Elli et Jacno, Étienne Daho... : la généalogie pop (et folle) de Calypso Valois

Concert | Son ascendance même (elle est la fille d'Elli et Jacno et la filleule d'Étienne Daho) a suffi à nourrir la hype autour de Calypso Valois, apprentie actrice (pour Olivier Assayas notamment) déjà remarquée au sein du duo Cinema que sa rencontre avec le compositeur et producteur Yan Wagner et les encouragements ont poussée pour de bon derrière un micro. Jusqu'à accoucher d'un premier album, "Cannibale", à la séduisante duplicité, entre mélodies pop, atmosphères savantes et rythmiques robotiques. Avant de la découvrir sur la scène de la Maison de la musique de Meylan, on tente ici de faire son arbre généalogique autant réel que fantasmé. Aurélien Martinez (avec Stéphane Duchêne)

Aurélien Martinez | Mardi 6 mars 2018

Les parents : Elli & Jacno

A Bailar Calypso (1987), c'est un tube dans la pure veine de ce que le meilleur des années 1980 a pu produire. Un morceau signé Elli Medeiros, à qui l'on devait déjà l'efficace Toi mon toi sorti un an plus tôt, qui s'adresse donc à une énigmatique Calypso « mi amor » – la chanteuse est née en Uruguay, d'où l'espagnol. Calypso est ainsi le prénom de la fille qu'Elli Medeiros a eu avec le musicien et chanteur français Jacno (Denis Quilliard). Un couple que la France découvre d'abord dans le groupe Stinky Toys, précurseur du punk en France, avant de voguer en duo sous le nom d'Elli et Jacno. Et de marquer le début des années 1980 avec leur son fait de synthétiseurs minimalistes qui convenaient parfaitement à leurs chansons pop et légères comme Main dans la main (dont les paroles sont un véritable hymne à la tolérance, contre tous ces tenants d'une norme rétrograde) ou le magnifique Les Nuits de la pleine lune, qui servit de bande originale au film du même nom d'Éric Rohmer.

Le duo se sépare en 1985, chacun voguant alors vers une carrière solo en dents de scie. Jacno meurt d'un cancer en 2009, à l'âge de 52 ans, dans une relative indifférence – même si son tube Rectangle lui a assuré une belle reconnaissance. Avant de bénéficier d'une hype posthume, notamment grâce à l'album de reprises Jacno Future regroupant des grands noms comme Christophe, Dominique A, Brigitte Fontaine, Jacques Higelin, Katerine, Benjamin Biolay… Un album dans lequel, en duo sur l'indémodable Amoureux solitaires que Jacno avait composé pour Lio en 1980, on retrouve Étienne Daho et Calypso Valois, soit le parrain et la filleule. Classe.


Le parrain : Étienne Daho

En tant que fan des Stinky Toys, Étienne Daho a été proche d'Elli et Jacno. Il a même organisé un de leurs concerts à Rouen en mode débrouille. Du coup, quand il a commencé à faire de la musique, il s'est logiquement tourné vers eux : Jacno a ainsi produit en 1981 son premier album Mythomane. Un compagnonnage artistique mais aussi personnel, puisque Daho devient ensuite le parrain de Calypso Valois. « Quand j'ai perdu mon père, il a été hyper présent. C'est cliché ce que je dis mais c'est vrai. Et depuis on est super proches » déclarait-elle en novembre sur le plateau de l'émission Quotidien, alors qu'Étienne Daho était invité pour promouvoir son dernier album Blitz.

Si Daho n'a pas participé officiellement au premier album de Calypso Valois, il l'a beaucoup soutenue et conseillée – il a financé ses premières maquettes. Et l'histoire (ou du moins Calypso Valois) raconte même que c'est lui qui l'a poussée à chanter, d'abord dans le cadre du duo synth-pop Cinema formé avec Alexandre Chatelard, puis en solo. Bonne idée et joli déblocage, vu que l'héritage classique transmis par sa grand-mère paternelle (la mère de Jacno), une fan de Chopin qui a mis l'enfant au piano dès l'âge de 5 ans, a d'abord été un frein pour que la jeune Calypso ose se lancer véritablement dans la musique, bien plus que la carrière de ses parents.


Le grand frère : Yan Wagner

« Il occupe une place prépondérante dans la musique française et en même temps un peu à part. Il est en tout cas parmi les pionniers d'une vraie pop française – j'entends par là une musique qui ne met pas tout dans les paroles, qui prend en compte le son et la production comme le faisaient les Anglo-Saxons. C'est devenu aujourd'hui quelque chose de tout à fait banal, mais c'était assez rare auparavant. »

Voilà ce que nous déclarait en 2014, dans le cadre d'un article sur Étienne Daho alors de passage à Grenoble, le musicien Yan Wagner (deux très chouettes albums à son actif), qui peut, avec d'autres (cette génération d'artistes qui revendiquent l'héritage des Daho, Jacno & co, baptisée comme ses aînés "jeunes gens modernes"), être vu comme l'un des filleuls potentiels du pape de la pop. Voire de Jacno. Logique donc qu'on le retrouve aux commandes du premier album de la véritable filleule de Daho.


Les cousines : Fishbach, Cléa Vincent, Juliette Armanet…

Aujourd'hui, Calypso Valois n'est pas la seule à porter ce glorieux héritage musical. Entre variété 80's et cold wave, la jeune Fishbach (elle est née en 1991) a par exemple livré l'an passé le vénéneux À ta merci, album défendu dans une série de concerts habités (comme celui de novembre dernier à la Source) qui lui valurent de figurer parmi les nommés de la catégorie "révélation scène" des dernières Victoires de la musique (Victoire remportée par Gaël Faye).

Et d'emmener dans ses bagages, pour quelques premières parties, une certaine Calypso Valois. Façon de déclarer que les jeunes gens modernes sont éternels, et qu'ils essaimeront encore longtemps, que ce soit avec elles deux comme avec leurs autres potentielles cousines Cléa Vincent ou la autant Sanson-compatible que Daho-compatible Juliette Armanet – sa reprise du morceau Des heures hindoues de Daho sur la scène des Victoires était sublime.

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Belles, belles, belles journées à Bourgoin-Jallieu

Festival | Pour sa quatrième édition, le festival berjallien Les Belles journées a misé sur de jeunes étoiles montantes sous l'égide de son nouveau programmateur, le madré Victor Bosch. De quoi prolonger l'été un peu plus longtemps en attendant la rentrée musicale.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

Belles, belles, belles journées à Bourgoin-Jallieu

On vous le dit tout de go, canicule réchauffement-climatico-induit oblige, les "belles journées" comme on dit dans les bulletins météo, on en a ras la marque du maillot. Si c'était possible, on ne serait pas contre de la pluie, de la drache (mais sans inondation) et des températures qui refroidissent le fond de l'os à moelle. Bref, on veut des journées moches à pleurer, et surtout un peu de répit. Ce n'est visiblement pas encore pour tout de suite. D'abord parce que l'été ne semble guère vouloir laisser la place, pas même à son cousin indien, nettement plus agréable à vivre. Ensuite parce qu'à Bourgoin-Jallieu, début septembre correspond justement à l'avènement local des Belles journées, sorte de micro-climat musical qui, chaque année, fait le lien entre la moiteur profuse et écrasante des festivals d'été et le début du marathon de la rentrée culturelle. Or des belles journées, il en faut pour ces Belles journées berjalliennes puisque la chose, on le rappelle, a lieu en plein air, au parc des Lilattes. Maxi best-of Et de l'air, le f

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Les Belles journées : et là, Bourgoin-Jallieu nous sort Juliette Armanet et Eddy de Pretto

Festival | Zoom sur la programmation de la nouvelle édition du festival musical berjallien prévue vendredi 7 et samedi 8 septembre.

Aurélien Martinez | Mercredi 22 août 2018

Les Belles journées : et là, Bourgoin-Jallieu nous sort Juliette Armanet et Eddy de Pretto

Alors que les derniers festivals de l’été sont en place (comme, à Grenoble, le Festival de la cour du vieux temple), et que va très vite débarquer Uriage en voix (événement qui, en Isère, marque symboliquement la fin des vacances avec deux journées de concerts gratuits – et quelques beaux noms cette année, comme les Moutain Men et Stephan Eicher), on regarde déjà vers les temps forts de la rentrée. Et il y en aura des prometteurs dans le coin, comme Jour & Nuit à la Belle électrique (« 2 nuits et 3 jours [de musique] en quasi continu ») ou encore le très "arts de la rue" Merci Bonsoir prévu

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Vu dans le Vercors (Music Festival)

Festival | Entre grande scène payante (le Foyer) et une à entrée libre (le Club), têtes de gondole et têtes chercheuses, le Vercors Music Festival poursuit son intéressante ascension dans le grand cirque des festivals d'été. Sélection de saison à découvrir du vendredi 6 au mardi 10 juillet à Autrans, Isère.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Vu dans le Vercors (Music Festival)

Bigflo & Oli Au Foyer, vendredi 6 juillet à 20h Des rappeurs formés au conservatoire, en France, ça fait mauvais genre, on se méfie. On cherche l'"authentique" d'un Eddy de Pretto greffé à son I-pod, on guette le Booba en eux, Orelsan les évite. Oui, les frérots du flow toulousain Bigflo & Oli souffrent de n'avoir pas l'image de mauvais garçons élevés à Scarface ou aux mixes crasseux. C'est sans doute ce qui les a conduits au sommet des charts français, partisans d'un rap à l'ancienne où la richesse de la rime le dispute à celle des instrus (leur totem : IAM). À force de clichés, le rap hexagonal a fini par faire de la place à ceux qui n'en étaient pas, quitte à leur coller, peut-être injustement, l'étiquette commerciale. En ouverture de leur deuxième album l'an dernier, le duo toulousain règle ses comptes et clame : « Le rap français choqué, il pensait pas nous trouver là / On m'écoute en Suisse, en Belgique, à la Réunion, à Nouméa (…) quand les chiffres sont

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Calypso Valois : nymphe pop

Concert | Critique du premier album de Calypso Valois, baptisé "Cannibale", avant son passage par la Maison de la musique de Meylan le vendredi 9 mars à 20h30.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Calypso Valois : nymphe pop

On aurait vite fait d'enfermer Calypso Valois, prénom de nymphe, nom grand-maternel plein de noblesse, dans ce cercle familial quelque peu oppressant ou ce réseau d'influences piégeux qui est le lot des fils et filles de. Mais ce serait ignorer l'écoute de son album Cannibale écrit et composée par elle seule, avec certes l'excellent Yan Wagner à la réalisation et Jean-Louis Piérot au mix. Un album qui, comme l'annonce son titre, se révèle vorace tant il semble vouloir se mettre sous la dent tout ce que la pop, française mais pas seulement, compte de variations, d'esthétiques, d'approches – en tirer une seule du lot serait comme tenter de jouer au mikado avec les composantes d'un disque qui vaut davantage que la somme de ses parties, en dépit de titres phares comme Le Jour, Vis-à-vis, Apprivoisé et bien sûr Cannibales (au pluriel, cette fois). En d'autres termes : on va ici un peu plus loin, sans pour autant la r

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Calypso Valois sera en concert en mars à Meylan

Concert | Son ascendance même (elle est la fille d'Elli et Jacno et la filleule d'Etienne Daho) a suffi à nourrir la hype autour de Calypso Valois, apprentie (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 15 janvier 2018

Calypso Valois sera en concert en mars à Meylan

Son ascendance même (elle est la fille d'Elli et Jacno et la filleule d'Etienne Daho) a suffi à nourrir la hype autour de Calypso Valois, apprentie actrice déjà remarquée au sein du duo Cinema que sa rencontre avec le compositeur et producteur Yan Wagner et les encouragements a poussée pour de bon derrière un micro. Jusqu'à accoucher d'un premier album, Cannibale, à la séduisante duplicité, entre mélodies pop, atmosphères savantes et rythmiques robotiques. Un peu dans la veine de cette Fishbach dont elle a assuré des premières parties. La billetterie est ouverte pour ce concert prévu le vendredi 9 mars à la Maison de la musique de Meylan

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Fishbach : « Les codes de la féminité et de la virilité nous engoncent depuis qu'on est gamins »

Concert | Entre variété 80's et cold wave, Fishbach a su développer, avec "À ta merci", premier album loué par la critique, un style très personnel imprégné par une jeunesse à Charleville-Mézières autant que par une fascination certaine pour la mort. Mais aussi un personnage androgyne à la voix unique, qui prend toute sa dimension sur scène. Explications avant son passage par la Source.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 novembre 2017

Fishbach : « Les codes de la féminité et de la virilité nous engoncent depuis qu'on est gamins »

Il y a une vraie dualité entre le titre de votre album, À ta merci, et l'attitude que vous pouvez renvoyer aussi bien sur la pochette que sur scène : un peu hautaine, un peu guerrière même... Fishbach : Je ne voulais pas tout mettre de Flora Fishbach, qui est mon vrai nom, dans ce projet. J'ai donc choisi de m'appeler juste Fishbach. Il y a déjà une dualité entre Flora et Fishbach. Cette pochette, c'est un portrait en clair-obscur, signe d'une ultra-confiance en soi et à la fois cadavérique. Parce que les voix que vous entendez sont celles d'une Fishbach qui est déjà morte. Je les ai enregistrées il y a longtemps et pour moi, ce sont des voix d'outre-tombe. Ce portrait, avec le titre À ta merci, a un côté "tranchez-moi la gorge", je ne m'appartiens plus. Cette dualité s'exprime aussi dans l'androgynie de votre personnage... Vous dites qu' « en maintenant l'androgynie, on laisse voir la personne ». Oui, parce que les codes de la féminité et de la virilité nous engoncent depuis qu'on est gamins. Moi, je me sens femme mais pas forcém

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Fishbach, sublime étoile noire

Concert | Révélation fracassante de la scène française, portée aux nues par la critique, l'Ardennaise Fishbach, qui sera vendredi 17 novembre sur la scène de la Source, recompose avec une pompe par définition too much une variété new wave 80's qui met la mort en tubes. Séduisant, mais pour combien de temps ?

Stéphane Duchêne | Mardi 14 novembre 2017

Fishbach, sublime étoile noire

La critique musicale, ce saucier géant : mettez-y quelques ingrédients du moment et elle vous monte une mayonnaise, un sabayon, une chantilly, faisant du premier ou du dernier venu, sur la foi d'un EP, d'un single, d'une attitude, d'une nostalgie parfois, la "next big thing". Cela tient du saut de la foi, pas toujours récompensé, parfois rendu au centuple, mais à la volatilité inévitable, à la longévité incertaine. Depuis une grosse année, on s'entiche donc de Fishbach, grande tige poussée dans la grisaille de Charleville-Mézières, patrie de Rimbaud. Une jeune fille aux yeux pers et au port hautain, plume altière et chaînon musical manquant, s'il en fallait un, entre Kas Product et Niagara, Christophe et Catherine Ringer. Le parcours est labellisé sans faute : duo punk DIY bouffant le bitume des Ardennes, bourgeonnement d'un projet solo diplômé des Inouïs à Bourges et des Transmusicales 2016. Et cet EP de 2015 comme oracle d'un couronnement survenu en janvier dernier, lors de la sortie d'un premier album attendu tous crocs dehors, se livrant au titre d'À ta merci mais imposant ses conditions : reverb' à la Notre-Dame

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Et voici les 20 concerts de l’automne

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de stars de la chanson, de rock qui déménage ou encore de surprises musicales bienvenues.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Et voici les 20 concerts de l’automne

A-Wa Les trois sœurs Haim n'en finissent plus de passer près de chez nous – ce sera leur cinquième date dans la région en tout juste deux ans. Et de s'ouvrir toutes les portes depuis la parution de leur Habib Galbi, transformé en hit au fil des mois (y compris en Israël, chose très rare pour un morceau chanté en arabe) et flanqué d'un album tout aussi réjouissant baptisé du même nom. Soit des chansons issues du répertoire traditionnel yéménite qu'elles ont souhaité s'approprier, le malaxant de leurs multiples influences allant des Beach Boys (ah, les harmonies vocales !) à Kendrick Lamar. On est fans, surtout en concert. À la Rampe mardi 26 septembre Amadou et Mariam Ils sont loin les Dimanche à Bamako (15 ans déjà) qui ont mis Amadou et Mariam sur la carte de la musique internationale (après 15 ans d'une première carrière) et ont permis de démontrer que la musique malienne allait bien au-delà de la kora traditionnelle e

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Festival Les Belles Journées : oh les beaux jours berjalliens

Musique | Zoom enthousiaste sur la nouvelle édition du festival de Bourgoin-Jallieu organisée vendredi 8 et samedi 9 septembre. Un événement qui « souhaite défendre la fine fleur du rock indépendant français et de la chanson, dans une ambiance conviviale et festive ».

Stéphane Duchêne | Mardi 5 septembre 2017

Festival Les Belles Journées : oh les beaux jours berjalliens

C'est un peu comme une pré-rentrée. En attendant que les Abattoirs de Bourgoin-Jallieu ne rouvrent leurs portes pour une saison qui promet quelques beaux moments, le festival de rock français Les Belles Journées, sis lui aussi à Bourgoin, s'occupe des derniers beaux jours (même s'il est devenu plus qu'évident qu'il y a de moins en moins de saison) en marquant la reprise. Et de quelle manière ! Car les deux soirs du "petit" festival du Parc des Lilattes s'annoncent appétissants. Le premier aura une forte odeur de blues avec Butch McKoy, blues (donc) sépulcral à cheval sur la dépouille de Johnny Cash et les esprits de Nick Cave et de David Eugene Edwards (16 Horsepower, Wovenhand), et les Mountain Men de Mathieu Guillou. Quant aux caméléons de Nouvelle Vague (on rappelle le principe : des reprises bossa nova de tubes new wave mais aussi, depuis peu, quelques compositions), ils ne devraient toutefois pas avoir de mal à se faire une tête de tête d'affiche. Le lendemain, le prodige folk lyonnais Raoul Vignal et le bluesman velveto-alsacien Rodolphe Burger feraient

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Awards 2014 musique

MUSIQUES | L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 musique

L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la seizième édition du Cabaret frappé – non, ce n’était pas celui de Tricky ! Octobre 2014 : les Innocents, groupe culte des années 90 à la musique intemporelle, se reforment en mode duo et passent par la Source de Fontaine. Novembre 2014 : le "pop father" Étienne Daho enflamme littéralement la MC2. Trois exemples qui ont une fois de plus confirmé (ou démontré à ceux qui l’ignoraient) que

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Daho le « pionnier »

MUSIQUES | Si Étienne Daho est le « pop father », quels artistes peuvent bien être ses enfants ? Rencontre avec Yan Wagner, l’un de ses potentiels descendants, présent sur "Les Chansons de l'innocence retrouvée". Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 18 novembre 2014

Daho le « pionnier »

« Étienne Daho occupe une place prépondérante dans la musique française et en même temps un peu à part. Il est en tout cas parmi les pionniers d’une vraie pop française – j’entends par là une musique qui ne met pas tout dans les paroles, qui prend en compte le son et la production comme le faisaient les Anglo-Saxons. C’est devenu aujourd’hui quelque chose de tout à fait banal, mais c’était assez rare auparavant. » Pour le jeune parisien Yan Wagner, musicien à l'électro-pop synthétique et un brin new wave, Daho a donc été une source d’inspiration. Mais pas la seule. « C’est quelqu’un dont je respecte l’opinion et avec qui j’aime discuter. Mais si je devais être le fils de quelqu’un artistiquement, ce serait le fruit d’une belle orgie aux multiples participants ! » Les deux artistes ont collaboré à deux reprises : d’abord dans le cadre d’un duo sur le

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Daho : Pop father

MUSIQUES | Revenu de tout et bien vivant, Étienne Daho trimballe sous des traits à la Dorian Gray une carrière de quasi-sexagénaire qui n'aurait perdu son innocence que pour mieux avoir l'occasion de la retrouver. Retour sur le parcours, presque sans faute, d'une increvable icône pop, de passage à Grenoble avec sa tournée "Diskönoir". Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 18 novembre 2014

Daho : Pop father

Pour un chanteur qui ne chante pas (Daho n'aurait pas de voix), qui ne sourit ni ne saute partout (Daho n'est pas quali en charisme, encore moins Cali, Dieu merci) et dont on ne sait pas grand-chose (quelques récits d'excès, une vie privée opaque), le Rennais a quand même survécu à quatre décennies d'activité et quelques "condamnations à mort". Soit à peu près dix fois ce dont rêverait aujourd'hui certains apprentis chanteurs mythomanes. Mais encore faut-il être quelqu'un. Or Daho est Daho. Et il faut croire que ça suffit. Notez que ça a failli ne pas, quand à ses débuts en 1981, il joue lui aussi les Mythomane, poussé sur scène et sur disque par l'effervescence de la scène de Rennes, où il grandit. Et épaulé par ses mentors Jacno et Franck Darcel (Marquis de Sade).   Le coup d'essai est un coup dans l'eau, un four – et aujourd'hui un album culte sur lequel le chanteur semble livrer un programme : On s'fait la gueule. Comme s'il pressentait au fond

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Saint Étienne Daho

MUSIQUES | D'un coup, Étienne Daho, qu'on a cru une fois de plus au supplice l'an dernier, a recouvré santé et inspiration à la faveur de ses "Chansons de l'Innocence retrouvée". Depuis, l'invincible et imperturbable Rennais tourne comme un derviche sur toutes les scènes de France au rythme de son "Diskönoir Tour". Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 9 septembre 2014

Saint Étienne Daho

« Bien sûr, je connais tes plaies et tes blessures / Cyanure, tes souvenirs ont la peau dure / Fêlures, à chacun son chemin, chacun ses déchirures mais je les ressens comme toi ». Ces quelques vers sont issus de La Peau Dure, l'un des singles extraits du dernier album d'Étienne Daho, Les Chansons de l'Innocence retrouvée. Une chanson qui aurait pu tout aussi bien donner son titre au disque tout entier, tant elle résume assez bien l'énième retour et la carrière du Rennais.   Car s'il est un constat à faire au sujet d'Étienne Daho, c'est que sa capacité de régénération et – oserait-on dire – de résurrection confine au divin pour un type que l'on a annoncé maintes fois trépassé ou pas loin. Et qui nous revient toujours d'entre les mo(r)ts. Est-ce son côté Dorian Gray de la pop française ? Toujours est-il que Daho n'est jamais aussi vivant que quand on le croît clamsé. En 1995, alors qu'il est en exil artistique

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Les soirées du mois de novembre

MUSIQUES | 10 ans de Chica-Chic On vous en parlait déjà dans le précédent Insomniak, mais cette fois, c’est bel et bien parti. Après une soirée de lancement à la Bobine (...)

Damien Grimbert | Lundi 4 novembre 2013

Les soirées du mois de novembre

10 ans de Chica-Chic On vous en parlait déjà dans le précédent Insomniak, mais cette fois, c’est bel et bien parti. Après une soirée de lancement à la Bobine le 22 octobre dernier vaillamment assurée par la jeune et talentueuse Léonie Pernet, nouvelle signature du label Kill The DJ, les 10 ans de Chica-Chic battront leur plein du 16 au 23 novembre avec pas moins de cinq évènements distincts. À retenir notamment pour les noctambules, une Go Bang ! Spéciale 10 ans le mardi 19 à la Bobine, qui débutera par un live de C.A.R. (nouveau projet solo de Chloé Raunet du groupe Battant) à 19h, et terminera par un Dj-set réunissant tous les « amis DJs et selectors de la galaxie Chica-Chic ». Et surtout la Chica-Chic Party ! du 23 novembre au Drak-Art qui accueillera aux côtés de Mag, Rescue, et Lucky Jules, la toujours bienvenue DJ Wet, et l’excellent Crackboy (photo), dantesque et jouissif side-project ghetto/acid-house/jackin’ techno d’un producteur bien connu de la scèn

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Les autres têtes d’affiche du vendredi

MUSIQUES | Il y aura donc Blondie et Azealia Banks le vendredi à Musilac. Mais pas que. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 5 juillet 2013

Les autres têtes d’affiche du vendredi

Le classieux Beau gosse brun ténébreux rapidement rangé dans la case des jeunes gens modernes (ces artistes à la Lescop & co qui font plus que référence à une certaine époque musicale française – celle des Jacno, Daho, Darc...), Yan Wagner se permet de refuser l’étiquette : « c’est une lubie journalistique, ou peut-être de la fainéantise, mais c’est quelque chose qui me casse les pieds » déclare-t-il en interview. De toute façon, un jeune gens moderne, ça s’exprime en français, pas en anglais comme lui, non ? Passons... Son premier album Forty eight hours, sorti l’an passé, est d’une efficacité redoutable dans sa construction. De l’électro-pop dansante et sensuelle, qui rappelle ainsi les noms précités, mais aussi New Order et la new wave. En live, le charme vénéneux de Wagner (son timbre grave et faussement nonchalant y sont pour quelque chose) embarque l’audience en moins de deux. Comme on avait pu s’en rendre compte en juin 2011 lors d’un concert parisien en homma

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