : « Il y a la découverte du cinéma expérimental, avec notamment la mise en place d’un atelier de développement de film – ce qui, à l’époque, existe nulle part. » Pa

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Kidnappés

ECRANS | De Miguel Angel Vivas (Esp, 1h22) avec Guillermo Barrientos, Dritan Biba…

François Cau | Vendredi 25 novembre 2011

Kidnappés

Sous-genre cinématographique à la croisée du cinéma horrifique et du thriller, le home invasion movie (ou film d’invasion domestique) fonctionne invariablement selon le même schéma. Et ici, ça ne loupe pas. Des salopards cagoulés (et albanais) séquestrent une famille dans son domicile, la terrorisent jusqu’à l’inévitable escalade de violence. Rien de nouveau à l’horizon, d’autant que Miguel Angel Vivas se retranche en permanence derrière sa mise en scène, limitée à douze plans-séquences et un split-screen final. Un tour de force éculé, qui pourrait faire son petit effet s’il servait un propos ou au moins un semblant de script, mais c’est loin d’être le cas. Les réactions des personnages défient régulièrement toute logique ; la peur de l’autre, faute d’être correctement traitée, se transforme en racisme inconscient ; et la sauvagerie aveugle de l’épilogue procède d’une manipulation à la malhonnêteté putassière. Kidnappés n’est même pas désagréable, il est tout simplement vain.François Cau

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