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Ememem, l'enjoliveur du quotidien

Raccommodeur secret de bitume, Ememem est un adepte du "flacking". Cette technique remplit nos trottoirs tristes de carrelages multiformes, aux couleurs qui détonnent du triste gris du béton.
le Mardi 14 mars 2017 par

Ememem, l'enjoliveur du quotidien

Raccommodeur secret de bitume, Ememem est un adepte du "flacking". Cette technique remplit nos trottoirs tristes de carrelages multiformes, aux couleurs qui détonnent du triste gris du béton.
le Mardi 14 mars 2017 par Anaïs Gningue

Ememem, l

Crédit Photo : © Ememem

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Comment es-tu tombé dans le street art ?
Ememem :
C’est la faute d’une vieille traboule trouée où j’avais mon atelier il y a quelques années. Il y a cinq ans, je me suis amusé à combler les brèches avec des chutes de mosaïques, pour colorer un peu. C’est l’hiver dernier, en tombant dans une flaque gelée devant mon nouvel atelier, que cette histoire m’est revenue en tête avec des dimensions toutes nouvelles... Je me suis mis à raccommoder le vilain trou le jour-même. Avant même d’y avoir réfléchi, le premier flacking était né. 1.9kg, 70cm, et toujours en excellente santé malgré le camion poubelle qui l’écrase chaque matin.

Où trouves-tu tes carrelages ? Est-ce de la récupération ?
Ça dépend. La majorité est de la récupération, trouvée ou donnée par des âmes charitables. Finalement, on peut en trouver un peu partout. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on jette... À propos, vous n’avez pas fait refaire votre salle de bain récemment ? Envoyez vos dons !

Qu'est-ce que le flacking ?
C’est un acte d’amour, un poème spontané murmuré au goudron blessé. C’est une action poétique et réparatrice, colorisante, dynamisante, cicatrisante, interloquant... On devrait pouvoir en trouver dans toutes les pharmacies entre les pansements et les masques pour la peau ! Bref, le flacking, c’est reboucher, raccommoder, rafistoler.

Quels codes du street art reprends-tu ?
J’aime le côté lisible au premier coup d’œil. Quand il n’y a justement pas besoin de décoder un message chargé. J'aime le bref, l’instantané. J’aime aussi la poésie et les détournements, quand ils sont bien faits.

Dans un article du Progrès tu disais avoir de bons retours des autorités locales. D’après toi, serait-ce parce que le carrelage est quelque chose de commun, présent dans tous nos intérieurs ?
Le fait que le carrelage, connu comme matériau d’intérieur, se retrouve complètement hors contexte, peut aider à créer la surprise et en général l’inattendu est plutôt bien accueilli - autant par les élus que par les autres.

Es-tu tenté d’utiliser d’autres matières ?
Je suis très séduit par la céramique, que je n’ai pas fini d’explorer, mais je suis pour la diversité et je fais plein d’expériences avec d’autres matériaux pour des occasions spéciales ou des travaux d’atelier. Carrelage, moquette, goudron ou tartiflette, selon l’humeur, tout pourrait me servir pour faire de la création ! Déjà dans quelques travaux nouveaux, je réutilise le bitume lui-même, tressé, découpé, poli... D’autres matières vont bientôt faire leur entrée sur le trottoir.

Voudrais-tu faire du flacking dans d'autres parties du monde, où les nids de poule sont légion ?
C’est mon défi perso de poser un flacking à chacun de mes déplacements (c’est relou pour ceux qui m’accompagnent, mais c’est frénétique), avec ma petite mallette de réparation sous le bras. J’ai posé à Madrid, Turin, Gênes, Paris… à moi le grand Canyon ! Et c’est vrai, je suis bien tenté d’aller trainer mes pansements de route dans tous les coins du monde, y compris les plus abîmés, où les flackings se chargeraient d’encore plus de sens.

Ememem

Tags  • Ememem • Street+Art • Flacking

Comment es-tu tombé dans le street art ?
Ememem :
C’est la faute d’une vieille traboule trouée où j’avais mon atelier il y a quelques années. Il y a cinq ans, je me suis amusé à combler les brèches avec des chutes de mosaïques, pour colorer un peu. C’est l’hiver dernier, en tombant dans une flaque gelée devant mon nouvel atelier, que cette histoire m’est revenue en tête avec des dimensions toutes nouvelles... Je me suis mis à raccommoder le vilain trou le jour-même. Avant même d’y avoir réfléchi, le premier flacking était né. 1.9kg, 70cm, et toujours en excellente santé malgré le camion poubelle qui l’écrase chaque matin.

Où trouves-tu tes carrelages ? Est-ce de la récupération ?
Ça dépend. La majorité est de la récupération, trouvée ou donnée par des âmes charitables. Finalement, on peut en trouver un peu partout. Vous n’imaginez pas tout ce qu’on jette... À propos, vous n’avez pas fait refaire votre salle de bain récemment ? Envoyez vos dons !

Qu'est-ce que le flacking ?
C’est un acte d’amour,  un poème spontané murmuré au goudron blessé. C’est une action poétique et réparatrice, colorisante, dynamisante, cicatrisante, interloquant... On devrait pouvoir en trouver dans toutes les pharmacies entre les pansements et les masques pour la peau ! Bref, le flacking, c’est reboucher, raccommoder, rafistoler.

Quels codes du street art reprends-tu ?
J’aime le côté lisible au premier coup d’œil. Quand il n’y a justement pas besoin de décoder un message chargé. J'aime le bref, l’instantané. J’aime aussi la poésie et les détournements, quand ils sont bien faits. 

Dans un article du Progrès tu disais avoir de bons retours des autorités locales. D’après toi, serait-ce parce que le carrelage est quelque chose de commun, présent dans tous nos intérieurs ?
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Es-tu tenté d’utiliser d’autres matières ?
Je suis très séduit par la céramique, que je n’ai pas fini d’explorer, mais je suis pour la diversité et je fais plein d’expériences avec d’autres matériaux pour des occasions spéciales ou des travaux d’atelier. Carrelage, moquette, goudron ou tartiflette, selon l’humeur, tout pourrait me servir pour faire de la création ! Déjà dans quelques travaux nouveaux, je réutilise le bitume lui-même, tressé, découpé, poli... D’autres matières vont bientôt faire leur entrée sur le trottoir.

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