Wargirl, fragrance pop

Damien Grimbert | Mardi 18 février 2020

De passage en concert à la Bobine mardi 10 mars à 20h30 (en première partie de l'apéro-mix de Regulators), Wargirl est un peu la sensation pop du moment… ou en tout cas possède tous les atouts pour le devenir d'ici peu. Originaire de Long Beach, en Californie, le sextet composé de trois musiciens et de trois musiciennes pratique en effet une indie pop fusionnelle lorgnant sans ambages sur les sonorités 70's et tout une gamme musicale (garage rock, funk psyché, afro-punk…) qui sent bon la décontraction arty et le soleil californien, le tout teinté d'un peu d'engagement politique de bon aloi. Dans ses meilleurs moments (leur envoûtant tube Poison, auquel il est assez difficile de résister, et juste derrière la ballade groovy et mélancolique Streets, franchement émouvante), le groupe n'est parfois pas loin de rappeler le charme de la géniale Santigold. Le reste du temps, c'est, il faut bien l'avouer, un peu plus inégal et pas toujours très inspiré. Pas de quoi bouder leur venue pour autant, d'autant qu'elle constitue l'une des rares dates françaises de leur première tournée européenne.

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Jay-Jay Johanson : l'homme 100 visages

MUSIQUES | Dites aux filles qu'il est de retour en ville. 20 ans de carrière, 10 albums, le moral toujours dans les chaussettes, l'échalas suédois, 46 ans, est toujours là et bien là, cachant derrière un masque de lassitude fait de chausse-trappes esthétiques et d'auto-recyclage permanent les mille facettes d'un immuable talent triste à l'insondable mélancolie. La preuve en dix albums avant son concert prévu à la Source.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2015

Jay-Jay Johanson : l'homme 100 visages

Whiskey (1996) Interminable silhouette fantôme, cheveu jaune, chemisette remontée sur des bras trop maigres : voilà le dégingandé crooner apparu en 1996 avec l'ovni Whiskey qui fêtait tristement les agapes entre Chet Baker, autre grand timide efflanqué à la grâce schlass, et Portishead. À coups de scratches insensés, de crooning à l'inquiétante étrangeté (un falsetto comme trafiqué) et de sampling raffiné (le Fish Beach de Michael Nyman sur I'm Older Now), ce Suédois venu du jazz et du design invente un "easy-listening" si malaisant qu'il donne l'impression de sonner génialement faux. Une claque de grande classe administrée en gant de velours. Tattoo (1998) Parmi les confirmations livrées par ce deuxième disque : le « têtard couinant » (© Bayon de Libération) s

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La classe Marianne Faithfull

MUSIQUES | C’est le mois des légendes : après Patti Smith il y a trois semaines, c’est la romanesque Marianne Faithfull qui débarque à Grenoble. Un grand bout de l’histoire du rock.

Aurélien Martinez | Lundi 21 novembre 2011

La classe Marianne Faithfull

Au cours d’une interview accordée aux internautes du magazine Télérama en 2008, quand on lui demandait quel artiste actuel elle préférait, Marianne Faithfull répondait Amy Winehouse. « Elle est la plus talentueuse chanteuse du moment. » L’assertion semblait évidente ; la filiation tout autant, malgré le manque de recul à l’époque sur la carrière incertaine de la jeune Britannique. Puis Amy Winehouse est morte : fin juillet, lors d’un concert en Italie, Faithfull lui dédicaçait alors une reprise de Sing me back home (Before I die). Quand on connaît l’histoire de Faithfull, le parallèle est troublant : Winehouse ressemblait à Faithfull, et pas que musicalement. Mais celle qui s’est éteinte à 27 ans n’aura pas eu la résistance de son aînée, qui elle, est revenue de tout, de la toxicomanie au cancer du sein, en passant par l'hépatite C… et même de Mick Jagger, son Blake Fielder-Civil à elle. Redemption songs Flash back. Née à Londres en 1946, Marianne Faithfull se lance rapidement (avant même d’être majeure) dans la musique, via des reprises folk jouées dans différents bars. Et c’est justement lors d’un de ces concerts qu’e

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Lady Marianne

MUSIQUES | Après Patti Smith, la MC2 accueillera une autre légende vivante du rock, active depuis la même époque, et qui a également tourné chez Godard (dans Made in USA), (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Lady Marianne

Après Patti Smith, la MC2 accueillera une autre légende vivante du rock, active depuis la même époque, et qui a également tourné chez Godard (dans Made in USA), la grande Marianne Faithfull. Bien moins déglinguée que dans les swinging sixties, elle a tourné le dos à tous ses démons, s’est montrée autant au cinéma que sur les planches, sans oublier la musique. Sur ce dernier point, elle a su (très bien) s’entourer ces dernières années, notamment sur le splendide Before the poison (2004), coécrit par PJ Harvey, Nick Cave et Damon Albarn. Sur la foi de son beau petit dernier, Horses and high heels (sorti en janvier), et de son vécu imposant, on l’attend de pied ferme. Marianne FaithfullMercredi 30 novembre à 19h30, à la MC2.

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Et la lumière fut

MUSIQUES | La venue de Terry Poison au Ciel mercredi prochain, celle de Léonard De Léonard au Bar MC2 le samedi suivant, une nouvelle compilation dans les bacs… Autant d’occasions de faire le point avec Buzz L’Ekler, fondateur de l’excellent label Ekler’O’Shock. Propos recueillis par Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 25 avril 2007

Et la lumière fut

Les débuts de l’aventure Ekler’O’Shock ? Buzz l’Ekler : Le label est né en juillet 2002, sous forme associative, fondé avec une amie. Nous avions déjà eu plusieurs expériences dans le disque et la musique, en label, web agencies, agence de promo, et j'avais un premier projet avec l'artiste The deBug Tentative de Montpellier. On l'a aidé à sortir son premier EP, puis ensuite sont arrivés Apsci et Xerak. Xerak, nous l'avons rencontré par le biais de Fred Elalouf, boss de l'agence de promo Ping Pong. À l’époque Fred voulait créer un label pour sortir les nombreux projets de Xerak, mais n'a jamais eu le temps pour le faire. On a donc signé le premier maxi de Xerak, puis une mixsteak, un projet spécial en édition limitée. Apsci, ce couple Américain/Australien dont on a sorti le premier maxi, m'ont contacté via notre site web. Dana, la chanteuse d'Apsci, connaissait bien Mike Ladd puisqu'elle avait enregistré des voix pour Infesticons et Vernacular Homicide. Moi je bossais chez Ping Pong, je croisais souvent Mike, on a monté une date Apsci et Mike Ladd au Batofar, la connexion s'est faite, et on a sorti le maxi d'Apsci quelques mois plus tard, avec Mike Ladd, Tes et Seraphim en invités

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