Difret

ECRANS | Coproduit par Angelina Jolie, un film éthiopien pataud englué dans ses bonnes intentions.

Christophe Chabert | Mardi 7 juillet 2015

Difret annonce très tôt ses bonnes intentions : faire un film ouvertement féministe dans un pays qui n'a encore que peu de respect pour les femmes. Il se choisit deux héroïnes : l'une est une victime de quatorze ans, enlevée et promise à un mariage forcé puis emprisonnée pour avoir abattu son "époux" ; l'autre une avocate engagée qui va tout faire pour la libérer.

Sous le patronage d'Angelina Jolie, le film de Zeresenay Mehari s'englue vite dans les clichés et souffre de toute évidence d'un manque de métier. Ainsi, la narration alternée au début est rendue confuse par le passage de la caméra à l'épaule à des séquences extrêmement chiadées visuellement — on pense d'abord qu'il s'agit d'un flashback… Mais les acteurs parfois très amateurs, le scénario qui ne rate jamais une occasion d'être didactique et le côté prêche de l'ensemble donnent au film un côté pataud, prêt à l'emploi pour en faire une soirée ciné-débat.

Sortie le 8 juillet


Difret

De Zeresenay Mehari (Ethiop, 1h39) avec Meron Getnet, Tizita Hagere... A trois heures de route d’Addis Abeba, Hirut, 14 ans, est kidnappée sur le chemin de l’école: une tradition ancestrale veut que les hommes enlèvent celles qu’ils veulent épouser. Mais Hirut réussit à s’échapper en tuant son agresseur. Accusée de meurtre, elle est défendue par une jeune avocate, pionnière du droit des femmes en Ethiopie.
UGC Ciné-Cité Confluence 121 cours Charlemagne Lyon 2e
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