Le pacifique déchaîné

| Mercredi 26 septembre 2007

Événement / On vous l'accorde, le titre est un peu facile, mais résume en même temps bien l'état d'esprit qui devrait régner ce jeudi à l'occasion de la nouvelle inauguration du lieu. “Nouvelle inauguration” ? Quelques explications s'imposent : inauguré en 2004 à l'occasion des 20 ans de la compagnie Christiane Blaise, le lieu dédié à la danse contemporaine et basé dans une ancienne usine réhabilitée pour l'occasion, deviendra officiellement Centre de Développement Chorégraphique ce jeudi. Rejoignant ainsi un réseau de 8 autres centres répartis dans toute la France (et à Ouagadougou pour l'un d'entre eux), le Pacifique poussera ainsi plus en amont les initiatives déjà entamées dans le lieu en se consacrant à plein temps à l'accompagnement des compagnies (prêt des studios, production et coproduction de projets…), à leur mise en visibilité (par le biais de différents réseaux de diffusion), à la formation (cours et masterclasses à destination des danseurs professionnels), à la diffusion des projets (auprès des professionnels, mais également du grand public par le biais des Alertes dont on a déjà pu apprécier la pertinence) et enfin au développement de la culture chorégraphique auprès de différents publics. Autant de missions et projets qui ont amené la chorégraphe Christiane Blaise à mettre en stand by, pour une durée indéterminée les créations de sa propre compagnie, un choix loin d'être anodin mais visiblement parfaitement assumé. Outre une série de discours qu'on espère pas trop lénifiants, la date de jeudi sera également l'occasion de découvrir trois courtes formes chorégraphiques de dimension locale, nationale, et internationale jonglant avec les styles et les générations : Manono, solo chorégraphié par le Hongrois Pàl Frenàk issu d'un voyage au Japon, Impermanence du je(u), solo de Delphine Caron retraçant son évolution de la danse classique vers le hip-hop, et Impromptus chorégraphiques, présenté par Redouane Gadami de la compagnie Styl'O'Styl, dont on a déjà pu apprécier la fusion réussie entre musique jazz et danse hip-hop. Damien Grimbert

Inauguration du Pacifique, le 20 septembre

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Marie Roche : « La danse est un langage universel »

ACTUS | « Je suis arrivée avec un projet qui était principalement d’ouvrir ce lieu au public et de le faire connaître. C’est un grand défi, ça prend du temps, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 15 janvier 2019

Marie Roche : « La danse est un langage universel »

« Je suis arrivée avec un projet qui était principalement d’ouvrir ce lieu au public et de le faire connaître. C’est un grand défi, ça prend du temps, mais on l’a réussi en partie je pense : beaucoup de gens d’horizons très divers viennent aujourd’hui au Pacifique. » Deux ans et quelques mois après sa prise de fonction à la tête de ce centre de développement chorégraphique national créé à Grenoble par la chorégraphe Christiane Blaise, Marie Roche semble satisfaite. Notamment des nombreux partenariats tissés avec différentes structures de l’agglo (la Rampe, l’Hexagone, la Cinémathèque…), dont deux avec lesquelles elles collaborent régulièrement : le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane et le centre d’art le Magasin des horizons piloté par Béat

Continuer à lire

Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

ACTUS | « J’ai beaucoup de gratitude envers Christiane Blaise pour avoir créé [en 2004] ce lieu magnifique. Le secteur de la danse lui doit beaucoup. (...)

Aurélien Martinez | Mardi 11 octobre 2016

Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

« J’ai beaucoup de gratitude envers Christiane Blaise pour avoir créé [en 2004] ce lieu magnifique. Le secteur de la danse lui doit beaucoup. Maintenant, l’histoire continue… » On a interviewé Marie Roche, fraîchement nommée directrice du Pacifique, dans son nouveau bureau, au cœur de cet équipement dédié à la danse et plus particulièrement à l’accompagnement des artistes – un travail principalement de l’ombre donc. « J’ai toujours trouvé que les centres de développement chorégraphique étaient des outils passionnants, comme ce sont des structures légères très proches des artistes. » Si c’est la première fois que Marie Roche se retrouve à la tête d’une structure de la sorte, cette prise de fonction s’inscrit dans la continuité de son parcours débuté par des études sur la danse à Paris et continué, après diverses expériences, par la fondation en 2009 d’un bureau de production à Dijon qui accompagnait les compagnies chorégraphiques. « La question de la présence artistique sur le territoire m’intéresse depuis longtemps. » Vers un Pacifique « plus ouvert » Et

Continuer à lire

Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

ACTUS | Le Pacifique, centre de développement chorégraphique (CDC) implanté dans le sud de Grenoble, va changer de main. En effet, Christiane Blaise, l’ancienne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

Le Pacifique, centre de développement chorégraphique (CDC) implanté dans le sud de Grenoble, va changer de main. En effet, Christiane Blaise, l’ancienne chorégraphe qui l’a fondé en 2004 après plus de vingt-cinq ans de parcours artistique, part « vers de nouvelles aventures ». Lesquelles ? « Je n’ai rien prévu ! Il faut savoir se détacher au bon moment. J’attends que l’imagination me bouscule encore. C’est mon goût pour l’improvisation. » Un nouveau directeur ou une nouvelle directrice prendra le relai au 1er septembre à la tête de ce lieu atypique pensé comme une maison pour les artistes ouverte au public sur certains temps – il faut d’ailleurs s’y rendre rien que pour le bâtiment en lui-même, on ne peut plus réussi. « J’ai imaginé le Pacifique, je l’ai entièrement créé, je l’ai construit pour qu’il devienne un outil public avec des missions d’intérêt général. Un lieu de résidence qui, aujourd’hui, est complet et entièrement remboursé » – il appartient à l’association qui le porte. « Place à quelqu’un d’autre qui va continuer la mission ou inventer autre chose. » Un quelqu’un d’autre qui, comme le stipu

Continuer à lire

100% danse

SCENES | « Un temps fort pour faire frémir la danse pendant dix jours dans cinq lieux de l’agglomération grenobloise » dixit le flyer du Concentré de danses. « La (...)

Aurélien Martinez | Mardi 27 janvier 2015

100% danse

« Un temps fort pour faire frémir la danse pendant dix jours dans cinq lieux de l’agglomération grenobloise » dixit le flyer du Concentré de danses. « La danse est un art assez fragile » rajoute Christiane Blaise, la boss du Pacifique, centre de développement chorégraphique basé dans le sud grenoblois qui a été à l’origine du projet en 2012. « Dans l’agglo, on a de très belles scènes pour la danse qui sont moins connues que la Rampe ou la MC2. L’Odyssée d’Eybens par exemple. » Avec l’idée, donc, d’emmener la danse partout, et d’en montrer un max au public sur un temps déterminé – « ça donne un caractère de fête ». Une sorte de petite biennale de la danse, toute proportion gardée – sachant que le Concentré de danses a lieu tous les ans, donc le mot biennale ne va pas. Pour cette édition, on aura ainsi droit à la Rampe à plusieurs propositions de la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, d’une soirée au Pacifique avec les lauréats du dernier concours

Continuer à lire

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point (...)

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

Continuer à lire