Hood, le bar chasseur de contrariétés

Bar à Gaufres | Après deux semaines sacrément chargées en émotions, on s’est dit que le seul moyen de recharger les batteries, c’était de gonfler nos pommettes – et notre cœur – de gluten et de gras. Alors on a poussé les portes de ce bar à gaufres et à cocktails qui réchauffe sacrément les âmes.

Julie Hainaut | Mardi 26 septembre 2017

On s'était méfié, au début. Installé dans la rue la plus calme des pentes de la Croix-Rousse, encensé sur les réseaux sociaux et érigé en « nouveau spot incontournable » alors qu'il était à peine ouvert… Hood nous a fait tiquer, on ne vous le cache pas. Et, comme un boomerang, les leçons nous sont revenues en pleine face : il ne faut jamais se fier aux apparences. Hood répare les bleus au cœur à grand renfort de gaufres originales, moelleuses et fort gourmandes. Elles ne sont pas belges, certes, mais n'en demeurent pas moins hautement réconfortantes.

À la tête de ce repaire qui chatouille le palpitant : Manon Duplenne – au service – et Yoann Le Trotier – aux fourneaux –, deux (presque) trentenaires amoureux des bons produits. Ils se rencontrent dans une crêperie, hésitent à en ouvrir une, mais ô merci, décident de se lancer dans les gaufres. Sucrées mais aussi salées. Les pâtes sont légères, les tailles imposantes et les garnitures surprenantes. La carte comble tous les appétits : les gros (appétits, pas de raccourcis inutiles) se gobergent volontiers de la Nougaro (saucisse de Toulouse, purée de pomme de terre et carotte, jus réduit), les plus petits se calent les joues avec la Bikini (chiffonnade de poulet rôti, fenouil mariné, copeaux de parmesan, zeste de citron), et les éternels indécis oscillent entre la Hood Morning version fat (œuf, cheddar fondu, bacon fumé, sauce hollandaise) et celle version fit (œuf, saumon mariné, cream cheese, ciboulette, citron).

Côté sucré, on a déjà nos préférées : la gaufre chocolat maison (les portions sont plus que généreuses) et la simple mais efficace sucre-citron. « À terme, et suite à une demande de plus en plus forte, nous proposerons aussi des gaufres sans gluten et au sarrasin. Côté choix, nous mettons toujours en avant, en plus de la carte qui varie selon les saisons, une gaufre du moment » explique Manon. On salive d'avance en pensant aux gaufres agrémentées de raclette qui seront à la carte cet hiver, idéal pour contrer le thermomètre et le moral qui descend.

Pour étancher sa soif, on trempe volontiers ses lèvres dans un smoothie maison. On plébiscite le Mojo – il le donne vraiment – concocté à partir de kiwi, gingembre, pomme et fraise. Ou dans un cocktail vintage signé Marc Coueffin, pro du shaker et fan des années 20 et 30, comme ce Bourbon Old Fashioned (whisky Maker's Mark, Angostura, sucre, Eau de Seltz) ou encore le Cosmopolitan, recette originale de 1934 (Gin Tanqueray Ten, Triple sec, citron, framboise). Mais peu importe votre choix, on vous l'assure : vous repartirez de Hood le moral dopé.

Hood
5 rue Burdeau, Lyon 1er
09 82 42 66 03

Horaires : du mardi au vendredi de 15 heures à 1h ; le samedi de 12h à 1h ; le dimanche de 12h à 18h

Tarifs : gaufres salées de 9 à 13 € ; gaufres sucrées de 3, 50 à 6 € ; cocktails de 8 à 11 €, smoothies 5, 50 €

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Soirée Black Films Matter

Séance Hallucinée | Quelle élégante manière de nous prévenir de l’imminence de la prochaine édition des Hallucinations Collectives (du 16 au 22 avril au Comœdia) ! Cette soirée (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 mars 2019

Soirée Black Films Matter

Quelle élégante manière de nous prévenir de l’imminence de la prochaine édition des Hallucinations Collectives (du 16 au 22 avril au Comœdia) ! Cette soirée double bill composée par l’équipe du festival a un bon goût 90’s et une thématique qui donne envie de ressortir son ghetto blaster : Black Films Matter. D’abord à 19h30, Do the Right Thing (1989), quand Spike Lee était encore comédien et raisonnablement humble, une sorte de “Ma 6-T va crack-er“ avant l’heure et version Brooklyn. Suivra à 21h45 Boyz n the Hood (1991) de John Singleton, interrogation lucide sur les destinées d’ados noirs à Los Angeles, sur fond de musique de l’époque, et avec les (jeunes) Ice Cube et Cuba Gooding Jr. Black Films Matter Au Comœdia le vendredi 22 mars à 19h30

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Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Insomniaque : 3 soirées pour ce week-end

16.06.17 > LE SUCRE LAURENT GARNIER OK, c'est déjà sold-out. Comme à chaque passage de Garnier en ville. Le maître de la techno en France perpétue son histoire d'amour avec le public lyonnais en inaugurant ce nouveau cycle estival du Sucre, L'Amicale, l'occasion d'une rencontre avec les deux jeunes pousses qui faisaient notre Une il y a peu, G'Boï & Jean-Mi, diggers fureteurs et instigateurs de La Chinerie, en pleine ascension. Copains. 16.06.17 > TRANSBORDEUR PLANETARY ASSAULT SYSTEMS Un live de Luke Slater sous son alias Planetary Assault Systems, c'est en général l'assurance de galoper dans une dimension parallèle deux heures durant : l'Anglais est un pilier solide et massif de la scène techno et il n'a pas pour habitude de faire dans la dentelle lorsqu'il s'incarne sous ce nom... Placée sous le double patronnage de Encore & Jacob, la nuit sera aussi celle de DVS1 et Milenà. Hacker.

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Les soirées du 9 au 15 septembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Ikonika à La Marquise, la première Ravesodie au Box Boys et N1L à l'Atelier Sumo.

Benjamin Mialot | Mercredi 9 septembre 2015

Les soirées du 9 au 15 septembre

11.09 Polaar Cette fois c'est la bonne : initialement annoncé pour la fin juin, le second volet de la déclinaison vinyle du Ritual de Flore sera disponible le 22 septembre. Et audible lors de la prochaine Polaar (à La Marquise), où la dame présentera également la nouvelle signature de son label, Hoodrat, jeune Lyonnais versé dans l'art rebondissant du Jersey club (du breakbeat à casquette snapback, en gros). Olive sur la pizza champignons-fromage, c'est la Londonienne Ikonika, égérie renfrognée de l'avant-garde bass music – grâce à son approche paradoxalement très candide de la mélodie – qui complète l'affiche.

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Les soirées du 1er au 7 avril

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la nuit Voyage Direct au Transbo, Teki Latex au Petit Salon et Ben Sims / Robert Hood au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Les soirées du 1er au 7 avril

03.04 Voyage Direct Label Night Désormais qu'on ne peut même plus faire confiance aux pilotes allemands, la façon la plus sûre de découvrir un pays est encore de s'y projeter mentalement. Ça tombe bien, c'est ce que proposent Art Feast et le Transbordeur cette semaine, le temps d'une nuit consacrée au label Rush Hour, institution néerlandaise de la house des années 2000, et plus précisément à son émanation localiste Voyage Direct. Seront aux commandes Maxi Mill, Boris Werner et surtout Tom Trago, le boss de l'imprint en question – et accessoirement l'un des plus fins connaisseurs des musiques fiévreuses (funk, disco, boogie...).

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Insomniaque - Semaine du 14 au 20 janvier

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Oscar Mulero et Robert Hood au Double Mixte, Rahaan au Kafé et Vakula au Transbordeur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 13 janvier 2015

Insomniaque - Semaine du 14 au 20 janvier

16.01 Jacob 002 Après un premier event pour le moins chaotique (promotion agressive, préventes très inférieures aux prévisions, tête d'affiche bloquée à l’aéroport...), le groupuscule techno Jacob reprend le chemin du Double Mixte pour une deuxième soirée qui s'annonce sous de bien meilleurs augures. Ne serait-ce que du point de vue strictement musical, grâce à la présence à son affiche de deux producteurs intransigeants et bien dans leur époque (autrement dit hantés par le spectre de la crise économique) : l'Espagnol Oscar Mulero et Robert Hood, pionnier de Detroit qu'on ne présente plus. 16.01 Le Beat #2 «The beat is my native language

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Boyhood

ECRANS | Pari fou de Richard Linklater : filmer pendant douze ans Ellar Coltrane, de son enfance à sa sortie de l’adolescence, dans un film hautement romanesque et souvent bouleversant qui montre la naissance d’un personnage et d’un comédien dans un même geste d’une grande force cinématographique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 15 juillet 2014

Boyhood

En 2001, Richard Linklater tournait un drôle de film d’animation en forme de rêverie documentaire et philosophique, Waking Life. Dans une des séquences, deux filles discutaient dans un café et l’une d’entre elles disait ceci : «On pense à une image de soi bébé et on dit : "C’est moi." Pour faire le lien entre cette image et ce que l’on est aujourd’hui, on doit inventer une histoire : "C’est moi quand j’avais un an ; plus tard, j’ai eu les cheveux longs, puis nous avons déménagé à Riverdale et me voilà !" Il faut une histoire, une fiction pour créer cette connection entre nous et ce bébé, pour créer notre identité.» 2001, c’est le moment où Linklater commence à tourner Boyhood, qu’il achèvera douze ans plus tard ; impossible aujourd’hui de ne pas voir dans ce film unique et hors norme la mise en pratique de cette théorie de l’identité évoquée dans Waking Life. Ces douze années — et les 165 minutes du film — c’est le temps nécessaire pour raccorder, par le biais d’une fiction, l’image du jeune Ellar Coltrane, gamin insouciant traversant les rues sur son vélo, de celle du même Coltrane, sortant de l'adolescence, tout juste débarqué à l’un

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Quelque chose en eux de Düsseldorf

MUSIQUES | LUCA, acronyme de Last Universal Common Ancestor, soit "dernier ancêtre commun universel", est l'organisme, inconnu à ce jour, dont descendraient tous les êtres vivants actuels. Kraftwerk est son équivalent pour la musique électronique : tous les DJs programmés à Nuits Sonores ont une dette envers lui. Ces dix-là l'ont payée avec les intérêts. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 mai 2014

Quelque chose en eux de Düsseldorf

Darkside L'un, Nicolas Jaar, producteur dont la nonchalance n'a d'égal que le raffinement, est à la house ce que la Nouvelle Vague fut au cinéma. L'autre, Dave Harrington, multi-instrumentiste, était jusqu’ici unsideman sans histoire. Ensemble, ils forment Darkside, nom choisi en hommage à Pink Floyd (dont les membres revendiquaient l'influence de leurs amis de Kraftwerk) mais qui aurait tout autant pu l'être en clin d’œil à la Force – voir Daftside, remix bête, méchant et in fine assez jouissif du dernier album de Daft Punk. Psychic, leur premier album, est lui, avec ses licks bluesy et ses artefacts lynchiens, un petit chef-d’œuvre d'electronica à la dérive. Nuit 1 – Halle 1 A l'Ancien marché de gros, mercredi 28 mai (23h45/00h45)

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Grands et nouveaux noms de la Berlinale

ECRANS | Après le palmarès rendu samedi par un jury emmené par James Schamus, bilan d’une Berlinale à la compétition très inégale, avec quelques révélations, dont l’Ours d’or "Black coal, thin ice". Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Grands et nouveaux noms de la Berlinale

Huit jours à la Berlinale, c’est sans doute le meilleur moyen d’avoir un panorama fidèle de ce qui se déroule dans la production internationale. La compétition, à la différence de Cannes, n’aligne pas les grandes signatures mais mise, de façon parfois hasardeuse, sur de nouveaux auteurs et des films venus de pays en plein renouveau. On exagère cependant : il y avait deux cinéastes majeurs dans la compétition, et tous deux ont figuré en bonne place au palmarès. D’un côté Wes Anderson, dont le Grand Budapest Hotel est absolument génial, et qui est allé chercher un Ours d’argent très mérité — on lui aurait même donné sans souci la statuette dorée ; de l’autre Alain Resnais qui, après le ratage de Vous n’avez encore rien vu, redresse la barre avec Aimer, boire et chanter, moins lugubre et testamentaire que ses précédents, mais toujours hanté par les rapports entre théâtre et cinéma. La mort annoncée d’un des personnages, dont tout le monde parle mais qu’on ne verra jamais, va révéler chez des êtres vieillissants, pétrifiés dans leurs mensonges et leur vie bourgeoise, désirs et angoisses, pulsions de vie et peur de

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Berlinale 2014, jours 7 et 8. Regarde les enfants grandir.

ECRANS | Boyhood de Richard Linklater. La Belle et la Bête de Christophe Gans. Macondo de Sudabeh Mortezai. La Deuxième partie de Corneliu Porumboiu.

Christophe Chabert | Samedi 15 février 2014

Berlinale 2014, jours 7 et 8. Regarde les enfants grandir.

La Berlinale touche à sa fin, et c’est peu de dire que le marathon fut intense — 32 films vus en huit jours ! Intense et paradoxal, car on y a vu des choses tout à fait extraordinaires, dans des conditions souvent exceptionnelles — les équipements cinématographiques berlinois sont impressionnants, et cette édition fut marquée par la réouverture du mythique Zoo Palast, entièrement rénové et d’un luxe à tomber par terre, avec ses sièges inclinables et sa moquette de dix centimètres d’épaisseur ! Le truc, c’est que ces films-là sont sans doute ceux qui auront le plus de mal à se frayer un chemin dans les salles françaises, tant ils sont par nature des objets radicaux et, disons-le, invendables. On en donnera un exemple à la fin de ce billet, mais c’est surtout au Forum, il est vrai dédié aux formes nouvelles et expérimentales, que l’on a trouvé ces objets passionnants. La compétition, elle, était médiocre. Le meilleur film, c’était d’évidence le Grand Budapest hotel de Wes Anderson, et on verra samedi soir si le jury emmené par le producteur, scénariste et bras droit de Ang Lee James Schamus nie ladite évidence et préfère, comme c’est hélas souvent le cas, se démar

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Insomniaque - Semaine du 20 au 26 novembre

MUSIQUES | Les 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Tim Paris au Terminal, Mr Scruff au Club Transbo et Robert Hood au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 novembre 2013

Insomniaque - Semaine du 20 au 26 novembre

22.11 Tim Paris Le premier album de Gesaffelstein n'est pas seulement l'équivalent musical d'un trou noir. Il l'est aussi sur le plan médiatique, condamnant au néant tous les disques d'électro made in France publiés à sa suite. Ainsi de lui celui de Tim Paris, Dancers, irrésistible précis de dance music protéiforme (post-punk romantique, indie pop dolente, disco 2.0...) et "pygmalionnienne" - on y entend notamment l'exubérante rappeuse néo-zélandaise Coco Solid et le chanteur des Suuns - que ce discret vétéran de la house (vingt ans de carrière, dont cinq aux côtés de Ivan Smagghe via

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