Marcel Maréchal, figure du théâtre, est décédé

Disparition | Le comédien et metteur en scène Marcel Maréchal, ancien directeur du Théâtre du Huitième, est décédé à 83 ans.

Nadja Pobel | Vendredi 12 juin 2020

Photo : © DR


C'est une grande figure du théâtre français qui vient de disparaître avec le décès ce 12 juin de Marcel Maréchal des suites « d'une fibrose pulmonaire », selon son fils Mathias, également comédien. Et aussi d'un acteur majeur de la culture à Lyon au XXe siècle.

En 1958, cet homme de troupe fonde sa première compagnie, les Comédiens de Cothurne avec laquelle il monte notamment Audiberti (Le Cavalier seul et L'Opéra du monde) mais aussi Synge (L'Ombre de la ravine), Arrabal (Oraison), et où débutent Pierre Arditi, Catherine Arditi, Maurice Bénichou ou encore Bernard Ballet. Il les jouera dans ce qui est presque le Théâtre des Marronniers — ils étaient au 3 bis, il est désormais au 7 de la rue. Avec ses compagnons, il s'y installe de 1960 à 1968, prenant la suite d'un certain Roger Planchon qui rejoignait alors le gigantesque Théâtre de la Cité de Villeurbanne (qui deviendra le TNP). Mais ceci est une autre histoire.

En 1968, il s'installe dans une salle dix fois plus grande, au Théâtre du Huitième — actuelle Maison de la Danse — jusqu'en 1975.

Et passe par le festival de Fourvière qui n'a pas encore le nom des « Nuits ». En 1972, il monte le mélodrame historique Fracasse d'après Théophile Gautier.

Après un spectacle d'adieu aux Lyonnais, écrit par lui-même, Une anémone pour Guignol, il débarque à Marseille, au Gymnase d'abord puis il fonde La Criée (futur CDN). La troupe du Cothurne devient la compagnie Marcel Maréchal. Audiberti est encore là (Opéra parlé), Molière aussi (Scapin, Dom Juan...) et des contemporains : Novarina, Florence Delay et Jacques Roubaud pour le Graal Théâtre.

En 1995, il prend la direction du Théâtre du Rond-Point à Paris jusqu'en 2001 avant d'enchaîner sur une décennie à la tête des Tréteaux de France.

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Le Théâtre des Marronniers fête 30 ans de bourgeonnement

SCENES | Ils étaient au 3 bis. Lui est situé au 7. Mais l’histoire du Théâtre des Marronniers est indubitablement liée à celle de Roger Planchon et Marcel Maréchal qui, de (...)

Nadja Pobel | Mardi 1 décembre 2015

Le Théâtre des Marronniers fête 30 ans de bourgeonnement

Ils étaient au 3 bis. Lui est situé au 7. Mais l’histoire du Théâtre des Marronniers est indubitablement liée à celle de Roger Planchon et Marcel Maréchal qui, de 1953 à 1957 avec son Théâtre de la Comédie pour le premier, et de 1960 à 1968 avec son Théâtre du Cothurne pour le second, ont écrit une page majeure de l’histoire scénique. Désormais, se trouve là une des sorties du CNP Bellecour. Mais quand le comédien Daniel-Claude Poyet décide, dans les années 80, de quitter la troupe de la Criée de Marseille (que dirige alors Marcel Maréchal, justement) pour revenir dans sa ville, et trouve un local (en fait ancien atelier de couture) à louer au 7 rue des Marronniers, il y voit le signe que le théâtre doit à nouveau être au cœur de ce secteur longtemps dédié à la jeunesse. En effet, la SEPR (Société d’Enseignement Professionnel du Rhône) y a installé son siège social à la fin du XIXe siècle et y a dispensé des cours jusqu’en 1978. Il a parallèlement vu naître, en 1944, à l’instigation d’André Philip (grand-père de l’actuel maire du 3e arrondissement), la République des Jeunes, préfiguration de la Fédération Française des MJC qui verra le jour quat

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