Six lieux pour la rentrée

Carnet d'adresses | Petite sélection des nouvelles adresses estampillées food ouvertes depuis la rentrée.

La rédaction | Mercredi 11 octobre 2017

Photo : © DR


Signé Extrait

Cet énième coffee-shop XXS, qui se distingue de ses compères par sa déco rose poudrée, vaut le détour pour son accueil affable, ses p'tits noirs bien dosés – ils sont signés Extrait, justement, le torréfacteur lyonnais qu'on ne présente plus –, ses petits-déjeuners copieux et ses gourmandises salées et sucrées réalisées maison. On plébiscite le croque-monsieur végétarien et la tarte tiramisu, à tomber. 2€ l'espresso, formule du midi à 12, 90€.

21 rue Ferrandière, Lyon 2e
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Fratelli

Dans ce nouveau repaire italien installé en lieu et place du DoMo, La Toque Blanche lyonnaise Maurizio Bullano envoie des assiettes gourmandes et copieuses réalisées à partir de produits frais et de saison. Au menu : salade de poulpes sur jeunes pousses d'épinards, aubergines au parmesan, polenta farcie, pennes au gorgonzola, calamars caramélisés, risotto crémeux, tiramisu… À arroser évidemment de vin italien. Antipastis dès 5€, Pizzas dès 9€.

45 quai Rambaud, Lyon 2e
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Les Fromagivores

Du bon vin, des conseils adaptés, une sélection de fromages pointue, une déco efficace… Le deuxième bar à fromages de la ville, installé sur deux étages, cumule les bons points. On a particulièrement aimé le Côte Rôtie Château de Montlys (11, 80€ le verre), le Munster qui secoue sacrément le museau, le cheddar au Bailey's qui surprend les papilles et le Comté 30 mois. Seul bémol : les prix qui ont tendance à s'envoler.

3 rue Romarin, Lyon 1er
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Les sandwichs de famille de Paulette

La place Benoit Crépu accueille désormais la terrasse de Paulette, mini-sandwicherie ("de chef") lancée par le trio du Cinq Mains situé pas bien loin : le top chef Grégory Cuilleron, son frère Thibault et Antoine Larmaraud. On a essayé le panini (4€), farci de courgettes, saumon et fromage fumés. Une association, disons originale, mais qui ne faisait pas d'ombre aux valeurs sûres comme le jambon-radis-beurre ou l'ultra-alléchant sandwich au paleron de bœuf, comté et chou acidulé. Un honnête tiramisu complète la formule (9€), qui s'emporte, ou s'enfile sur chaise haute, avec une bière Georges ou un cola artisanal du Sornin.

10 place Benoît-Crépu, Lyon 5e


Les pizzas championnes du monde du Mob Hôtel

La cantine du Mob Hôtel (dernier délire hôtelier chic-éthique de Cyril Aouizerate) propose dans sa cantine une très courte carte de pizzas, élaborée par un champion du monde (John Berg). La pâte (ultra fine et bords dodus) léchée à la flamme d'un imposant four en demi-dôme est garnie après cuisson de parmesan, tomates cerises, roquette et pesto (pour la Cagole). Ce n'est pas donné (16€), mais la déco (dont un cerf à culotte et un babyfoot Bonzini 8 places) vaut à elle seule le déplacement. Côté liquides : des bières bio de Savoie (6€ les 33cl) ou (pourquoi pas) du Ruinart (130€). Côté sucre : une appétissante tarte tatin.

55 Quai Rambaud, Lyon 2e
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Des tapas Sampa près de la gare Perrache

Fernanda Ribeiro et son compagnon Guilherme (du 36 Le Cosy) débarquent avec fracas dans le désert gastronomique de Perrache. Ambiance décontractée (skateboards au mur, platines vinyles, sofas à l'étage, mobilier chiné) et menu déjeuner efficace (20€). Ce vendredi on enchainait : cubes de betterave rouge façon cantine, réveillés par une douce glace à la moutarde ; big filet de dorade, risotto crémé à la citronelle et demi grains de raisins poêlés ; génial dessert, mélangeant chocolat (chaud) et cassis, émulsion (tiède) de café et glace (glacée) à la carotte. En début de soirée ça part dans tous les sens : les assiettes se partagent et on enquille les tapas brésiliens (coxinha de galinha, pastéis, picanha et kibe de boeuf). Parfaits avec une cachaça ou même un verre de Côtes du Rhône bio.

22 Rue d'Enghien, Lyon 2e
Site internet


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Jean Renoir avait gagné dans le cinéma français le surnom de «patron»… Pourtant, quand sort en 1939 La Règle du jeu, devenu au fil du temps le classique des classiques hexagonaux, la réception est loin d’être unanime face à une œuvre qui choisit de s’inscrire dans une descendance ouvertement théâtrale — influence de Marivaux et de Musset sur la structure de l’intrigue, jeu des comédiens poussés vers la Comedia dell’arte — et dont le sous-texte politique n’est pas aisé à déchiffrer, notamment ses références à l’actualité brûlante — la guerre est proche, le populisme gagne du terrain, le nazisme s’étend à coups d’annexions sauvages. À l’écran, on voit un ballet amoureux où des aristocrates, des bourgeois et des domestiques se retrouvent pour une partie de chasse en Sologne ; dans chaque caste, il y a des maris, des femmes, des amants et des maîtresses, mais les choses sont soigneusement compartimentées par la topographie des lieux comme par la mise en scène. Seul Renoir lui-même dans le rôle d’Octave, le raté à la peau d’ours, caressera l’espoir — illusoire — d’échapper à sa condition. La Règle du jeu se tient ainsi entre tradition — vale

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