123klan, premier nom pour Peinture Fraîche

Street Art | La programmation du festival de street art Peinture Fraîche sera annoncée le mardi 18 février. Mais un premier nom se dévoile déja, et il va provoquer l'impatience de tous les amateurs de graffiti oldschool et de graphisme : 123klan.

Sarah Fouassier | Mardi 11 février 2020

Photo : © DR


Klor et Scien, l'inséparable duo derrière le crew 123klan fera prochainement escale à Lyon. Le couple originaire de Dunkerque aura un emplacement de choix lors du festival Peinture Fraîche qui aura lieu du 1er au 17 mai. 123klan a changé la face du graffiti ainsi que l'usage des premiers iMac et du logiciel Illustrator à la fin des années 90. C'est grâce à l'utilisation du dessin vectoriel que le couple de vandales a inventé un nouveau style de graffiti et une toute nouvelle esthétique. Avec 123klan, la culture urbaine naissante a rencontré la technologie et le graffiti a fusionné avec le design graphique. Grâce à eux, l'esthétique B-Boy de la vieille école s'est vectorisée, et les lignes et blocs de couleurs sont devenus tranchants.

Fatale graffiti

Grâce au dessin vectoriel, le style 123klan se décline sur tous les supports (murs, stickers, posters, vêtements), pourvu qu'ils soient apparents. Chaque pièce porte un logotype avec un slogan : « oh merde, shit sounds better in french », « Speed Kills », « I live the life I deserve ». Le crew cultive l'arrogance à la française, et c'est cette nonchalance corrosive qui séduit les plus grandes marques de sportswear qui les convoitent pour réinventer leur logo. Tous les ados occidentaux se sont mis à porter le style 123klan sans y prêter attention, un style qui est devenu viral par l'intermédiaire de Nike, Adidas, Fubu ou encore Carhartt. De leurs premiers graffitis aux lettrages anguleux à côté desquels posaient des personnages de mangas futuristes, ils ont gardé l'influence de la pop culture et du pop art. En personnifiant la moindre subtilité de la culture populaire américaine, 123klan la met mouvement et la réinvente de façon vibrante et incisive.

Peinture Fraîche
À la Halle Debourg du vendredi 1er
au dimanche 17 mai

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De Lascaux à Lasco

Street Art | Scientifique le jour, street artiste la nuit, Lasco peint le passé sur les murs du présent. Inspiré par l’art pariétal du Paléolithique, il sort de la grotte les trésors d’il y a des milliers d’années pour les emmener dans la rue. Rencontre.

Manon Ruffel | Mardi 10 novembre 2020

De Lascaux à Lasco

D’où vient cette passion de la préhistoire et de l’art pariétal ? C’est l’addition de plusieurs choses. Enfant, j’ai aimé découvrir cette période préhistorique à l’école, comme beaucoup d’autres. J’ai fait une formation scientifique, mais je vivais à côté d’une école d’art lyonnaise, donc j’ai fréquenté pas mal d’artistes. Mes études et mon métier [NdlR : en recherche scientifique] m’ont permis de découvrir des grottes ornées et non-ornées. Avoir la chance de voir ces dessins de 20 ou 30 000 ans, ça m’a ému. Le street art préhistorique m’est apparu il y a quatre ans presque comme une évidence. Pour moi, le côté scientifique et artistique font sens ensemble. Je suis conscient qu’il n’y a pas la même charge émotionnelle quand on voit mon dessin et quand on est dans une grotte de 20 000 ans, mais je trouvais intéressant de vulgariser l’art pariétal, à la fois sur le plan artistique et scientifique. Justement, il y a dans votre travail et sur vos réseaux un aspect pédagogique. Est-ce important pour vous de transmettre, de vulgariser l’art pariétal à travers le street art ?

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Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Street Art | Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une (...)

Manon Ruffel | Mardi 20 octobre 2020

Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une semaine. L’occasion pour les retardataires de découvrir pendant encore quelques jours les cinquante street artistes français et internationaux qui ont investi la Halle Debourg, cet ancien entrepôt de fret-triage du 7e arrondissement transformé en parcours de street art pour l’occasion. Vous pourrez donc déambuler à travers les différentes expositions d’œuvres dont plusieurs prennent vie grâce à l’application de réalité augmentée, et vous prêter aux jeux des ateliers interactifs et autres murs d’expression libre jusqu’au dimanche 1er novembre.

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Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Street Art | Cette deuxième édition de Peinture Fraîche (co-organisé par Le Petit Bulletin) tient ses promesses : nouvelles technologies, profusion d’œuvres sur divers supports et parcours renouvelé sont au rendez-vous. Une visite inédite qui convoque la réalité augmentée et ravira les amateurs de street art.

Sarah Fouassier | Mercredi 7 octobre 2020

Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Il en fallait du courage et de la volonté pour maintenir cette seconde édition du festival Peinture Fraîche. Malgré les quelques modifications et annulations occasionnées par la crise sanitaire, la grande célébration du street art a bien lieu jusqu’au 25 octobre. En tant que premier événement culturel d’envergure de cette rentrée, l’équipe a donné le ton dès les premières heures avec une inauguration masquée et distanciée en présence des partenaires, de la presse et des élus locaux. Cette épreuve du feu a rassuré les organisateurs quant à la capacité de chacun à respecter les règles du nouveau monde : on ne se colle pas au voisin, on boit et on mange assis, on se désinfecte les mains à l’entrée et on ne porte pas le masque sous le nez mais bien au-dessus. Des règles peu réjouissantes, mais auxquelles le secteur culturel doit se plier s’il veut survivre. Une survie qui ne se fera pas sans le public qui se montre plutôt timide sur l’ensemble des manifestations culturelles. Alors, lorsqu’un événement se maintient il est important, voire militant de s’y rendre ! Au prix de 5€ la visite d

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Les Dames de la Cantine ont toujours du rab

Food | Reconversion, réflexion, cuisson et le tout avec raison : Guillaume Wohlbang et Juliette Plailly fondent le traiteur d'aujourd'hui, zéro déchet et circuit court, avec les Dames de la Cantine. Jusqu'au 25 octobre à Peinture Fraîche.

Adrien Simon | Jeudi 8 octobre 2020

Les Dames de la Cantine ont toujours du rab

Le changement c’était maintenant : d’aucuns en cuisine n’ont pas attendu la promesse d’un monde d’après pour effectuer leur mue. Il y a bien sûr cette lame de fond bio-healthy-locale, mais pas que ! Nouveaux chevaux de bataille : l’anti-gaspi et le zéro déchet. Un questionnement qui touche notamment la livraison de repas, les gros du secteur ayant été enjoints par le ministère de l’Écologie à se pencher sur ses détritus. Mais aussi la haute-gastronomie : ainsi l’exemple de Mauro Colagreco qui a engagé son resto triple étoilé de la Côte sur la voie du plastic free. La vue de plages souillées au Mexique l’aurait sensibilisé sur cette question. Entre les industriels et les étoilés, il y a de petites structures qui prennent le sujet à bras le corps. Tenez, par exemple, Les Dames de la Cantine (dont Le Petit Bulletin est actionnaire minoritaire), en charge de la restauration durant les trois semaines du festival Peinture Fraîche. Les Dames en question sont en quelque sorte un produit de la précédente édition du festival : déjà sollicitées pour susten

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Theo Haggaï ou la solidarité sans faille

Street Art | Il est hypersensible, intuitif, utopiste (mais les pieds sur terre), indigné par les injustices, en colère. Son remède ? Dessiner, traiter de sujets graves en s’amusant (ou l’inverse) et délivrer un message de solidarité. Portrait.

Julie Hainaut | Jeudi 8 octobre 2020

Theo Haggaï ou la solidarité sans faille

Il ne se considère pas comme un street artist, mais comme un touche-à-tout, un artiste multidisciplinaire qui dessine partout, quand ça lui chante, peu importe le support. « J’ai du mal avec le terme de ‘’street art’’ parce que je passe plus de temps chez moi que dehors, à créer, penser, imaginer. Je m’adapte à toutes les surfaces. Il faut juste que ça m’amuse et que ça ait un sens » explique Théo Haggaï. Il traite de sujets qu’ils considèrent « normaux » et qui devraient révolter « absolument tout le monde » : le racisme, l’homophobie, le réchauffement de la planète, la guerre, l’exil… « Je suis constamment en colère. Il me paraît normal de s’indigner contre les discriminations. Quand je vois des gens s’opposer ou tempérer une cause, ça me tord le bide. » Alors il dessine. Des personnages (non genrés) qui essaient de sauver la terre par tous les moyens, d’autres qui pleurent la mort de Georges Floyd, d’autres qui, exilés de leur terre, cherchent la liberté (en vain). Des mains qui s’empoignent, aussi, preuve de la nécessité de la solidarité. Les traits sont simples, minimalistes, fins, ronds, profonds, dram

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Peinture Fraîche déplacé en octobre

Street Art | Peinture Fraîche maintient la majeure partie de sa programmation et déplace ses dates à octobre.

Sébastien Broquet | Mardi 12 mai 2020

Peinture Fraîche déplacé en octobre

Le festival de street art Peinture Fraîche, qui devait se dérouler initialement en mai et a été reporté suite à la pandémie de Covid-19, a fixé ses nouvelles dates : ce sera du vendredi 2 au dimanche 25 octobre 2020, toujours au même endroit, la Halle Debourg dans le 7e arrondissement de Lyon. Le programme est en cours d'ajustement, mais la présence de toutes les principales têtes d'affiche est confirmée : ainsi, il sera possible d'admirer sur place les œuvres de Adam Fujita, Ben Eine, Alber, Bond Truluv, Astro, Soda, The Blind et El Pez. De même, tous les artistes locaux ont confirmé leur présence lors de cette seconde édition du festival née sous l'égide d'une collaboration réunissant l'association Troi3 et Le Petit Bulletin. Pour en savoir plus sur la programmation de cette seconde édition de Peinture Fraîche, c'est par ici.

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Peinture Fraîche à l'avant-garde du street art

Festival | Peinture Fraîche a dévoilé sa programmation et son ambition de métamorphoser la Halle Debourg sous l’impulsion des nouvelles technologies. Un parti pris qui installe Lyon à l’avant-garde du street art.

Sarah Fouassier | Mardi 18 février 2020

Peinture Fraîche à l'avant-garde du street art

Lyon n'a jamais fait figure de ville novatrice en matière de street art. C'est ce que Peinture Fraîche s'évertue à changer depuis sa première édition. Si le lieu où se déroulera le festival se révèle inchangé, son contenu connaîtra des évolutions puisque la totalité de la programmation artistique est renouvelée. Seuls les artistes locaux invités lors de la première édition seront à nouveau conviés à montrer et à vendre leurs œuvres dans l’espace d’exposition. Ce qui favorise l’émergence d’un marché de l’art urbain lyonnais et la professionnalisation des artistes. Une initiative bienvenue dans un milieu où la rémunération de peintures dans l’espace public est rare. Qui seront les têtes d’affiche de cette édition 2020, et qu’espérer de ce Peinture Fraîche 2.0 ? Les nouvelles technologies seront sans aucun doute les invités d’honneur de ce festival puisque 80% des fresques seront animées grâce à la réalité augmentée, offrant aux visiteurs une double visite et une double lecture des pièces. L’usa

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Reso signe une fresque rue Moncey

Street Art | Le festival de street art Peinture Fraîche continue de retentir dans la ville avec notamment l'ouverture d'une boutique éphémère (au 25 rue Burdeau jusqu'au (...)

Sarah Fouassier | Mardi 24 septembre 2019

Reso signe une fresque rue Moncey

Le festival de street art Peinture Fraîche continue de retentir dans la ville avec notamment l'ouverture d'une boutique éphémère (au 25 rue Burdeau jusqu'au 12 octobre) et la commande d'une fresque par la mairie du 3e arrondissement. Peintes par le graffeur toulousain Reso, deux peintures murales se font face sous le porche de la rue Moncey. L'inauguration de l’œuvre a marqué l'amorce du chantier de réhabilitation de la place Ballanche. En amont de sa composition, Reso a dialogué avec les habitants dans l'objectif de produire une peinture à l'image du quartier : animée et cosmopolite.

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Peinture Fraîche, un succès

Street Art | Après dix jours intenses, la première édition du festival Peinture Fraîche s'est achevé ce dimanche. Bilan.

La rédaction | Mardi 14 mai 2019

Peinture Fraîche, un succès

La Halle Debourg a fermé ses portes, ce dimanche soir. Après avoir reçu la visite de 37 615 festivaliers, venus admirer les œuvres peintes par 68 artistes au cours de ces dix jours de Peinture Fraîche. Une première édition pour ce festival de street art concocté en joint-venture entre l'association Troi3 et Le Petit Bulletin, placée sous l'égide du directeur artistique Cart'1, qui s'achève sur un succès au vu de l'affluence. C'est un public transgénérationnel et conquis qui s'est déplacé en nombre, dont 500 ont bénéficié d'une visite avec l'un des quatre médiateurs formés (27 retraités, 50 étudiants en architecture, l'association Singa ou encore près de 300 scolaires). Du mur d'expression libre, où 3000 sprays ont été vendus, squatté en permanence par les artistes en herbe comme par leurs parents, aux divers ateliers (la sérigraphie, Lor-K, la réalité virtuelle, etc.), l'affluence ne s'est jamais démentie, occasionnan

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Kid Kreol & Boogie, artistes d'une île pas si proche

Street Art | Véritables artistes visuels, Kid Kreol & Boogie travaillent ensemble depuis onze ans à la création d’un imaginaire longtemps annexé par les dominants. L’histoire douloureuse de l’île de La Réunion se mue en des éclats poétiques où les voyages, les connaissances historiques et anthropologiques s’alimentent : l’expérience personnelle habite un récit universel.

Sarah Fouassier | Vendredi 26 avril 2019

Kid Kreol & Boogie, artistes d'une île pas si proche

Vous vous êtes rencontrés à l’École des Beaux-Arts de La Réunion, quel était le regard porté sur votre travail de graffiti dans cette institution ? Kid Kreol : Quand on s’est rencontré, on avait déjà quelques années de graffiti dans les pattes. Arrivés aux Beaux-Arts, ça s’est plutôt mal passé, les professeurs ne comprenaient pas ce qu’était le graffiti. Quand on disait graffiti, on parlait de Warhol, Basquiat ou Keith Haring, du coup c’était assez brutal car on nous disait que notre boulot c’était de la merde. Ça nous a beaucoup servi, on a passé quatre ans à peindre ensemble et à déconstruire notre univers. La culture réunionnaise étant plutôt orale et sacrée, comment les anciennes générations perçoivent votre retranscription de celle-ci ? Boogie : On a un peu de tout comme réaction, aussi bien des réactions positives, que des gens disant que ce qu’on fait, c’est le diable, le démon. Après, ce sont justes des interprétations… L’idée de notre travail c’est vraiment de faire apparaître un imaginaire dans l’espace public, donc c’est gagné quand les gens le voient et le ressentent. Kid Kreol : On tou

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Bordalo II et Skeleton of Colores invités à Peinture Fraîche

Street Art | Bordalo II, Satr, Gleo, Marcela, Miss Me, Skeleton of Colores... la crème de la crème des street artistes du monde entier se donne rendez-vous à Peinture Fraîche, du 3 au 12 mai prochain.

Lisa Dumoulin | Mardi 12 février 2019

Bordalo II et Skeleton of Colores invités à Peinture Fraîche

On vous en a déjà parlé ici, Le Petit Bulletin co-organise avec Cart'1 et l'association Troi3 le festival Peinture Fraîche qui se déroulera du 3 au 12 mai à la Halle Debourg, un ancien entrepôt du 7e arrondissement de Lyon. Nous avions annoncé dès septembre la venue de quatre artistes d'envergure : Inti, Jace, Fin Dac et Alex Face. Voici aujourd'hui l'intégralité des artistes invités. Le portugais Bordalo II est l'une des superstars de cette édition aux côtés de la chinoise Satr. La Colombienne Gleo, la Brésilienne Marcela Ondasdamar, la Canadienne Miss Me et l'Américain Skeleton of Colores viendront représenter l'Amérique latine et du Nord. Côté Europe, direction l'Est : serons accueillis par le festival le Slovaque Suck et les Roumains Ocu et Kero, et un autre compatriote de Fernando Pessoa : Hazul. Parmi les invi

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Bordalo II : « changer le monde et y prendre part est plus important que tout le reste »

Street Art | Invité au festival Peinture Fraîche, l’artiste portugais Bordalo II fait voyager son bestiaire constitué de déchets pour dénoncer la surconsommation. Ses sculptures gigantesques représentent des animaux à l’aide de son bourreau de matériau : le plastique. Faisant de lui un artiste à part dans le milieu du street art, puisqu'engagé dans une cause qu'il semble défendre plus que ses propres œuvres.

Sarah Fouassier | Mercredi 13 février 2019

Bordalo II : « changer le monde et y prendre part est plus important que tout le reste »

Vous avez fait les beaux-arts à Lisbonne, comment s’est faite la transition entre les Beaux-Arts et le street art ? Bordalo II : Le temps que j’ai passé dans l’espace public m’a appris à être à l’aise avec le fait d’avoir de la visibilité rapidement, j’ai ensuite pris conscience du potentiel de faire quelque chose que les gens vont voir et interpréter, c’est comme être une publicité mais avec de meilleures intentions. Le street art ou l’art urbain est très important, car il permet d’avoir une visibilité et accès au public. Quand vous avez de la visibilité, c’est nécessaire d’avoir un message, sinon c’est juste superficiel et pas pertinent. Votre grand-père était peintre, que vous a-t-il enseigné que l’on peut retrouver dans votre travail aujourd’hui ? Dans mon enfance, j’ai passé beaucoup de temps avec mon grand-père, Real Bordalo, qui était un peintre. Il a été une grande inspiration en tant que précepteur : la plupart des choses que j’ai apprises grâce à lui, et les valeurs qu’il m’a transmises se reflètent sur mon travail. Hormis ses aq

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Art bien urbain

Street Art & Tatouage | Art vivant par excellence, le street art a conquis les murs des galeries mais ne s’arrête pas là : des festivals s'implantent et des liens se tissent avec d’autres disciplines.

Lisa Dumoulin | Mardi 8 janvier 2019

Art bien urbain

Côté expos, c’est chez Superposition que ça se passe, avec le premier solo show de Mani, équilibriste du noir et blanc mêlant fresques murales, dessin et animations, intitulé La mécanique du vide : prometteur (du 31 janvier au 2 mars). Mais aussi avec l’exposition Inking Board du projet Skate Station, deuxième édition de ce rendez-vous mixant les univers du tatouage et du skate : seize tatoueurs lyonnais (dont Pandido, Mathias Bugo, Gladys to meet you...) sont invités à encrer deux skateboards en bois brut, comme ils le feraient sur le bras d'une personne (du 11 au 26 janvier). Côté visites, on guette l’incontournable balade dans les pentes organisée par Nomade Land et Flo 81 le 19 janvier, mais aussi une nouvelle visite insolite sur le street art à la Croix-Rousse, proposée par Les Visites des Filles le 12 janvier. Côté festivals, il ne faudra pas manquer la première édition de Peinture Fraîche qui se tiendra du 3 au

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Attention, Peinture Fraîche !

Street Art | Le pôle événémentiel du Petit Bulletin est fier de vous présenter son nouveau projet monté en collaboration étroite avec le directeur artistique Cart'1 et l'association Troi3 : Peinture Fraîche, un festival international de street art qui se déroulera en mai prochain dans une friche industrielle du 7e arrondissement de Lyon.

La rédaction | Mardi 11 septembre 2018

Attention, Peinture Fraîche !

C'est l'histoire d'une rencontre. D'une connexion entre Le Petit Bulletin et Cart'1, street artist dans la place depuis la fin des eighties qui portait en lui l'envie de lancer dans sa ville (Lyon, donc) un festival d'ampleur dédié à sa discipline artistique. On lui doit déjà un festival en Colombie, où il a vécu un temps, dans la cité de Barranquilla : le KillArt Festival, quatre éditions à ce jour. Il a aussi concocté deux événements remarqués par ici, Wall Drawings en 2016 avec le Musée d'Art Contemporain puis Trublyon en 2017. Peinture Fraîche prend donc aujourd'hui la suite de ces deux rendez-vous. Rappel des faits : en 2016, les artistes de l’exposition Wall Drawings au MAC (Seth, Jace, Kid Kréol & Boogie, Wenna, Teck….) avaient pu performer sur l’ancien collège Maurice Scève (Lyon 4e), devant 3500 personnes en une seule journée. En 2017, profitant des liens de Cart’1 avec la Colombie, quatre street artistes de ce pays avaient été conviés : Guache, Yurica, Omar Alonzo et Joyce, en compagnie de c

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Faute à demi-avouée… : "Cas de conscience"

Drame | Un spécialiste en médecine légale découvre qu’il a pu involontairement causer la mort d’un enfant. Comment s’en assurer en satisfaisant sa conscience et son intégrité professionnelle ? Ce casse-tête moral révèle un nouveau talent iranien : Vahid Jalilvand.

Vincent Raymond | Mardi 20 février 2018

Faute à demi-avouée… :

Contraint de faire une embardée pour éviter un véhicule, le docteur Nariman renverse une famille à scooter. Apparemment, les passagers n’ont rien mais quelques heures plus tard, l’un d’entre eux, un enfant, arrive à la morgue. L’autopsie révèle qu’il peut avoir succombé à une intoxication alimentaire. Mais Nariman redoute qu’il s’agisse d’une séquelle de l’accident. Parlera-t-il ? Les cinéastes iraniens chercheraient-ils à illustrer, en version persane et contemporaine, la sulfureuse sentence de Sartre : « Jamais nous n’avons été aussi libres que sous l’occupation allemande » ? Les œuvres qu’ils nous font parvenir ces dernières années, en dépit des intimidations du régime des mollahs, évoquent avec un courage et une acuité extraordinaires les ambiguïtés de la société dans laquelle ils évoluent. Hypocrisie et prévarication, chape éthique et concussion, débauches privées et rectitude publique sont dépeints sans tabou dans des drames bruts, suffocants. Autant de chroniques révélatrices d’un quotidien oppressant ; de contes philosophiques à portée universelle.

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Des Clics de conscience

ECRANS | Au départ, Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso voulaient que les semences traditionnelles soient protégées des dangers de l’industrialisation de (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 septembre 2017

Des Clics de conscience

Au départ, Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso voulaient que les semences traditionnelles soient protégées des dangers de l’industrialisation de l’agriculture. Ils ont donc lancé une pétition, #YesWeGraine, qui a recueilli une immense adhésion populaire, et ont relayé la parole de milliers de citoyens jusqu’au plus haut sommet de l’État. Pour quel résultat ? Ils le racontent dans un documentaire en disant sans doute long sur la démocratie, que Jonathan Atias vient présenter à l’occasion d’une avant-première. Un débat se tiendra en partenariat avec Anciela, association lyonnaise indépendante engagée en faveur d’une citoyenneté active pour une société écologique et solidaire. Des Clics de conscience Au Comœdia ​le mercredi 20 septembre à 20h

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Alain Damasio, volté en virevolte

Science-Fiction | Figure de proue de la science-fiction française contemporaine, Alain Damasio sera présent à la Virevolte pour présenter ses deux romans phares, La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent. Une rencontre à ne rater sous aucun prétexte.

Gabriel Cnudde | Mardi 8 novembre 2016

Alain Damasio, volté en virevolte

Il est des hommes de conviction que rien ne peut détourner du chemin qu'ils se sont tracé. Des jusqu'au-boutistes passionnés et passionnants. Alain Damasio fait partie de ceux qui mènent un combat de tous les instants. Le sien, c'est de prouver que la science-fiction est un genre majeur de la littérature contemporaine. Mieux, c'est pour lui un genre éminemment politique, idéal pour remettre en question la société dans laquelle nous évoluons. Ici, pas de space opera, pas d'extra-terrestres mangeurs d'hommes ou de clichés ambulants mais simplement une réflexion intense où le futur est empreint de bribes de notre présent. Cette loupe spatio-temporelle, Alain Damasio s'en sert pour questionner notre rapport à la technologie et à nos systèmes politiques en suivant la ligne de ses inspirations : Nietzsche, Deleuze et Mallarmé. Ce mercredi 9 novembre, Alain Damasio viendra présenter ses deux romans à la Virevolte : La Zone du Dehors (1999) et La Horde du Contrevent (2004). Une bibliographie maigre qui s'explique par l'immensité des univers construits dans ces deux romans. L'un se passe sur un satellite imaginaire de Saturne, l'autre

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Les Intergalactiques : tea time machine

Science-Fiction | Pile au moment où vu de France, l'élection d'un musulman fils de prolo à la mairie de Londres semble avoir dans les milieux autorisés des allures de (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mai 2016

Les Intergalactiques : tea time machine

Pile au moment où vu de France, l'élection d'un musulman fils de prolo à la mairie de Londres semble avoir dans les milieux autorisés des allures de scénario de science-fiction, on ne peut que goûter l'ironie de cette édition 2016 des Intergalactiques sur laquelle flottera très largement l'Union Jack. Du 12 au 15 mai, le festival a effectivement décidé de se tourner largement vers la riche école SF britannique entre conférences ("L'humour dans la science-fiction britannique", une tautologie en soi), nuit des séries et projections de films très politiques. De fait, il sera beaucoup question ici de l'articulation entre utopie et réalité ("Cinéma et Littérature, quand l'utopie vire au cauchemar"). Et ce jusque dans l'appellation de la table ronde "Science fiction et politique à l'heure des Nuits debouts ?" Ce n'est pas d'hier que l'avenir des sociétés se lit et se décrypte a priori dans la science-fiction. En la matière, les britanniques ont rarement passé leur tour, de Wells à Ballard, d'Orwell à Clarke. Peut-être que là réside la magie, vue d'ici, de l'élection de Sadiq Khan, réalité anglaise, utopie française.

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Andrevon : une odyssée de la SF

ECRANS | Romancier, peintre, critique mais surtout passionné de science-fiction et de fantastique, Jean-Pierre Andrevon sort une intimidante et définitive encyclopédie consacrée à «100 ans et plus de cinéma fantastique et de SF». Une somme qui lui a pris douze ans de sa vie, à moins qu’elle ne résume une vie entière de cinéphile. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Andrevon : une odyssée de la SF

Comment es-tu tombé dans le fantastique et la SF ? Dans la littérature d’abord, puis dans le cinéma ensuite ? Jean-Pierre Andrevon : C’est presque concomitant. Je suis un enfant de la guerre et j’ai commencé à aller au cinéma très tôt, vers mes 6, 7 ans, quand beaucoup de films américains bloqués sous l’occupation ont commencé à sortir en vrac. Au départ, il n’y avait pas beaucoup de films de science-fiction, c’était surtout les Tarzan avec Johnny Weissmuller, les westerns de John Ford, les films de cape et d’épée avec Errol Flynn. Les tout premiers films de SF sont arrivés au début des années 50, c’était La Chose d’un autre monde, Destination lune, Le Choc des mondes… Mais j’avais lu auparavant des ouvrages de science-fiction ; le premier, c’était La Guerre des mondes de Wells, qui n’est pas particulièrement un livre pour enfants, mais que j’ai lu quand j’avais moins de dix ans. Surtout, je lisais un petit magazine de bande dessinée, le premier à ressortir en France après la guerre, qui s’appelait Coq hardi

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Nuit de la Science-Fiction

ECRANS | Cette année, la nuit de la science-fiction prend pour thème L’Homme 3.0 et propose quatre longs-métrages de fiction montrant comment l’individu se (...)

Christophe Chabert | Jeudi 13 novembre 2008

Nuit de la Science-Fiction

Cette année, la nuit de la science-fiction prend pour thème L’Homme 3.0 et propose quatre longs-métrages de fiction montrant comment l’individu se transforme au contact des technologies virtuelles, atomiques ou industrielles. La soirée commence avec un inédit, One point 0 et se poursuit avec l’inclassable A scanner darkly, adaptation de Philip K. Dick utilisant une technique surprenante pour traduire la schizophrénie s’emparant d’un privé intégrant un clan de junkies accrocs à la Substance M. Mais ce sont les deux derniers films de cette nuit qui devraient décoller la rétine des spectateurs : Akira de Katsuhiro Otomo a révolutionné le manga en le lestant d’un propos métaphysique où le surhomme surgit d’une apocalypse nucléaire ; et Tetsuo de Shinya Tsukamoto invente un homme-machine à mi-chemin entre le pur fantasme sexuel et le cauchemar urbain ultime.

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