La Fête du Travailleur alpin : demandez le programme de la 90e édition !

Festival | Rendez-vous du vendredi 28 au dimanche 30 juin au parc de la Poya de Fontaine.

Damien Grimbert | Mardi 18 juin 2019

Photo : Koria


« Je rappe tellement bien qu'on dit que je rappe mal. » Si cette réflexion pourrait en soi s'appliquer à bon nombre de rappeurs, il fallait en revanche toute la science d'écriture de Kery James (photo) pour la formuler de manière aussi condensée et éclatante (sur Le Combat Continue Part 3 en 2008). Il faut dire aussi que l'artiste, qui sortait en novembre dernier son septième album solo J'rap encore, est tout sauf un perdreau de l'année. De ses débuts en 1991 sur le premier album de MC Solaar aux virulentes années du groupe Idéal J aux côtés de DJ Mehdi en passant par le début de sa carrière solo en 2001 (avec le très remarqué Si c'était à refaire), le rappeur du Val-de-Marne affilié au collectif Mafia K'1 Fry a en effet eu tout le temps d'affûter son flow et sa plume.

Autant dire que c'est une véritable légende du rap français qui foulera la scène de la Fête du Travailleur alpin samedi 29 juin. Le même soir, on retrouvera également une autre figure de proue du rap engagé en la personne de Médine, de retour en terres grenobloises après son passage remarqué en octobre dernier à la Belle électrique.

La veille, c'est la Brésilienne Flavia Coelho qui sera en haut de l'affiche pour défendre sa "bossa muffin" au sein d'un plateau qui fera la part belle aux musiques du monde, avec notamment la cumbia du Toulousain El Gato Negro et la folk arabe de la Grenobloise Djazia Satour. Quelques artistes, parmi de nombreux autres (pas loin d'une vingtaine sur trois jours), qui devraient contribuer à faire de cette 90e édition du festival l'un des temps forts musicaux du mois du juin.

La Fête du Travailleur alpin
À Fontaine du vendredi 28 au dimanche 30 juin


Flavia Coelho + El gato negro + Okome + Djazia Satour + Les idiots + Les Mell's + Hegoa


Parc de la Poya Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Kery James + Medine + Vin's + Lazareff + Ke onda + Mayor + Gens Bon Beur + Prizm A + L'amplomb du Dahu + Reste pas planté là + Cie Mel & vous - Romeo dans la baignore


Parc de la Poya Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"Abou Leila" : du sang à la dune

ECRANS | De Amin Sidi-Boumedine (Alg.-Fr., int.-12 ans, 2h15) avec Slimane Benouari, Lyes Salem, Meriem Medjkane…

Vincent Raymond | Mardi 7 juillet 2020

Algérie, années 1990. Depuis qu’il a été témoin d’un attentat, un policier dont la raison défaille est persuadé que le responsable de tout est le terroriste Abou Leila. Son ami et collègue Lofti l’accompagne dans sa traque loin de la capitale, vers le sud du pays. Vers le sang et la folie… Il ne faut pas craindre l’épreuve de la durée ni l’errance dans toutes ses dimensions face à Abou Leila, objet cinématographique transfigurant un épisode de l’histoire politique récente de l’Algérie à travers les yeux d’un policier rendu fou par la guerre civile. Road movie aussi mental que géographique, ce premier long métrage se distingue en naviguant également dans le temps, hors des balises normatives d’une trop stricte linéarité, épousant autant que possible les cauchemars hallucinatoires du flic obsédé par sa cible. Bad trip au sens propre, le voyage se double d’une évocation des Algéries (pluriel signifiant, puisqu’entre la métropolitaine Alger au nord et les sahariennes dunes désertiques au sud, on a bien affaire à un pays double, ou partagé). De cett

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La Fête du Travailleur alpin : « Célébrer 90 ans d’existence est exceptionnel »

Festival | Faut-il encore présenter la Fête du Travailleur alpin ? Du 28 au 30 juin, cette véritable institution iséroise organisée par des militants communistes célèbrera à Fontaine son 90e anniversaire. Comme à son habitude, cette petite Fête de l’Huma fera la part belle aux concerts (Flavia Coelho, Kery James, Médine…), débats politiques et animations diverses, le tout placé sous le signe de « l’engagement, la solidarité et la fraternité » – tout un programme ! L’occasion aussi de se pencher sur l’histoire et les coulisses du festival avec Simone Torres, sa nouvelle directrice.

Nathalie Gresset | Mardi 18 juin 2019

La Fête du Travailleur alpin : « Célébrer 90 ans d’existence est exceptionnel »

Quelle est l’histoire derrière la Fête du Travailleur alpin ? Simone Torres : L’histoire de la fête est indissociable de celle du journal du même nom. L’événement est né en 1929, soit un an après la création de la revue par Paul Billat, son premier rédacteur en chef, et François Campiglia, secrétaire régional du Parti communiste français (PCF) de l’époque. Avec l’interdiction du PCF pendant la Seconde Guerre mondiale, la fête tout comme le journal ont été suspendus, même si ce dernier continuait de paraître clandestinement. Il faudra attendre 1945 pour la reprise officielle des festivités. La fête a pas mal voyagé dans l’agglo depuis sa création, en s’installant d’abord à Saint-Martin-d’Hères, puis Sassenage, Grenoble, Uriage et aujourd’hui Fontaine. Et le nombre de participants a lui aussi bien évolué : on est passé de 40 personnes lors de la première édition à plus de 5 000 ces dernières années. Célébrer 90 ans d’existence est aujourd’hui quelque chose d’exceptionnel pour une fête associative car entre les coupes budgétaires, le manque de relève et l’instauration de nouvelles normes (comme la sécurité), il est parfois diffi

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Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Festival | En dépit de sa jeunesse (c'est sa 5e édition), le Vercors Music Festival sait déjà attirer les grands noms autour d'une ligne qui mêle le populaire et la découverte, l'exploration de la chanson française et l'expression multiculturelle et multigenre. En marge des Zaz, Grand Corps Malade, Sanseverino, Gauvain Sers et Ibrahim Maalouf, petite sélection de (nos) choix à découvrir entre le 4 et le 7 juillet à Autrans.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 juin 2019

Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Djazia Satour C'est devenu une tarte à la crème que d'accommoder la ou les musiques des origines à la sauce pop. Tout autant que de faire l'inverse. Le fait est que cela donne souvent un résultat absolument envoûtant. D'où vient que cela est particulièrement vrai avec la musique traditionnelle algérienne (de Rachid Taha à Imarhan) ? On ne sait guère... Mais c'est cette alchimie gracile que la Grenobloise Djazia Satour obtient sur ses disques, à commencer (pour ainsi dire) par le dernier, Aswât, où le blues se mêle au chaâbi, le banjo à l'oud, et l'esprit de conquête western à la mélancolie orientale. Où l'on a parfois l'impression que le Mississippi se jette dans la Méditerranée. Vendredi 5 juillet à 20h The Blue Butter Pot "Dis petit

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Dans les coulisses de la résidence de Djazia Satour à la Source

Musique | La musicienne sortira son nouvel album "Aswât" le 26 octobre.

La rédaction | Jeudi 11 octobre 2018

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"Aswât" : pop méditerranéenne signée Djazia Satour

Concert | On a écouté le nouvel album de la musicienne grenobloise avant sa sortie le 26 octobre. Et c'est une réussite, à découvrir en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

En 2014, Alwâne, premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, s’ouvrait avec le petit tube Bittersweet : un morceau chanté en anglais qui emmenait l’ensemble vers un côté cabaret assumé (Illinois Blues, Voodoo Night…), même si les musiques arabes que la chanteuse affectionne depuis tant d’années étaient déjà présentes sur certains titres, lovées dans des mélodies pop, blues et folk à l’efficacité immédiate. Des musiques arabes aujourd’hui réellement au cœur de son univers métissé. Car en 2018, son deuxième album solo Aswât s’ouvre avec le petit tube Neghmat Erriah, à la structure proche de ce qui se fait couramment dans la pop. Mais un morceau chanté en arabe et, surtout, qui convoque pas mal d’instruments issus de la culture

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Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Concert | En 2014, à l'écoute du premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, nous fûmes conquis. Et avions alors accordé une "une" enflammée à cette artiste que nous adorons depuis longtemps au PB. Autant dire que nous attendions avec impatience de pouvoir écouter son nouvel album "Aswât", qui sortira le 26 octobre. Une deuxième réussite, cette fois-ci chantée tout en arabe, qu’elle dévoilera en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source. Alors interview.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Alwâne (2014), votre précédent album, avait plusieurs couleurs musicales, avec notamment des chansons en anglais et d’autres en arabe. Aswât, qui lui fait suite, semble plus uniforme à l’écoute… Djazia Satour : Oui, tout à fait, car le disque est entièrement chanté en arabe, ce qui est pour moi un tournant. C’est quelque chose que je voulais faire depuis très longtemps. Et ça a du sens maintenant car l’autre fil conducteur de ce disque, c’est la présence d’instruments traditionnels algériens autrement que par des samples comme j’ai pu le faire par le passé. Il y a du coup une véritable influence des musiques traditionnelles algériennes dans l’album, grâce à cette matière brute et directe obtenue avec le banjo, le mandole, le violon – des instruments typiques du chaâbi algérien – ou encore le bendir et plusieurs autres sortes de percussions. Certes, j’ai toujours été influencée par les musiques arabes et algériennes en particulier, mais là, je leur donne une vraie place. Avec l’idée de les mélanger avec d’autres musiques plus anglo-saxonnes – car ce n’est pas un disque de musiques traditionnelles.

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La Fête du Travailleur alpin : politiquement vôtre

Festival | Du vendredi 29 juin au dimanche 1er juillet, les militants communistes organisent leur traditionnelle Fête du Travailleur alpin à Fontaine. Une effervescence politique et musicale qui réunit depuis 89 ans débats, animations et, surtout, concerts. Ouverte à tous, toutes étiquettes politiques confondues (ou presque).

Adeline Gailly | Mardi 19 juin 2018

La Fête du Travailleur alpin : politiquement vôtre

« Le mélange entre une partie festive et une partie politique » : voilà toute l'originalité de la Fête du Travailleur alpin explique Michel Pernet, responsable communication de l'événement né en 1929 de « l'envie des militants de se retrouver pour passer du temps ensemble ». Si l'intention reste la même aujourd'hui, la manifestation a évolué pour devenir un vaste festival ouvert à tous. Vraiment à tous ? Et si des personnes de droite voire d'extrême droite veulent participer ? « Il ne faut pas que ça se voie sur leur tête ! » Même son de cloche concernant les artistes accueillis : « Ils ne sont pas tous de gauche mais ils partagent les mêmes valeurs que nous. » Le parc de la Poya recevra ainsi, entre autres, les sonorités reggae de Massilia Sound System et la philosophie du vivre ensemble des Hurlements d'Léo (qui fêtent leurs 20 ans de carrière) le vendredi soir. Samedi, place au groupe de musique sénégalais Touré Kunda, à Marcus Gad & Tribe et à de nombreux artistes locaux.

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"À vif" : mots croisés signés Kery James

Théâtre | Du mardi 13 au vendredi 16 mars, la MC2 propose un spectacle très politique écrit et joué par le fameux rappeur.

Aurélien Martinez | Mardi 6 mars 2018

Voilà un spectacle qui connaît un beau succès depuis sa création l’an passé, comme l’auteur du texte et l’un des deux interprètes n’est autre que le rappeur Kery James, connu pour son rap politique et engagé. Logique donc que le sujet de cette courte pièce (1h15) soit lui aussi politique et engagé. Soit, sur scène, deux aspirants avocats qui s’affrontent dans un combat d’éloquence autour d’une question : l'État français est-il coupable de la situation actuelle des banlieues ? À travers eux (Kery James d’un côté, le comédien Yannik Landrein de l’autre), ce sont deux France qui se font face. Un postulat de départ fort qui, s’il aurait demandé plus de nuances du côté de l’écriture et du jeu (l’affrontement arrive d’emblée, et semble parfois surfait), a le mérite de porter sur le plateau des enjeux peu entendus à cet endroit, avec des mots percutants. Et de considérablement rajeunir le public spectacle vivant, comme nous avons pu le constater lorsque nous avons découvert le résultat cet automne à Paris, au très classe Théâtre du Rond-Point. En résulte alors une joute verbale très agréable à suivre qui, comme les textes de Kery James, est surtout

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Keny Arkana : la rage au ventre

Rap | La rappeuse altermondialiste est la tête d'affiche de la nouvelle édition de la fameuse Fête du Travailleur Alpin (prévue du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet). On revient sur son parcours.

Damien Grimbert | Mardi 20 juin 2017

Keny Arkana : la rage au ventre

Pour peu que l’on cède un instant aux sirènes de la dérision facile, il serait relativement aisé de se gausser d’une rappeuse comme Keny Arkana, véritable image d’Épinal de la passionaria altermondialiste au poing perpétuellement levé contre les injustices. Découverte pour beaucoup en 2006 avec son premier album Entre ciment et belle étoile et le single La Rage, la MC marseillaise s’est pourtant toujours refusée à laisser transformer sa rébellion en simple posture marketing et mercantile. De son parcours passé (une adolescence difficile oscillant entre fugues à répétition et foyers d’accueil) à sa vie actuelle (une alternance entre tournées de concerts et exils prolongés en Amérique latine), Keny Arkana fait au contraire preuve d’une constance et d’une cohérence rares, portée avant tout par un amour sincère du rap et un regard engagé mais jamais naïf ou manichéen pour autant. Autant de raisons d’aller découvrir sa prestation sur scène vendredi 30 juin à l’occasion de la Fête du Travailleur Alpin, dans le cadre d’un plateau très orienté rap où l’on re

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Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

CONNAITRE | « Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Ce week-end, Échirolles sera en mode

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d’Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines. Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l’on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.

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Keny Arkana, tête d’affiche de la Fête du Travailleur Alpin

Festival | Du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet, le Parc de la Poya (Fontaine) servira de décor à la Fête du Travailleur Alpin, présentée comme « un événement populaire, convivial et solidaire » fait de concerts, animations, spectacles et débats.

Aurélien Martinez | Mercredi 19 avril 2017

Keny Arkana, tête d’affiche de la Fête du Travailleur Alpin

Ce sera sa seule date dans la région nous assure fièrement l’équipe du Travailleur Alpin. Vendredi 30 juin, la rappeuse marseillaise Keny Arkana ouvrira ainsi la nouvelle édition de la grande manifestation culturelle et militante fontainoise – ce qui lui va très bien, vu son discours et ses engagements. Au programmé également le vendredi soir, pas mal de locaux comme le rappeur L’Apprenti, Maya Kutsi et leur blues en bulu (un dialecte camerounais) ou encore Bleu Russe, du « punk/rap/rock/électro » par un muisicien croisé dans plusieurs groupes grenoblois – Et Après ?, As A New Revolt… Le samedi, on croisera le groupe Motivés (avec des membres de Zebda) et ses chants de lutte, le rap balkanique de Soviet Suprem, et même les Grenoblois du

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PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

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Flavia Coelho : le Brésil pour vingt balles

MUSIQUES | La Brésilienne installée en France sera mardi à la Rampe d'Échirolles.

Nicolas Bros | Mardi 24 novembre 2015

Flavia Coelho : le Brésil pour vingt balles

Exaltée, libre et charmeuse, la musique de la Brésilienne adoptée par l'Hexagone depuis 2006 Flavia Coelho est un savoureux mélange entre samba, bossa-nova, reggae et raggamuffin'. Étiquetée sous le terme valise de "bossa muffin", sa friandise musicale à la douceur tropicale se déguste colorée et bien frappée. Loin d'être une simple "bomba latina" à qui les producteurs auraient mis entre les mains un micro et demandé de se trémousser sur le devant d'une scène, Flavia Coelho s'impose depuis plusieurs années comme une artiste majeure et atypique en France. Avec son deuxième album Mundo Meu sorti en 2014 (invitant notamment le batteur Tony Allen ou le chanteur Patrice), elle a posé les jalons de son carnaval à elle. Une fiesta qu'elle retranscrit sur scène en transformant la plus froide des salles en "bombonera" où il est impossible de rester statique. Car, oui, la Carioca est une bête de scène, une vraie. Sourire scotché aux lèvres, arborant de magnifiques leggings panthères ou fluo et une chevelure bouclée ondulante, elle adore par-dessus tout titiller son public et le bousculer. Vous êtes prévenus, ça va bouger mardi soir !

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La Fête (du Travailleur Alpin) d’abord

MUSIQUES | Organisée par le PCF, la Fête du Travailleur Alpin se veut avant tout un festival de musique. Même si elle ne renie pas les fondamentaux.

Aurélien Martinez | Mardi 23 juin 2015

La Fête (du Travailleur Alpin) d’abord

« Une Mini-Fête de l’Huma au niveau local » : voilà comment Benoît Perrier, qui s’occupe de la communication de la Fête du Travailleur Alpin, résume l’événement. Un événement logiquement « connoté PCF », même si l’équipe aux commandes a des envies « d’ouverture » à l’image du grand raout auquel elle se compare – la Fête de l’Huma est avant tout un événement musical où l’on peut même croiser des gens de droite venus simplement écouter Shaka Ponk. Du coup, si l’an passé à Fontaine la tête d’affiche était plutôt « engagée » (Zebda), cette année « les artistes programmés sont plus neutres », comme les on-est-sur-tous-les-fronts-musicaux (chanson, rock, punk, reggae…) Fatals Picards ou Brain Damage meets Vibronics, collaboration approfondie entre deux figures de la scène dub internationale (française pour Brain Damage, britannique pour Vibronics). « Il faut susciter la curiosité » (oui, c’est toujours Benoît Perrier qui cause). OK. Même si cette « volonté d’ouverture » (il y aura m

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Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

MUSIQUES | "– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

"– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, et alors ? – Bah, euh…" Oui, "euh…"comme tu dis. Surtout que tu n'as pas dû vraiment te pencher sur Alwane, son premier album solo sorti en octobre. Sinon, tu aurais dit que Djazia Satour fait de la pop. Ou du blues. Ou de la folk. Ou de la soul. Ou du chaâbi. Enfin, tu aurais été paumé quoi, comme la plupart des auditeurs. Ce qui n'est finalement pas plus mal, tant cet Alwane se pare de différentes « couleurs » (oui, ça veut dire ça en arabe) au fil des onze morceaux. Ça commence même complètement cabaret avec l'explosif Bittersweet et son piano martelé ; le tube de l'album. « Blow my ice, my eyes with a rain / Oh this out of time loving. » S’entremêlent ensuite d'autres titres joyeux, en anglais, qui mettent en avant la voix

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Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

Concert | La Grenobloise Djazia Satour, ancienne chanteuse du trio de trip hop (mais pas que) MIG, débarque enfin avec un premier album solo baptisé "Alwane" – "couleurs" en arabe. Une réussite dans laquelle sa voix saisissante et protéiforme se confronte à tout un tas de genres musicaux, en anglais et en arabe. Rencontre avant son concert prévu à l’Ampérage. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

On vous connaît depuis plus de quinze ans à Grenoble, via vos diverses expériences musicales – principalement MIG et Gnawa Diffusion. Mais vous venez seulement de sortir votre premier album solo cet automne. Ce qui a dû être flippant ? Djazia Satour : Klami, le six titres sorti en 2010 qui était le premier disque après MIG, était plus pour moi un événement. Le premier album, ça l’est toujours, évidemment ; mais on est dans la continuité. Le six titres, c’était une façon de commencer en douceur votre carrière solo ? Il y avait un peu de ça en effet. C’était la première fois que je me retrouvais en solo. Tout avait changé autour de moi, je n’avais plus les mêmes structures de production. Je n’étais plus dans le cocon MIG, avec notamment un label… Du coup, c’était un premier essai autoproduit. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, Alwane étant sorti sur un label. Et vous l’avez longuement travaillé à Montreuil avec deux réalisateurs – Julien C

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Du côte du Travailleur Alpin

ACTUS | Du vendredi 27 au dimanche 29 juin aura lieu, comme chaque année, la Fête du Travailleur Alpin, dans le parc de la Poya (Fontaine). Benoit Perrier, chargé de la com’ et de la régie, nous en dit un peu plus sur l’esprit du festival, ses ambitions, les animamtions prévues… Propos recueillis par Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

Du côte du Travailleur Alpin

Le Travailleur Alpin, c’est d’abord un journal, mensuel édité par la fédération iséroise du PCF. Et tout comme l’Humanité a sa grande messe annuelle, la Fête de l’Huma, qui a lieu en septembre à la Courneuve, le Travailleur Alpin a lui aussi son propre évènement festif. Financée en partie par la section iséroise du PCF, la Fête du Travailleur Alpin est « une sorte de mini-Fête de l’Huma, à un niveau départemental, comme il en existe d’ailleurs beaucoup d’autres en France. La logistique est quant à elle assurée par l’association "Les amis du Travailleur Alpin", qui compte entre 20 et 30 membres actifs » explique Benoit Perrier, chargé de la production de l’événement, qui en est à sa 85e édition. Si la Fête du Travailleur Alpin comporte une dimension politique indéniable, elle ne s’y réduit pas. « Le but est de rassembler un maximum de personnes autour d’un grand thème général, la solidarité, avec nombre de débats et rencontres organisées en fonction de l’actualité. » Cette année, beaucoup de débats seront centrés sur le Proche-Orient, en particulier la Syrie et la Palestine. Le festival accueillera ainsi Hassan Balawi, membre de la présidence pa

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Mini-fête de l’Huma

MUSIQUES | Ce week-end, une vague rouge déferlera sur le parc de la Poya à Fontaine, qui accueillera de nouveau la Fête du Travailleur Alpin. Avec comme de juste une (...)

Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

Mini-fête de l’Huma

Ce week-end, une vague rouge déferlera sur le parc de la Poya à Fontaine, qui accueillera de nouveau la Fête du Travailleur Alpin. Avec comme de juste une prog engagée (mais pas que) pour cet évènement qui « exprime depuis 1929 […] les luttes sociales, les solidarités avec le monde du travail et de la création, et la solidarité internationale ». Ainsi, le vendredi soir, on pourra s’offrir un voyage dans le passé en se trémoussant sur la musique des Toulousains de Zebda, dont le tube marquant Tomber la chemise fut sacré meilleure chanson aux victoires de la musique en 2000 (souvenirs, souvenirs…). Un groupe qui a composé des morceaux bien plus orientés politiquement, comme une reprise du Chant des partisans ou encore le titre Le bruit et l’odeur, directement inspiré de la célèbre sortie de Jacques Chirac. La formation punk rock Tagada Jones, nettement plus bourrine, sera de la partie le samedi avec ses morceaux engagés

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Du côté des festivals

MUSIQUES | Les gros festivals musicaux de la région ont dévoilé leur prog, parfois au compte-gouttes pour faire le max de bruit possible. On fait le point afin d’y voir plus clair et cocher les bons jours sur le calendrier.

Aurélien Martinez | Jeudi 22 mai 2014

Du côté des festivals

Le Cabaret frappé Du 21 au 26 juillet, à Grenoble Frànçois and The Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes de pop made in France, mais aussi le vétéran Tricky (ancien membre fondateur, et démissionnaire, de Massive Attack), le masqué Cascadeur, le Français Fakear et son électro, ou encore le mariage attendu entre Moriarty et Christine Salem : une poignée de noms nous donne bien envie. À noter que les dates de chaque concert seront précisées plus tard.   Les Rencontres Brel

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On ira tous faire la fête !

MUSIQUES | Solidaire, musicale et festive, la 84e édition de la fête du Travailleur Alpin accueillera cette année, en invitée d'honneur, Sevil Sevimli, jeune étudiante (...)

Aurélien Martinez | Lundi 24 juin 2013

On ira tous faire la fête !

Solidaire, musicale et festive, la 84e édition de la fête du Travailleur Alpin accueillera cette année, en invitée d'honneur, Sevil Sevimli, jeune étudiante franco-kurde qui parlera du procès qu'elle a subi en Turquie. Outre les débats, les expositions et les animations qui rythmeront les trois jours de festival, une dizaine de concerts est également prévue. L'éclectisme musical y résonne comme un mot d'ordre. Ainsi vendredi, il sera possible de se retrouver sur fond de flot reggae militant en compagnie de l'auteur, compositeur et interprète burkinabè Bafing Kul, puis de poursuivre avec la trance, le hip-hop et la techno planante de Loudmila et Pamela, avant d'enchaîner avec les punk rockers toulousains de Brassens'Not Dead. Pas d'inquiétude à avoir, il y en aura pour tous les goûts. Reste que tout le monde devrait s'accorder samedi soir sur le grand retour des Ogres de Barback (photo), un parfait groupe de scène lorsqu'il s'agit de faire la fête. CH  

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Rive gauche

MUSIQUES | La période qui s’achève aura été chargée pour le Parti communiste français (et, plus largement, pour le Front de gauche), entre espoirs nourris et légères (...)

Aurélien Martinez | Lundi 25 juin 2012

Rive gauche

La période qui s’achève aura été chargée pour le Parti communiste français (et, plus largement, pour le Front de gauche), entre espoirs nourris et légères désillusions quant aux résultats escomptés. Vient maintenant le temps du bilan ; ce qui n’exclut pas celui de la fête, les deux pouvant même cohabiter. Ainsi, pour la nouvelle édition de la Fête du travailleur alpin (mini Fête de l’Huma iséroise créée en 1929), entre le métal de Lofofora et l’électro balkanique de DJ Tagada, on retrouvera le samedi soir HK & les Saltimbanks, formation musicale imaginée en 2006 par HK, ancien du Ministère des affaires populaires : un groupe (aujourd’hui en pause) composé de rappeurs avec accordéons et violons, qui connut un certain succès au mitan des années 2000, grâce à sa musique festive et à ses paroles très marquées. Car les membres de MAP, « fils d’immigrés algériens, enfants du plat pays et citoyens du monde », étaient clairement engagés (très) à gauche. Que l’on retrouve HK (c’est lui le fils d’immigrés algériens) & les Saltimbanks, nouveau projet plus « personnel » d’HK, à la Fête du travailleur alpin semble aller de soi. D’autant plus que le Front de gauche a

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Report en mai des concerts de Kery James prévus à la MC2 les 28 et 29 mars

MUSIQUES | Communiqué de presse de la MC2: La femme d’un des deux musiciens présents sur scène avec Kery James a été hospitalisée d’urgence cet après-midi (mercredi 28 (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 28 mars 2012

Report en mai des concerts de Kery James prévus à la MC2 les 28 et 29 mars

Communiqué de presse de la MC2: La femme d’un des deux musiciens présents sur scène avec Kery James a été hospitalisée d’urgence cet après-midi (mercredi 28 mars) pour un accouchement prématuré. Nous sommes dans l’obligation d’annuler les concerts initiallement prévus les 28 et 29 mars. Ils sont reportés au mardi 15 mai à 20h30 et au mercredi 16 mai à 19h30. Vous pouvez : - Echanger vos places des 28 ou 29 mars en les rapportant à la billetterie. Elles vous seront échangées pour les 15 ou 16 mai 2012. - Demander le remboursement de vos billets Renseignements au 04 76 00 79 00 / billetterie@mc2grenoble.fr Les artistes, la production et l’équipe de la MC2 vous remercient de votre compréhension.  

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Quand Djazia est là…

MUSIQUES | On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour (...)

François Cau | Lundi 12 mars 2012

Quand Djazia est là…

On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour faire vibrer sa superbe voix sur des compositions personnelles, où percent sa chaleur scénique et les subtilités d’une interprétation au cordeau. Des qualités appréciées notamment du grand Oxmo Puccino, l’un des rares rappeurs français encore debout, qui lui offrit une première partie à l’Olympia en 2009 et l’invite de nouveau le 11 mai prochain pour l’une de ses cartes blanches offertes par le Louvre pour ses Duos Ephémères. Des qualités que n’a malheureusement pas pu apprécier le public extérieur du dernier Cabaret Frappé, à cause d’une averse malencontreuse ayant poussé l’organisation du festival estival grenoblois à annuler sa prestation au tout, tout dernier moment. Un problème qui ne devrait pas se poser au concert de Djazia prévu le samedi 16 mars à 20h30 à l’Odyssée d’Eybens, salle présentant l’immense avantage d’être couverte. Allez hop, séance de rattrapage obligatoire !

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Djazia Satour

MUSIQUES | On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit (...)

François Cau | Lundi 4 avril 2011

Djazia Satour

On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit Klami, le pouvoir de subjugation de la demoiselle sur scène. Ça tombe bien, elle sera de passage à la Bobine ce vendredi pour une date atypique dans sa tournée. Djazia sera en effet accompagnée des invités présents sur son disque, ni plus ni moins qu’un quintet de cordes classique, des musiciens maniant des instruments hybrides ou traditionnels, et of course sa formation habituelle, le tout dans l’écrin sonore de cette salle qui devrait résonner et frissonner de ses élancées tempétueuses. C’est donc ce vendredi, à partir de 20h30.

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Sa parole

MUSIQUES | On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir (...)

François Cau | Lundi 22 novembre 2010

Sa parole

On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir son premier album, dont elle nous avait parlé lors de son double concert au Théâtre 145 en mai 2009 (quand même). D’autant qu’en la voyant sur cette même scène révéler les compositions de son nouveau répertoire, langoureusement mêlées aux réarrangements de morceaux du groupe MIG dont elle fut la voix incandescente, on eut un aperçu plus qu’engageant de la nouvelle orientation de l’irrésistible chanteuse, qui partage avec Leonard Cohen d’être «born with the gift of a golden voice». Et bien voilà l’objet en question qui débarque enfin dans les bacs ; alors certes, il s’agit d’un “mini-album“ de six titres (agrémentés d’un radio edit de la chanson titre Klami – “ma parole“ en algérien), mais ne serait-ce que pour le plaisir mélomane de retrouver une interprète toujours aussi puissante et évocatrice, le jeu en vaut la chandelle. D’autant que ce n’est pas le seul (mais considérable) atout de cette autoproduction, qui impose la virtuosité mélodique de miss Djazia avec une immédiate évidence. Elle a digéré toutes ses influences, de

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Nouvel air

MUSIQUES | Après deux ans d’absence scénique, Djazia Satour, reconnue pour ses saisissantes performances vocales au sein du groupe MIG, débarque sur la scène du Théâtre 145 avec sa nouvelle formation et son nouveau répertoire. L’occasion de se pencher sur le parcours de la demoiselle. François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Nouvel air

Djazia arrive à Grenoble en 1990. De son enfance en Algérie, elle ne garde aujourd’hui qu’un souvenir flou, sublimé par le passage du temps. «C’est comme un rêve, un autre univers. Comme si le monde dans lequel on évolue avait un décor parallèle totalement inaccessible». Bringuebalée dans cet entredeux incertain, l’adolescente ne s’exprime que très peu, refoule ses angoisses, se mue en adepte du mutisme presque forcené. Mais elle a déjà trouvé le moyen d’extérioriser ses émotions. La musique la berce depuis son plus jeune âge, elle s’en nourrit à satiété, ingurgite toutes sortes de sonorités, donne de la voix pour se construire une assurance, une contenance. A l’époque, elle vit sa phase de rébellion en s’envoyant des trucs aussi violents que Ludwig von 88 ou Nirvana dans les oreilles, tout en restant attentive aux chanteuses à voix qui la fascinent tant. Djazia l’introvertie se prend en main, pose des petites annonces dans les magasins de musique locaux. «Chanteuse cherche groupe»Elle enchaîne quelques expériences formatrices dans des bars, se construit un petit tour de chant constitué essentiellement de reprises. Mais c’est avec Gnawa Diffusion, le groupe de son demi

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Le noir est couleur

MUSIQUES | Entretien avec Djazia Satour, autour de son virage artistique et de la construction de son nouveau répertoire. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Le noir est couleur

Petit Bulletin : Tes nouvelles compositions ont l’air de rebondir sur le dernier album de MIG, qui partait un peu plus dans tous les genres…Djazia Satour :Oui, et j’essaie d’aller encore plus loin. MIG, quand on en parlait entre nous, on caricaturait en disant que c’était de la musique froide, mais là c’est l’inverse. Je voulais des couleurs plus chaudes, aller dans un style orienté très black music au sens large, avec un côté plus blues, plus groove, des touches de hip hop, une énergie rock qui peut surgir pour amener les morceaux… Sur scène, ça amène plus de vie, avec des solos marqués, des moments acoustiques, des interventions chantées des musiciens… C’est globalement plus franc, plus rentre-dedans. Tu te livrais beaucoup dans les compositions de MIG, qu’en est-il à présent ?Je suis moins dans un esprit torturé, je l’ai peut-être assez exprimé, en tout cas pour l’instant – ça peut revenir, c’est cyclique. Mes besoins se sont plus attachés à la musique qu’à l’écriture des textes ; à ce niveau-là, j’évoque des choses plus légères, des clins d’œil, des sensations, des impressions, ce qui a pu me toucher ces deux dernières années. C’est en lien avec l

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Œuvres de chevet

MUSIQUES | Sélection / Djazia nous présente quelques-unes des influences, conscientes ou non, de ses dernières compositions. FC

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Œuvres de chevet

Un livre : Protest song de Charles Gancel et Yves Delmas«Le livre retrace la période revendicative des années 60 aux Etats-Unis, mais à travers la musique. Revisiter l’époque est déjà passionnant, mais surtout, le plus inspirant, c’est de voir à quel point les événements d’alors – les luttes pour les droits civiques, la guerre du Vietnam… - et parfois même certaines anecdotes étaient retranscrits quasi tels quels dans les chansons. La musique était un vrai miroir, et c’est moins le cas aujourd’hui, c’est plus diffus, on n’arrive pas vraiment à se canaliser. C’est dommage qu’on ait perdu cette capacité à représenter artistiquement les événements contemporains» Un film : Eldorado de Bouli Lanners« Je l’ai vu trois fois. Je n’arrive pas à définir précisément pourquoi ce film m’a touché comme ça, le jeu des acteurs, les personnages, la musique, l’ambiance, l’atmosphère, cette capacité à passer d’une émotion à l’autre ; ça m’a fait mourir de rire et pleurer à d’autres moments, le tout avec un côté très poétique. C’est un film qui fait du bien, dont on sort en paix, et en même temps ça reste cinématographiquement très fort» Un CD : Oh, my girl de Jesse Sykes an

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