Trop loin pour toi

ECRANS | De Nanette Burstein (ÉU, 1h42) avec Drew Barrymore, Justin Long, Charlie Day…

Dorotée Aznar | Vendredi 24 septembre 2010

Loin des yeux loin du cœur ? C'est sur cet axiome que part Trop loin pour toi, comédie romantique sur les amours à distance. Comment vivre avec, y survivre ; des problèmes que le film aborde de front, délaissant les habituels suspens sentimentaux propres au genre. Si on regrette quelques conventions d'usage et un ancrage parfois petit-bourgeois, une vraie fraîcheur se dégage du film de Nanette Burstein. Par ses dialogues sans chichi, son traitement des situations préférant l'histoire vécue à la rencontre, cette idée d'installer l'action en pleine récession, obligeant les héros, trentenaires d'aujourd'hui, à se confronter à des choses concrètes (chacun vit à un bout des US et manque d'argent pour prendre l'avion), Trop loin pour toi apporte un angle nouveau à la comédie romantique, qui d'ordinaire est au-dessus des contraintes matérielles. Porté par son joli tandem (Drew Barrymore / Justin Long), le film relève un peu le niveau d'un genre tombé bas.
JD

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Jusqu'en enfer

ECRANS | Une certaine curiosité entourait Jusqu’en enfer, articulé autour de cet enjeu simple : comment, après avoir vaillamment fait de la trilogie Spider-man un (...)

Christophe Chabert | Jeudi 21 mai 2009

Jusqu'en enfer

Une certaine curiosité entourait Jusqu’en enfer, articulé autour de cet enjeu simple : comment, après avoir vaillamment fait de la trilogie Spider-man un classique du blockbuster, Sam Raimi allait-il rebondir en tant que cinéaste. L’annonce d’un «petit» film d’horreur a fait tressaillir l’âme de ses fans, se rappelant avec émotion les trois Evil dead. Mais ils oubliaient un peu vite que Raimi avait aussi labouré un sillon fantastique sobre avec le superbe Intuitions, avant de créer Ghost house, société de production ayant essentiellement financé des nanars pour teenagers et quelques remakes dispensables de films d’horreurs asiatiques. À l’arrivée, Jusqu’en enfer est une prod’ Ghost house réalisée par un cinéaste doué, mais ici au service minimum. Il y a quelques idées marrantes (le fait notamment de situer l’action dans le monde des banques de crédit, en plein scandale des subprimes, est assez bien vu), mais le résultat est poussif et parfois indigne de Raimi. Le scénario accumule les poncifs (parfois, il a la bonne idée de s’en moquer, comme ce sacrifice très mauvais esprit d’un Pedro le chat, vengeance geek contre tous les

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