Le Mecano du General Elektriks

Concert | Toute personne ayant les pieds ankylosés devrait se voir prescrire l'écoute de General Elektriks, qui sera en concert jeudi 8 novembre à la Source. On vous explique pourquoi dans cet article.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 novembre 2018

Photo : Tim Deussen


C'est en tournée, celle de son précédent album To Be a Stranger (2016), qu'Hervé Salters, le Géo Trouvetout à l'origine de cette machine folle qu'est General Elektriks, a retrouvé cette irrésistible sensation de fourmis dans les doigts et les jambes. Et grâce à l'acquisition d'un nouveau synthé (comme quoi il en faut peu) qu'il a pu épancher cette créativité et sa folie douce, dure et dingue, qui a fini par accoucher du récent Carry No Ghosts, dont le deuxième morceau, Never Can Get Enough, dit assez bien l'appétit jamais assouvi de groove qui continue de ronger le général électrique depuis 15 ans maintenant.

Comme toujours chez Salters, l'up-tempo domine tout en laissant la place à quelques entremets soul(és), avant un final en forme de slow pop crépusculaire en français (De passage qui, comme le single Au tir à la carabine, marque un retour de la langue française chez General Elektriks). Carry No Ghosts devant beaucoup à la relocalisation berlinoise de Salters après de longues années à San Francisco, le fantôme de David Bowie y danse main dans la main avec ESG et Liquid Liquid et une très nette influence électro se frotte au spectre de Stevie Wonder en une irrésistible bacchanale "funk blanc". De quoi convaincre les plus sédentaires des auditeurs et même les plus réfractaires aux formules de ce laborantin fou.

General Elektriks + Up Tight
À la Source jeudi 8 novembre à 20h30


General Elektriks


La Source 38 avenue Lénine Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

30 concerts (oui, 30) pour un automne musicalement parfait (et varié)

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec du rock, de la pop, de la chanson, du rap, du jazz, de la sono mondiale ; voire même, parfois, tout ça à la fois. Et des stars comme des révélations.

La rédaction | Vendredi 21 septembre 2018

30 concerts (oui, 30) pour un automne musicalement parfait (et varié)

The Mauskovic Dance Band Après un premier passage remarqué en février dernier au sein de l’explosive formation Altin Gün (qui rend hommage à la scène folk-rock psychédélique turque des années 1970), le talentueux producteur et multi-instrumentiste hollandais Nicola Mauskovic est de retour à la Bobine pour présenter cette fois son projet collaboratif Mauskovic Dance Band. Mêlant synthés et bongos, cumbia et space disco, rythmes afro-caribééns et no-wave dans un grand tourbillon psychédélique, ce projet né en studio puis développé sous la forme d’un véritable live-band risque fort de faire tourner les têtes ! À la Bobine jeudi 4 octobre Feu! Chatterton Comme on l'avait écrit, quelque peu estomaqués, il y a deux ans, le groupe Feu! Chatterton,

Continuer à lire

Festival Holocène, première édition : demandez le programme

Festival | Pour sa première édition, le festival Holocène, sis entre Summum et petites scènes, n'y va pas de main morte dans le mélange des genres et des jauges. Il y aura à boire et à manger entre le 2 et le 11 mars, certes, mais au moins pour tout le monde dans une programmation dont l'éclectisme est définitivement le nom.

Stéphane Duchêne | Lundi 27 février 2017

Festival Holocène, première édition : demandez le programme

Si l'Holocène, en plus d'un titre magique de Bon Iver, fut une ère interglaciaire qui vit disparaître la plupart des espèces de mammifères géants connus (comme le regretté paresseux géant, plus gros qu'un éléphant), le festival Holocène a choisi lui d'utiliser ce nom pour matérialiser le mélange des espèces qui fera le sel de sa programmation. N'hésitant pas au passage à faire se côtoyer des créatures de grande taille avec d'autres plus modestes, les monuments historiques comme les jeunes espoirs. Certes, c'est un peu le principe d'un festival, mais on touche là aux confins du concept. Les Fréro Delavega côtoyant, même de loin, Magma ou des jeunots à guitares fumantes, avouez que ce n'est pas banal. Et ce sont bien les Fréro qui ouvriront ainsi les festivités en tête d'affiche du Summum, le jeudi 2 mars, après que se soient succédé sur scène l'électro swing de Lamuzgueule (qui n'aura jamais aussi bien porté son nom), le rock tendu de Bon Air et le rap à la cool

Continuer à lire

Fortissimo

MUSIQUES | GROOVE & CO / Il y a quelque chose de profondément réjouissant à l’écoute de la musique du français General Elektriks (RV Salters à la ville), comme l’avait (...)

François Cau | Mercredi 26 octobre 2011

Fortissimo

GROOVE & CO / Il y a quelque chose de profondément réjouissant à l’écoute de la musique du français General Elektriks (RV Salters à la ville), comme l’avait prouvé à merveille en 2009 son tubesque Raid the Radio. Un son savamment maîtrisé qui donne néanmoins l’impression de s’ébrouer avec une liberté infinie, pour une ambiance vintage mais non passéiste. Car General Elektriks, malgré une panoplie d’instruments d’un autre âge (dont tout un tas de claviers), ne tombe pas dans le piège de la reproduction stérile et sans âme de standards éculés. Il y a donc un aspect résolument moderne dans son approche de la musique : un goût prononcé pour le collage et le mixage, sans négliger les vertus pop d’une mélodie ou d’un refrain chanté. En témoigne Parker Street, son troisième album à l’efficacité redoutable. L’homme, habitué au travail en solitaire, s’est cette fois-ci entouré d’un batteur pour construire un funk groove soul énergique ou planant – voire même tendre sur certains titres proches de la ballade. Fort du nombre pharaonique de concerts donnés suite au succès rencontré par son précédent album (dont un passage remarqué et rythmé au Cabaret frappé 2010), la nouvelle tournée du

Continuer à lire

General Elektriks : monsieur 100 000 volts

MUSIQUES | Dépossédons Gilbert Bécaud de son surnom officiel pour l’attribuer à RV, pivot du projet General Elektriks. Il serait en effet dommage de réduire le groupe au (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

General Elektriks : monsieur 100 000 volts

Dépossédons Gilbert Bécaud de son surnom officiel pour l’attribuer à RV, pivot du projet General Elektriks. Il serait en effet dommage de réduire le groupe au seul souvenir des sifflotements entêtants du tubesque Raid the Radio, tant le frontman fait montre d’une énergie dantesque dans ses performances live, ou dans ses productions discographiques. Son troisième album, Parker Street (sortie début octobre), poursuit son insatiable mélange des genres ; funk, disco, pop, rock se télescopent avec bonne humeur dans ce nouveau patchwork parfois un chouïa trop bordélique, mais tellement désarmant dans sa candeur explosive. General Elektriks + Antonionian Mardi 8 novembre à 20h30, à la Source (Fontaine)

Continuer à lire