Quais du Polar 2016 : les premiers noms

Benjamin Mialot | Lundi 30 novembre 2015

Richard Price, Jo Nesbo, David Peace, Tim Dorsey et Arnaldur Indridason (photo) : voici quelques-uns des auteurs, disons les plus bankable, qui seront présents à la douzième édition de Quais du Polar, les 1er, 2 et 3 avril prochains.

Également au programme pour l'heure : un panorama francophone (Jean Van Hamme, Jacques Côté, Joseph Incardona, Janis Otsiemi, Kangni Alem...), une dictée noire sous la houlette d'Amélie Nothomb et une autre, réservée aux scolaires, sous celle de François Morel.

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Romans noirs sur carrés verts

Quais du polar | Au cœur d'un festival qui s'ouvre au football se trouve David Peace, prince du roman noir anglais réaliste, auteur chez Rivages qui fête ses 30 ans de "The Damned United" et "Red or Dead", respectivement consacrés à Brian Clough et Bill Shankly, immenses figures dirigeantes du football britannique entrées dans la pop culture. Où se dessine le mythe de l'entraîneur démiurge, passeur d'idées et d'imagination, à la fois témoin et architecte, à l'image de l'écrivain.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2016

Romans noirs sur carrés verts

« Je ne dirais pas que je suis le meilleur entraîneur. Mais je suis dans le Top 1 ». Cette citation pourrait sortir de la bouche de José Mourinho. Mais le Special One n'était encore ni spécial, ni unique quand Brian Clough a prononcé ces mots, s'affichant sans doute comme le premier manager de football moderne, conscient que poser le décor et impulser la dramaturgie, réussir son entrée, sa sortie et si possible ce qu'il y a entre les deux est primordial. À n'en pas douter, demandez à n'importe quel spécialiste du football anglais, Clough figure dans le Fab Five des grands entraîneurs britanniques aux côtés de Matt Busby et Alex Ferguson — les hommes qui ont fait et refait Manchester United — Bill Shankly du Liverpool FC et son successeur à l'effarant palmarès Bob Paisley, dont Clough dira qu'il a « fait briller le château de Shankly », bâti entre 1959 et 1974. L'Histoire d'un Saint 1974, c'est justement la date clé. Celle de la retraite de Shankly mais aussi l'année où Peace entre en football dans un contexte très particulier : il est au stade de Leeds lorsque l'équipe locale fraîchement reprise par l'ennemi intime de l'ancien en

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David Peace

CONNAITRE | 1967 : Naissance à Osset, dans le Yorkshire. 2002 : Parution de 1974 premier volume de sa «tétralogie du Yorkshire». Suivront 1977, 1980 et 1983, tous (...)

Aurélien Martinez | Lundi 2 juin 2008

David Peace

1967 : Naissance à Osset, dans le Yorkshire. 2002 : Parution de 1974 premier volume de sa «tétralogie du Yorkshire». Suivront 1977, 1980 et 1983, tous publiés chez Rivages. Une série culte. 2006 : Parution de GB 84, un roman ouvertement politique sur la grève des mineurs dans l’Angleterre de Thatcher. 2008 : Parutions de Tokyo, année zéro, premier tome d’une trilogie consacrée au Japon d’après guerre et de 44 jours, une biographie du footballeur Brian Clough.

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Peace and crime

CONNAITRE | David Peace, le génial auteur de la tétralogie du Yorkshire, nous revient avec deux livres très différents : l’un, premier volume d’une série annoncée, autour du Japon de l’après guerre ; l’autre, intitulé 44 jours, sur le club de football de la ville où il a grandi : Leeds United. Rencontre avec un des maîtres du polar mondial, à l'occasion des Assises internationales du roman. Propos recueillis par Yann Nicol

Aurélien Martinez | Lundi 2 juin 2008

Peace and crime

Petit Bulletin : Dans Tokyo année zéro, vous situez votre intrigue dans une ville en reconstruction après la Seconde Guerre mondiale. L’occasion, pour vous, d’aborder deux thèmes qui vous passionnent : la défaite et la rédemption…David Peace : Entre deux livres sur l’équipe de football de Leeds United en 1974 et la ville de Tokyo en 1946, l’écart est immense. Mais dans les deux cas, comme dans les romans précédents, le point commun est effectivement la défaite. Tout le monde a pu connaître des défaites, et c’est dans ces moments que l’on en apprend le plus sur nous-mêmes. Quant à la rédemption, on ne peut pas dire qu’elle se réalise véritablement. Dans Tokyo année zéro, je voulais montrer que les gens cherchaient à mettre de l’ordre, à recouvrer leur identité. Mais ils ne font que rechercher la rédemption… Vous fondez à nouveau votre livre sur un fait divers criminel réel mettant en scène un serial killer. Comme si le crime était susceptible de caractériser la société dans laquelle il a lieu…Même si j’ai écrit cinq livres sur les serials killers, je dois dire qu’ils ne m’intéressent pas du tout. Ce qui m’intéresse dans le crime, ce

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La Voix

CONNAITRE | Arnaldur Indridason Éditions Métailié

| Mercredi 14 mars 2007

La Voix

Après La Cité des jarres et La Femme en vert (disponible en poche depuis le début de l'année), on retrouve l'écrivain islandais Arnaldur Indridason avec La Voix, un polar encore plus décalé que les précédents, dans lequel officie à nouveau son héros fétiche, le commissaire Erlendur. Indridason délaisse les paysages enneigés et quelque peu archétypaux de la glaciale Islande pour nous plonger dans le huis clos d'un hôtel de luxe de Reykjavík quelques jours avant les fêtes de fin d'année. Le Père Noël, qui était aussi le portier de l'hôtel, est retrouvé assassiné dans le cagibi glauque qui lui servait d'appartement alors qu'il s'apprêtait à faire son numéro. Erlendur, déprimé comme à son habitude, décide de s'installer dans une des chambres du palace, autant pour les besoins de l'enquête que pour échapper à la tristesse annoncée de son réveillon solitaire. Les polars d'Indridason ont ceci de particulier que le plus important n'est pas l'intrigue mais les personnages. On découvre petit à petit le destin de la victime, enfant vedette à la voix exceptionnelle finissant son existence dans la solitude et la déchéance. Côté blessure du passé, Erlendur n'est pas en reste, puisque l'on appren

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