Threads ou le party d'en lire

Stéphane Duchêne | Mardi 2 décembre 2014

S'il ne fallait en choisir qu'un, en tous cas pour l'instant, dans la programmation de ce festival Threads mêlant Lettres et notes de musique, ce serait forcément lui : David Foster Wallace. Non, l'auteur américain culte – dont la traduction du grand-oeuvre Infinite Jest (1996) arrive, enfin, en France dans quelques semaines – ne sera pas là, il s'est fait sauter le caisson il y a quelques années. En revanche, Threads nous propose par l'entremise de Rodolphe Congé Bref entretien avec un homme hideux, lecture extraite d'un des recueils de nouvelles qui ont fait connaître DFW, Brefs entretiens avec des hommes hideux (Diable Vauvert).

Il y est question de rapports homme-femme vus par le prisme du récit d'une jeune femme à un homme trop plein de certitudes de son agression par un psychopathe – difficile d'en dire davantage. C'est à l'Elysée, ce mardi 9 septembre, en coup d'envoi du festival, juste après Le Quatrième état de la matière de Jo Anne Beard (extrait de Les Hommes de ma vie) lu par Mélanie Bestel. Il se poursuivra ensuite la semaine prochaine les 12 et 13 décembre entre Elysée et Périscope, et entre, ainsi que le précise le festival «lectures» (République Zombies, L'Evadé de la Spiderhead), «concerts» (Abschaum, Ichliebelove) et «party» (Eva Revox).

Stéphane Duchêne

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Raconte moi la vie

CONNAITRE | Moins dense qu'à l'origine, où il prenait la forme d'un festival, l'événement littéraire Threads est revenu en mai dernier sous le nom de "Threads se la (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Raconte moi la vie

Moins dense qu'à l'origine, où il prenait la forme d'un festival, l'événement littéraire Threads est revenu en mai dernier sous le nom de "Threads se la raconte (la vie)". Où il s'agit pour trois écrivains de livrer une performance littéraire sous la forme d'un de ces "commencement speech" ayant cours lors des cérémonies de remise de diplômes des grandes universités américaines. Un discours d'édification sur la vie et ce qu'il faudrait en faire, souvent empreint d'autodérision. Après, Thomas Clerc, Valérie Mréjen et Héléna Villovitch en juin, vient le tour de Constantin Alexandrakis (dont le premier récit, Deux fois né, est à paraître en octobre), Alain Turgeon (ce trop rare génie québécois de Lyon auteur de Gode Blesse et Tu moi, entre autres) et Emmanuel Venet (dont l'on a régulièrement parlé ici notamment pour Rien et Marcher droit, tourner en rond). Quand on connaît leur regard acéré sur les choses de la vie, leur sympathique propension à se la raconter (la vie) et leur sens aigu de l'autodérision, justement, nul doute que ces trois-là devraien

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