Lecture en 33 Morceaux

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 19 novembre 2019

Photo : © DR


Les éditions lyonnaises Trente-trois morceaux viennent de publier une œuvre théâtrale peu connue de l'écrivaine américaine expérimentale Gertrude Stein (1874-1946), Écoutez-moi, et un texte inédit de l'écrivain italien Giorgio Manganelli (1922-1990), La Crèche. Pour l'occasion une lecture est organisée au Lieues samedi 23 novembre à 19h, avec aussi une installation plastique autour de l'univers de Gertrude Stein, signée par l'artiste Laurence Cathala, dont nous apprécions beaucoup le travail oscillant entre textes et images.

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À l'URDLA, des nouvelles de Zweig

Art Contemporain | L'Agence du doute est un collectif artistique (fondé par Brice Domingues, Jérôme Dupeyrat et Catherine Guiral) à géométrie variable qui diffuse ses projets sous (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 mai 2017

À l'URDLA, des nouvelles de Zweig

L'Agence du doute est un collectif artistique (fondé par Brice Domingues, Jérôme Dupeyrat et Catherine Guiral) à géométrie variable qui diffuse ses projets sous différentes formes : conférences, performances, éditions, expositions... L'ensemble des dispositifs prend pour nom "Crystal Maze", un terme qui, selon Catherine Guiral, « est emprunté au cristal d'André Breton, avec l'idée de pouvoir regarder les choses sous différents points de vue. » À l'URDLA, l'Agence et l'artiste lyonnaise Laurence Cathala ont choisi d'explorer une nouvelle de Stefan Zweig, écrite à la fin des années 1920, Le Bouquiniste Mendel. « Zweig est un témoin de l'Europe vaincue par la guerre et du multiculturalisme détruit » remarque Catherine Guiral. La partie exposition de ce projet consiste en un accrochage très éclaté et hétéroclite dans les espaces de l'URDLA : vingt-neuf cartels donnent à lire des fragments de la nouv

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Joyce, fragments de jeunesse

Littérature | Les éditions lyonnaises Trente-trois morceaux publient un petit recueil réunissant les Épiphanies de James Joyce, dans une traduction de Jacques Aubert.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 juin 2016

Joyce, fragments de jeunesse

Ce jeudi 16 juin 2016, à Dublin et en Irlande, on fêtera de nouveau le Bloomsday et l’œuvre de James Joyce (1882-1941). Cette date symbolique renvoie à la journée de Léopold Bloom, un 16 juin, que déplie Ulysse, roman publié en 1922 et qui bouleversera durablement la littérature moderne. En amont de son grand œuvre, entre 1901 et 1904, Joyce annonce le projet d'écrire un recueil "d'épiphanies", soit « une soudaine manifestation spirituelle se traduisant par la vulgarité de la parole ou du geste ou bien par quelque phase mémorable de l'esprit même. » Il ne le mènera jamais à bout, mais les éditions Trente-trois morceaux publient un ensemble de récits de rêves, de fragments de dialogues et de brèves descriptions qui s'y rapportent. Autant de moments fugitifs et a priori triviaux, où l'auteur est saisi en quelque sorte d'illuminations soudaines concernant son rapport aux autres et aux choses... L'épiphanie éclaire soudain l'être du monde, déborde le langage pour atteindre directement au réel. Hurleme

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Mine de rien

ARTS | A l’occasion de deux expositions (Laurence Cathala à la Fondation Bullukian et "Le Dessin en couleurs" à la galerie Descours), nous avons voulu nous pencher sur le dessin. Le sujet est très à la mode, voire tarte à la crème. Aussi, pour lui redonner sa singularité, avons-nous donné la parole à plusieurs artistes lyonnais. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 avril 2013

Mine de rien

Dans une lettre datée du 8 septembre 1888, Vincent Van Gogh écrit : «Qu’est-ce que dessiner, comment y arrive-t-on ? C’est l’action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible qui semble se trouver entre ce que l’on sent et ce que l’on peut. Comment doit-on traverser ce mur ? Car il ne sert à rien d’y frapper fort. On doit miner le mur et le traverser à la mine, lentement et avec patience». Quand Christian Lhopital parle de la «légèreté du dessin», opposé au poids de la peinture, peut-être est-ce aussi pour ne pas frapper trop fort, asséner, aliéner. Même quand l’artiste lyonnais crée concrètement sur des murs, il préfère le crayon au pinceau, le jeu sur l’opposition de quelques valeurs plutôt que sur toutes les couleurs. «Un dessin ne doit jamais être lourd ou besogneux. Au fil du temps, l’habileté de la pratique nourrit cette entière liberté, cette puissance de possibilités de ce qui se passe sur l’espace blanc de la feuille de papier. Plus je dessine, plus je suis libre» dit-il. «Bing image à peine presque jamais une seconde temps sidéral bleu et blanc au vent »

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«Le dessin comme sport d’endurance»

ARTS | A la Fondation Bullukian, Laurence Cathala se joue du faux et du vrai à travers des livres mis en espace, des textes réinventés, une correspondance possiblement fictive et de nombreux dessins. Dessin au cœur de son travail dont elle nous démêle ici quelques fils.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 avril 2013

«Le dessin comme sport d’endurance»

«J’ai lu il y a quelques temps le livre de Haruki Murakami Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, dont la beauté et la justesse du titre continuent de me fasciner. La métaphore de la course de fond associée à l’écriture (et plus généralement à l’art, par le terme choisi d’auteur), cette image me fait penser à un dessin qui serait une activité, pouvant chez certains artistes se pratiquer comme un sport. Avec endurance. Ce pourrait aussi ressembler à une activité musicale (Murakami parle d’ailleurs de la musique qu’il écoute en courant ou de son amour du jazz), un moyen de faire des gammes. Avant je faisais des gammes, je dessinais dans les musées, dans la rue. Maintenant j’ai tendance à jouer de temps à autre, à des moments bien déterminés, à l’atelier et dans un but de composition précis. Je travaille parfois à partir d’une image, photographique - des choses généralement liées au lieu, à l’architecture, aux espaces habités par des artistes ou des collectionneurs. Je regarde beaucoup de dessins d’architectes, je me sers de la notion de plan, de projet ou de maquette, et d’autre part la m

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