Nouveaux tableaux aux Beaux-Arts

Nadja Pobel | Lundi 9 septembre 2013

Grâce à la générosité des entreprises membres du Club du musée Saint-Pierre, le Musée des Beaux-Arts de Lyon vient d'acquérir deux tableaux de Fragonard classés oeuvres d'intérêt patrimonial majeur, L'Abreuvoir et Le Rocher peintes en 1765 et 1780.

Ces deux tableaux inspirés du Siècle d'or néerlandais, sont désormais un jalon majeur de la peinture de paysage au musée de Lyon. Ils ont été acquis auprès de la galerie Jean-François Heim, à Paris, pour un montant de 1 550 000 €.


Cette acquisition s'inscrit dans la continuité d'une politique active d'enrichissement des collections rendues possible à la faveur de l'engagement des partenaires publics et privés. En 2008, La Fuite en Égypte de Nicolas Poussin avait ainsi rejoint les cimaises du musée. En 2012, trois œuvres de Pierre Soulages venaient renforcer la collection de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle. L'acquisition de l'oeuvre de Jean Auguste Dominique Ingres, L'Arétin et l'envoyé de Charles Quint témoignait une nouvelle fois, en ce début d'année 2013, de l'engagement du Club du musée Saint-Pierre, du Cercle Poussin, des collectivités publiques et des particuliers aux côtés du musée.

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Pôle les mains ! : "Vaurien"

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Lassé d’être discriminé à l’embauche, un chômeur diplômé d’origine arabe prend en otage l’agence Pôle Emploi de Vénissieux. Pendant les quelques heures que dure son acte désespéré, il tente de faire passer son message en direct sur une radio locale, puis de négocier une rançon… Comédien et déjà auteur de plusieurs courts (ainsi que d’un long-métrage), le Lyonnais Mehdi Senoussi ne s’est pas ménagé pour diriger et interpréter ce film, dont on suppose la haute résonance symbolique personnelle : le propos, clairement social et politique, est intégré dans une intrigue de polar. Malheureusement, sa sincérité évidente n’occulte pas les incertitudes d’une réalisation peinant à transcender le huis clos, l’intrigue eût en effet davantage convenu à un format court. Son délayage tristounet est certes un peu racheté par le twist final. Et l’on reconnaît à Senoussi une obstination certaine et le talent d’avoir su en fédérer d’autres autour de lui comme Romane Bohringer, Carlo Brandt ou Pascal Elbé.

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On pourrait l’appeler le “Festival de Cannes du cinéma africain”. Créé il y a un quart de siècle, à l’initiative d’amis passionnés, Caravane des cinémas d’Afrique a vocation à faire connaître sa plus récente production cinématographique et mettre en valeur un pan de cette culture « souvent trop méconnue en France ». La soixantaine joviale et les yeux pétillants, son président François Rocher tient à souligner qu'il ne s'agit pas « d'un festival avec des films sur l’Afrique, mais bien avec des œuvres réalisées par des cinéastes issus de ce continent. » Lorsque la première salle du Mourguet a été créé en mai 1988, il y eut cette volonté de rattacher le nouveau cinéma à un festival. Plutôt que d’en créer un plus classique, les fondateurs de Caravane font le choix de porter une thématique qui les rassemblait et inexistante jusqu’alors : le cinéma africain. Faute de programme complet, l’événement est transformé en biennale, histoire de pouvoir recevoir les réalisateurs dans les meilleures conditions possibles — une vingtaine seront présents cette anné

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Au lendemain d’une nuit agitée, dans un recoin de l’appartement de son ex — où il était venu chercher ses affaires en pleine soirée festive —, Sam découvre que le monde est désormais peuplé de zombies. Se pourrait-il qu’il soit l’ultime homme sur Terre ? À lui d’organiser sa survie… De son titre poétique à sa réalisation d’une efficacité à faire pâlir George A. Romero — lequel, là où il réside à présent, ne doit plus avoir le mélanocyte très vaillant —, La Nuit a dévoré le monde s’impose par sa singularité dans un paysage contemporain montrant une insatiable appétence pour le cinéma de genre, et tout particulièrement horrifique. Les séries à succès telles que The Walking Dead ou Les Disparus n’y sont sans doute pas étrangères, qui contribuent de surcroît au décloisonnement des univers, et prouvent aux derniers rétifs que Cronenberg ou Carpenter sont davantage que des seigneurs (saigneurs ?) dans leur partie gore. Naufrage, ô désespoir

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Escort girl travaillant à Londres pour le compte de Raphaëlle et menant grand train, Virginie est approchée par Rupert, un mystérieux jeune homme fréquentant souvent les prostituées de son genre. Dans un but très précis… On ne changera pas Sylvie Verheyde, qui n’aime rien tant que décrire les faunes populo-marginales et les filmer entre chien et loup. Sauf qu’elle en tire des histoires arty confuses se regardant la misère (du Claire Denis, mais en plus sinistre), bien cachées derrière un alibi social — ce qui ne manque pas d’arriver, ici encore. Oh, on voudrait bien y croire, ne serait-ce que pour lui faire plaisir ; seulement, il y a un hic : l’interprète du rôle principal, Hafsia Herzi. Ses qualités de jeu ne sont pas en cause, entendons-nous bien ; elle n’a juste pas le physique bimboesque requis pour rendre crédible sa situation de demi-mondaine. Lorsqu’on y songe, c’est plutôt rassurant pour la comédienne…

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