Du patrimoine à tous les étages

CONNAITRE | En ces Journées européennes du patrimoine, Lyon fête ses quinze ans d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cette occasion, la ville ouvre les portes de l’Hôtel-Dieu et de la chapelle attenante. Car le périmètre classé ne concerne pas que le Vieux-Lyon, mais aussi la Presqu’île (soit 10% du territoire lyonnais), qu’il sera possible de regarder de différents points de vue où des médiateurs vous attendent. Photos et explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 13 septembre 2013

Photo : Benjamin Mialot


Points de vue sur l'UNESCO

Pour mieux apprécier le centre de Lyon classé à l'UNESCO, des médiateurs vous attendent dans quatre lieux de la ville : l'esplanade de la Grande Côté (Lyon 1er), le bâtiment des Rives de Saône (Lyon 2e), la place Abbé Larue (Lyon 5e) et l'esplanade de la MJC Duchère (Lyon 9e).

Dans chacun de ces lieux, des lectures de paysages sont proposées ainsi que des balades de quartier (avec notamment, à la Duchère, la visite de la halle sportive flambant neuve Stéphane Diagana).

 

Hôtel-Dieu

L'Hôtel-Dieu ouvre ses portes avant que les premiers coups de pioche en début d'année 2014 ne le condamne avant la fin de transformation en 2017.  Le dôme Soufflot sera alors l'antre d'un hôtel 5 étoiles. Ce bâtiment dans lequel l'un des maîtres d'œuvres Didier Repellin dit s'être perdu pendant un tant il est complexe est «une suite de défis ». Ce chantier est actuellement le plus grand projet de réhabilitation en France.
Visite sam et dim de 10h à 18h (réservation au 04 72 10 30 30)

 



La Chapelle de l'Hôtel-Dieu

Elle est crasseuse, peu amène car noircie par la pollution et le chauffage (elle accueillait des malades) mais elle fait l'objet d'une restauration de fond en comble et ouvre ses portes ce week-end avec la fabuleuse histoire contée par Suzanne Marchand, chef du projet de restauration qui nous a tout expliqué de ce lieu.

Construite entre 1637 et 1655, cette chapelle est l'une trois de modèle baroque que compte Lyon avec celles de Saint-Bruno-des-Chartreux et du lycée Ampère, déjà partiellement ou totalement restaurées. Dans celle-ci, pas de restauration majeure depuis le XIXe siècle.

Cette chapelle a pour particularité d'avoir une tribune à gauche du chœur reliée à l'infirmerie de l'Hôtel-Dieu et une tribune droite attachée au quartier des sœurs hospitalières. Cette chapelle est en même temps centrée sur la ville avec une ouverture donnant sur la rue et non dans l'hôpital. Durant la Révolution Française, elle a été totalement vidée de ses ornements religieux et royaux (autel, peintures…) et pendant le siège de 1793, elle a servi de refuge aux mères et aux enfants car l'Hôtel-Dieu a été bombardé. Des naissances y ont donc eu lieu comme plus tard en 1944 suite à d'autres bombardements et à l'incendie du Grand Dôme.

Une première phase de restauration s'est déroulée en 1802 (réornementation du chœur, des chapelles latérales par les plus grands dont Fabish, qui s'est aussi occupé de la vierge de Fourvière, de Notre-Dame de Lourde…). En 1867, Alexandre Denuelle, plus grand décorateur de son époque, lui apporte sa plus grande spécificité : des trompes-l'œil sur l'intégralité des surfaces planes.

Aujourd'hui, l'intérieur comme l'extérieur sont classés aux monuments historiques et la restauration en cours coûte 8 250 000€, dont une large part supportée par des mécènes privés.
Visites sam et dim de 14h à 18h 

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Écrin total au Grand Hôtel-Dieu

Cinéma en plein air | On n’en a pas fini avec les bizarreries covidiennes. La place Ambroise-Courtois, lieu traditionnel des projections en plein air de L’Été en Cinémascope n’a (...)

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Écrin total au Grand Hôtel-Dieu

On n’en a pas fini avec les bizarreries covidiennes. La place Ambroise-Courtois, lieu traditionnel des projections en plein air de L’Été en Cinémascope n’a pour l’heure pas été retenue pour des raisons de sécurité ; la Cour du Grand Dôme du Grand Hôtel-Dieu, en revanche, semble étrangement immunisée contre le coronavirus — un souvenir du lointain passé hospitalier du site ? Toujours est-il que le pôle de commerces et de luxe de la Presqu’île lance son programme de séances en plein air gratuites, à visionner dans des transats — sur le modèle de la Villette à Paris — limitant toutefois la jauge à 120 spectateurs « installés à bonne distance les uns des autres ». Réfléchissez-y donc à deux fois pour vos soirées romantiques. Notez également qu’il faudra être rapide, aucune réservation n’étant possible. Du côté de la programmation, comptez sur Le Grand Bain (jeudi 2 juillet), Rebelles (jeudi 16 juillet), Wild Rose (jeu

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Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Food | Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : (...)

Adrien Simon | Mardi 8 octobre 2019

Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : pourquoi pas une Cité de la Gastronomie. Ou un réseau de quatre, dans lequel Lyon s’est invité in extremis. Avec un objectif double : réaffirmer sa place de capitale gastronomique, titre un poil érodé, et doter le centre commercial du Grand Hôtel Dieu d'une facette culturelle. Si le projet a été mené par la Métropole, qui voit dans le bien-manger un atout pour le marketing territorial, il fut financé en grande partie par des mécènes privés. Parmi lesquels des groupes d'agro-alimentaire comme Metro ou Elior, spécialiste de la restauration de cantine. Le fonctionnement est délégué à l'entreprise espagnole MagmaCultura et devrait être largement auto-financé, avec un ticket d'entrée à 12€, le double en incluant des dégustations. Maintenant que la Cité lyonnaise est la première à voir le jour, reste à voir comment le public, notamment local, se réappropriera ce lieu hybride, à la fois « musée, c

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UNESCO : la folle aventure

Patrimoine mondial de l'UNESCO | Plus vaste zone habitée française classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, Lyon a gardé le témoignage de toutes ses époques. C'est ce qui lui vaut ce Graal obtenu le 3 décembre 1998 au terme de la lutte fondatrice de l'association de la Rénovation dans le Vieux-Lyon entamée après-guerre. Récit de cette aventure.

Nadja Pobel | Mardi 3 avril 2018

UNESCO : la folle aventure

20 ans. Une paille au regard de l'Histoire lyonnaise et pourtant presque une ère géologique à voir posés, lors de cette journée de célébration à l’Hôtel de Ville de Lyon il y a quelques jours, les quatre volumes reliés et tissés du dossier de la candidature de Lyon. Des pages rédigées à la machine à écrire agrémentées d'une pléiade de photos argentiques d'Yves Neyrolles collées, encadrées à la main dans ces prestigieux ouvrages pré-informatiques. Quand l'architecte Denis Eyraud se trouve en charge d'organiser le cinquantenaire de l'association de la RVL (née en 1946) qu'il préside depuis peu, son prédécesseur Régis Neyret a l'idée de candidater à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est que cette association d'habitants est une des premières à s'être préoccupée de sauvegarder des quartiers et pas seulement des monuments au point qu'elle incitera André Malraux, alors en charge de la culture sous de Gaulle, à créer en 1962 ce plan fondateur de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Le Vieux-Lyon sera le premier en France à en bénéficier et Louis Pradel ne pourra alors pas tout raser pour une bretell

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Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

1997-2017 : 20 ans dehors ! | Denis Trouxe était adjoint à la culture et au patrimoine quand le Petit Bulletin naissait. Ensuite directeur de l’office de tourisme, il est idéalement placé pour nous raconter à quoi ressemblait cette vile durant ces vingt dernières années. De toute évidence, elle s’est réveillée.

Nadja Pobel | Mardi 7 novembre 2017

Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

Vous devenez en 1995 adjoint (17e du rang !) à la culture et au patrimoine, sous le mandat Barre. Quel constat faites-vous alors ? Denis Trouxe : L'idée m'était venue de faire un projet comme les Subsistances car je m’apercevais qu’il n’y avait pas de place pour la création. Déjà 40 ans avant je ramais dans des petits rôles aux Célestins, au TNP. Nous étions dans un désert culturel qui se perpétuait. Il fallait alors monter à Paris. Le marché était là-bas. Ici il n'y avait rien. On n'investissait pas dans l'émergence. Comme je travaillais dans la comm', je maitrisais les éléments de langage et je balançais à tout le monde « une ville n'est créative que lorsqu'elle sait produire des artistes », « montre-moi tes artistes et je te dirais qui tu es ». Ne pas confondre créativité de la ville et importation de la culture. Il y avait beaucoup de tournées mais rien pour l'artiste du coin. Je cherchais une friche et l'État s'en débarrassait pour un franc symbolique ! Ce projet a été mal reçu à l'époque... Nous voulions mutualiser des salles de répétitions, atelier d'artistes, stocks de décors. Or ce lieu était

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Les Puys, candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018

Pierres de Volcans | "L'Œuvre architecturale de Le Corbusier" entrait il y a tout juste un an dans la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec pour lieu (...)

Nadja Pobel | Mardi 4 juillet 2017

Les Puys, candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018

"L'Œuvre architecturale de Le Corbusier" entrait il y a tout juste un an dans la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec pour lieu emblématique le quartier vert de Firminy (Loire). Dans la liste parallèle du patrimoine naturel, figurait la chaîne des volcans d'Auvergne. Attribuer deux sésames à un même pays était improbable. À Istanbul, où se tenait le congrès UNESCO l'an dernier, le 40ème Comité du patrimoine mondial est parvenu à un consensus pour reconnaître le potentiel de « valeur universelle exceptionnelle de l’ensemble de la Chaîne des Puys - Faille de Limagne », mais a demandé à exclure du périmètre les deux dernières carrières en activité dans la Chaîne des Puys jusqu'à leur fermeture et réhabilitation définitive. La course à l'attribution de ce label n'est donc pas terminée, mais ce n'est plus qu'un complément d'information que le comité de candidature doit fournir aux grands jurés dans les deux ans qui

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Deux sites déjà siglés UNESCO

Patrimoine en Auvergne-Rhône-Alpes | Le tampon de l'UNESCO n'a été émis en Auvergne-Rhônes-Alpes qu'en 1998, à Lyon, puis à la grotte Chauvet l'an dernier ; Le Puy étant inscrit dans le cadre du classement des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Zoom sur ces deux sites.

Nadja Pobel | Mercredi 6 juillet 2016

Deux sites déjà siglés UNESCO

Site historique de Lyon (Rhône) C'est tout simplement le second site le plus étendu de France classé, derrière Bordeaux et son port de la Lune, mais largement devant Paris (dont de nombreux monuments sont répertoriés, mais pas une telle surface). Lyon le doit notamment au fait que sa Presqu'île a été préservée des destructions et de reconstructions potentielles de bâtiments modernes, que les usines ont été édifiées en périphérie et que Louis Pradel n'a jamais fait sa voie rapide dans le Vieux-Lyon. Sont donc classés, comme le montrent de nombreuses tables d'orientations UNESCO, un secteur allant du nord-sud des pentes de la Croix-Rousse aux remparts d'Ainay, et d'est-ouest du Rhône à Fourvière. Grotte ornée du pont d'Arc, dit Grotte Chauvet-Pont d'Arc (Ardèche) L'appellation est longue et elle résume pourtant la nature de ce

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Lyon présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial

CONNAITRE | La Ville de Lyon vient d'être élue présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM). Ce réseau, qui rassemble 250 villes possédant sur leur territoire un site inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, tenait ce week-end son congrès à Arequipa au Pérou.

Nadja Pobel | Jeudi 12 novembre 2015

Lyon présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial

La présidence de cette instance mondiale sera l'occasion pour Lyon de valoriser son approche du patrimoine : le sauvegarder tout en le faisant vivre, en y associant les habitants, les usagers et ainsi offrir à tous une dynamique touristique et culturelle au cœur de la cité. Lyon fait figure de pionnière dans ce domaine. Pour preuve, dès 1964, le Vieux-Lyon est devenu le premier secteur sauvegardé de France pour la richesse de son patrimoine sur une zone de 25 hectares. En 1998, c'est la reconnaissance internationale, avec le classement d'un secteur de Lyon au patrimoine UNESCO : 500 hectares comprenant le Vieux-Lyon ainsi qu'une grande partie de la Presqu'île, soit 10% de la ville. L'originalité du site lyonnais réside dans la coexistence de différentes strates urbaines sur 2000 ans d'histoire et toujours habitées (influence romaine, Renaissance, architecture canuts, classicisme du XVIIIe siècle, style haussmannien...). Le Petit Bulletin avait consacré sa Une à ce sujet patrimonial en avril 2014. Pour rappel, Lyon compte plus d

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Monter au Puy-en-Velay

CONNAITRE | Il y a l’idée qu’on s’en fait - ville grise, administrée par Laurent Wauquiez, point de départ de l’une des quatre voies pour Saint-Jacques de Compostelle - et puis l’éclat qu’on y trouve - une splendide cathédrale et de grosses stalagmites volcaniques sur lesquelles sont posés des édifices religieux. Voici l’étonnante et séduisante ville du Puy-en-Velay. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 15 juillet 2014

Monter au Puy-en-Velay

Bien sûr, comme partout, mieux vaut débarquer dans la pleine lumière de juillet que sous les seaux d’eau automnaux. Car pour peu que le soleil estival soit de la partie, la ville du Puy balaye tous les mauvais clichés au premier regard. Au sud de l’Auvergne, adossée aux contreforts du Massif Central et aux confins des parcs naturels du Livradois-Forez, du Pilat et, au sud, des Cévennes, la ville est une succession de sites majeurs.  A commencer par sa cathédrale, de style roman et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la construction dès les XI et XIIe siècles en terres chrétiennes, se fit aussi sous des influences venues de l’Orient et de l’Espagne mauresque. Elle se visite une fois domptée la volée d’escaliers (134 marches !) au bout de la rue pavée des Tables. Pour profiter de ses richesses, mieux vaut toutefois éviter le moment des fêtes religieuses, et ainsi admirer calmement son étonnante Vierge noire, une statue du XVIIe siècle qui a remplacé celle, primitive, donnée par Saint-Louis de retour de la Neuvième croisade. Ne pas rater aussi le cloître (payant), classé monument historique, un des plus beaux d’Europe et qui rappelle avec stupeur, grâce à ses arcades, l

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Une faim de Lyon

CONNAITRE | Traiter du patrimoine en région, c’est évidemment avant tout se pencher sur Lyon, dont quatre des quartiers sont classés au patrimoine de l’UNESCO depuis seize ans. Histoire d’une mutation, celle d'une ville fanée qui a fini par mettre au jour ses joyaux architecturaux, au point d’attirer une denrée inconnue auparavant : les touristes. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 29 avril 2014

Une faim de Lyon

En train de déchiffrer les noms du mur des écrivains, tentant de prononcer les termes "rosette" ou "beaujolais" sur le marché Saint-Antoine, prenant la pause en haut de la montée de la Grande Côte ou sur l’esplanade de Fourvière, scrutant l’une des onze nouvelles tables d’orientation flambant neuves : les touristes sont partout. Cela n’avait rien n’évident il y a encore vingt ans. S’il n’est pas question ici de dresser une hagiographie de la politique de Gérard Collomb, qui durant les treize dernières années a amplifié les événements gloutons de foule (de la Fête des Lumières à Nuits Sonores, sans compter les colloques professionnels) et rendu la rivière et le fleuve aux Lyonnais, force est de constater que l’édile a prolongé le geste amorcé par Raymond Barre en rendant à Lyon une partie de ses fastes. Car si la ville a changé, c’est d’abord au bénéfice de ses habitants, avant qu’elle ne devienne un produit de consommation culturelle markété (pas toujours très esthétiquement) par la marque Only Lyon imaginée par l’Office du Tourisme de Lyon - devenu habilement celui du Grand Lyon en 2010. Renaissance Vieux-Lyon Bien avant de figurer à l’UNESCO, Lyon a été,

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Grand succès pour les Journées du Patrimoine

CONNAITRE | Dans le cadre des Journées du patrimoine, le Grand Lyon mettait en lumière la question des patrimoines en mutation, en résonance avec la thématique nationale (...)

Nadja Pobel | Lundi 16 septembre 2013

Grand succès pour les Journées du Patrimoine

Dans le cadre des Journées du patrimoine, le Grand Lyon mettait en lumière la question des patrimoines en mutation, en résonance avec la thématique nationale «1913 - 2013 : cent ans de protection». La reconversion en parc de la caserne Sergent Blandan, a été l’un des lieux les plus plébiscités decette édition. 1 500 personnes étaient présentes à son ouverture au public vendredi et 20 000visiteurs s’y sont rendus samedi.Le Pôle Pixel a affiché complet tout le week-end : 3 200 personnes se sont imprégnées de l’atmosphère des tournages, ont découvert les techniques de mixage son et de restauration de films…A Grigny, 2 840 personnes se sont rendues dans l’ancienne rotonde ferroviaire, qui est actuellement investie par la Biennale d’Art Contemporain. Le mariage du patrimoine et de l’art contemporain a été compris par le public, comme en témoigne l’attractivité de l’église Saint-Just qui a accueilli 2 000 visiteurs, et celle de l’ancienne chaufferie de l’Antiquaille avec 2 300 visiteurs. Quelques sites particulièrement em

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Mutations et renaissances

CONNAITRE | Entre nécessité de conservation et besoin de dynamisme, le patrimoine industriel lyonnais réussit à évoluer avec son temps. Visite fr l'ancienne Manufacture des Tabacs et au Pôle Pixel de Villeurbanne à l'occasion des Journées européennes du patrimoine ce week-end. Térence Caron

Benjamin Mialot | Mardi 10 septembre 2013

Mutations et renaissances

«Le patrimoine en mutation», voilà ce que le Grand Lyon a souhaité mettre en avant cette année pour les Journées du patrimoine. L'occasion de se rappeler que les vieilles pierres ne sont pas synonymes d'objet intouchable et immobile. Preuve en est l'ancienne Manufacture des Tabacs du 8ème arrondissement, désormais Université Lyon 3, une usine à cigarettes des années 30 abandonnée en 1987 puis restaurée et réaménagée par l'architecte Albert Constantin à partir de 1991 en un lieu d'études ouvert sur la ville. Ses deux objectifs étaient de garder l'esthétique du passé et d'offrir un espace de vie moderne et chaleureux. Le résultat est, contre toute attente, cohérent et respectueux de l'âme du lieu (les linteaux en fonte bleue, la toiture à la Mansart), comme si Constantin avait souhaité saluer le travail d'origine, mené de l'ingénieur chef Clugnet. Dans le cloître Welon, du nom de l'œuvre du sculpteur Joseph Ciesla qui y trône, on peut notamment admirer la façade de la bibliothèque, faite de volets roulants photovoltaïques qui se déclenchent en fonction de la luminosit

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Balade dans le XVIIIe

ARTS | S’écharper sur l’urbanisme, inventer de nouveaux quartiers, discuter de la nécessité d’une nouvelle salle de spectacle ou d’une bibliothèque, développer le commerce, ménager le pouvoir religieux, débattre à fleuret à peine moucheté entre pouvoir étatique et pouvoir local… Lyon aujourd’hui ? Non, c’était déjà Lyon au XVIIIe et, dans ce siècle des Lumières, la ville posait les jalons de ce qu’elle est aujourd’hui. Le Musée Gadagne invite à une balade dans cette période moins exotique qu’imaginée et dont il subsiste bien des traces au-delà de ses murs. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 1 février 2013

Balade dans le XVIIIe

Grenier d’abondance (Lyon 1er) Les murs derrière lesquels siège aujourd’hui la Direction régionale des affaires culturelles de la région Rhône-Alpes ont été érigés de 1722 à 1728 afin de conserver le blé nécessaire à l’alimentation des 120 000 Lyonnais - on le stockait jusqu'alors dans divers lieux privés, mais leur location revenait trop cher. Cet édifice, inspiré des façades de la place Bellecour, ne remplira cependant que peu de temps à sa mission initiale, un édit de libre circulation des grains le rendant rapidement inutile. Il deviendra une caserne avec magasin d’artillerie et arsenal. Temple du Change (Lyon 5e) Ce bâtiment a été construit sur des plans de l’architecte Simon Gourdet au XVIIe puis remanié par l’architecte Soufflot (1748-1750), qui s’est inspiré de la loge municipale de Brescia (Italie). Lorsque le centre économique de la ville s’est déplacé vers la Croix-Rousse, la loge est devenue un temple protestant en 1803 et a été le seul lieu de culte pour ces croyants jusqu’à l’édification des temples de la rue Lanterne (1857), du quai Augagneur (1884)  et de la rue Fénelon (1892). Hôtel-Dieu (Lyon

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Lyon, aujourd'hui comme hier

ARTS | S’écharper sur l’urbanisme, inventer de nouveaux quartiers, discuter de la nécessité d’une nouvelle salle de spectacle ou d’une bibliothèque, développer le commerce, ménager le pouvoir religieux, débattre à fleuret à peine moucheté entre pouvoir étatique et pouvoir local… Lyon aujourd’hui ? Non, c’était déjà Lyon au XVIIIe et, dans ce siècle des Lumières, la ville posait les jalons de ce qu’elle est aujourd’hui. Les Musées Gadagne invitent à une balade dans cette période moins exotique qu’imaginée et dont il subsiste bien des traces au-delà de l'exposition. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 1 février 2013

Lyon, aujourd'hui comme hier

Et si Lyon s’étendait au sud de sa presqu’île pour habiter voire déplacer sa Confluence ? Vous croyiez que l’idée datait des années 2000 ? Raté. Antoine-Michel Perrache l'a faite sienne dès 1766. Ce sculpteur-ingénieur envisageait alors d’empiéter sur les marécages au sud des remparts d’Ainay (la rue portant ce nom aujourd’hui était à l'époque la limite sud de la ville) et de faire en sorte que le confluent entre Rhône et Saône ne fasse sa jonction qu’au niveau de la Mulatière. C'est ce qu'expliquent les musées Gadagne (gardiens de la mémoire de la ville via leurs collections permanentes), eux qui, avec leur deuxième exposition temporaire depuis leur réouverture (la première était consacrée à la gastronomie), souhaitent montrer à quel point la manière dont s’est profondément transformée Lyon au XVIIIe a eu des conséquences sur ses spécificités actuelles (voir ci-contre). La première salle de ce panorama regorge à ce titre de plans d’époque et de maquettes montrant clairement comment la ville que nous connaissons s’est dessinée. Comment aménager un territ

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Dieu, un hôtel !

ACTUS | Fermé au public depuis septembre 2010, l’Hôtel-Dieu rouvrira ses portes le temps des sessions diurnes des prochaines Nuits sonores (du 16 au 20 mai). Au-delà de ces festivités, que deviendront ces murs ? Comment le lieu sera-t-il réhabilité ? Et quelle place pour la mémoire de la médecine au milieu des boutiques, des bureaux et d’un hôtel de luxe ? Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 22 mars 2012

Dieu, un hôtel !

Depuis le début des années 2000, les Hospices Civils de Lyon (HCL) ont entamé une mutation afin de se mettre en conformité avec la nécessaire modernisation des plateaux techniques médicaux. C’est ainsi que, pour un coût estimé à près d’un milliard d’euros, trois centres de biologie, l’hôpital Femme Mère Enfant et un pavillon de Lyon Sud ont vu le jour. Dans le même temps, les anciens hôpitaux Debrousse, Antiquaille et désormais l’Hôtel-Dieu (construit essentiellement entre le XVIIe et le XVIIIe siècles) ont fermé. Un patrimoine qui disparaît mais, comme le précise Alain Collombet, secrétaire général des HCL : «il aurait fallu investir 150 millions d'euros dans l’Hôtel-Dieu pour le rendre apte aux activités médicales modernes». Impossible pour un organisme déjà fortement déficitaire. Et la priorité est naturellement d’investir dans l’amélioration des soins apportés aux malades plutôt que dans la conservation du patrimoine. L’Hôtel-Dieu reste néanmoins la priorité des HCL mais la durée du bail (94 ans) exclu que l'on connaisse l’issue de cette parenthèse. Une chose est sûre, conformément au cahier des charges, un hôtel cinq étoiles sera dans la place, Lyon

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Hôpital (r)ouvre-toi !

CONNAITRE | Fête des lumières, Cour de l'Hôtel-Dieu / Dieu s’étant fait la malle, il ne restera bientôt plus de l’Hôtel-Dieu qu’un hôtel (cinq étoiles) et des boutiques construites (...)

Nadja Pobel | Lundi 28 novembre 2011

Hôpital (r)ouvre-toi !

Fête des lumières, Cour de l'Hôtel-Dieu / Dieu s’étant fait la malle, il ne restera bientôt plus de l’Hôtel-Dieu qu’un hôtel (cinq étoiles) et des boutiques construites par Eiffage. Pour l’heure, c’est la cour, fermée depuis un an, qui rouvre ses portes contre toute attente (2010 devait être la dernière fête des lumières en ces lieux). Et c’est naturellement à Alain Bénini qu’est revenue la tâche de l’éclairer comme depuis six ans désormais. Architecte DPLG aux hospices civils de Lyon, en charge par exemple de trouver le bon éclairage pour une salle d'attente ou un bloc opératoire, il est aussi un des créateurs lumière les plus enthousiasmants de ce rendez-vous. En 2009, il avait recréé avec une charmante nostalgie l’Italie des années 60. Pour ce qui devrait être sa dernière création en ces murs (mais les premiers travaux ne commenceront qu’en 2013 donc qui sait ce qui se passera en 2012…), il a choisi d’éclairer les coups de la vie. Des coups de cœurs, coups de joie, coups de blues, prendront des couleurs projetées sur un immense ruban blanc qui encerclera le péristyle de la cour. Car c’est bien la grande force de ce lieu fermé que d’envelopper les spectateurs et les immerger c

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