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UNE TERRIBLE BEAUTE EST NEE

Blog Expositions publié Vendredi 16 septembre 2011 par Herbert consulté 1450 fois

Chers amis miroitants,

Laissez-moi vous transmettre « à l’ancienne » toutes les merveilles que j’ai vues à la 2357 ième biennale d’art contemporain.

Une multitude d’esprits étaient là qui miroitaient joliment et j’ai échangé quelques pensées avec de vieux amis.

Si vous ne savez plus ce que sont les « mots » et « l’écriture », donnez-vous la peine de consulter l’encyclopédie ondulatoire d’Aldébaran pour en retrouver les modalités.

Ce système de symboles matériels ancien que nous utilisions lorsque nous n’étions pas encore de purs esprits est porteur d’une puissante nostalgie.

De plus cette combinaison de « lettres » et de « mots » qu’on appelait "écriture" est tout à fait dans l’esprit de cette biennale extraordinaire et c’est pourquoi j’ai eu la fantaisie de l’utiliser.

Ce que je vais vous communiquer va vous faire briller comme des étoiles mais les artistes ont reconstitué une planète du temps des corps animaux !

En effet comme vous le savez peut-être déjà, l’esprit en cette époque reculée, utilisait une chose appelée « vie animale » comme vecteur pour se manifester.

Le lieu de l’exposition se situe dans la vieille galaxie appelée « Voie lactée » près d’une petite étoile de la périphérie dont le nom historique serait « Soleil ».

Je dois vous avouer que ma première réaction, en voyant cela, a été une forme de terreur.

Vous allez vous moquer de moi mais je suis allé me cacher jusque derrière la nébuleuse d’Andromède !

Une réaction de rejet parfaitement ridicule j’en conviens.

Me reprenant, je me suis à nouveau approché de l’exposition.

Et petit à petit ma terreur s’est muée en émerveillement car l’artiste a fait un travail de reconstitution tout à fait extraordinaire.

J’ai cru tout d’abord qu’il s’agissait d’une miniature mais l’artiste qui a travaillé avec les archives vibratoires de Véga m’a affirmé que tout avait été fait à l’échelle et cela jusque dans les moindres détails.

On peut voir les abris que les corps animaux construisaient et qu’ils appelaient "maisons".

Ils utilisaient des véhicules roulants et volants pour se déplacer.

Ils se livraient à un ou deux processus dégoûtants en vue de perpétuer la vie de ces corps animaux. L’un d’eux consistait à introduire à l’intérieur du corps des morceaux d’autres corps animaux pour fournir l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Ils appelaient cela « manger ».

La vue d’un tel spectacle provoque une émotion indéfinissable mais, je dois le reconnaître, assez fascinante.

Je vous laisse découvrir leur processus de reproduction qui est à peine croyable.

Pour communiquer ils employaient donc ce système de signes que j’utilise en ce moment. Ils le présentaient à un autre corps animal qui dirigeait alors deux petits globes gélatineux situés en haut du corps animal en direction des symboles. Il se produisait alors une sorte d’enregistrement de type photonique qui était transmis à des substances molles et grises enfermées dans une espèce de boîte située elle aussi en haut du corps.

J’ai bien peur qu’il nous faille admettre que c’est dans ces substances molles que la pensée a vu le jour.

Ils communiquaient aussi en faisant vibrer les gaz de leur atmosphère. La vibration se transmettait à des membranes reliées à un système de petits os qui servaient de relais vers les substances molles suscitées.

Tout ce bric-à-brac archaïque et désuet peut prêter à rire mais je vous assure que l’effet est saisissant. Une émotion plutôt étrange s’empare de vous en considérant que ce fatras grouillant constitue notre origine.

Tout est reproduit à l’identique. C’est féerique !

On peut observer les corps animaux bouger dans tous les sens. Je ne sais pas comment l’artiste les a reconstitués mais il a fait un travail remarquable.

Je lui ai demandé en quoi une reconstitution historique était de l’art contemporain mais il m’a répondu que ce n’était pas à lui à donner un sens à son œuvre. Ah ces artistes !

Là où il a aussi fait preuve d’humour est qu’il a mis en abîme, dans cet espèce de bazar, l’organisation d’une biennale d’art contemporain. Et oui c’est à l’époque des corps animaux que les premières biennales ont été organisées !

Il a choisi la 11 ième.

Je ne sais pas si c’est historique mais savez-vous quel nom il lui a donné ?

« Une terrible beauté est née ! »

Ha ! Ha ! Je vous vois d’ici irradier de rire dans tout le vaste espace !


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