On n'est pas bien là ?

ESCAPADES | Événement / Les 3 et 4 octobre, Corrençon-en-Vercors vous propose de vivre selon les préceptes du "slow". Au programme : gastronomie et œnologie, activités douces de pleine nature et ateliers bien-être. Après une rentrée stressante, partez donc cueillir des champis et vous détendre parmi les ongulés.

Jérémy Tronc | Mardi 22 septembre 2020

Photo : (c) Riot


UUrban race, Lyon free bike, Food festival et maintenant Slow days en Vercors… Les noms d'événements s'accommodent bien de la langue anglaise. Une manière de signifier que l'on est bien au diapason de ce monde qui va de l'avant, branché, tendance quoi. Paradoxalement, cet événement dédié à la gastronomie, aux activités douces de pleine nature et au bien-être propose de « se déconnecter et de prendre le temps d'apprécier l'essentiel ». Son nom fait référence au mouvement international dont l'objectif principal est de sensibiliser les citoyens à l'éco-gastronomie et à l'alterconsommation. Un anglicisme justifié, parfait pour le public urbain ciblé, trop affairé pour prendre le temps de respirer, et plus que jamais en quête de nature et de grands espaces après la crise de la Covid.

« Corrençon est un petit village très tranquille mais proposant énormément d'activités de pleine nature, explique Danielle Fantin, directrice de l'Office de tourisme. On compte aussi de nombreux restaurants réputés, des œnologues émérites et des produits du terroir de qualité. C'est cet art de vivre à l'année que nous voulons valoriser à l'occasion des Slow days. » Ce rendez-vous annuel permet donc au village de Corrençon-en-Vercors d'affirmer son identité et de renforcer son positionnement auprès d'une clientèle plutôt citadine en quête de sens et de ressourcement. En outre, il répond pleinement à la nécessité de diversification de cette station de moyenne montagne, en phase avec l'évolution de la consommation touristique qui doit tendre vers le "4 saisons".

Des atouts pour se ressourcer

Corrençon, petit village aux portes de la Réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors, une des plus sauvages de France, n'est donc pas pour autant coupé du monde. Il sera son sas de décompression, sa bulle de bien-être, à 1110 mètres d'altitude. Son cadre naturel est un de ses atouts majeurs sur lequel s'appuient les organisateurs de l'événement pour proposer des expériences originales, une trentaine par jour. « Corrençon peut avoir l'image d'une station très sportive, où l'on pratique des activités de façon assez hard, mais ce n'est pas que cela. D'ailleurs nous programmons aussi des activités douces basées sur le bien-être, le ressourcement », précise Danielle Fantin. Il sera par exemple possible, le samedi, de participer à une séance de "yoga marche nordique", de discuter champignon avec des spécialistes, d'enlacer des arbres au cours d'une séance de sylvothérapie, ou encore de se mettre bien au cours d'un apéro œno-braséro. Vegans et végétariens, passez votre chemin. Le dimanche réserve également son lot d'animations curieuses, à l'instar de la séance d'initiation au dialogue intérieur qui vous permettra « d'entrer en contact avec votre sagesse intérieure en utilisant la nature comme ressource essentielle. » Les champignons cueillis la veille pourront vous aider à bien profiter de ce moment.

Les familles auront aussi de bonnes raisons de rejoindre le village vertacomicorien. Leur seront proposés un parcours d'orientation pour découvrir le village en s'amusant, une chasse au trésor sur les traces de Sissi la marmotte, des balades sur des Barraquand, la race locale de cheval, ou encore la visite d'une chèvrerie. Les parents avertis éviteront en revanche avec leurs bambins la soirée œno-festive du samedi. « Chaque année, nous voyons des couples et des familles revenir. L'événement a ses adeptes », se félicite Danielle Fantin. Un pass "tout compris", à la journée ou au week-end, vous permet de composer votre programme selon vos envies. Vu le succès de l'événement et les jauges réduites, les réservations pour les activités sont indispensables. La slow attitude, c'est maintenant.

Slow days en Vercors. À Corrençon-en-Vercors, samedi 3 et dimanche 4 octobre. www.slow-days-en-vercors.com

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Artistes de compet’

Exposition | Intitulée "L’art du sport", l’exposition du Centre du graphisme nous convie à une sorte de match où artistes et graphistes rivalisent de créativité pour servir la communication d’événements sportifs. Un magnifique accrochage qui réunit des ensembles d’affiches historiques et dévoile le travail méconnu de la création de logotypes.

Benjamin Bardinet | Mardi 10 mars 2020

Artistes de compet’

Lorsque les organisateurs d’un événement sportif s’adjoignent les services d’un artiste renommé pour la création de leurs affiches, c’est généralement autant pour tirer parti de ses talents de créateur que pour bénéficier de sa notoriété. C’est en effet ce dont attestent plusieurs corpus présentés dans l’exposition du Centre du graphisme, à commencer par les affiches de la Coupe du monde de 1982 organisée par l’Espagne. Commandées à des grands noms du monde de l’art de l’époque (Miró, Tapiès, Topor, Folon…), ces affiches avaient pour ambition de donner de la péninsule ibérique une image nouvelle. Vitalité culturelle et démocratie retrouvée s’y affirment dans des réalisations d’une liberté affolante, parfois déconcertante – inimaginable aujourd’hui pour un événement aussi populaire. Plus loin, la série d’affiches réalisée pour le tournoi de Roland Garros témoigne du même désir de valoriser un événement sportif en y associant des artistes de renom. Une sélection dont la faible représentation féminine est compensée par une interview de la peintre Fabienne Verdier, qui démontre qu’en peinture, vitesse et spontanéité nécessitent anticipation et concentration. Autant de qual

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Et le Palais des sports de Grenoble se mit en mode Jeux olympiques

CONNAITRE | Jusqu'au samedi 24 février, le fameux équipement grenoblois construit il y a 50 ans pour les Jeux olympiques de Grenoble s'anime. Avec notamment des visites guidées qui nous en apprennent plus sur l'histoire du lieu.

Alice Colmart | Mardi 20 février 2018

Et le Palais des sports de Grenoble se mit en mode Jeux olympiques

Les fans de glisse ont chaussé leurs patins et déambulent sur Le Temps des fleurs de Dalida et autres classiques des années 1960. Dans le cadre des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble, le Palais des sports accueille depuis le 10 février une patinoire éphémère de 800 m². Mais aussi propose des ateliers, des jeux de société, des projections spéciales JO ou encore des « visites insolites » du bâtiment menées par l'Office de tourisme Grenoble-Alpes Métropole. Un parcours de 30 minutes lors duquel on déambule de l’est au nord pour terminer sur la zone ouest, occupée par la cantine du personnel de la Ville. La guide qui nous accompagnait le jour où nous avons fait cette visite a d’abord commencé avec un bref retour sur la création de ce lieu « inauguré au cours de l’année 1967, et créé pour accueillir les épreuves de patinage lors des JO d’hiver 1968 ». Pour ensuite arriver à la période actuelle. « En plus d’être un espace spor

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B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Événement | Rendez-vous samedi 13 mai, à Varces donc et en musique, pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Initiée en 2014 sous la forme d’une "simple" bourse aux vinyles, la manifestation culturelle B-Face, organisée à Varces par le centre socio-culturel de Varces-Allières-et-Risset, n’a cessé de gagner en ambition année après année au point de se transformer, pour sa quatrième édition, en véritable festival. Aux côtés des traditionnels stands de disques, expositions et animations en tout genre (ateliers participatifs parents-enfants, démonstration de sérigraphie, blind-tests…), B-Face a ainsi concocté cette année une véritable programmation musicale digne de ce nom, réunissant pas moins de sept groupes différents oscillant entre rock, noise, pop, folk, punk, électro et psyché. Après une première salve de concerts gratuits en plein air l’après-midi (avec Sourdure et As A New Revolt), c’est la salle l’Oriel qui prendra le relais le soir venu, avec les prestations de Titus d’enfer, It It Anita (en photo), Blood Sport, God !Zilla et Noyades. Soit autant de formations farouchement indépendantes (fidèles ainsi à l’esprit très "Do It Yourself" du festival) réunies par différentes associations bien connues de l

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Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

Sélection | Grenoble est une très vieille ville, pleine d’impressionnants vestiges des siècles passés. Mais Grenoble est également une ville en mouvement que les architectes ont continué de façonner au siècle dernier. La preuve en douze monuments phares du XXe siècle, de la fameuse tour Perret au grandiose Musée de Grenoble, en passant par l’imposant Palais des sports ou le moderne (pour l’époque) Hôtel de Ville. Suivez-nous, la visite commence.

Charline Corubolo | Mardi 18 avril 2017

Grenoble : zoom sur douze bâtiments phares du XXe siècle

La tour Perret, phare grenoblois en quête d'avenir Illuminée de bleu en son sommet et révélée une fois par an par les feux d’artifices du 14 juillet, la tour Perret, située en plein parc Paul-Mistral, demeure un emblème grenoblois, à plus d’un titre. Car malgré sa façade grisâtre, l’édifice de presque un siècle, inauguré en 1925 pour l’Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, porte les ambitions modernistes du début du XXe, entre esthétique épurée et béton armé. Mais malgré les prouesses techniques, la tour se dégrade. Un chantier de rénovation va donc être lancé pour redorer le phare Perret. On remonte le fil de l'histoire dans cet article. Des halles au Magasin

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Palais des sports : la Ville de Grenoble défend son choix

ACTUS | Le mois dernier, la mairie convoquait l’ensemble de la presse locale pour revenir sur les douze premiers mois de reprise en gestion directe du Palais des sports. Le bilan ? « Positif » (forcément). Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 1 mars 2016

Palais des sports : la Ville de Grenoble défend son choix

Dans le processus de remise à plat voulu par l’équipe d’Éric Piolle après la victoire à Grenoble en mars 2014, la réflexion sur la gestion du Palais des sports n’était pas la plus illégitime vu le flou pas du tout artistique qui régnait autour de l’équipement. Des décisions ont donc été prises dès juillet 2014 : « On n’a pas souhaité renouveler la convention de l’association qui gérait le Palais des sports depuis 25 ans » a expliqué le conseiller municipal délégué aux événements et temps festifs Olivier Bertrand. Joli document plein de tableaux à l’appui, il est revenu sur « la gestion opaque » du lieu, « accaparé par un unique producteur » (Guy Chanal en l’occurrence). « Avec cette décision [reprendre le bâtiment en gestion directe au 1er janvier 2015 – NDLR], le but a été d’ouvrir le Palais des sports à l’ensemble de la population. » Et, surtout, de faire des économies. 81 000 personnes accueillies en un an « La Ville réalise une économie de près d’un million d’euros par rapport à 2013 » : c’est marqué en gros et en violet dans le dossier de presse. Plus précisément, la mairie loue

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Hybridations artistiques au Centre d'art Bastille

ARTS | Croiser les esthétiques et les réflexions, mêler les notions de temps et de fiction, tels sont les enjeux de "Double cross" actuellement au Centre d'art Bastille. Conçue dans le cadre d'un échange avec une structure italienne, l'exposition dévoile les travaux de Jacopo Miliani et Alessandro Di Pietro, avec Mikaël Belmonte en invité.

Charline Corubolo | Mardi 6 octobre 2015

Hybridations artistiques au Centre d'art Bastille

Piano, créée à l'initiative de d.c.a / association française de développement des centres d'art, est une plateforme franco-italienne offrant un espace de recherches et de travail partagé à des curateurs et des artistes, l'objectif étant d'établir un projet double, comme une exposition, entre une structure artistique italienne et une française. C'est ainsi que le Cab est devenu le théâtre de cet échange plastique avec l'Italie. L'exposition Double Cross, programmée par le commissaire d'exposition indépendant Vincent Verlé (et ancien boss du Cab), présente les œuvres de Jacopo Miliani et Alessandro Di Pietro, dont la mise en parallèle permet la construction d'un récit commun par le prisme d'un langage hybride. À travers un questionnement sur la représentation de l'image et sa réception par les masses et dans les mémoires, Jacopo Miliano esquisse un nouveau langage de forme. Ce nouveau tout se met en place dans des installations hermétiques – une main disposée sur un rectangle de tissu représentant une action – mais qui stimulent indéniablement l'hémisphère gauche du cerveau. L'approche des œuvres d'Alessandro D

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Le sprint photographique de Philippe Dupré

ARTS | « Je traque l'intimité, la complexité du graphisme gestuel et corporel des sportifs et leur discipline. » Pour son exposition à l'Aiguillage, le photographe Philippe Dupré a capté à travers son objectif toute la sensibilité et la violence dégagées inconsciemment par les athlètes en plein mouvement, faisant des clichés des témoignages sportifs abstraits. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 24 mars 2015

Le sprint photographique de Philippe Dupré

La discipline ne semble pas réellement avoir d'importance : ce qui anime Philippe Dupré, ce sont les corps en mouvement. Pour son exposition à l'Aiguillage, intitulée Sportifs, entre terre, air et eau, le photographe dévoile un ensemble de clichés frôlant l'abstraction où l'intérêt réside plus dans la déformation de la chair humaine et la captation d'un instant fugace que dans l'exploit accompli. Au gré de photographies au format identique, en portrait ou en paysage mais toutes en noir et blanc, les enveloppes charnelles des athlètes apparaissent déformées, désarticulées, presque gommées de toute vision réelle de par le mouvement. Les membres se fondent dans un seul et même tout, révélant l'inscription photographique d'un instant éphémère que l’œil a à peine saisi. Retranscrire l'émotion et la brutalité de l'effort dans son rapport à l'espace et au temps, tel est le dessein des œuvres de Philippe Dupré. Pour cela, le photographe s'approche au plus près de la réalité en n'ayant recours à aucune retouche ni manipulation, laissant simplement les sportifs et leur geste s'exprimer et se fixer sur l'image. Photographie manifeste Une i

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Sport de filles

ECRANS | De Patricia Mazuy (Fr, 1h41) avec Marina Hands, Bruno Ganz…

François Cau | Lundi 23 janvier 2012

Sport de filles

Il y a un grand film à réaliser sur le dressage équestre, les rapports entre le cavalier et son animal, leurs correspondances indicibles – mais de toute évidence, ce n’est pas celui-ci. Le gros problème, c’est qu’on ne sait pas vraiment de quoi cause Sport de filles, tant sa forme est en permanence à contretemps du fond. Le script embrasse plusieurs pistes qu’une mise en scène et un montage indolents peinent à suivre ; même les compositions originales de John Cale semblent victimes d’une greffe ratée sur les séquences qu’elles illustrent. On peut se reposer sur les honnêtes performances d’un casting foutraque et attachant pour passer le temps, et on ne pourra pas s’empêcher, pendant toute la durée du film, de rêver aux promesses du Cheval de Guerre de Steven Spielberg. FC

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David et Goliath

SCENES | Avant la présentation de sa nouvelle version de Zoopsie Comedi (en janvier à la Rampe), le chorégraphe Dominique Boivin et sa compagnie Beau Geste (...)

François Cau | Vendredi 4 décembre 2009

David et Goliath

Avant la présentation de sa nouvelle version de Zoopsie Comedi (en janvier à la Rampe), le chorégraphe Dominique Boivin et sa compagnie Beau Geste s’invitent en plein cœur du Village II d’Échirolles. Ils y présentent Transports exceptionnels, un spectacle atypique et fascinant en tournée internationale depuis sa création en 2005. Soit la rencontre dansée entre un homme et une pelleteuse, rêve de gosse pour le chorégraphe (quel petit garçon n’a jamais joué avec tout un attirail de chantier ?). Un duo improbable qui fonctionne à merveille : au début, face à la machine imposante et froide, l’homme semble perdu, presque dominé. Sans chercher à inverser le rapport de force, Dominique Boivin se contente d’associer les deux entités pour créer l’alchimie révélatrice. La pelleteuse prend alors littéralement vie, se faisant douce et fluide pour porter le danseur (Philippe Priasso, impeccable en chemise blanche et pantalon noir) vers les cieux. Comme avec cette image où il se tient droit dans le godet qui fait office de main géante : la machine protège l’homme, qui ne demande qu’à être aimé. Car on est bien ici proche du sentiment amoureux, avec tout un tr

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