Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

FOOD | La troisième édition du Lyon Street Food Festival s’annonce épicée et croustillante : du 13 au 16 septembre, cuisine nomade sur fond de concerts cools vous feront repartir en vacances.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

Photo : © DR


Chaque année, le Lyon Street Food Festival met à l'honneur plusieurs destinations phares. Pour cette troisième édition, un tour panoramique du globe et des saveurs entre orient et occident est organisé avec un focus sur Montréal, Hong Kong et Izmir. La ville où la street food ne dort jamais, c'est bien sûr Hong Kong et ses marchés de nuit et autres étals de rue. Entre nature luxuriante et urbanisation, traditions et émergence, le champ des possibles est infini. Dignes représentants de cette culture, La Table Wei, nouveau restaurant bistronomique lyonnais, proposera des petits pains cantonais fourrés au porc cuit sept heures ; Mammy Pancake, échoppe de bubble gaufres, viendra spécialement pour faire goûter les egg waffles traditionnelles ; Jiang Xin, deux anciens étudiants de l'Institut Paul Bocuse, prépareront leur spécialité : le dim sum ; et enfin Bao Time, restaurant traditionnel cantonais, proposera sa recette de brioches farcies et cuites à la vapeur !

En provenance directe de Montréal, la trépidante capitale de la gastronomie franco-canadienne, trois chefs créatifs et leurs brigades viendront faire goûter leurs spécialités. Martin Juneau, vedette de la série Les Menus zeste et élu meilleur chef canadien en 2011, Alexandre Loiseau, passé maître de l'érable et Louis Philippe Breton, spécialiste du jarret d'agneau façon smoked meat, viendront en collaboration pour les restaurants montréalais Pastaga, Le Petit Coin, Cul Sec et M. Crémeux. Attention, au menu pour le festival : le “Ultimate Montréal burger” composé de viande de porcelet canadien, de fromage à poutine en grains et de compotée d'oignons au vinaigre d'érable.

Last but not least, la ville la plus moderne et la plus colorée de Turquie, les pieds dans l'eau sur la côte ouest du pays, face à Athènes : Izmir. La perle de la mer Egée est renommée pour ses fruits de mer mais son climat et la qualité de son sol offrent une diversité de produits de la terre rarement vue dans le monde. Trois chefs viendront vous le prouver : Şamil Akşit, chef à l'hôtel Hilton d'Izmir, conçoit la cuisine turque comme un métissage des cuisines asiatiques, européennes, orientales et arabes. Ahmet Güzelyağdöken est critique gastronomique et chef du restaurant Balmumu, spécialiste de la cuisine locale. Enfin Tolga Kamiloğlu, chef de l'Université d'Izmir, est spécialisé dans la cuisine du monde.

Soul Kitchen

Après une programmation musicale timide mais déjà pointue l'an dernier, la scène live du festival monte d'un cran, concoctée par Olivier Dumonteil de Génération Spontanée. À commencer par l'électro pop douce et sucrée d'Isaac Delusion, qui jouera jeudi soir avant Yuksek. La disco funk punchy et entraînante de Gramme vous fera danser vendredi soir aux côtés la house orientale de Ayma et du synth-punk de Faire.

Samedi, le hip-hop survitaminé de Kikesa invitera à la fête avec la disco hybride de Yuma Guma et Sabrina et Samantha, nouveaux poulains du label Ed Banger. Dimanche, le duo Hiver Pool vous réchauffera les oreilles de sa french pop en fin d'après-midi avant le final explosif de Voilaaa Sound System, parfait antidote au retour de vacances qui vous attendra dimanche soir…

Lyon Street Food Festival
Du 13 au 16 septembre aux Subsistances


Lyon street food festival

70 chefs invités, ateliers, djs sets...
Les Subsistances 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La street food s'empare des Subsistances

Food | 80 chefs, dont le meilleur du monde, qui font de la bouffe à emporter. Et des concerts, du street art, des barbecues et des cocktails : revoici, ce week-end, le Lyon Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 10 septembre 2019

La street food s'empare des Subsistances

Les Lyonnais ont découvert qu’ils aimaient la cuisine de rue. Celle que l’on trouve partout dans le monde, sauf en France, et que l’on nomme donc systématiquement en anglais. Manger en marchant n’étant pas une évidence française, on cantonne ici la street food dans des lieux ou des temps donnés. Comme ces food courts fleurissant un peu partout… Où l’on rassemble des stands ou des trucks, fabriquant de la nourriture en live, servie dans de la vaisselle jetable sur de grandes tables communes. Ainsi, H7, le nouvel incubateur de start-ups de Confluence, dispose-t-il d’une cantine d’entreprise ? Non, un food court. Il s’appelle Heat, il est « open » et plein de « heat boys and girls » opérant dans des containers colorés. Au centre commercial de la Part-Dieu on a ouvert un point de restauration éphémère, il s’agit d’un food market (c’est pareil). Dans un autre genre la Tour Rose, institution chic du Vieux Lyon, a confié aux excellents responsables des Apothicaires la conception d’une... food traboule (idem). Et enfin, où donc les Lyonnais vont-ils se presser ce week-end ? À l’inc

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Jiang Xin : des raviolis faits avec le cœur

Restaurant chinois | Hommage chinois à Paul Bocuse : deux de ses anciens étudiants nous font découvrir les spécialités de leur région d’origine, en l’occurrence Shanghaï.

Adrien Simon | Mardi 27 février 2018

Jiang Xin : des raviolis faits avec le cœur

Ce vendredi deux mars, c’est la fête des lanternes (yuánxiāojié), qui clôt les festivités du nouvel an chinois – bonne année du chien ! Elle se tient (toute) la nuit de la première pleine lune de l’année, donc son 15e jour, le calendrier chinois s’appuyant sur les cycles lunaires. Cette fête des lumières chinoise invite à décorer la ville de lanternes en papier, comme pour la faire paraître en flammes (et ainsi duper un dieu vengeur). Et à se délecter de yuanxiao (appelés tāngyuán le reste du temps) : des boulettes de farine de riz gluant farcies, dans leur version sucrée, de pâte d’arachide ou de haricots rouges, et nageant dans une soupe d’eau de rose. On en a mangé une version faite maison (ce qui est rare) chez Jiang Xin, à deux pas de la place Bellecour, où nous vous invitons chaudement à aller dîner, jour de fête ou non. Le restaurant, qui a ouvert cet automne, est tenu par Jung Chao Yang et Lei Wang. Les deux ont travaillé dans le restaurant-école de Paul Bocuse à Shanghaï, installé après l’exposition universelle de 2010 et désormais fermé. Elle (Lei) a poursuivi sa formation en France, dans

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Unico, un glacier qui grimpe

Glacier | L'ascension de la Grande Côte a de quoi faire suer. Ouf ! Une halte surgelée ouvre dans la montée : Unico. Leurs glaces (très) artisanales font déjà parler. À retrouver avec joie ce week-end au Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 5 septembre 2017

Unico, un glacier qui grimpe

Tiago Barbosa est brésilien. Julia Canu, corse. Tous deux se sont rencontrés à l'Institut Paul Bocuse, durant leurs études. Logiquement, ils auraient dû finir en cuisine... Ils ont plongé dans la glace. Quand Pierre Geronimi (avec qui Julia a travaillé) décide d'ouvrir une boutique à Monaco, le célèbre glacier de Sagone leur confie quelques mois son nouvel espace. L'occasion pour la paire de tester cette idée leur tenant à cœur, développée désormais dans leur propre échoppe de la Montée de la Grande Côte : une fabrique de glaces écoresponsable. Tiago explique : « respecter les saisons, utiliser des produits locaux, éviter le gaspillage, ce sont des choses qui deviennent peu à peu évidentes en cuisine. Mais le mouvement est quasi inexistant chez les glaciers. » Selon Julia, « les clients ne sont pas choqués de manger un sorbet à l'abricot au mois de mars. On pense, à tort, qu'un congélateur permet une conservation illimitée. » Les deux ving

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La pop "made in France" a RDV aux Belles Journées

MUSIQUES | Sis du côté de Bourgoin-Jaillieu, le tout nouveau festival Les Belles Journées pose sur le papier des bases solides pour cette rentrée rock avec un plateau 100 % frenchy qui permet de faire le diagnostic, partiel mais aveuglant, d'une pop hexagonale absolument radieuse.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

La pop

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau plus attrayant, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou la grande sœur) de l'événement ; les cautions "soulisantes" que sont Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres (menés par l'ancien critique Emmanuel Tellier), bien qu'ils n'aient plus l'âge de la conduite accompagnée, produisent une musique fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (voir nos archives à son sujet) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française que l'on mène ici aux Abattoirs – du moins pas très loin, au Parc de Lilattes. Une jeune garde qui aime le travail chiadé, détient le secret de la chanson qui tue aussi sûrement que le cri du Dr Justice et porte beau sous l

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Ceux qu'il faut (re)découvrir

MUSIQUES | En tête d'affiche ou en première partie de Just Rock?, il fera bon humer le talent de ces quatre frenchies dans le vent. Stéphane Duchêne

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Joseph & The Merricks Si sa prestation est annoncée sous le nom de Joseph & The Merricks, c'est que le dénommé Joseph Merrick, s'accompagne cette fois d'un solide groupe. Dans lequel on retrouvera le raffiné Stéphane Garry (Pockett) aux manettes du second album de l'Ardéchois, Fatalitas, et dont la production illumine plus que jamais sa polymorphie monstrueuse : je-m’en-foutisme appliqué, finesse absolue des reliefs imparfaits et gracieuse tension entre aspiration pop-folk et intimations punk. Jeudi 9 octobre au Transbordeur   Isaac Delusion Passé avant l'été par les Summer Sessions du Transbo, Isaac Delusion est la petite bête pop qui monte. Qui monte vers les proverbiales nuées, notamment, et très régulièrement portée ou porteuse, tout dépend comment on se place, d'une dream pop particulièrement volatile qui entendrait non seulement pénétre

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