Caravane des cinémas d'Afrique : l'appel des libertés

Vincent Raymond | Mardi 29 mars 2016

Photo : © DR


Cela fait un quart de siècle que Sainte-Foy-lès-Lyon offre le bivouac à cette Caravane biennale, récoltant au passage sa moisson de productions africaines. La 14e édition fera une entorse aux habitudes, en étant la première à faire escale dans les salles flambant neuves du Ciné-Mourguet, inauguré à l'été 2014.

Un équipement dernier cri pour accueillir une sélection d'une trentaine de longs-métrages (dont dix en lice pour le Prix du Public), parmi lesquels on retrouve quelques connaissances : À peine j'ouvre les yeux de la Tunisienne Leyla Bouzid, se déroulant peu avant la Révolution de jasmin, ou Much Loved du Marocain Nabil Ayouch, porté par Loubna Abidar avec le courage que l'on sait.

Emblématiques d'une condition féminine se réduisant comme une peau de chagrin et de libertés bafouées, ces films trouveront de l'écho hors compétition avec Timbuktu de Sissako et Le Challat de Tunis de Kaouter Ben Hania, vrai-faux documentaire enquêtant sur un délinquant lacérant les postérieurs féminins au début des années 2000.

Deux nuits thématiques permettront de visionner des œuvres marocaines (dont le dernier lauréat du Fespaco, Fièvres, de Hicham Ayouch — un film rugueux sur les questions de la paternité et de la transmission), mais aussi éthiopiennes. Comme toujours, des documentaires et des courts-métrages complètent ce panorama, que parachève une sélection de films d'animation — ne manquez pas la reprise de Zarafa signé Rémi Besançon et Jean-Christophe Lie. Émaillée de rencontres, d'expositions, concerts et débats, cette Caravane passera sans laisser quiconque aux abois. VR

14e Caravane des Cinémas d'Afrique
Au Ciné-Mourguet de Sainte-Foy-lès-Lyon du 1er au 10 avril

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