The Dare Night fête son anniversaire avec Perc, SNTS et Shlømo

Soirée | Afin de célébrer ses 9 ans, le collectif grenoblois investit pour la première fois la Belle électrique ce samedi 16 mars.

Damien Grimbert | Mardi 12 mars 2019

Présent depuis maintenant neuf ans au sein de la scène électronique grenobloise, le collectif The Dare Night n'a cessé de gagner en ampleur et en diversité au fil des années, multipliant à n'en plus finir les formats de soirées et les expériences musicales différentes avec une belle intensité. Il était donc logique de le voir enfin investir, à l'occasion de son neuvième anniversaire, un lieu aussi emblématique que la Belle électrique, le temps d'une soirée qui prendra pour le coup la forme d'une véritable déclaration d'amour aux rythmes martiaux, rugueux et dépouillés de la scène techno européenne.

Au line-up, on retrouvera ainsi un live du Parisien Shlømo, fondateur du label Taapion et résident de longue date des soirées Concrete (Paris) ; un set hybride du Berlinois SNTS, fervent défenseur d'une techno sombre et industrielle dénuée de tout compromis ; et enfin un DJ-set du poids lourd de la scène britannique Perc (photo), activiste de la première heure avec son label Perc Trax du style de techno lourde, farouche et abrasive qui fait fureur sur les dancefloors depuis maintenant pas loin d'une dizaine d'années. Amateurs d'ambiance bunker, de fumée froide et de flashs stroboscopiques, cette soirée est faite pour vous.

Perc + SNTS + Shlømo
À la Belle électrique samedi 16 mars à 23h


Perc + SNTS + Shlømo


La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Damien Grimbert | Mardi 6 novembre 2018

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Cela n’aura pas échappé aux adeptes : ces cinq dernières années ont été marquées, au sein de la sphère techno, par un regain d’intérêt conséquent pour les sonorités rêches et froides des musiques industrielles. Une tendance lourde à laquelle l’asso grenobloise The Dare Night a logiquement décidé de dédier une soirée thématique, Subversion, qui, après un premier volet marqué par les prestations de Codex Empire et J-Zbel, fait son retour ce samedi avec deux nouveaux lives a priori tout aussi incandescents. Notamment celui de Broken English Club, side-project industriel volontiers expérimental du vétéran techno Oliver Ho, qui enchaine les sorties à un rythme prononcé depuis 2014. On l’avait ainsi repéré en 2015 avec son EP Scars pour le label Cititrax, d’où surnageait le formidable Channel 83, porté par des rythmiques downtempo oppressantes et… des hurlements de loups. Trois EPs et deux albums plus tard (The English Beach et White Rats, tous deux sortis sur l’excellent label L.I.E.S. de Ron Morelli), le Britannique n’a visiblement rien perdu de sa capacité à créer des ambiances apocalyptiques qui semblent figée

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Comment est né le collectif ? Émilie Angénieux (association Hadra) : Le collectif est né en novembre 2017 quand il y a eu le deuxième appel à projets de la Ville de Grenoble concernant le bâtiment Clé de Sol [situé dans le parc Hoche – NDLR]. À ce moment, beaucoup d’associations se sont réunies pour parler des musiques électroniques et de leur place à Grenoble. Et on s’est une nouvelle fois dit que même si le vivier grenoblois était énorme, il n’y avait pas d’accompagnement des pratiques qui était fait, et pas de visibilité institutionnelle. D’où l’idée de faire quelque chose ensemble et de candidater à l’appel à projets. Après l’audition en janvier, la Ville nous a contactés pour nous dire que notre projet était intéressant, mais que MixLab [association pilotant la Belle électrique – NDLR] serait gestionnaire du bâtiment [avec un projet d’accompagnement de la scène musicale locale – NDLR]. Tout en nous précisa

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Pour le commun des mortels, la scène "breakbeat hardcore" anglaise du début des années 1990 n’évoque sans doute pas grand-chose. Intimement lié au phénomène des raves sauvages alors en pleine effervescence en Angleterre, ce genre éphémère, qui allait donner naissance à la plus populaire jungle quelques années plus tard, prenait la forme d’une vaste matrice musicale où se croisaient influences hip-hop, reggae et acid-house sous un véritable déluge de samples, de rythmes et d’infrabasses. Aux côtés d’une poignée d’autres artistes comme Luca Lozano, fondateur du label Klasse Wrecks, DJ Normal 4 est l’un des premiers DJs à avoir remis ce style au goût du jour, comme il nous l'a expliqué. « J'adore l’absence de frontières propre à ce style : on y entend les prémices de la jungle, des influences reggae, des samples vocaux qui rappellent Mickey Mouse, mais aussi des basses sombres et inquiétantes, des sonorités futuristes… C’est vraiment le genre que j’ai le plus exploré ces derniers temps. » Mais certainement pas le seul. Après avoir fait ses débuts de manière plus conventionnelle (« j’étais vraiment le prototype du DJ house/disco/tech

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Damien Grimbert | Mardi 25 septembre 2018

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Dans la vie, il faut savoir prendre parti. C’est ce qu’a bien compris l’équipe du collectif grenoblois The Dare Night avec ses nouvelles soirées Subversion dédiées au versant le plus "sauvage" des musiques électroniques dansantes – techno, rave, indus, EBM… Ce qui n’empêche pas pour autant une réelle diversité comme en témoigne leur premier line-up qui frappe par son bel éclectisme. En tête d’affiche, on retrouvera ainsi l’Anglais basé à Vienne Mahk Rumbae qui, fort de plusieurs décennies d’activisme au sein des scènes indus, expérimental et minimal wave, s’adonne depuis peu au live techno avec son nouveau projet Codex Empire. À ses côtés, un autre live très attendu, celui des Lyonnais de J-Zbel (photo), électrons libres du label défricheur Brothers From Different Mothers dont on vous a déjà vanté plus d’une fois les mérites dans ces pages. Adepte d’une approche jouissive et décomplexée en mode « tout est permis » et capable de passer sans prévenir de la jungle

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Les Délices Perchés : « On souhaite que le festival soit un lieu d’expérimentation »

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« Mixer la population familiale, locale, et le public citadin », tel est l’objectif que s’est fixé l’équipe du festival Les Délices Perchés qui se déroulera samedi 16 et dimanche 17 juin dans la petite commune de Notre-Dame-de-Mésage, dans le sud grenoblois. « Avec notre bande de potes, on a choisi ce lieu parce qu’il est splendide mais aussi symbolique, certains d’entre nous ayant grandi ici. Beaucoup viennent du milieu du spectacle et pratiquent des arts différents. Alors on a décidé de faire quelque chose à notre image, en croisant plusieurs disciplines » résume Vincent Tournoud, un ancien du festival Les Détours de Babel maintenant lancé dans cette aventure. Ainsi, une douzaine de spectacles (gratuits ou à prix libre) réunissant 80 artistes conteurs, musiciens, comédiens, choristes et autres sont prévus. Parmi eux, « les fortement décalés » (et bien connus à Grenoble) musiciens du Big Ukulélé Syndicate (photo) qui viendront enflammer le parvis de la mairie à l’occasion d’un bal costumé ; ou encore les conteurs de la cie Ithér

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Après une édition 2017 loin de l’Isère, le festival Chap à Chap de l’association l’Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues du Versoud (Grésivaudan) avec la proposition éCHAPpez-vous ! « Comme chaque année, l’ambition est de créer un événement qui investit les milieux ruraux » explique Alexandre Lamothe, chargé de la programmation pour l’Atelier Perché. Au programme : des animations gratuites, à prix libre ou à 6 euros, avec notamment les artistes burlesques de la compagnie Le BID (Brigade d'Improvisations Décalées), les ZinZins qui proposeront un concert pour les enfants, et même une scène ouverte menée par les habitants de la commune car « la programmation doit être le plus possible constituée avec les habitants ». Enfin, six spectacles sont prévus pour la journée de clôture avec notamment des concerts d’afro-funk. « Il y aura par exemple Supergombo, groupe venu de Lyon qui mélange plusieurs styles comme le jazz et la musique africaine. C’est très festif. » Allons donc battre la campagne !

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Damien Grimbert | Mercredi 2 mai 2018

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Damien Grimbert | Mardi 19 décembre 2017

Nouveau souffle techno avec DJ AZF et Simo Cell

Il n’y a rien à y faire. Année après année, on reste abasourdi par l’écart béant entre l’incroyable champ des possibles offert par l’univers des musiques électroniques dansantes et l’usage extrêmement restreint, polissé et propre sur lui auquel le cantonnent la plupart des DJs en activité. Depuis quelques années néanmoins, le paysage est progressivement en train de changer : plus divers, plus ouvert, plus varié… Et parmi les forces actives de ce changement, on peut notamment compter DJ AZF. Auditrice de rap passée par la case free party avant de devenir l’un des véritables piliers de la scène club parisienne actuelle, AZF n’est pourtant pas du style à jouer la carte de l’éclectisme dans ses sets : amatrice d’une techno énergique, sale, sombre et suintante imprégnée d’influences acid, rave et industrielles, elle aime quand ça tape fort. Mais l’implication et l’engagement hors norme dont elle témoigne dans ses sets se retrouvent également en dehors du dancefloor. Au travers de ses émissions sur Rinse France, de ses résidences à la Java ou du festival "Qui embrouille qui" auquel elle a donné naissance cette année, elle préfère confier les platin

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Fabrizio Rat : techno-piano

MUSIQUES | Si, sur un plan purement théorique, techno et musique contemporaine semblent faites pour s’entendre, force est de reconnaître que dans les faits, c’est (...)

Damien Grimbert | Mardi 26 septembre 2017

Fabrizio Rat : techno-piano

Si, sur un plan purement théorique, techno et musique contemporaine semblent faites pour s’entendre, force est de reconnaître que dans les faits, c’est souvent nettement moins évident. Que ce soit des grands noms de la techno s’adjoignant les services d’un orchestre de musique contemporaine pour tenter d’asseoir leur crédibilité artistique, ou à l’inverse des compositeurs contemporains désireux d’intégrer des beats techno dans leur travail pour donner l’impression de rester dans l’ère du temps, les résultats sont souvent bancals, maladroits… voire parfois franchement insipides. Coupons net tout suspens : le projet La Machina de Fabrizio Rat constitue l’antithèse parfaite de toutes ces tentatives de fusion forcées. Pianiste talentueux fort de nombreuses années d’études au sein des conservatoires de Turin et de Paris, le musicien italien entretient en effet une passion de longue date pour ces deux univers musicaux, mais a surtout attendu patiemment d’atteindre la maturation artistique nécessaire avant de tenter d’en opérer la synthèse. Élaboré à l’aide d’un piano customisé relié à différentes boîtes à rythmes, le live hors norme auquel il a donn

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Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

MUSIQUES | Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces (...)

Damien Grimbert | Mardi 27 juin 2017

Une dernière danse ce samedi soir à la Belle électrique

Cette année encore, la Belle électrique a décidé de consacrer sa dernière soirée de la saison (samedi 1er juillet à partir de 23h) à différentes forces vives issues de la scène associative électronique locale. Du côté de La Métamorphose, le ton sera résolument techno avec aux platines Optamystik, qui sera ensuite rejoint par son complice PGHN aux côtés duquel il forme le duo QADIK, plus orienté rave. Chez Mouvement Perpétuel c’est cette fois le groove et la house music qui seront à l’honneur, par l’intermédiaire des sets d’Amen et de Maxime Krk. Groove toujours pour Mogan et Bernadette, en charge pour leur part de défendre les couleurs du collectif Groove Jam. Enfin, les assos The Dare Night et Nymphony Records, représentées respectivement par Pause et Karl Keis pour la première et Merick pour la seconde, joueront de leur côté la carte de la conciliation en oscillant à tour de rôle entre house et techno.

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Legowelt : la techno réenchantée

MUSIQUES | C’est l’un des nombreux paradoxes de Danny Wolfers : il a beau réfugier ses créations derrière plus d’une vingtaine de pseudos différents, produire des (...)

Damien Grimbert | Mardi 30 mai 2017

Legowelt : la techno réenchantée

C’est l’un des nombreux paradoxes de Danny Wolfers : il a beau réfugier ses créations derrière plus d’une vingtaine de pseudos différents, produire des morceaux plus vite que son ombre et aborder une gamme de styles musicaux plus vaste qu’un océan, on reconnaît toujours sa patte à l’œuvre dès la première écoute. Éternel outsider, jamais dans les tendances du moment, mais toujours signé sur les labels les plus à la pointe, il est en effet l’auteur d’un univers sonore d’une puissance d’évocation sans pareil, où le fonctionnel est relégué au second plan pour laisser toute leur place à des mélodies souterraines qui semblent hantées par les spectres rétrofuturistes de vestiges passées. Mystiques, profondes et surréelles, les compositions électroniques de Legowelt font écho à une quête d’évasion qui semble profondément ancrée dans l’ADN du producteur. Passionné de science-fiction, de fantasy et de synthétiseurs vintages, auteur d’un fanzine cyberpunk en ligne en hommage aux premières heures de l’internet et de nombreuses émissions cultes sur la station Intergalactic FM, Wolfers passe ainsi son temps à surfer sur les frontières entre imaginaire et réalité.

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Les 3 (voire plus) soirées du week-end

MUSIQUES | 31.03.17 > Musée dauphinois / Ampérage Antigone + SHXCXCHCXSH + Truncate + Modgeist Gros vendredi en perspective pour le collectif (...)

Damien Grimbert | Mardi 28 mars 2017

Les 3 (voire plus) soirées du week-end

31.03.17 > Musée dauphinois / Ampérage Antigone + SHXCXCHCXSH + Truncate + Modgeist Gros vendredi en perspective pour le collectif house/techno The Dare Night, avec deux évènements le même soir. Début des hostilités dès 20h au Musée dauphinois avec une soirée en plein air pour la clôture du Festival étudiant Monstre qui réunira le live de SHXCXCHCXSH et Pedro Maia et un DJ-set du Parisien Antigone. Puis à partir de minuit, rendez-vous à l’Ampérage pour une deuxième partie de soirée avec en tête d’affiche l’Américain Truncate alias Audio Injection et le Parisien Modgeist, qui viendra présenter son live modulaire. ________ 31.03.17 > Drak-Art

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Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

MUSIQUES | 02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait (...)

Damien Grimbert | Mardi 29 novembre 2016

Feadz, Claristidge et Mark XIII : les trois soirées de la semaine

02.12.16 > Vertigo Feadz Parce qu’il fait partie de ces artistes plus présent derrière les platines que sur les réseaux sociaux, on en viendrait parfois presque à oublier que Feadz reste toujours, plus de quinze ans après ses débuts, parmi les meilleurs DJs français en activité. Pionnier des croisements entre électro old-school, house, rap, techno, club, bass et ghetto music, producteur de l’égérie Uffie à ses débuts, auteur d’excellents maxis pour Ed Banger et BPitch Control, Fabien Planta continue aujourd’hui d’électriser les dancefloors aux côtés de la nouvelle génération avec des sorties sur des labels comme Sound Pellegrino, Moveltraxx ou Paradoxe Club. _______ 01-03.12.16 > Mark XIII Anniversaire de la reprise du bar Pour fêter en beauté l’anniversaire des trois ans de la reprise du bar par les deux nouveaux patron Luc et Pauline, le Mark

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Utopie inquiétante signée Philippe Calandre

ARTS | Si l’humain semble avoir fui les univers funestes de Philippe Calandre, son spectre gris survole toutefois les architectures (ir)réelles, telle une (...)

Charline Corubolo | Mardi 11 octobre 2016

Utopie inquiétante signée Philippe Calandre

Si l’humain semble avoir fui les univers funestes de Philippe Calandre, son spectre gris survole toutefois les architectures (ir)réelles, telle une présence responsable de cette catastrophe industrielle esquissée par les photomontages de l’artiste. Glanant des fragments de perspectives architecturales dans le fond photographique qu’il réalise au cours de ses voyages, Philippe Calandre reconstruit un monde nouveau fictif emprunt d’une réalité troublante. Le réel devient en effet ambivalent : les vues crépusculaires et l’architecture inscrite dans notre inconscient collectif se métamorphosent en illusion par une composition qui n’existe pas, teintée d’un camaïeu grisâtre comme extrait du film La Route de John Hillcoat. Une perspective dévoyée Par ces paysages industriels abandonnés, l’artiste propose une vision pessimiste de notre société, entre cauchemar et vanité humaine. Le béton et l’acier sont lissés par le grain flouté de la photographie, accentuant le trouble quant à la réalité de l’image. Lassé par l'espace terrestre, Philippe Cala

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Les Percussions Claviers de Lyon sous les mers

MUSIQUES | L'épopée maritime Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne se déployant à l'échelle de toutes les mers, la circonscrire à une scène n'était pas gagné (...)

Nadja Pobel | Mardi 26 janvier 2016

Les Percussions Claviers de Lyon sous les mers

L'épopée maritime Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne se déployant à l'échelle de toutes les mers, la circonscrire à une scène n'était pas gagné d'avance. Cette difficulté, la metteuse en scène Emmanuelle Prager a choisi de la scinder en deux : une imagerie d'un côté, et le récit fidèle du texte de l'autre, confié à trois comédiens filmés face caméra sur un fond uni. Un parti pris qui manque de chair et de mouvement. Conséquemment, c'est en musique, et seulement en musique, que le rythme effréné de l'œuvre se traduit, de toute évidence la vraie raison d'être de cette adaptation scénique. Les cinq membres des Percussions Claviers de Lyon occupent en effet à eux seuls l'espace. Gérard Lecointe, directeur de cet ensemble dont l'harmonie n'est plus à prouver, a adapté des partitions de compositeurs contemporains de Jules Verne, à savoir Claude Debussy, Albert Roussel, Paul Dukas et Camille Saint-Saëns. Un choix judicieux qui donne du souffle à ce voyage retraçant les péripéties du scientifique Pierre Aronnax, missionné pour tenter de neutraliser une créature qui sème la terreur dans les eaux du globe... Un voyage à faire jeudi 28 janvier à la

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Voiski : tête chercheuse

MUSIQUES | Dans la techno il y a, pour simplifier à outrance, ceux qui aiment avant tout "envoyer du lourd", et ceux, plus rares, qui préfèrent explorer les chemins (...)

Damien Grimbert | Mardi 19 janvier 2016

Voiski : tête chercheuse

Dans la techno il y a, pour simplifier à outrance, ceux qui aiment avant tout "envoyer du lourd", et ceux, plus rares, qui préfèrent explorer les chemins de traverse. Ces derniers construisent pas à pas une forme de scénographie sonore où prévalent, à travers des atmosphères et des climats sonores soigneusement mis en place, la puissance émotionnelle, les mélodies ambivalentes et les évocations futuristes. DJ/producteur parisien en activité depuis la fin des années 2000, Voiski appartient clairement à la seconde catégorie. Initié à la techno très jeune, il en livre une vision ambitieuse et non-formatée qui a su séduire au fil des années des labels internationaux de premier plan comme L.I.E.S., Delsin, Dement3d ou Construct Re-Form. De son passage à l’école des Beaux-Arts de Cergy, il garde ainsi un goût prononcé pour l’expérimentation et les formes conceptuelles, que l’on retrouve aussi bien au sein des sorties de son passionnant label Silicate Music que dans ses multiples collaborations (Kartei avec Crysta Patterson, Unforeseen Alliance avec Antigone, Zadig et Birth Of Frequency…). Passionné en vrac par les sonorités analogiques, les pionniers de la musique

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Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore (...)

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

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Chris Marker miaule encore

ECRANS | Personne ne connaît Christian Bouche-Villeneuve, mais tout le monde a croisé un jour ou l’autre l’un de ses (nombreux) avatars. Le dernier d’entre eux était (...)

Vincent Raymond | Mardi 3 novembre 2015

Chris Marker miaule encore

Personne ne connaît Christian Bouche-Villeneuve, mais tout le monde a croisé un jour ou l’autre l’un de ses (nombreux) avatars. Le dernier d’entre eux était le félin Guillaume-en-Égypte, alias numérique bien commode pour se substituer à la présence charnelle d’un monsieur alors âgé pour l’état civil (91 ans pile à sa mort en 2012) mais cependant toujours jeune d’esprit. Un autre pseudonyme, très graphique, a accompagné sa prolifique carrière de cinéaste – et celui-là, le 7e art n’est pas près de l’oublier : Chris Marker. Complice du jeune Alain Resnais, Marker expérimente avec lui la forme de l’essai, avant de signer avec constance des œuvres toujours aussi engagées dans la forme que dans le fond : Cuba Si, La Jetée, Le Joli Mai, Sans Soleil… Chats perchés (2004), choisi par la Cinémathèque pour amorcer une rencontre avec le philosophe Alexandre Costanzo à l’occasion du cycle Traversées urbaines, nous replonge dans le Paris de 2002. Éternel curieux (et défenseur du street-art), Marker se sa

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"De Chap en Chap" ou la vallée des merveilles

CONNAITRE | Il était une fois l’association L’Atelier perché, basée à Chapareillan dans la vallée du Grésivaudan, qui s’était fixé un noble but dès sa création en 2012 : (...)

Aurélien Martinez | Mardi 5 mai 2015

Il était une fois l’association L’Atelier perché, basée à Chapareillan dans la vallée du Grésivaudan, qui s’était fixé un noble but dès sa création en 2012 : « amener le spectacle vivant en milieu rural ». Après avoir testé la forme bar puis la forme festival estival (l’an passé avec "Chap à Chap", arrêté pour cause de mésentente avec la nouvelle municipalité), la voici lancée cette année dans l’organisation de la première édition de "De Chap en Chap", « festival itinérant en Grésivaudan ». Un événement du coup soutenu par la communauté de communes de ce fameux Grésivaudan, puisque l’équipe ira, en plus de Chapareillan, à Barraux, Saint-Vincent-de-Mercuze, La Terrasse ou encore Allevard (liste non exhaustive). Pendant dix jours, du jeudi 7 au dimanche 17 mai, la vallée sera très musique (trois soirées concert) et spectacle vivant, avec la volonté de se placer du côté des propositions familiales. Et aussi locales, puisqu’on retrouvera certaines compagnies bien connues dans le coin, comme les Grenoblois d’Alter-Nez. Pour Boris Brun, l’un des organisateurs, cette première édition en itinérance es

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Un pigeon perché sur une branche…

ECRANS | Le dernier film de Roy Andersson dont le titre entier, Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, contient presque plus de mots que (...)

Christophe Chabert | Mardi 28 avril 2015

Un pigeon perché sur une branche…

Le dernier film de Roy Andersson dont le titre entier, Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, contient presque plus de mots que l’ensemble de ses dialogues, s’est fait bouler à l’unanimité par le comité de sélection cannois en 2014. Un mal pour un bien : présenté à Venise, il en est reparti avec le Lion d’or. Andersson est le genre de cinéaste à se faire rare sur les écrans (sept films en quarante-cinq ans) tout en ayant réussi à se créer une signature admirée par quelques inconditionnels à travers le monde. Or, depuis son "retour" avec Chansons du deuxième étage en 2000, ladite signature s’est muée en tic de mise en scène : plans fixes composés comme des tableaux dans lesquels les acteurs, affublés de maquillage blafard, sont comme des zombies errant dans un monde triste, gris et dévasté. Le tout saupoudré d’un humour pince-sans-rire et d’un goût de la répétition qui évoque, si l’on est paresseux, Jacques Tati. Mais dans ce nouveau film, le cinéma d’Andersson ressemble plutôt aux mises en scène théâtrales de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff période pré-Deschiens, où il s’agit surtout de décliner jusqu’à l’essouffle

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Jean-Marc Rochette, de la montagne à l'art

ARTS | Tout cela n'a rien d'un parcours classique et manifeste grandement du talent du dessinateur. Né en 1956 en Allemagne, Jean-Marc Rochette débarque à Grenoble (...)

Charline Corubolo | Mardi 3 mars 2015

Jean-Marc Rochette, de la montagne à l'art

Tout cela n'a rien d'un parcours classique et manifeste grandement du talent du dessinateur. Né en 1956 en Allemagne, Jean-Marc Rochette débarque à Grenoble en 1968 pour ses études secondaires. Alors en section scientifique en première, il troque les mathématiques pour la montagne et n'y reviendra pas. Il termine son cursus avec une terminale artistique et, après un bac obtenu en 1975, enchaîne avec une année de licence en histoire de l'art. Mais les études ne sont cependant pas réellement sa priorité. « Je n'y allais jamais, j'étais toujours en train de grimper, j'étais complètement investi dans l'alpinisme à l'époque. Mais en 1975, lors de mon année d'histoire de l'art à Grenoble, j'ai eu un gros accident qui m'a éloigné de la montagne et m'a fait m'intéresser davantage à la peinture et la BD que j'affectionnais déjà. » En effet, dès 1974, son nom apparaît dans le magazine de contre-culture Actuel avec des récits courts. Puis il signe dans L'Écho des savanes. « Je suis devenu professionnel en 1978 à 22 ans et je me suis alors lancé à Paris, ce qui m'a encore plus éloigné des monta

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Supercondriaque

ECRANS | « Ne te déplaise... Je n´aime que la comédie à la française ! » chantait la Ruda Salska au début du siècle, listant dans un de ces tubes festivo-lettrés dont elle (...)

Benjamin Mialot | Mardi 25 février 2014

Supercondriaque

« Ne te déplaise... Je n´aime que la comédie à la française ! » chantait la Ruda Salska au début du siècle, listant dans un de ces tubes festivo-lettrés dont elle avait le secret de poilantes pellicules de Pierre Richard, Philippe de Broca ou Joël Seria. À la vision du dernier méfait de Dany Boon, énième clou rouillé dans le cercueil du genre, on se dit que le groupe aurait été bien en peine de l'actualiser. Rien à sauver en effet dans cette histoire d'hypocondriaque que la fille de son médecin traitant confond avec le chef d'une rébellion sévissant dans un état balkanique fictif (à ce niveau, ce n'est plus de la "capillotraction", c'est du scalp à mains nues), sorte d'adaptation consensuelle et lourdement archétypale du Malade imaginaire par le prisme de La Totale de Claude Zidi. Surtout pas l'interprétation de son réalisateur : si derrière la caméra, Boon se prend pour le Francis Veber de la grande époque (toute proportion gardée), il n'évoque devant, avec ses grimaces pantelantes et ses cris de trisomique malentendant, qu'un Michel Leeb lancé dans un numéro d'imitation de Sinok, le colosse bercé trop près du m

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Borgman

ECRANS | Ils vivent sous terre mais communiquent entre eux avec des téléphones portables et s’habillent avec d’impeccables costumes sombres ; ils sont pourchassés (...)

Christophe Chabert | Vendredi 15 novembre 2013

Borgman

Ils vivent sous terre mais communiquent entre eux avec des téléphones portables et s’habillent avec d’impeccables costumes sombres ; ils sont pourchassés par une horde hétéroclite composée d’un curé, d’un chasseur et d’un notable. Les voilà donc qui émergent de leurs terriers et vont se réfugier où ils peuvent, notamment le leader de cette communauté étrange, Camiel Borgman, qui s’en va frapper à la porte d’une belle demeure bourgeoise et demande asile au couple qui y vit, prétextant être une vieille connaissance de l’épouse. Ce que le mari prend mal, rossant férocement l’intrus… Sa femme a la faiblesse de laisser parler sa mauvaise conscience, et finit par héberger secrètement Borgman. Alex van Warmerdam, perdu de vue depuis près de dix ans (ses films ne sortaient plus en France) s’offre ici un retour fracassant à tous les sens du terme : cette introduction traduit une souveraine maîtrise de la mise en scène et de l’écriture, la précision de l’une venant contraster avec l’incongruité de l’autre. Ainsi avancera Borgman : tout y est parfaitement huilé et machiavélique, mais tout y est aussi affaire de cont

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Low life

ECRANS | Rabâchant de manière obsessionnelle leur sujet de prédilection (les sans-papiers brimés par un état français au bord du fascisme), le couple Klotz - Perceval (...)

François Cau | Vendredi 30 mars 2012

Low life

Rabâchant de manière obsessionnelle leur sujet de prédilection (les sans-papiers brimés par un état français au bord du fascisme), le couple Klotz - Perceval avait jusqu’ici réussi à imposer un ton, mêlant mise en scène rigoureuse et surgissement de corps encore marqués par la réalité. Avec Low Life, ils ont voulu changer d’axe : regarder non pas les migrants clandestins mais leurs soutiens, une jeunesse qui relève plus d’un fantasme bressonien (Le Diable probablement, gros surmoi du film) que d’une quelconque contemporanéité. Le résultat est insupportable d’arrogance satisfaite, les comédiens rouillant dans les plans en débitant d’une voix blanche un texte impossible, mélange de slogans politiques et de poésie romantique sur fond de musique électro lancinante. On ne leur jette pas la pierre, c’est bien le dogmatisme des cinéastes qui est en cause, et leur avant-gardisme supposé est plutôt un cache-misère à leur incapacité à raconter correctement leur histoire. La deuxième heure, interminable, bascule dans le romanesque en racontant la claustration volontaire et parano de deux amants (l’une française, l’autre afghan). Ça aurait pu être du Polanski ; c’est juste

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Bullhead

ECRANS | Il y a quelques années, en plein déballage des affaires de dopage dans le cyclisme, on parla de «pot belge» pour désigner le cocktail de produits que (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 15 février 2012

Bullhead

Il y a quelques années, en plein déballage des affaires de dopage dans le cyclisme, on parla de «pot belge» pour désigner le cocktail de produits que s’injectaient les coureurs pour booster anatomie et performances. Moins connu par chez nous, à la même période et toujours en Belgique, un fait-divers fit sensation : le démantèlement d’un réseau organisé de trafic d’hormones bovines. C’est de ce dernier dont Michaël R. Roskam, qui fait une entrée remarquée dans le cinéma européen avec ce premier film estomaquant, s’inspire dans Bullhead ; mais impossible de ne pas penser, devant les pratiques intimes de son héros Jacky Vanmarsenille (Matthias Schoenaerts, bien plus fort que Jean-Claude Van Damme dans le registre taiseux musculeux), à l’illustration monstrueuse de ce qu’est un pot belge. Sauf que lui ne cherche pas à gagner des courses, juste à soigner un problème de virilité lié à un terrible «accident» survenu quand il était enfant. Vache de vie ! Si Bullhead se présente comme un polar mafieux tout ce qu’il y a de plus classique, avec ses familles rivales, ses hommes de main violents, ses flics aux aguets et son mouchard infiltré, Roskam dynami

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Langue pendue

CONNAITRE | En dépit de la versatilité de ses formes littéraires, plusieurs éléments permettent d’identifier un ouvrage de Percival Everett. Le style, tout d’abord, une (...)

François Cau | Mercredi 18 mai 2011

Langue pendue

En dépit de la versatilité de ses formes littéraires, plusieurs éléments permettent d’identifier un ouvrage de Percival Everett. Le style, tout d’abord, une écriture à la fois fluide et recherchée, capable de faire jaillir l’humour de ses protagonistes comme l’une des plus vibrantes expressions de la fameuse politesse du désespoir. De son rébarbatif passif universitaire, il a conservé d’incessants jeux sur le langage (admirablement retranscrits dans notre langue par sa méritante traductrice Anne-Laure Tissut), en autant de stratagèmes pour développer les névroses de ses protagonistes, pour jouer sur le sens voire le torturer, ou encore pour se gausser de l’une de ses têtes de turc privilégiés, Roland Barthes. Dans ses récits, il évoque également à moult reprises concepts philosophiques et mythologie grecque, ose même les entremêler dans des passages dépassant l’exercice de style pour nous emporter dans des tourbillons métaphysiques à même de flanquer le tournis. Le tout en parfaite osmose avec les bouleversements de ses héros, constamment en quête de leur identité propre, en balance avec leur statut de citoyen, d’époux, de pratiquant, de membre d’une famille ou d’une communauté.

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Plein les yeux

SCENES | La Fabrique des petites utopies de Bruno Thircuir, l’une des compagnies locales les plus intéressantes, va poser ses valises au Grand Angle de Voiron (...)

François Cau | Lundi 4 octobre 2010

Plein les yeux

La Fabrique des petites utopies de Bruno Thircuir, l’une des compagnies locales les plus intéressantes, va poser ses valises au Grand Angle de Voiron pour une résidence de trois ans au cœur de la ville. Cette arrivée se fera en fanfare avec la présentation de deux spectacles aériens. D’abord Cabaret perché, dernière livraison en date de la compagnie. Le boss a ainsi fait confiance à ses circassiens, qui chacun ont proposé un numéro original. À lui ensuite de faire le liant avec ses comédiens, façon grande famille d’artistes ambulants (ce qu’ils sont vraiment, puisqu’ils habitent dans des caravanes itinérantes, même en hiver !). Tour Babel ensuite, spectacle déjà présenté la saison dernière sur le campus et au parc Bachelard : une création basée sur le mythe de la tour de Babel avec là aussi circassiens et comédiens. Avec ces deux propositions, on comprend ainsi que Bruno Thircuir, comme il nous l’a affirmé, souhaite construire des formes accessibles et généreuses rentrant dans une certaine tradition du spectacle vivant (moins cérémonial et plus perméable). On lui en sait gré. Mais on regrette simplement que le discours très fort de la compagnie, présent dans le

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