Blog : Persans et percées

ECRANS | Vendredi 15 mai

Christophe Chabert | Mardi 22 janvier 2013

Vendredi 15 mai : J'ai couru après le Coppola mais ne l'ai jamais rattrapé... Queues monstres pour le film alors que les séances de la compétition restaient clairsemées. Tant pis, tant mieux, il faut activer le plan B... et je me retrouve devant un formidable film iranien, Les Chats persans. Un film tourné clandestinement et qui retrace avec un argument de fiction la difficile réalité du rock underground à Téhéran. Plusieurs bonnes nouvelles sont au programme : malgré la complexité kafkaienne des démarches pour répéter, enregistrer et faire des concerts dans la ville, on voit défiler à l'écran des Strokes ou des Moldy peaches iraniens de fort bonne facture ; même avec une Dv pourrie, Bahman Ghobadi et son chef opérateur réalisent un objet esthétiquement superbe, énergique et ludique ; et, bien que le film dessine un horizon bouché pour ses personnages, Les Chats persans est une comédie noire parfois bidonnante. Bref, le cinéma iranien ne nous avait pas habitué à ça et c'est une sacrée nouvelle !

Autre bon film, celui de l'Anglaise Andrea Arnold, Fish tank. Portrait d'une ado butée qui se rêve danseuse de R'n'B, le film invente des corps, un environnement et une symbiose entre les deux qui séduisent et émeuvent. Le trouble érotique qui naît entre cette fille sauvage de quinze ans et le nouveau copain de sa mère est capté dans la durée et avec une attention de tous les instants par la cinéaste, virtuose du plan scotchant et du contrôle des émotions du spectateur. La dernière partie, toute en ruptures et réconciliations, est une belle percée vers le conte, mais un conte d'aujourd'hui où la princesse vit dans un HLM et exprime ses rêves en kidnappant des petites filles.

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Pas de printemps pour Negar & Ashkan

ECRANS | Jeudi 25 août

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

Pas de printemps pour Negar & Ashkan

(Re)voir Les Chats Persans, deux ans après sa sortie, c'est d'abord faire le constat de l'impuissance de la jeunesse iranienne face à la pression du régime Ahmadinejad. Il n'y a pas eu de printemps à Téhéran, et en ce sens le film de Bahman Ghobadi reste cruellement actuel. Ses héros Negar et Ashkan peuvent toujours courir et se démener pour organiser un concert : là-bas le rock et le rap sont tout aussi interdits que la musique traditionnelle soufi. Et les rares bouffées d'air captées dans ces parties de cachecache, dans ce système D qui se faufile comme un défi à la barbe des mollahs, ne changent rien aux pouvoirs en place. La fin de l'histoire s'écrira sans doute dans longtemps, et ailleurs que sur grand écran. En attendant, on peut toujours se réunir, place du Marché, le 25 août, pour revoir Les Chats Persans comme un combat persistant. SL

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Les Chats persans

ECRANS | De Bahman Ghobadi (Iran, 1h41) avec Neghar Saghaghi, Ashkan Koshanejad…

Christophe Chabert | Mercredi 16 décembre 2009

Les Chats persans

Découvert en mai dernier à Cannes, "Les Chats persans" sort aujourd’hui en salles ; entre temps, les événements iraniens ont donné au film une étonnante actualité. Car que montre Bahman Ghobadi ? Des jeunes gens qui ne rêvent que d’une chose : faire librement de la musique, activité jugée subversive par un régime rigoriste qui les pousse à l’exil ou à la clandestinité. Ghobadi s’attache à un petit couple de popeux blasés par les brimades et les obstacles administratifs, et nous fait visiter, dans un mélange de documentaire et de fiction, la scène rock underground de Téhéran. Tourné en DV, à l’arraché mais avec un soin très étonnant, "Les Chats persans" révèle les caves d’une ville qui ne vit que par la débrouille permanente et les trafics en tout genre (une scène géniale montre un vieillard avide de DVD pirates de blockbusters américains, faisant la tronche quand on lui refile une copie de "Boarding gate" — on le comprend !), oscillant entre la comédie picaresque et le pessimisme absolu. Loin de l’académisme moderne du cinéma iranien des années 2000, Ghobadi signe un objet très contemporain et très libre, un film incroyablement vivant branché sur les amplis d’une série de groupe

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Fish Tank

ECRANS | Pour son deuxième long-métrage, Andrea Arnold filme à juste distance du style et du réalisme la quête identitaire et familiale d’une ado sauvage qui se rêve danseuse de hip-hop. La révélation de la rentrée. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 8 septembre 2009

Fish Tank

Si Red road, premier long de la réalisatrice anglaise Andrea Arnold, avait déjà séduit par sa maîtrise et son culot, Fish Tank, son nouveau film (et son deuxième prix du jury à Cannes !), confirme et amplifie cette sensation. Il faut dire que la cinéaste sait capter l’attention des spectateurs dès ses premiers plans… Quelque part entre les Dardenne et le Gus Van Sant d’Elephant, elle accompagne la marche d’une adolescente indocile, Mia (et son interprète, la remarquable Katie Jarvis), dans le paysage désolé d’une banlieue de tours et de terrains vagues, en caméra portée et écran carré — pied de nez gonflé au 16/9 triomphant. Comme pour bousculer ce programme «réaliste social» très anglais, Arnold fait basculer son introduction dans l’étrange, grâce à la rencontre avec un cheval attaché que Mia essaye de libérer. En dehors du symbole un peu appuyé (la fougue entravée est aussi celle de Mia), cet animal incongru dans le décor du film indique au spectateur que Fish Tank va s’autoriser aussi beaucoup de libertés. Mia farouche Il y a donc un fil rouge, celui de Mia : en conflit avec une mère (superbe de s

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Cannes blanc

ECRANS | Le jury du festival 2009 a décerné sa Palme d’or au Ruban blanc de Michael Haneke, un des films les plus forts d’une sélection de très haut niveau. Le reste du palmarès, à quelques bizarreries et absents près, est du même tonneau. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 25 mai 2009

Cannes blanc

Montré en milieu de festival, au moment où la sélection partait dans une veine auteuriste moins surprenante que lors des premiers jours, Le Ruban blanc de Michael Haneke a fait forte impression et s’est immédiatement positionné comme Palme d’or potentielle (sinon évidente). Le film, radiographie d’un microcosme protestant dans l’Allemagne de 1913-1914, expose une suite de faits dramatiques a priori déliés et parfois anodins, dont l’issue reste un horizon hors de sa temporalité. Cet horizon visé par Haneke est, comme le dit le narrateur du film, «les événements qui se sont passés dans notre pays». Mais cette référence au nazisme n’est pas nécessaire pour appréhender le discours du Ruban blanc : la dissection patiente de la lâcheté face à un monde qui ne connaît que la répression, des actes des autres mais aussi de ses propres émotions, est aussi un miroir de toutes les sociétés cherchant le repli et le refus du monde. Il faut signaler la forme, impressionnante sinon intimidante, du Ruban blanc : un scope noir et blanc implacable, pour des plans au cordeau comme Haneke n’en avait jamais tourné jusqu’alors. Waltz sans hésitation

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Blog : Suleiman chaud et l’arche de Noé

ECRANS | Samedi 23 Mai

Christophe Chabert | Dimanche 24 mai 2009

Blog : Suleiman chaud et l’arche de Noé

La compétition touche à sa fin et c’est l’heure des pronostics, avant celui des bilans. Niveau palmarès donc, trois films semblent aujourd’hui en mesure de décrocher la Palme : Un prophète de Jacques Audiard, Le Ruban blanc de Michael Haneke et, en cas de surprise raccord avec les deux palmes précédentes, Fish tank d’Andrea Arnold. On pourrait même en ajouter un quatrième, mais on va y revenir dans quelques lignes. Pour la mise en scène, il n’y a que l’embarras du choix, mais récompenser Alain Resnais serait une assez jolie idée. Si Les Herbes folles, film anguille qui glisse délicieusement entre les neurones, n’est pas exactement parfait, les inventions juvéniles de Resnais à la caméra et au montage méritent d’être soulignées. Pour ce qui est du prix d’interprétation masculine, Tahar Rahiq et Niels Arestrup dans le Audiard semblent très bien placés, mais on persiste et on signe concernant la prestation mémorable de Christoph Waltz en officier SS dans Inglourious basterds. Et si Giovanna Mezzogiorno dans Vincere de Bellocchio obtenait le prix d’interprétation féminine, on ne crierait pas au scandale (mais il y a de la concurr

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Blog : Tout sur Bernard

ECRANS | Vendredi 22 mai

Christophe Chabert | Vendredi 22 mai 2009

Blog : Tout sur Bernard

Je ne vais pas raconter ma vie, mais pendant ce festival, je ne crèche pas sur la Croisette, mais à sept bornes de là. Tous les matins, c’est donc dans un bus lambda que je rejoins le Palais des festivals pour attaquer le marathon. Rituel devenu sympa, qui permet de lier connaissance avec d’autres festivaliers, dont ce couple de réalisateurs venus défendre leur court-métrage au ‘short film corner’, et que je salue et remercie pour leur délicieuse conversation cinéphile. Mais ce matin, stupeur et tremblement de joie, qui débarque dans ledit bus ? Bernard Menez ! L’interprète des films mythiques de Jacques Rozier et Pascal Thomas, avec qui, il y a huit ans, j’avais réalisé une interview mémorable, hors de toute actualité, où l’on avait discuté de cinéma, mais aussi de cyclisme (sa passion). La présence de ce passager hors norme à fait son effet, et quand on l’a vu, le soir même, monter les marches en smoking pour voir «À l’origine» de Xavier Gianolli, on se disait que ce festival est quand même un drôle de machin, où tout ou presque peut arriver ! Dans le même registre, entre deux films, les rumeurs couraient dans tous les sens sur la Croisette. Après la présentation du Tarantino

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Blog : Déjà vu

ECRANS | Mercredi 20 mai :

Christophe Chabert | Jeudi 21 mai 2009

Blog : Déjà vu

Il y a, dans un festival de cinéma, des temps forts et des temps morts, des moments où tout le monde reprend son souffle et d’autres où tous les retiennent. Ce qui est curieux, c’est qu’à l’échelle de Cannes, où le moindre buzz s’amplifie en quelques heures, en bien (Les Chats persans le premier jour) ou en mal (le pauvre Lars Von Trier, qui l’a un peu cherché il est vrai). Mais la plupart du temps, le temps mort s’apparente à une sensation persistante de déjà vu. Ainsi, le Almodovar a fait figure de non événement. Beaucoup l’avaient déjà vu, justement, à Paris avant de venir, d’autres se disaient qu’ils attendraient le lendemain pour le voir en salles, où Étreintes brisées sort sur une très large combinaison de copies. Bizarrement, une fois le film vu, l’impression est exactement la même : d’une maîtrise bluffante tant dans la narration que dans la mise en scène, il ne provoque pourtant aucune réelle surprise. On pourrait mettre cela sur le compte de l’effet de signature Almodovar. Son cinéma est devenu extrêmement identifiable en effet, mais de là à dire qu’il est prévisible, c’est y aller un peu fort. Ce qui gène en revanche dans Étreintes brisées,

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Blog : Ô Irène !

ECRANS | Mardi 19 mai :

Christophe Chabert | Mardi 19 mai 2009

Blog : Ô Irène !

Le festival continue peinard. On avait vu Looking for Eric avant de partir, on ne l’avait pas beaucoup aimé (pas du tout, même), mais après le Von Trier, les festivaliers avaient manifestement envie de se détendre. Du coup, cette comédie concept très mineure dans l’œuvre de Loach, a reçu un fort bon accueil sur la Croisette. Dans les sections parallèles, on a bien aimé à ‘Un certain regard’ Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Love, alors qu’on détestait son premier film, Tout est pardonné. Et à la ‘Quinzaine’, on a découvert le beau film de Denis Villeneuve Polytechnique, sorte d’Éléphant québécois, ainsi que Les Beaux Gosses, comédie ado de l’excellent Riad Sattouf, bientôt en salles et franchement bidonnant. Et puis le deuxième choc de ce festival : Irène d’Alain Cavalier. Continuant son cinéma en solitaire engagé depuis La Rencontre, le cinéaste septuagénaire l’emmène ici à des hauteurs encore jamais atteintes dans son travail (le mot œuvre lui ferait horreur). Irène, c’est une femme aimée au début des années 70, morte dans un accident de voiture et jamais oubliée par le cinéaste. Il veut faire un film s

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Blog : ça charcle !

ECRANS | Lundi 18 mai :

Christophe Chabert | Mardi 19 mai 2009

Blog : ça charcle !

Pour la plus grande horreur de certains festivaliers, qui ne s’en laissent pas compter en quittant les salles à la première goutte de sang, le festival de Cannes 2009 ne lésine pas sur la violence. Au menu : corps démembré (Kinatay), gorges tranchées (Un prophète, Thirst), gunfights sanglants (Vengeance) et enfin clitoris tranché à coups de ciseaux, masturbation puis éjaculation sanglante, et jambe lestée par une lourde meule après un bon coup de foreuse (Antichrist de Lars Von Trier). Cependant, n’en déplaise aux pères la pudeur qui commencent à perdre patience et à se fâcher tout rouge, toutes ces formes de violence ne sont pas du même ordre. Pas grand-chose de commun entre la violence graphique et déréalisée que l’on trouve chez Park Chan Wook ou Jonnie To et celle, sèche et réaliste, d’Audiard ou Mendoza. Quant à Lars Von Trier, la violence débarque dans son film au milieu d’un lourd projet mystico-psychanalatique avec la souplesse d’un éléphant. Antichrist est certes gonflé (jusqu’à l’aveuglement, voir la dédicace assez hallucinante à Tarkovski à la fin), mais totalement foiré aussi. La première séquence, où un clip au r

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Le bon genre cannois

ECRANS | Festival / Après cinq jours de compétition de fort bonne facture, une tendance se dégage : le festival de Cannes a laissé de côté les films pour festivals et a fait une place de choix au cinéma du plaisir intelligent. Avec Un prophète de Jacques Audiard en incontestable chef de file. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 18 mai 2009

Le bon genre cannois

L’idée a surgi à la sortie du Taking Woodstock de Ang Lee, excellent film du samedi soir, feel good movie promis à un bel accueil en salles. Ce n’était pourtant que le cinquième long-métrage de la compétition, mais l’intuition que celle-ci avait cette année pour enjeu le retour des films qui d’ordinaire restent à sa porte, paraissait évidente. La veille pourtant, Bright star de Jane Campion, racontant la liaison entre le poète romantique Keats et une jeune fille de bonne famille revue façon pub La Laitière, nous avait échaudé. Mais l’académisme planplan de Campion s’inscrit dans un registre de cinéma culturel ayant ses adeptes et qui, lui aussi, avait déserté la sélection officielle ces dernières années au profit d’un cinéma d’auteur parfois suffisant et autiste. On trouvera sûrement des contre-exemples d’ici à fin du festival (Kinatay de Brillante Mendoza, mélange hallucinant et grotesque d’auteurisme glandeur et de série Z moralisatrice et gore, n’en est pas très loin), mais le programme à venir (Lars Von Trier, Tarantino, Gianolli, Resnais, Noé…) promet encore de belles émotions de spectateur. Réservoir à gros poissons

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Blog : les choses presque sérieuses commencent

ECRANS | Dimanche 17 mai

Christophe Chabert | Dimanche 17 mai 2009

Blog : les choses presque sérieuses commencent

Dimanche 17 MaiVendredi soir : micro-émeute au très calme 'Un certain regard' avec la présence surréaliste de Lenny Kravitz et de Mariah Carey pour présenter Precious, film clip et bof qui m'a fait piquer du nez lors de sa dernière demi-heure (la faute au retard cumulé par l'hystérie autour des pop stars mais aussi à la prestation de Scorsese en maître es Michael Powell à la séance d'avant. Il se dit partout que le festival en manque, de stars. C'était vrai aujourd'hui puisque le Ang Lee (Taking Woodstock) et le Audiard ont pour héros deux acteurs inconnus. Ils sont formidables, comme les films d'ailleurs, tendance 'feel good' pour Lee, 'feel bad' pour Audiard. La double odyssée d'un mythique festival de rock et d'un parrain moderne qui depuis sa prison, réactive un très pervers ascenseur social par-dessus les réflexes communautaires, sont deux bonheurs de spectateurs. C'est d'ailleurs ça, le dénominateur commun de ce début de compétition. : des films ou circulent le plaisir de faire du cinéma et le plaisir de l'offrir aux spectateurs. Osons le dire : on se fait plaisir dans les salles cannoises, avec ou sans stars... Un prophète

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Blog : classique et classiques

ECRANS | Samedi 16 mai

Christophe Chabert | Samedi 16 mai 2009

Blog : classique et classiques

Je m'étais promis de ne pas m'appesantir sur les ratages et déceptions de la compétition, mais un mot sur la douloureuse expérience Bright star : Jane Campion aligne, dans cette pénible évocation de la passion du poète Keats pour une jeune couturière bourgeoise un catalogue de cliches estampilles film littéraire du plus mauvais effet. En gros, tout le monde parle comme des livres et la mise en scène, à l'académisme criminel, souligne ce manque de chair. Mais ou est passée la réalisatrice sensualiste de La Leçon de piano ? Face a ce classicisme frelate, et plutôt que d'évoquer le complexe Thirst de Park Chan-Wook (plein de défauts mais quand même impressionnant) ou Air doll de Kore-Eda (plutôt décevant), allons faire un tour du côte des classiques et de l'excellente sélection Cannes classics. Avec une putain de claque : Wake in fright de Ted Kotcheff, le réalisateur du premier Rambo qui, en 1970, tournait dans son Australie natale, ce Prisonnier des beaufs buveurs de bière, ce Jacques Rozier chez les rednecks du bush... L'histoire ? Un instituteur veut passer noël avec sa copine à Sidney, mais se retrouve coincé dans un bled o

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Blog : Yes, I Cannes !

ECRANS | Jeudi 14 mai

Christophe Chabert | Jeudi 14 mai 2009

Blog : Yes, I Cannes !

Jeudi 14 mai : Avant d'entrer dans le vif du sujet - j'ai laissé passer Up et le gala d'ouverture et j'attaque avec le Coppola à la Quinzaine des réalisateurs - autant prendre ses marques avec les festivités à venir en tirant quelques plans sur la comète et sur la compétition. Je n'aurais jamais pensé écrire ça de mon vivant mais cette année, c'est la France qui fait envie : Audiard, Noe, Gianolli, Resnais, voilà un quarte réjouissant, surtout quand on pense à ce qu'on a évité - Honoré et Rivette, pas au hasard... Juste derrière, l'Asie avec les nouveaux Johnnie To, Park Chan Wok, Kore-Eda et Bong Joon Ho fait sur le papier forte impression. En élargissant l'angle de vue, on constate que des cinéastes reconnus mais un peu à la peine ces derniers temps reviennent avec des projets ambitieux, notamment Lars Von Trier et Michael Haneke. On en oublie (Tarantino, oui, oui...) mais on oubliera pas d'en parler au fil de ce blog.

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